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RÉFLEXIONS pour Za 8:7-17

Ainsi parle Yahvé Sabaot. Voici que je sauve mon peuple des pays d'orient et des pays du soleil couchant.
Je les ramènerai pour qu'ils habitent au milieu de Jérusalem. Ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu, dans la fidélité et la justice.
Ainsi parle Yahvé Sabaot. Que vos mains se fortifient, vous qui entendez en ces jours ces paroles de la bouche des prophètes, qui prophétisent depuis le jour où furent jetées les fondations du Temple de Yahvé Sabaot pour la reconstruction du Sanctuaire.
10 Car, avant ces jours, le salaire des hommes n'était pas payé et le salaire des bêtes était nul; pour qui se livrait à ses occupations, aucune tranquillité, à cause de l'ennemi; j'avais lâché tous les hommes les uns contre les autres.
11 Mais maintenant, à l'égard du reste de ce peuple, je ne suis pas comme aux jours passés, oracle de Yahvé Sabaot.
12 Car sa semence sera en paix: la vigne donnera son fruit, la terre donnera ses produits et le ciel donnera sa rosée. J'accorderai tout cela au reste de ce peuple.
13 De même que vous étiez une malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d'Israël, de même je vous sauverai pour que vous deveniez une bénédiction. Ne craignez point: que vos mains se fortifient!
14 Car ainsi parle Yahvé Sabaot. De même que j'avais résolu de vous faire du mal, lorsque vos pères m'avaient irrité - dit Yahvé Sabaot - et que je n'ai pas fléchi,
15 de même, me ravisant, je me propose, en ces jours, de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez point!
16 Voici les choses que vous devez pratiquer: que chacun dise la vérité à son prochain; à vos portes rendez une justice qui engendre la paix;
17 ne méditez pas en vos cœurs du mal l'un contre l'autre; n'aimez pas le faux serment. Car c'est tout cela que je hais, oracle de Yahvé.
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La prophétie de Zacharie que nous lisons aujourd’hui contient la réponse du Seigneur à la question du jeûne. Après la destruction de Jérusalem en 587 av. J.-C., un jeûne supplémentaire, en juillet, fut institué parmi les Juifs pour pleurer Jérusalem. En 518, des Juifs nobles vivant à Babylone, ayant appris que les travaux de restauration du Temple de Jérusalem avançaient avec succès, envoient à Jérusalem une question : faut-il observer ce jeûne supplémentaire ?

Et le Seigneur répond par le prophète Zacharie, en disant : « ...est-ce pour Moi... que vous avez jeûné et pleuré ? ». La conclusion du Tout-Puissant est peu consolante. Il dit au prophète que ceux qui pleuraient pleuraient sur eux-mêmes. En effet, dans les moments de perte et de défaite, nous ne nous affligeons souvent pas tant du malheur que nous nous plaignons nous-mêmes, nous regrettons qu’« tout cela » nous soit arrivé. Et Dieu dit du jeûne : comme l’homme mange pour lui-même, de même les Juifs jeûnaient pour eux-mêmes. Répétant ce qu’Il avait dit littéralement quelques années plus tôt par le Deutéro-Isaïe (l’auteur de la seconde moitié du livre d’Isaïe), le Seigneur indique le sens et la forme du jeûne qui Lui sont agréables : rendez une justice équitable et exercez la miséricorde et la compassion chacun envers son frère.

Dans les passages lus aujourd’hui du chapitre suivant du livre de Zacharie, le Seigneur s’adresse à ceux qui ont déjà traversé la catastrophe et la restauration. Pour ceux qui ont vécu cela, dit le Seigneur, le jeûne sera un temps de restauration, un temps de joie. Le jeûne deviendra l’effort nécessaire pour vivre pleinement la joie de la présence du Dieu miséricordieux au milieu de nous. L’Église a inclus aujourd’hui cette prophétie dans notre lecture liturgique parce que, pour nous aujourd’hui, la catastrophe et la restauration sont la mort de Jésus, tué par nous, par nos péchés, sur la Croix, et Sa Résurrection. Et pendant le Grand Carême, nous pleurons Jésus et nous nous réjouissons de Sa Victoire, afin de pouvoir sentir, vivre jusqu’au fond de notre être, Sa présence avec nous.

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Pour Za 8:7-17
Ainsi parle Yahvé Sabaot. Voici que je sauve mon peuple des pays d'orient et des pays du soleil couchant.
Je les ramènerai pour qu'ils habitent au milieu de Jérusalem. Ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu, dans la fidélité et la justice.
Ainsi parle Yahvé Sabaot. Que vos mains se fortifient, vous qui entendez en ces jours ces paroles de la bouche des prophètes, qui prophétisent depuis le jour où furent jetées les fondations du Temple de Yahvé Sabaot pour la reconstruction du Sanctuaire.
10 Car, avant ces jours, le salaire des hommes n'était pas payé et le salaire des bêtes était nul; pour qui se livrait à ses occupations, aucune tranquillité, à cause de l'ennemi; j'avais lâché tous les hommes les uns contre les autres.
11 Mais maintenant, à l'égard du reste de ce peuple, je ne suis pas comme aux jours passés, oracle de Yahvé Sabaot.
12 Car sa semence sera en paix: la vigne donnera son fruit, la terre donnera ses produits et le ciel donnera sa rosée. J'accorderai tout cela au reste de ce peuple.
13 De même que vous étiez une malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d'Israël, de même je vous sauverai pour que vous deveniez une bénédiction. Ne craignez point: que vos mains se fortifient!
14 Car ainsi parle Yahvé Sabaot. De même que j'avais résolu de vous faire du mal, lorsque vos pères m'avaient irrité - dit Yahvé Sabaot - et que je n'ai pas fléchi,
15 de même, me ravisant, je me propose, en ces jours, de faire du bien à Jérusalem et à la maison de Juda. Ne craignez point!
16 Voici les choses que vous devez pratiquer: que chacun dise la vérité à son prochain; à vos portes rendez une justice qui engendre la paix;
17 ne méditez pas en vos cœurs du mal l'un contre l'autre; n'aimez pas le faux serment. Car c'est tout cela que je hais, oracle de Yahvé.
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Pour les chrétiens, Jérusalem est la ville où sont vénérées la mort du Christ et Sa Résurrection à la vie éternelle...  Lire la suite

Pour les chrétiens, Jérusalem est la ville où sont vénérées la mort du Christ et Sa Résurrection à la vie éternelle. Durant le jeûne, par la prière et la lecture de la Parole, nous suivons le chemin du Christ. Nous avançons, et beaucoup de personnes, même celles qui ne sont pas engagées dans l’Église, connaissent le temps du jeûne et y prêtent intérieurement attention. Pendant cette période, la prière deviendra une part très importante du travail spirituel. Non seulement les faibles et les nécessiteux, mais aussi les forts viendront se tenir en prière. Par la miséricorde de Dieu, la prière portera des fruits et, dans la nuit de Pâques, nous rencontrerons à Jérusalem le Christ ressuscité.

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Pour Za 8:16-17
16 Voici les choses que vous devez pratiquer: que chacun dise la vérité à son prochain; à vos portes rendez une justice qui engendre la paix;
17 ne méditez pas en vos cœurs du mal l'un contre l'autre; n'aimez pas le faux serment. Car c'est tout cela que je hais, oracle de Yahvé.
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Par le prophète Zacharie, le Seigneur appelle le peuple, à son retour de captivité, à faire confiance à sa bénédiction et à travailler. « Ne craignez pas ! » : ce sont les paroles clés de tout le chapitre 8, qui expriment la foi du prophète...  Lire la suite

Par le prophète Zacharie, le Seigneur appelle le peuple, à son retour de captivité, à faire confiance à sa bénédiction et à travailler. « Ne craignez pas ! » : ce sont les paroles clés de tout le chapitre 8, qui expriment la foi du prophète en ce que les voies du Seigneur, si impénétrables soient-elles, entraînent l’homme vers le salut et la vie. Aux versets 14-17, en répétant de nouveau l’appel : « Ne craignez pas ! », le Seigneur dit une chose extrêmement importante et inattendue. Toutes ses paroles précédentes peuvent être comprises comme un appel à un travail persévérant pour la construction du Second Temple, si l’on se limite au cadre du contexte historique. Mais la Parole de Dieu ne nous laisse pas cette possibilité. « Voici les choses que vous devez faire », dit le Seigneur. On s’attendrait ici à une énumération de détails architecturaux de la construction du Temple... Mais il s’avère que c’est à un tout autre travail qu’il faut appliquer son coeur : « ...dites la vérité chacun à son prochain ; jugez selon la vérité et pour la paix à vos portes. Que nul d’entre vous ne médite dans son coeur le mal contre son prochain... »

Ainsi, le travail de construction auquel nous sommes appelés à participer dans l’action salvatrice de Dieu consiste à juger selon la vérité, à aimer la paix et à ne pas méditer le mal contre son prochain. Premièrement, ces paroles élargissent aussitôt le contexte de la prophétie : de parole de consolation adressée aux habitants de Jérusalem de la fin du VIe siècle av. J.-C., elles deviennent une promesse concernant le Royaume du siècle à venir. Deuxièmement, pour la première fois, ou presque, dans l’Ancien Testament, le refus divin du mal s’étend si clairement non seulement aux actes, mais aussi aux pensées des hommes. Il est évident que là aussi se trouve un pressentiment du Nouveau Testament. Enfin, il est important que le Seigneur appelle les hommes à cette oeuvre de vérité, de paix et de miséricorde pour une raison précise, exprimée sous forme négative. On ne peut pas méditer le mal contre son prochain ni jurer faussement parce que Dieu hait cela. Un tel appel à la ressemblance avec Dieu est également l’un des traits essentiels du Nouveau Testament.

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Pour Za 8:17
17 ne méditez pas en vos cœurs du mal l'un contre l'autre; n'aimez pas le faux serment. Car c'est tout cela que je hais, oracle de Yahvé.
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On croit d'habitude que notamment et seulement la révélation du Nouveau Testament met l'accent non autant sur les actes, que sur les intentions de l’homme, en les assimilant pratiquement aux actes. Cependant, et avant même l'arrivée du Christ, Dieu avait déjà révélé aux gens ce simple fait: que l'intention ne précède seulement pas...  Lire la suite

On croit d'habitude que notamment et seulement la révélation du Nouveau Testament met l'accent non autant sur les actes, que sur les intentions de l’homme, en les assimilant pratiquement aux actes. Cependant, et avant même l'arrivée du Christ, Dieu avait déjà révélé aux gens ce simple fait: que l'intention ne précède seulement pas l'acte, mais, à un certain degré, est elle-même un acte. Et il ne s’agit pas seulement ici du fait que, lorsqu’une décision est prise, l’homme ne peut se retenir de sa réalisation que par une force extérieure, ainsi un acte pratiquement conçu peut être considéré comme accompli.

Le problème se trouve avant tout, dans ce qui fait la base de la vie spirituelle: dans le but, ou comme disent parfois les psychologues aujourd'hui, dans l’intention. Certes, même si quelqu’un s'est décidé d’un acte, cela ne signifie pas encore qu'il l’accomplira absolument. Peut-être, à l'assassin, ne se présentera pas par exemple, l’occasion de parvenir à la victime potentielle.

Mais tout de même quelqu’un qui n'a pas tué un autre seulement parce que l’occasion ne lui est pas présentée, du point de vue non seulement de l'Évangile, mais aussi de la Torah est considéré comme assassin. Et non parce que, en ayant une telle intention, il devient dangereux pour la société, mais parce qu’une telle décision prise signifie que le système des valeurs, par lequel se guide l'assassin potentiel, est déjà tellement déformé que, même s'il ne réussit pas à réaliser ce qu’il a conçu à cause des raisons indépendantes de lui, le système de valeurs ne pourra plus changer, si, bien sûr, le pécheur ne se repent pas de son plan et ne le refuse non pas sous la pression des circonstances, mais volontairement.

Et la destruction du système des valeurs et des priorités sous l'influence des intentions, contredisant les commandements de Dieu, est cette destruction du coeur, qui, au compte final, oblige l’homme de se détourner du chemin de la justice. Si ce pas dans l’un, alors dans l'autre.

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