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RÉFLEXIONS pour Mt 1:18-25

18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Aujourd'hui, nous célébrons un office particulier, les Heures royales, ou heures de la veille de la Nativité du Christ. Aux Heures royales, nous lisons plusieurs passages de l'Ancien Testament, de l'épître aux Hébreux, ainsi que les récits des évangélistes Matthieu et Luc sur la Nativité. Dans cet office inhabituel, le plus important est son caractère pascal fortement souligné. Au fond, c'est presque une copie exacte des Heures célébrées le jour de la mort du Christ sur la Croix, le Grand Vendredi.

Les Heures royales du Vendredi saint comme celles de la Nativité du Christ furent composées par le patriarche Sophrone de Jérusalem (mort en 644) dans la première moitié du VIIe siècle ; leur profonde ressemblance vise à désigner le commencement et l'achèvement de l'action salvatrice de Dieu : la Nativité du Christ et son sacrifice sur la Croix. Ces événements nous révèlent le dessein de Dieu comme le passage salvateur de Dieu à travers notre monde, qui s'achève dans le triomphe de la Croix et de la Résurrection.

Et saint Sophrone écrit ainsi au sujet de la raison de la Nativité : « Comme descendante de la lignée de David, Marie fut autrefois recensée à Bethléem avec le vieillard Joseph, portant en son sein le Fruit sans semence ; lorsque le temps de l'enfantement arriva, il n'y avait aucun lieu où loger, et la grotte apparut à la Reine comme un beau palais. Ainsi le Christ naît pour relever son image tombée autrefois ». La Nativité est donc le commencement du chemin de la Croix, et c'est précisément ainsi que l'Église l'aborde.

Autres réflexions

 
Pour Mt 1:18-25
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Les lectures précédant la fête de Noël nous ramènent à un événement incroyable et impossible qui, pour nous, est devenu banalité et routine...  Lire la suite

Les lectures précédant la fête de Noël nous ramènent à un événement incroyable et impossible qui, pour nous, est devenu banalité et routine. Dieu est devenu homme, Il a parcouru le chemin qui revient à chacun de nous. Quand nous parlons de Noël, l’éclat et le contraste de cet événement s’effacent trop souvent sur le fond de toute l’histoire restante. L’homme tente de faire entrer l’incompréhensible dans sa tête en considérant simplement l’Incarnation de Dieu comme une chose ordinaire. Le mieux que l’on puisse faire dans cette situation est d’imiter saint Joseph. C’est-à-dire accepter ce qui est impossible à l’homme mais possible à Dieu, sans pour autant considérer l’incarnation de Dieu comme allant de soi.

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Pour Mt 1:18-25
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Matthieu, en racontant l'Annonciation, nous révèle cet événement incomparable à travers la personne de Joseph, laissant Marie comme dans l'ombre...  Lire la suite

Matthieu, en racontant l'Annonciation, nous révèle cet événement incomparable à travers la personne de Joseph, laissant Marie comme dans l'ombre. Qu'est-ce qui guidait l'évangéliste : seulement le patriarcalisme propre aux Israélites de ce temps, ou bien le récit moins détaillé sur Marie vient-il d'une délicatesse qu'il nous est difficile d'apprécier après de nombreux siècles de glorification méritée de la Mère de Dieu ? Quoi qu'il en soit, en rendant grâce à Celle qui est devenue la Mère de notre Sauveur, n'oublions pas non plus celui qui fut protecteur et nourricier : Joseph.

Le récit de l'Annonciation nous donne de voir que l'on peut apprendre par coeur la lettre d'un texte important sans en comprendre le sens réel. Pour ceux qui attendaient la venue du sauveur portant le nom d'Emmanuel, la sonorité du nom est devenue plus importante que son sens. Or le sens du nom Emmanuel — Dieu avec nous — s'est révélé avec la venue de Celui dont le nom sonnait autrement. Nous voyons ici l'un des exemples de la manière dont, en se souciant démesurément de respecter la forme, on peut manquer l'essentiel. Ce qui, du reste, n'abolit pas l'importance d'une juste observance de la forme.

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Pour Mt 1:18-24
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
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Beaucoup d'entre nous ne remarquent tout simplement pas Joseph le Fiancé. Nous le prions parfois avec Marie, la Mère de Dieu. Et nous comprenons que, puisqu'il a été...  Lire la suite

Beaucoup d'entre nous ne remarquent tout simplement pas Joseph le Fiancé. Nous le prions parfois avec Marie, la Mère de Dieu. Et nous comprenons que, puisqu'il a été le père nourricier de Jésus-Christ, il est bien sûr un saint, sans pourtant nous demander pourquoi il est saint.

Il est une chose difficile à ne pas remarquer : il écoute Dieu et L'entend. Cela signifie que Joseph est constamment prêt à obéir à Dieu, qu'il veut accomplir Sa volonté et qu'il prie beaucoup, écoutant dans la prière ce que Dieu lui dira. Il accueille Marie, bien que cela soit honteux et dangereux, car on pourrait penser qu'elle a conçu d'un autre homme et qu'elle lui a été infidèle. Il accepte le nom de Jésus, bien que ce soit généralement le père qui choisisse le prénom. Il va sans cesse là où Dieu le lui indique.

Nous pouvons demander à saint Joseph le Fiancé de nous apprendre la prière d'écoute du disciple, l'obéissance et la confiance en Dieu, car il les pratiquait.

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Pour Mt 1:18-23
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
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Ayant appris que Marie était enceinte, Joseph décide de la renvoyer en secret pour ne pas la couvrir de honte. Il ne divulgue pas son...  Lire la suite

Ayant appris que Marie était enceinte, Joseph décide de la renvoyer en secret pour ne pas la couvrir de honte. Il ne divulgue pas son secret, ne l’accuse pas, mais cherche à la protéger. Il est si attentif aux autres et à leurs besoins que son oreille a pu discerner la voix de l’ange disant que « ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint ». Après avoir entendu cela, Joseph obéit et prit Marie chez lui, malgré le fait qu’elle attendait un enfant.

En s’adressant à Joseph, l’ange parle avec les mots d’Isaïe : « Voici que la Vierge concevra et enfantera un Fils ». Peut-être ces paroles de l’Écriture sainte ont-elles définitivement convaincu le saint d’écouter le messager de Dieu. Les paroles de la prophétie, qui vivaient dans son cœur et y avaient pris racine d’avance, sont devenues au moment nécessaire un appui pour prendre sa décision.

Parfois, lorsque nous devons prendre une décision, nous voudrions qu’un ange vienne nous indiquer quoi faire et comment. Mais si nous ne sommes pas profondément enracinés dans l’Écriture sainte, dans quelle langue nous parlera-t-il ?..

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Pour Mt 1:19-20
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
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Aujourd'hui nous lisons ce qui fut peut-être le moment le plus terrible de la vie de saint Joseph. La jeune fille qu'il aimait, qu'il tenait pour la plus pure, la plus belle, cette jeune fille est enceinte on ne sait de qui... Pour Joseph, cela devait être une catastrophe...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons ce qui fut peut-être le moment le plus terrible de la vie de saint Joseph. La jeune fille qu'il aimait, qu'il tenait pour la plus pure, la plus belle, cette jeune fille est enceinte on ne sait de qui... Pour Joseph, cela devait être une catastrophe.

Joseph ne veut pas de mal à Marie: il comprend parfaitement ce qui lui arrivera si quelqu'un d'autre l'apprend (en Israël, l'adultère était puni d'un châtiment terrible, la lapidation). C'est pourquoi il veut lui donner la possibilité de cacher d'une manière ou d'une autre ce que, bien sûr, il ne peut pas ne pas considérer comme un péché. Il a dû en coûter à Joseph d'immenses efforts pour prendre au moins une décision.

Et quel choc durent être pour lui les paroles de l'Ange! Il est étonnant que Joseph accepte une nouvelle aussi incroyable. Il serait absurde de supposer qu'il se représentait mal d'où viennent les enfants; aussi la révélation que l'Enfant de Marie vient de l'Esprit Saint lui paraît-elle encore plus absurde et incompréhensible qu'à nous: nous, nous avons tous entendu cette histoire depuis l'enfance, tandis que Joseph ne pouvait se rappeler qu'une seule prophétie, celle que l'Ange lui rappelle. Et la confiance de saint Joseph en Dieu et en Marie est si grande qu'il croit sans hésiter ce qu'il a entendu.

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Pour Mt 1:20-21
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
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Chaque évangéliste décrit la Nativité en plaçant les accents à sa manière. Matthieu prête une attention particulière à Joseph. À première vue, dans ce cas, le rôle de Joseph est plutôt celui d'un observateur que celui d'un acteur actif. Mais ce n'est qu'au premier regard. Et il ne s'agit pas seulement du fait qu'il devait...  Lire la suite

Chaque évangéliste décrit la Nativité en plaçant les accents à sa manière. Matthieu prête une attention particulière à Joseph. À première vue, dans ce cas, le rôle de Joseph est plutôt celui d'un observateur que celui d'un acteur actif. Mais ce n'est qu'au premier regard. Et il ne s'agit pas seulement du fait qu'il devait accepter ce qui se passait comme une partie de sa propre vie. Il s'agit du fait qu'il lui revenait de devenir sur terre, en réalité, le père adoptif du Messie. Il n'est pas devenu et ne pouvait pas devenir Son père selon le sang. Mais tout enfant (même né comme le Messie l'a été) a besoin d'un père. Non seulement du Père céleste, mais aussi d'un père terrestre. S'il n'est pas le père naturel, alors un père adoptif. Car le Messie devait grandir comme Homme. Pour un garçon sans père, il n'est pas simple de devenir un homme avec une majuscule, même lorsque nous comprenons cette majuscule à la manière humaine.

Si le Messie avait dû devenir moins Homme que tout autre, peut-être n'aurait-il pas eu besoin du tout d'un père terrestre. Mais Il devait devenir plus Homme que chacun de nous. Et c'est pourquoi un père terrestre Lui était absolument nécessaire. Seulement un père qui ne pourrait Lui nuire en rien, ni d'aucune manière, qui ne pourrait même pas introduire par inadvertance dans Sa nature humaine quoi que ce soit d'incompatible avec la plénitude divine que le Messie porte en Lui depuis Sa conception même.

Ici, il y a peu à espérer de la chair et du sang, non parce qu'ils sont nature, mais parce que, dans l'état présent de l'humanité, ils sont une nature déchue. Et cela ne peut être corrigé avant la transformation complète de l'homme. La vie spirituelle de l'homme est autre chose : là, même dans l'état déchu, on peut obtenir beaucoup. L'âme de l'homme se prête plus facilement à la correction que son corps. Et si elle ne devient pas idéale, on peut du moins parvenir à ce que son péché n'empoisonne pas la vie du prochain.

Cela, bien sûr, n'est pas simple : il faut ici l'aide directe de Dieu et les efforts de l'homme lui-même, mais il est possible d'obtenir un résultat. C'est pourquoi le père adoptif demeurait précisément la seule option dans le cas du Messie, dont la nature humaine devait rester libre du péché. Et de Joseph était requis le consentement à cette voie. En prenant sa femme, il donne à Dieu ce consentement. Et il devient le père terrestre du Messie. Adoptif, mais non moins réel pour autant.

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Pour Mt 1:24-25
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Qu'est-ce que la vie familiale ? Quelle est la mesure de la participation de chacun des époux ? Des personnes différentes répondent à cette question différemment, et l'on ne peut guère trouver deux familles absolument identiques. On a écrit tant de...  Lire la suite

Qu'est-ce que la vie familiale ? Quelle est la mesure de la participation de chacun des époux ? Des personnes différentes répondent à cette question différemment, et l'on ne peut guère trouver deux familles absolument identiques. On a écrit tant de littérature psychologique et religieuse sur les relations familiales qu'aujourd'hui on pourrait déjà s'y noyer. Pourtant, il ne semble pas que les problèmes familiaux en deviennent moins nombreux.

Peut-être parce que dans ces livres (et souvent même dans les livres religieux), il est question du mariage comme d'une union de deux personnes. Or en réalité, il n'est jamais l'union de deux personnes. C'est toujours l'union de trois. Une union dans laquelle Dieu participe comme troisième, que les époux pensent à Lui ou non. Et même qu'ils sachent ou non qu'Il y participe. À cet égard, la vie familiale rappelle la vie humaine en général : nous devenons des êtres humains grâce à ce souffle de vie que Dieu insuffle en nous à la conception, mais nous pouvons très bien vivre toute notre vie sans nous souvenir une seule fois de Dieu. Dieu ne s'impose pas. Il ne nous rappellera pas son existence si nous ne voulons pas nous-mêmes nous souvenir de Lui.

Et si nous nous souvenons de Lui, il nous faudra aussi réfléchir à la place que nous sommes prêts à Lui donner dans notre vie. Cela vaut pleinement pour la vie familiale, conjugale, tout comme pour la vie en général. Plus il y a dans notre vie de volonté propre, moins il y a de place pour Dieu avec ses plans et ses desseins. Et moins, par conséquent, Il peut influencer notre vie. Dans notre vie, Dieu ne peut faire quelque chose qu'avec notre consentement. Il y a aussi des choses que Lui seul peut y faire. Dans ce cas, il ne nous reste qu'à nous écarter, en Lui cédant le champ d'action. Cela vaut pleinement pour la naissance du Messie. Il devait naître libre du pouvoir de ce péché qui est entré dans le monde avec la chute.

La nature humaine, si elle avait été dirigée ne serait-ce qu'un peu par la volonté humaine, n'aurait pu ici que gâcher l'oeuvre. Il fallait la remettre entièrement au pouvoir de la volonté de Dieu. Lui seul pouvait résoudre cette tâche qui dépassait toute mesure. De Marie, une seule chose était requise : ce « oui » après lequel son corps n'était déjà plus en son pouvoir ; il était devenu le lieu de l'action de ce souffle de Dieu auquel tout est soumis, même le péché originel.

Et de Joseph, le père adoptif du Messie, une seule chose était requise : être là et ne pas faire obstacle à cette action. Il en va ainsi de toute conception : Dieu y participe toujours, manifestant sa présence et son action dans la mesure où les futurs parents le Lui permettent. Il dépend des parents de savoir dans quelle mesure leur enfant appartiendra à Dieu. Le Messie devait appartenir à Dieu absolument. Et la possibilité de sa naissance dans le monde s'est trouvée liée non seulement au « oui » que Marie a dit à Dieu, mais aussi au « oui » que Joseph a dit à l'ange de Dieu. Joseph, qui grâce à ce « oui » est devenu le père adoptif du Messie.

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Dans le récit de la naissance de Jésus-Christ dans la crèche, avec la grotte, les bergers et les anges, il n'y a rien de sentimental ni de mièvre. En revanche, il y a beaucoup de grandeur et de solennité. Nous ne devons pas être troublés par...  Lire la suite

Dans le récit de la naissance de Jésus-Christ dans la crèche, avec la grotte, les bergers et les anges, il n'y a rien de sentimental ni de mièvre. En revanche, il y a beaucoup de grandeur et de solennité. Nous ne devons pas être troublés par le cadre modeste d'une étable de village et par la pauvreté des invités: c'est un véritable banquet messianique.

Tout ici renvoie au lointain ancêtre de Jésus et au plus célèbre roi oint, c'est-à-dire, en grec, Christ, David: sa ville natale de Bethléem, l'occupation des bergers, puisque David lui-même était berger chez son père, et les parallèles frappants avec Celui qui, lui aussi, sera Berger auprès de son Père. Lui aussi est né pour être Roi, Oint, Christ; lui aussi, comme le « plus petit des frères », vaincra miraculeusement, par la force de Dieu, l'Ennemi et « ôtera l'opprobre d'Israël » (cf. 1 S 17 ou Ps 151). L'évangéliste, connaissant toute l'histoire qui a suivi, a su discerner la gloire dans la vie ordinaire et pauvre d'une famille surprise par l'accouchement la nuit dans une étable. Nous aussi, nous connaissons cette histoire; mais savons-nous voir réellement?

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Rien n'a encore commencé. Déjà tout est passé. D'un bord à l'autre, d'une douce brume, la lumière s'est voilée...  Lire la suite

La Vielle de Noël

Rien n'a encore commencé. Déjà tout est passé.
D'un bord à l'autre, d'une douce brume, la lumière s'est voilée.
L'humidité ruisselle du brouillard, tantôt pluie, tantôt neige.
On ne distingue ni vallées, ni montagnes, ni lacs, ni rivières.
S'approchant sans bruit, d'un bord à l'autre
un seul linceul cache tous les lointains,
Un voile blanchâtre, sans forme, sans couleurs et sans frontières.
À deux pas on ne voit rien, et dans la neige fondue s'enfonce la trace
De ce couple inconnu pour lequel
il n'y a pas de place à l'auberge.
Sur la face de l'abîme, de nouveau les ténèbres, comme avant
le commencement des temps.
Tout s'affaisse dans la langueur du néant, dans le brouillard et le sommeil.
Comme le sapin sous la neige, comme la bête dans sa tanière, la volonté sommeille et la raison se tait.
Peut-être le cœur de l'amour veille-t-il, et pourtant lui-même
dort encore et encore.
Silencieux et sourd, heure après heure, l'œil est embrumé
et l'esprit aveugle,
Jusqu'à ce que le minuit attentif distingue le cri d'un nouveau-né.

(S.S. Averintsev, Genève, 24.12.1994)
La Vielle de Noël – veille de Noël (fr.)

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Pour qui le Sauveur naît-il ? Êtes-vous sûr que c'est pour vous ? Le monde entier a renié d'avance le Christ, ne Lui offrant, à Lui, nouveau-né, qu'une mangeoire pour le bétail. Les premiers sujets du nouveau Roi sont...  Lire la suite

Pour qui le Sauveur naît-il ? Êtes-vous sûr que c'est pour vous ? Le monde entier a renié d'avance le Christ, ne Lui offrant, à Lui, nouveau-né, qu'une mangeoire pour le bétail. Les premiers sujets du nouveau Roi sont de simples bergers.

Mais le Christ ne naît pas seulement pour ceux qui sont prêts à L'accueillir : l'Ange l'annonce sans équivoque, la joie sera pour tout le peuple. Selon le raisonnement humain, le monde se divise toujours en bons et en mauvais, en dignes et indignes du salut. Mais il suffit que le ciel s'ouvre un instant pour que retentisse le chœur de l'armée céleste : le Christ est pour tous.

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Chaque évangéliste décrit la Nativité du Christ à sa manière, en prêtant attention aux événements qui lui paraissent les plus...  Lire la suite

Chaque évangéliste décrit la Nativité du Christ à sa manière, en prêtant attention aux événements qui lui paraissent les plus importants. Parmi les événements de la Nativité, Luc accorde une attention particulière aux signes que Dieu donnait pour indiquer la messianité de Jésus. Le premier de ces signes fut la révélation reçue par les bergers qui se trouvaient non loin de Bethléem (v. 8). Le sens de la révélation était tout à fait clair. L’ange apparu aux bergers leur dit directement que le Messie attendu par le peuple est né, et la joie céleste éclatante confirme l’importance de ce qui se passe (v. 9-14).

À première vue, les bergers ne sont pas les personnes les plus indiquées pour entendre les premiers la nouvelle de la naissance du Messie. Ils ne possédaient ni pouvoir, ni autorité, ni savoir. S’ils avaient voulu raconter ce qu’ils avaient vu, on les aurait crus en dernier, si même on les avait crus. Au premier regard, on peut penser que de telles personnes sont peu concernées par les événements de la vie spirituelle, car elles ne ressemblent en rien aux militants religieux qu’étaient, par exemple, les pharisiens, absolument convaincus qu’eux, bien sûr, rencontreraient le Messie avant les autres.

Mais le Christ, visiblement, vient vers chacun, et pas seulement vers ceux qui mènent une vie religieuse intense. Il vient vers ceux qui L’attendent et qui sont prêts à L’accueillir. Or cela ne dépend pas toujours de l’activité religieuse d’une personne. Paradoxalement, une telle activité peut parfois même faire obstacle. Les bergers sont des gens simples, et leur réaction à la révélation reçue est elle aussi simple : allons voir (v. 15) ! Et lorsqu’ils arrivèrent à Bethléem et y virent l’enfant Christ, ils racontèrent simplement, comme ils le pouvaient, ce qu’ils avaient vu (v. 16-18). Puis ils repartirent en glorifiant Dieu pour la naissance du Messie promis (v. 20).

Il suffit de comparer ce simple récit-témoignage aux controverses théologiques que presque chaque parole et chaque acte de Jésus provoqueront chez ces mêmes pharisiens et chez les maîtres de la Torah pour comprendre pourquoi ce sont précisément les bergers qui reçoivent la révélation de la naissance du Messie. Si des rabbins savants s’étaient trouvés à leur place, la Vierge Marie aurait très probablement attendu encore longtemps le témoignage sur la naissance du Christ, si important pour elle (v. 19) : car avant de reconnaître qui que ce soit comme Messie, il fallait examiner l’affaire avec soin. Mais Dieu a plus souvent besoin de témoins que de théologiens. Il n’a pas besoin que nous analysions et évaluions Ses œuvres. Il Lui suffit pleinement que d’autres les entendent de notre bouche.

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Pour Lc 2:6-7
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
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Il est impossible à l'homme de saisir et de comprendre ce qui s'est produit. Non seulement parce que le fait même de la Nativité...  Lire la suite

Il est impossible à l'homme de saisir et de comprendre ce qui s'est produit. Non seulement parce que le fait même de la Nativité, la manière dont tout cela arrive, est, du point de vue humain, une absurdité totale. Mais aussi parce qu'ainsi l'homme reçoit la possibilité de comprendre comment Dieu aime. Son amour pour chacun est à la fois l'amour d'un père pour son enfant et l'amour d'un petit enfant pour ses parents. La rigueur, la responsabilité, le soin, le don de soi se fondent avec la tendresse, la confiance totale et la nécessité d'être constamment tout près : voilà à quoi ressemble Son Amour. Il veut que nous Le tenions dans nos bras, que nous ne Le laissions pas s'éloigner de nous, et ainsi Il nous donnera tout, nous protégera et nous donnera la paix. Il se donne à nous et, comme un enfant sourit à toute mère, ainsi Il nous aime tels que nous sommes. Et en nous confiant Sa vie à garder, Il nous fait seulement confiance comme personne ne nous fera jamais confiance.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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Traduit du grec, le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle ». Et le sens de cette bonne nouvelle résidait précisément dans le fait que le Messie attendu depuis des siècles par le peuple de Dieu était enfin venu dans le monde. C'est ce que les anges annoncent aux bergers...  Lire la suite

Traduit du grec, le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle ». Et le sens de cette bonne nouvelle résidait précisément dans le fait que le Messie attendu depuis des siècles par le peuple de Dieu était enfin venu dans le monde. C'est ce que les anges annoncent aux bergers. Ils appellent le Messie nouveau-né Seigneur et Sauveur.

Le mot grec correspondant, toutefois, est souvent interprété comme « Seigneur », avec le sens de Yahvé, dont le nom, dans les textes grecs, était d'ordinaire remplacé par un mot traduit par « maître » ou « seigneur » ; en grec, il n'y a pas de différence entre « maître » et « seigneur ». C'est pourquoi il n'est parfois pas simple de déterminer de quoi il est question dans un texte grec concret. Avec les textes hébreux, c'est plus simple : le nom Yahvé y apparaît à sa place propre sans changements, tandis que les traductions « pieuses » le remplacent généralement par ce même « maître » ou « seigneur ». Mais si le texte a été écrit en grec dès l'origine, il est assez difficile de comprendre s'il s'agit du Nom sacré ou simplement d'un titre.

Dans ce cas, cependant, nous avons très vraisemblablement devant nous précisément un titre, parce que le Messie a toujours été regardé avant tout comme Roi. Bien sûr, le messianisme populaire supposait que le Royaume serait entièrement terrestre et que le Messie aussi deviendrait un Roi entièrement terrestre. Mais les représentations populaires n'annulaient pas le fait que le Messie est vraiment Roi, même s'il ne l'est pas du genre de Royaume que la plupart des gens attendaient alors.

Jésus n'a jamais renoncé à son Royaume, tout en ne formulant jamais aucune prétention sur les royaumes terrestres. Et le titre de Sauveur était lui aussi traditionnellement messianique à l'époque évangélique. Il est vrai qu'ici encore le messianisme populaire supposait quelque chose de tout à fait terrestre : le Roi-Messie créerait un État juif fort, fondé sur des lois correspondant à la Torah, où trouveraient refuge non seulement chaque Juif, mais en général quiconque adorait le Dieu d'Israël et recherchait une vie pieuse.

Si l'on parlait du salut comme d'une libération complète du pouvoir du péché et de la mort, on ne le faisait que secondairement et dans une perspective eschatologique plus lointaine. Mais Jésus est vraiment devenu Sauveur pour tous ceux qui cherchent le Royaume, car l'homme y trouve non seulement la plénitude de la vie, mais aussi la délivrance du pouvoir du mal et du péché dans lequel gît le monde déchu. Délivrance pour toujours : car le Royaume, en entrant dans le monde, le transformera tôt ou tard complètement, faisant de lui une partie de lui-même et le libérant des conséquences de la chute. Enfin, pour toute l'éternité.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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La nouvelle de la naissance du Messie est joyeuse, pour tous et pour chacun; non seulement pour ceux qui plus tard seront appelés chrétiens, mais aussi pour tous ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux. Bien sûr, ceux qui L'attendaient le plus étaient les Juifs, le peuple de Dieu - eux seuls alors pouvaient comprendre ce qui s'était produit et ce que signifiait...  Lire la suite

La nouvelle de la naissance du Messie est joyeuse, pour tous et pour chacun; non seulement pour ceux qui plus tard seront appelés chrétiens, mais aussi pour tous ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux. Bien sûr, ceux qui L'attendaient le plus étaient les Juifs, le peuple de Dieu - eux seuls alors pouvaient comprendre ce qui s'était produit et ce que signifiait la bonne nouvelle. Les autres ne pouvaient que le deviner.

Mais il ne s'agit pas seulement de savoir qui comprend quoi, même si, pour la vie spirituelle, la prise de conscience joue un rôle clé. Il s'agit aussi de ce qui s'est précisément produit dans le Royaume qui, selon les paroles du Sauveur, «s'est approché». Or cela, les chrétiens ne sont pas les seuls à pouvoir le sentir: un homme peut ne rien savoir du Messie, du peuple de Dieu, ni même de l'histoire de l'Alliance et du salut, mais tout chercheur peut ressentir le souffle du Royaume.

Très remarquable, à cet égard, est la transformation que certains enseignements orientaux ont subie à l'époque chrétienne, par exemple l'hindouisme ou le bouddhisme. Aurait-on pu imaginer, à l'époque préchrétienne, qu'un hindou, même monothéiste conséquent ayant choisi la voie du yoga, appelle Dieu Père céleste? Or dans l'hindouisme contemporain cela se rencontre, et il ne s'agit pas ici de l'influence des missionnaires chrétiens: c'est le souffle de ce Royaume même qui ne tient dans aucun cadre religieux, du Royaume ouvert à quiconque aspire à une véritable vie spirituelle, quelle que soit la tradition à laquelle il appartient.

Bien sûr, il n'y a pas de Royaume sans Roi. Mais le chercheur ne connaît pas toujours le Roi d'emblée: parfois il apprend l'existence du Royaume avant celle de Celui qui y règne. Mais le Roi se réjouit de tout arrivant. Et l'on peut faire connaissance avec le Roi après avoir appris l'existence du Royaume, après l'avoir touché, après avoir compris que l'on allait précisément ici et que l'on est arrivé là où l'on voulait depuis longtemps parvenir. Avant le plein triomphe du Royaume, avant le retour du Christ dans la gloire, il reste encore du temps; il y a donc aussi du temps pour que les chercheurs rencontrent le Roi, fassent Sa connaissance, comprennent avec Qui ils ont fait rencontre, et se remettent à Lui.

Bien sûr, la représentation directe du Royaume sur terre devrait être d'abord l'Église. Mais elle n'est pas toujours à la hauteur de cette tâche, et le Christ Lui-même n'a jamais dit qu'Il limiterait Son action dans le monde aux frontières de l'Église terrestre. Il a promis de ne pas l'abandonner, mais Il ne nous a pas promis, à nous chrétiens, des droits exclusifs sur le Royaume. Car c'est Son Royaume et Son Église, et c'est à Lui seul de décider jusqu'où il s'étendra et qui pourra y prendre part.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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La vie de Jésus s’accomplie en nous lorsque nous connaissons non seulement les événements de Sa vie, mais aussi lorsque nous éprouvons ces événements comme étant des faits de notre biographie...  Lire la suite

La vie de Jésus s’accomplie en nous lorsque nous connaissons non seulement les événements de Sa vie, mais aussi lorsque nous éprouvons ces événements comme étant des faits de notre biographie. C’est pourquoi les paroles de l’Ange concernant la naissance du Sauveur ne sont pas adressées seulement aux bergers, mais à nous aussi aujourd’hui, présentement. Alors allons-y maintenant, jusqu’où peut aller notre foi? Acceptons –nous que c’est bien aujourd’hui que le «pauvre» Bébé, dont le Père a confie entre les mains de l’homme vient dans le monde? Si oui, alors amour et remerciement remuent en nous, et ce jour sera rempli d’une « grande joie ».

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Pour Lc 2:15
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
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La réaction des bergers à ce qu'ils ont vu est celle de personnes normales qui font confiance à Dieu. On leur a dit que le Messie était né, on leur a dit où le chercher, et ils vont là où on leur a dit d'aller. Réaction normale de gens « simples ». Simples non pas nécessairement au sens de rudesse ou de manque d'instruction, mais au sens de cette intégrité intérieure...  Lire la suite

La réaction des bergers à ce qu'ils ont vu est celle de personnes normales qui font confiance à Dieu. On leur a dit que le Messie était né, on leur a dit où le chercher, et ils vont là où on leur a dit d'aller. Réaction normale de gens « simples ». Simples non pas nécessairement au sens de rudesse ou de manque d'instruction, mais au sens de cette intégrité intérieure qui s'oppose non à la rudesse ou à l'ignorance, mais à la brisure intérieure ou à la division. À ce qui empêche le plus souvent l'homme de voir et d'entendre Dieu. Même si le fait demeure : les personnes brisées, divisées, portées à une réflexion sans fin et sans fruit, se rencontrent plus volontiers parmi les instruits que parmi les non-instruits.

Si les anges avaient annoncé la naissance du Messie à des chefs du mouvement pharisien bien instruits dans la Torah, ou à des maîtres de la Torah, Joseph et Marie n'auraient très probablement pas eu d'invités de sitôt. En effet, avant d'y aller, ces personnes auraient eu besoin de tout analyser soigneusement, de peser, de décider si la vision était « correcte » ou « incorrecte », si elle correspondait aux critères de vérité et aux idées sur le Messie admises par les théologiens savants, ou non... Bref, les gens savants ne se seraient pas rassemblés rapidement pour regarder le Messie. Et la question ici, bien sûr, n'est pas l'instruction en elle-même.

La question est ce qui accompagne presque toujours cette instruction chez l'homme déchu. Et il ne s'agit pas seulement de l'arrogance ni du snobisme particulier propre à certains savants, mais d'une inclination à modéliser et à schématiser même là où aucun schéma ne convient par définition et où aucun modèle ne fonctionne. Et pas même parce que Dieu et le Messie ne peuvent être insérés dans aucun schéma ni modélisés d'aucune manière, mais parce qu'une personne inclinée à un tel intellectualisme commence souvent, sans s'en apercevoir elle-même, à se modéliser elle aussi. Sa propre vie. Une vie dont elle essaie de faire un schéma au lieu de simplement vivre.

Et alors, si une personne modélise sa propre vie au lieu de simplement la vivre, il devient pratiquement impossible de l'atteindre. Pour Dieu et pour une autre personne. Dans un tel cas, la personne disparaît, s'identifiant à son propre schéma, au modèle de sa propre existence. Et l'on ne communique pas avec un modèle ou un schéma ; ici, on peut seulement s'y ajuster ou partir. Mais Dieu n'a pas l'intention de s'ajuster aux schémas humains, et le Messie non plus. C'est pourquoi Dieu révèle les choses importantes à ceux qui vivent simplement, sans schémas ni modèles. Cette voie est plus vraie et plus sûre.

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Pour Mt 2:1-12
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
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Combien de créateurs — écrivains, poètes, peintres — ce court récit a inspirés. Pourquoi ? Extérieurement, c'est un événement tout à fait ordinaire, la naissance d'un Enfant, mais...  Lire la suite

Combien de créateurs — écrivains, poètes, peintres — ce court récit a inspirés. Pourquoi ? Extérieurement, c'est un événement tout à fait ordinaire, la naissance d'un Enfant, mais en son honneur une étoile inhabituelle s'allume dans le ciel, et cette étoile conduit à Bethléem trois mages. Et voici — trois vieillards qui s'inclinent devant l'Enfant, trois païens — devant le Roi des Juifs, trois savants sages — devant Celui sur qui repose en secret l'Esprit du Seigneur, esprit de sagesse et d'intelligence (Is. 11:2).

Toute la sagesse humaine, toute la connaissance humaine ne sont capables que de cela — nous conduire à Dieu pour la véritable connaissance et nous suggérer quels dons nous pouvons apporter avec nous.

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Pour Mt 2:1-12
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
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Le Christ nous a promis le second avènement. Nous L'attendons. Mais nous L'attendons d'une manière particulière. Et ce n'est pas du tout ainsi que nous attendons Noël. Nous savons qu'il y aura...  Lire la suite

Le Christ nous a promis le second avènement. Nous L'attendons. Mais nous L'attendons d'une manière particulière. Et ce n'est pas du tout ainsi que nous attendons Noël. Nous savons qu'il y aura l'office de Noël, que beaucoup de monde viendra, que tous se féliciteront les uns les autres. Mais si nous y réfléchissions, nous comprendrions que la fête de Noël n'est pas seulement le souvenir de Son incarnation passée. C'est la venue du Christ dans le monde. Une venue qui n'a pas encore eu lieu, que nous attendons seulement. Cela signifie qu'elle est à la fois l'écho de la première venue et l'annonce de la seconde; c'est là la propriété étonnante et unificatrice de cette fête.

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Pour Mt 2:1-12
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
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À la lecture du récit évangélique de la visite des mages, une question naturelle se pose : pourquoi Hérode craignait-il tant le Messie, dont il ne sait même pas avec certitude...  Lire la suite

À la lecture du récit évangélique de la visite des mages, une question naturelle se pose : pourquoi Hérode craignait-il tant le Messie, dont il ne sait même pas avec certitude s'Il est né ou non ? La réponse est claire pour quiconque connaît la situation politique de la Palestine aux temps évangéliques : dans le Messie qui, selon les représentations communément admises alors chez les Juifs, devait devenir roi de Judée, Hérode ne pouvait voir qu'un rival politique menaçant son pouvoir. Pour nous, qui connaissons l'histoire évangélique, ces craintes ne peuvent que paraître ridicules. Et pourtant elles ont conduit à une tragédie, à ce massacre de Bethléem auquel l'enfant Jésus a échappé, mais au cours duquel beaucoup d'autres enfants ont péri.

Il n'y a pas à parler de la cruauté du pouvoir, elle est évidente. Mais une autre chose ne l'est pas moins : l'absurdité, le non-sens tragique de ce qui se passe. Hérode ne sait rien du Messie, il ne L'a jamais vu et n'a jamais voulu Le voir. Dans son attitude envers Jésus, il se guide au fond sur ces légendes populaires, ces mythes à cause desquels Jésus a caché Son messianisme presque jusqu'à la fin de Son ministère terrestre. Et cette peur fondée sur une illusion fait d'Hérode un meurtrier.

Certes, aucun pouvoir dans le monde déchu ne se passe de sang versé. Mais, apparemment, lorsque le pouvoir se guide sur des mythes et des idées reçues qui n'ont aucun rapport avec la réalité, le sang coule particulièrement abondamment. Au fond, on demandait peu à Hérode dans cette situation : simplement aller voir. Et comprendre que cet Enfant couché dans la mangeoire ne prétendrait jamais à son pouvoir, pas plus qu'au pouvoir de tout autre souverain terrestre, dont Il n'a pas besoin.

Mais Hérode ne va nulle part. Il reste prisonnier de ses propres illusions et de sa propre peur. Et il devient meurtrier.

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Pour Mt 2:3
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
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La venue des mages troubla non seulement Hérode, mais aussi, comme il est noté, tout Jérusalem. L’inquiétude d’Hérode se comprend...  Lire la suite

La venue des mages troubla non seulement Hérode, mais aussi, comme il est noté, tout Jérusalem. L’inquiétude d’Hérode se comprend, car, comme tout dirigeant cruel, il voit partout sinon des complots, du moins des concurrents. Mais d’autres personnes, auxquelles les penchants d’Hérode ne semblent pourtant pas propres, s’inquiètent aussi que la naissance de l’Enfant puisse introduire des changements importants dans leur vie. Or tout changement, même le plus longtemps attendu, est inévitablement lié à un inconfort.

Ainsi, dès les premiers jours de la vie terrestre du Messie, commence une rupture dramatique dans l’âme de beaucoup de ceux qui, après une longue attente de Sa venue, se sont trouvés incapables de Le rencontrer. Mais ces mêmes jours commencent aussi la venue au Christ de beaucoup de ceux qui avaient longtemps erré sur des chemins éloignés de la vraie connaissance de Dieu, mais qui, même dans la forêt du paganisme, ont su trouver le sentier qui en sortait. Et si les mages sont parvenus à Bethléem en suivant l’étoile, ils sont repartis après avoir déjà reçu une révélation, et donc sans avoir besoin de leurs anciennes divinations. Les mages ne sont pas repartis par un autre chemin seulement à cause du danger venant d’Hérode, mais aussi parce que les anciens chemins, après la venue du Christ dans le monde, étaient épuisés.

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Pour Mt 2:11-12
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
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L’Évangile selon Matthieu nous a conservé la tradition de la visite faite à Marie, peu après qu’Elle eut donné naissance à Jésus, par ceux que le texte synodal russe appelle, à la manière slave, les mages. Les traducteurs ont ainsi rendu le mot grec...  Lire la suite

L’Évangile selon Matthieu nous a conservé la tradition de la visite faite à Marie, peu après qu’Elle eut donné naissance à Jésus, par ceux que le texte synodal russe appelle, à la manière slave, les mages. Les traducteurs ont ainsi rendu le mot grec «magi», que nous trouvons dans le texte original de l’Évangile.

Qui étaient ces «magi» venus d’Orient? À l’est de l’Empire romain se trouvait la Perse, dont les relations avec Rome étaient loin d’être amicales. La religion d’État de la Perse aux temps évangéliques était le zoroastrisme. Les prêtres de cette religion étaient appelés en grec «mages». D’ailleurs, ces hommes ne pratiquaient pas la magie au sens moderne du mot.

Ils étaient les serviteurs du grand dieu bon nommé Ahura Mazda. Et ils menaient la guerre contre son sombre adversaire, appelé Angra Mainyu, ou, dans la prononciation grecque, Ahriman. Ils attendaient aussi celui qu’ils appelaient dans leur langue Saoshyant, ou Libérateur. Celui qui devait venir pour prendre la tête, sur la terre, de la grande guerre des forces de la lumière contre les forces des ténèbres. Et sans doute certains de ces hommes savaient-ils qu’ils n’étaient pas les seuls à attendre le Saoshyant. Qu’il y avait à l’Occident, dans une terre appelée Judée par ses habitants, un peuple qui attendait le même que lui. Seulement, ce peuple l’appelait autrement: l’Oint, le Messie. Et il s’est trouvé des hommes qui ont osé partir vers un pays ennemi pour trouver celui qu’ils attendaient tant.

Dieu a conduit ces hommes là où ils désiraient tant arriver. Et Il leur a donné de voir Celui qu’ils désiraient tant voir. Quant à eux, ils ont laissé à l’Enfant divin et à Sa Mère un cadeau royal. L’or, comme offrande au roi. L’encens, pour l’onction royale. Et la myrrhe, herbe sacrée des zoroastriens. Puis ils sont repartis comme ils étaient venus. Attendre le jour où le Saoshyant qu’ils avaient trouvé commencerait Sa guerre. Comme beaucoup de Juifs l’attendaient aussi. Ni les uns ni les autres ne savaient que la guerre serait tout autre que ce qu’ils imaginaient. Mais le Royaume aussi s’est révélé autre que ce que la majorité attendait. Et pourtant, celui qui voulait l’accueillir l’a accueilli. Car il s’agit, en fin de compte, de ce vers quoi l’on tend, et non de la manière dont on se le représente.

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Pour Mt 2:13-23
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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L'Ange adressa l'avertissement du danger non pas à Marie, mais à Joseph, à l'homme et chef de famille, responsable de la décision à prendre...  Lire la suite

L'Ange adressa l'avertissement du danger non pas à Marie, mais à Joseph, à l'homme et chef de famille, responsable de la décision à prendre. On entend souvent la question : pourquoi donc les autres parents de Bethléem ne furent-ils pas avertis du massacre des enfants qui approchait ? Il nous est désormais impossible d'en trouver une explication certaine. Peut-être, à part Joseph, les autres pères de famille n'ont-ils pas pu entendre l'avertissement, ou l'ont-ils repoussé ?

Il y a bien des siècles, Joseph, fils de Jacob, arrivé en Égypte, put sauver sa famille, et avec elle tout le peuple, de la mort par la famine. Et voici que maintenant un nouveau Joseph part en Égypte pour sauver de la terreur Celui qui deviendra le Sauveur de l'humanité. Comme Moïse hors d'Égypte, Joseph dut se hâter de fuir en Égypte, échappant à une sorte de pharaon qui avait pris le pouvoir sur la Terre promise.

Dès le moment de Sa naissance dans un monde empoisonné par la cruauté, puis dès la fuite en Égypte, Jésus dut partager les épreuves du chemin terrestre du peuple d'Israël et de toute l'humanité. Et dès ces premiers jours sur la terre commence aussi Son chemin de croix vers le Golgotha.

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Pour Mt 2:13-23
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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Que peut-on penser du massacre qu'Hérode organisa à Bethléem ? Un crime ? Sans aucun doute. Terrible, inouï ? En somme, non, bien sûr, aussi horrible que cela paraisse. Même dans l'Antiquité, ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel...  Lire la suite

Que peut-on penser du massacre qu'Hérode organisa à Bethléem ? Un crime ? Sans aucun doute. Terrible, inouï ? En somme, non, bien sûr, aussi horrible que cela paraisse. Même dans l'Antiquité, ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel, et encore moins au regard des événements des derniers siècles.

Et le plus horrible ici n'est pas la cruauté en tant que telle, mais la logique qui engendre cette cruauté. Il ne s'agit pas de la justifier : les dirigeants semblables à Hérode ne jugeaient pas nécessaire de justifier la cruauté lorsqu'elle leur paraissait opportune. Or Hérode, meurtrier d'enfants, est d'ailleurs entré dans l'histoire avec les épithètes de « grand » et de « bâtisseur » : on s'est souvenu de lui comme d'un gouvernant habile et adroit, qui savait manoeuvrer dans les entrelacs de la grande politique proche-orientale de son temps, et comme, pour parler dans un langage moderne, d'un « gestionnaire efficace » ayant mené à bien toute une série de projets d'envergure (c'est lui, en particulier, qui réalisa la reconstruction, et en fait la refonte complète, du Temple de Jérusalem, le transformant en un édifice grandiose et majestueux).

Mais les gens, à ce qu'il paraît, n'intéressaient Hérode que dans le contexte de ces mêmes projets d'envergure. Et quiconque représentait pour eux la moindre menace devait disparaître, sans parler de ceux qui pouvaient, ne serait-ce que par supposition, menacer son propre pouvoir. Tel est, apparemment, le revers de la « gestion efficace » : les personnes n'y sont plus qu'un matériau consommable. Et, qui plus est, le matériau le moins cher de tous.

Pour le Royaume, chacun est important. Pour les dirigeants de ce monde, aucun ne l'est.

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Pour Mt 2:13-23
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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On sent très fortement que l'Évangile selon Matthieu a été écrit pour les Juifs...  Lire la suite

On sent très fortement que l'Évangile selon Matthieu a été écrit pour les Juifs. Pour lui comme pour ses lecteurs, il est important de voir que l'enfance de Jésus correspond aux prophéties de l'Ancien Testament; cela témoigne que Jésus est véritablement le Messie.

En même temps, nous voyons ici un exemple de la manière dont, dans les toutes premières années de l'existence de l'Église, les apôtres apprenaient à recevoir la Sainte Écriture. Les paroles du Christ vivent en eux: «Sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle; ce sont elles qui rendent témoignage de Moi» (Jn 5:39), et ils découvrent ce témoignage là même où on ne l'avait pas vu auparavant.

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Pour Mt 2:13-23
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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La venue du Christ dans le monde s'accompagne d'une terrible tragédie : le meurtre des enfants innocents. Nous frémissons en lisant ces lignes. Mais...  Lire la suite

La venue du Christ dans le monde s'accompagne d'une terrible tragédie : le meurtre des enfants innocents. Nous frémissons en lisant ces lignes. Mais comparons cet épisode avec la manière dont le Christ décrit Sa seconde venue : « car on se dressera nation contre nation, et royaume contre royaume ; et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux » (Mt 24:7). Autrement dit, Il nous annonce des tragédies, encore des tragédies. Pourquoi, avons-nous envie de demander, pourquoi ? Pourquoi notre bon Dieu doit-Il venir d'une manière si terrible ? Mais ce n'est qu'une partie de la promesse. Regardons le chapitre 31 de Jérémie, d'où sont tirées les paroles du fragment d'aujourd'hui : « une voix se fait entendre à Rama, des pleurs, des sanglots et de grands cris ». De quoi y est-il question ? D'un siècle nouveau. Du fait qu'« alors la jeune fille se réjouira dans la danse, les jeunes hommes et les vieillards ensemble ; Je changerai leur deuil en joie, Je les consolerai et les réjouirai après leur affliction ». Nous devons traverser l'épreuve, sinon il n'y a aucun moyen d'ôter le mal de notre vie, tant il s'y est dissous. L'épreuve est inévitable et n'a pour seule cause que notre péché. « Réjouissez-vous dans l'espérance » (Rm 12:12), dit l'apôtre. Prenons au sérieux cet appel, ainsi que l'espérance elle-même. Car désormais Dieu est avec nous.

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Pour Mt 2:13
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
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Nous serions tous heureux de nous trouver auprès du Christ dans Son triomphe et Sa gloire....  Lire la suite

Nous serions tous heureux de nous trouver auprès du Christ dans Son triomphe et Sa gloire. Mais la Vierge Marie et saint Joseph partagent avec Lui d'abord Son humiliation et Sa souffrance. Il en fut ainsi dans les premiers jours de Sa vie terrestre, lorsqu'Il dut devenir réfugié et se sauver de la cruauté humaine. Ensuite, la Mère de Dieu demeura avec Lui aussi au Golgotha. Et c'est précisément cela que nous devons apprendre d'Elle, car être auprès de Son Fils dans Ses souffrances, c'est cela le salut.

Dès l'instant de Sa naissance dans un monde empoisonné par la cruauté, puis dès la fuite en Égypte, Jésus dut partager les épreuves du chemin terrestre du peuple d'Israël et de toute l'humanité. Et c'est dès ces premiers jours sur terre que commence Son chemin de croix vers le Golgotha.

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Dans le récit de la naissance de Jésus-Christ dans la crèche, avec la grotte, les bergers et les anges, il n'y a rien de sentimental ni de mièvre. En revanche, il y a beaucoup de grandeur et de solennité. Nous ne devons pas être troublés par...  Lire la suite

Dans le récit de la naissance de Jésus-Christ dans la crèche, avec la grotte, les bergers et les anges, il n'y a rien de sentimental ni de mièvre. En revanche, il y a beaucoup de grandeur et de solennité. Nous ne devons pas être troublés par le cadre modeste d'une étable de village et par la pauvreté des invités: c'est un véritable banquet messianique.

Tout ici renvoie au lointain ancêtre de Jésus et au plus célèbre roi oint, c'est-à-dire, en grec, Christ, David: sa ville natale de Bethléem, l'occupation des bergers, puisque David lui-même était berger chez son père, et les parallèles frappants avec Celui qui, lui aussi, sera Berger auprès de son Père. Lui aussi est né pour être Roi, Oint, Christ; lui aussi, comme le « plus petit des frères », vaincra miraculeusement, par la force de Dieu, l'Ennemi et « ôtera l'opprobre d'Israël » (cf. 1 S 17 ou Ps 151). L'évangéliste, connaissant toute l'histoire qui a suivi, a su discerner la gloire dans la vie ordinaire et pauvre d'une famille surprise par l'accouchement la nuit dans une étable. Nous aussi, nous connaissons cette histoire; mais savons-nous voir réellement?

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Rien n'a encore commencé. Déjà tout est passé. D'un bord à l'autre, d'une douce brume, la lumière s'est voilée...  Lire la suite

La Vielle de Noël

Rien n'a encore commencé. Déjà tout est passé.
D'un bord à l'autre, d'une douce brume, la lumière s'est voilée.
L'humidité ruisselle du brouillard, tantôt pluie, tantôt neige.
On ne distingue ni vallées, ni montagnes, ni lacs, ni rivières.
S'approchant sans bruit, d'un bord à l'autre
un seul linceul cache tous les lointains,
Un voile blanchâtre, sans forme, sans couleurs et sans frontières.
À deux pas on ne voit rien, et dans la neige fondue s'enfonce la trace
De ce couple inconnu pour lequel
il n'y a pas de place à l'auberge.
Sur la face de l'abîme, de nouveau les ténèbres, comme avant
le commencement des temps.
Tout s'affaisse dans la langueur du néant, dans le brouillard et le sommeil.
Comme le sapin sous la neige, comme la bête dans sa tanière, la volonté sommeille et la raison se tait.
Peut-être le cœur de l'amour veille-t-il, et pourtant lui-même
dort encore et encore.
Silencieux et sourd, heure après heure, l'œil est embrumé
et l'esprit aveugle,
Jusqu'à ce que le minuit attentif distingue le cri d'un nouveau-né.

(S.S. Averintsev, Genève, 24.12.1994)
La Vielle de Noël – veille de Noël (fr.)

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Pour qui le Sauveur naît-il ? Êtes-vous sûr que c'est pour vous ? Le monde entier a renié d'avance le Christ, ne Lui offrant, à Lui, nouveau-né, qu'une mangeoire pour le bétail. Les premiers sujets du nouveau Roi sont...  Lire la suite

Pour qui le Sauveur naît-il ? Êtes-vous sûr que c'est pour vous ? Le monde entier a renié d'avance le Christ, ne Lui offrant, à Lui, nouveau-né, qu'une mangeoire pour le bétail. Les premiers sujets du nouveau Roi sont de simples bergers.

Mais le Christ ne naît pas seulement pour ceux qui sont prêts à L'accueillir : l'Ange l'annonce sans équivoque, la joie sera pour tout le peuple. Selon le raisonnement humain, le monde se divise toujours en bons et en mauvais, en dignes et indignes du salut. Mais il suffit que le ciel s'ouvre un instant pour que retentisse le chœur de l'armée céleste : le Christ est pour tous.

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Pour Lc 2:1-20
Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité.
Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville.
Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David -
afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit.
L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte.
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
12 Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. "
13 Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant:
14 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance ! "
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
16 Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche.
17 Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant;
18 et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.
19 Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur.
20 Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.
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Chaque évangéliste décrit la Nativité du Christ à sa manière, en prêtant attention aux événements qui lui paraissent les plus...  Lire la suite

Chaque évangéliste décrit la Nativité du Christ à sa manière, en prêtant attention aux événements qui lui paraissent les plus importants. Parmi les événements de la Nativité, Luc accorde une attention particulière aux signes que Dieu donnait pour indiquer la messianité de Jésus. Le premier de ces signes fut la révélation reçue par les bergers qui se trouvaient non loin de Bethléem (v. 8). Le sens de la révélation était tout à fait clair. L’ange apparu aux bergers leur dit directement que le Messie attendu par le peuple est né, et la joie céleste éclatante confirme l’importance de ce qui se passe (v. 9-14).

À première vue, les bergers ne sont pas les personnes les plus indiquées pour entendre les premiers la nouvelle de la naissance du Messie. Ils ne possédaient ni pouvoir, ni autorité, ni savoir. S’ils avaient voulu raconter ce qu’ils avaient vu, on les aurait crus en dernier, si même on les avait crus. Au premier regard, on peut penser que de telles personnes sont peu concernées par les événements de la vie spirituelle, car elles ne ressemblent en rien aux militants religieux qu’étaient, par exemple, les pharisiens, absolument convaincus qu’eux, bien sûr, rencontreraient le Messie avant les autres.

Mais le Christ, visiblement, vient vers chacun, et pas seulement vers ceux qui mènent une vie religieuse intense. Il vient vers ceux qui L’attendent et qui sont prêts à L’accueillir. Or cela ne dépend pas toujours de l’activité religieuse d’une personne. Paradoxalement, une telle activité peut parfois même faire obstacle. Les bergers sont des gens simples, et leur réaction à la révélation reçue est elle aussi simple : allons voir (v. 15) ! Et lorsqu’ils arrivèrent à Bethléem et y virent l’enfant Christ, ils racontèrent simplement, comme ils le pouvaient, ce qu’ils avaient vu (v. 16-18). Puis ils repartirent en glorifiant Dieu pour la naissance du Messie promis (v. 20).

Il suffit de comparer ce simple récit-témoignage aux controverses théologiques que presque chaque parole et chaque acte de Jésus provoqueront chez ces mêmes pharisiens et chez les maîtres de la Torah pour comprendre pourquoi ce sont précisément les bergers qui reçoivent la révélation de la naissance du Messie. Si des rabbins savants s’étaient trouvés à leur place, la Vierge Marie aurait très probablement attendu encore longtemps le témoignage sur la naissance du Christ, si important pour elle (v. 19) : car avant de reconnaître qui que ce soit comme Messie, il fallait examiner l’affaire avec soin. Mais Dieu a plus souvent besoin de témoins que de théologiens. Il n’a pas besoin que nous analysions et évaluions Ses œuvres. Il Lui suffit pleinement que d’autres les entendent de notre bouche.

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Pour Lc 2:6-7
Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter.
Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle.
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Il est impossible à l'homme de saisir et de comprendre ce qui s'est produit. Non seulement parce que le fait même de la Nativité...  Lire la suite

Il est impossible à l'homme de saisir et de comprendre ce qui s'est produit. Non seulement parce que le fait même de la Nativité, la manière dont tout cela arrive, est, du point de vue humain, une absurdité totale. Mais aussi parce qu'ainsi l'homme reçoit la possibilité de comprendre comment Dieu aime. Son amour pour chacun est à la fois l'amour d'un père pour son enfant et l'amour d'un petit enfant pour ses parents. La rigueur, la responsabilité, le soin, le don de soi se fondent avec la tendresse, la confiance totale et la nécessité d'être constamment tout près : voilà à quoi ressemble Son Amour. Il veut que nous Le tenions dans nos bras, que nous ne Le laissions pas s'éloigner de nous, et ainsi Il nous donnera tout, nous protégera et nous donnera la paix. Il se donne à nous et, comme un enfant sourit à toute mère, ainsi Il nous aime tels que nous sommes. Et en nous confiant Sa vie à garder, Il nous fait seulement confiance comme personne ne nous fera jamais confiance.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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Traduit du grec, le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle ». Et le sens de cette bonne nouvelle résidait précisément dans le fait que le Messie attendu depuis des siècles par le peuple de Dieu était enfin venu dans le monde. C'est ce que les anges annoncent aux bergers...  Lire la suite

Traduit du grec, le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle ». Et le sens de cette bonne nouvelle résidait précisément dans le fait que le Messie attendu depuis des siècles par le peuple de Dieu était enfin venu dans le monde. C'est ce que les anges annoncent aux bergers. Ils appellent le Messie nouveau-né Seigneur et Sauveur.

Le mot grec correspondant, toutefois, est souvent interprété comme « Seigneur », avec le sens de Yahvé, dont le nom, dans les textes grecs, était d'ordinaire remplacé par un mot traduit par « maître » ou « seigneur » ; en grec, il n'y a pas de différence entre « maître » et « seigneur ». C'est pourquoi il n'est parfois pas simple de déterminer de quoi il est question dans un texte grec concret. Avec les textes hébreux, c'est plus simple : le nom Yahvé y apparaît à sa place propre sans changements, tandis que les traductions « pieuses » le remplacent généralement par ce même « maître » ou « seigneur ». Mais si le texte a été écrit en grec dès l'origine, il est assez difficile de comprendre s'il s'agit du Nom sacré ou simplement d'un titre.

Dans ce cas, cependant, nous avons très vraisemblablement devant nous précisément un titre, parce que le Messie a toujours été regardé avant tout comme Roi. Bien sûr, le messianisme populaire supposait que le Royaume serait entièrement terrestre et que le Messie aussi deviendrait un Roi entièrement terrestre. Mais les représentations populaires n'annulaient pas le fait que le Messie est vraiment Roi, même s'il ne l'est pas du genre de Royaume que la plupart des gens attendaient alors.

Jésus n'a jamais renoncé à son Royaume, tout en ne formulant jamais aucune prétention sur les royaumes terrestres. Et le titre de Sauveur était lui aussi traditionnellement messianique à l'époque évangélique. Il est vrai qu'ici encore le messianisme populaire supposait quelque chose de tout à fait terrestre : le Roi-Messie créerait un État juif fort, fondé sur des lois correspondant à la Torah, où trouveraient refuge non seulement chaque Juif, mais en général quiconque adorait le Dieu d'Israël et recherchait une vie pieuse.

Si l'on parlait du salut comme d'une libération complète du pouvoir du péché et de la mort, on ne le faisait que secondairement et dans une perspective eschatologique plus lointaine. Mais Jésus est vraiment devenu Sauveur pour tous ceux qui cherchent le Royaume, car l'homme y trouve non seulement la plénitude de la vie, mais aussi la délivrance du pouvoir du mal et du péché dans lequel gît le monde déchu. Délivrance pour toujours : car le Royaume, en entrant dans le monde, le transformera tôt ou tard complètement, faisant de lui une partie de lui-même et le libérant des conséquences de la chute. Enfin, pour toute l'éternité.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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La nouvelle de la naissance du Messie est joyeuse, pour tous et pour chacun; non seulement pour ceux qui plus tard seront appelés chrétiens, mais aussi pour tous ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux. Bien sûr, ceux qui L'attendaient le plus étaient les Juifs, le peuple de Dieu - eux seuls alors pouvaient comprendre ce qui s'était produit et ce que signifiait...  Lire la suite

La nouvelle de la naissance du Messie est joyeuse, pour tous et pour chacun; non seulement pour ceux qui plus tard seront appelés chrétiens, mais aussi pour tous ceux qui prennent la vie spirituelle au sérieux. Bien sûr, ceux qui L'attendaient le plus étaient les Juifs, le peuple de Dieu - eux seuls alors pouvaient comprendre ce qui s'était produit et ce que signifiait la bonne nouvelle. Les autres ne pouvaient que le deviner.

Mais il ne s'agit pas seulement de savoir qui comprend quoi, même si, pour la vie spirituelle, la prise de conscience joue un rôle clé. Il s'agit aussi de ce qui s'est précisément produit dans le Royaume qui, selon les paroles du Sauveur, «s'est approché». Or cela, les chrétiens ne sont pas les seuls à pouvoir le sentir: un homme peut ne rien savoir du Messie, du peuple de Dieu, ni même de l'histoire de l'Alliance et du salut, mais tout chercheur peut ressentir le souffle du Royaume.

Très remarquable, à cet égard, est la transformation que certains enseignements orientaux ont subie à l'époque chrétienne, par exemple l'hindouisme ou le bouddhisme. Aurait-on pu imaginer, à l'époque préchrétienne, qu'un hindou, même monothéiste conséquent ayant choisi la voie du yoga, appelle Dieu Père céleste? Or dans l'hindouisme contemporain cela se rencontre, et il ne s'agit pas ici de l'influence des missionnaires chrétiens: c'est le souffle de ce Royaume même qui ne tient dans aucun cadre religieux, du Royaume ouvert à quiconque aspire à une véritable vie spirituelle, quelle que soit la tradition à laquelle il appartient.

Bien sûr, il n'y a pas de Royaume sans Roi. Mais le chercheur ne connaît pas toujours le Roi d'emblée: parfois il apprend l'existence du Royaume avant celle de Celui qui y règne. Mais le Roi se réjouit de tout arrivant. Et l'on peut faire connaissance avec le Roi après avoir appris l'existence du Royaume, après l'avoir touché, après avoir compris que l'on allait précisément ici et que l'on est arrivé là où l'on voulait depuis longtemps parvenir. Avant le plein triomphe du Royaume, avant le retour du Christ dans la gloire, il reste encore du temps; il y a donc aussi du temps pour que les chercheurs rencontrent le Roi, fassent Sa connaissance, comprennent avec Qui ils ont fait rencontre, et se remettent à Lui.

Bien sûr, la représentation directe du Royaume sur terre devrait être d'abord l'Église. Mais elle n'est pas toujours à la hauteur de cette tâche, et le Christ Lui-même n'a jamais dit qu'Il limiterait Son action dans le monde aux frontières de l'Église terrestre. Il a promis de ne pas l'abandonner, mais Il ne nous a pas promis, à nous chrétiens, des droits exclusifs sur le Royaume. Car c'est Son Royaume et Son Église, et c'est à Lui seul de décider jusqu'où il s'étendra et qui pourra y prendre part.

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Pour Lc 2:10-11
10 Mais l'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple :
11 aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David.
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La vie de Jésus s’accomplie en nous lorsque nous connaissons non seulement les événements de Sa vie, mais aussi lorsque nous éprouvons ces événements comme étant des faits de notre biographie...  Lire la suite

La vie de Jésus s’accomplie en nous lorsque nous connaissons non seulement les événements de Sa vie, mais aussi lorsque nous éprouvons ces événements comme étant des faits de notre biographie. C’est pourquoi les paroles de l’Ange concernant la naissance du Sauveur ne sont pas adressées seulement aux bergers, mais à nous aussi aujourd’hui, présentement. Alors allons-y maintenant, jusqu’où peut aller notre foi? Acceptons –nous que c’est bien aujourd’hui que le «pauvre» Bébé, dont le Père a confie entre les mains de l’homme vient dans le monde? Si oui, alors amour et remerciement remuent en nous, et ce jour sera rempli d’une « grande joie ».

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Pour Lc 2:15
15 Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux : " Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître. "
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La réaction des bergers à ce qu'ils ont vu est celle de personnes normales qui font confiance à Dieu. On leur a dit que le Messie était né, on leur a dit où le chercher, et ils vont là où on leur a dit d'aller. Réaction normale de gens « simples ». Simples non pas nécessairement au sens de rudesse ou de manque d'instruction, mais au sens de cette intégrité intérieure...  Lire la suite

La réaction des bergers à ce qu'ils ont vu est celle de personnes normales qui font confiance à Dieu. On leur a dit que le Messie était né, on leur a dit où le chercher, et ils vont là où on leur a dit d'aller. Réaction normale de gens « simples ». Simples non pas nécessairement au sens de rudesse ou de manque d'instruction, mais au sens de cette intégrité intérieure qui s'oppose non à la rudesse ou à l'ignorance, mais à la brisure intérieure ou à la division. À ce qui empêche le plus souvent l'homme de voir et d'entendre Dieu. Même si le fait demeure : les personnes brisées, divisées, portées à une réflexion sans fin et sans fruit, se rencontrent plus volontiers parmi les instruits que parmi les non-instruits.

Si les anges avaient annoncé la naissance du Messie à des chefs du mouvement pharisien bien instruits dans la Torah, ou à des maîtres de la Torah, Joseph et Marie n'auraient très probablement pas eu d'invités de sitôt. En effet, avant d'y aller, ces personnes auraient eu besoin de tout analyser soigneusement, de peser, de décider si la vision était « correcte » ou « incorrecte », si elle correspondait aux critères de vérité et aux idées sur le Messie admises par les théologiens savants, ou non... Bref, les gens savants ne se seraient pas rassemblés rapidement pour regarder le Messie. Et la question ici, bien sûr, n'est pas l'instruction en elle-même.

La question est ce qui accompagne presque toujours cette instruction chez l'homme déchu. Et il ne s'agit pas seulement de l'arrogance ni du snobisme particulier propre à certains savants, mais d'une inclination à modéliser et à schématiser même là où aucun schéma ne convient par définition et où aucun modèle ne fonctionne. Et pas même parce que Dieu et le Messie ne peuvent être insérés dans aucun schéma ni modélisés d'aucune manière, mais parce qu'une personne inclinée à un tel intellectualisme commence souvent, sans s'en apercevoir elle-même, à se modéliser elle aussi. Sa propre vie. Une vie dont elle essaie de faire un schéma au lieu de simplement vivre.

Et alors, si une personne modélise sa propre vie au lieu de simplement la vivre, il devient pratiquement impossible de l'atteindre. Pour Dieu et pour une autre personne. Dans un tel cas, la personne disparaît, s'identifiant à son propre schéma, au modèle de sa propre existence. Et l'on ne communique pas avec un modèle ou un schéma ; ici, on peut seulement s'y ajuster ou partir. Mais Dieu n'a pas l'intention de s'ajuster aux schémas humains, et le Messie non plus. C'est pourquoi Dieu révèle les choses importantes à ceux qui vivent simplement, sans schémas ni modèles. Cette voie est plus vraie et plus sûre.

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Pour Mt 1:1-25
Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham:
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naasson, Naasson engendra Salmon,
Salmon engendra Booz, de Rahab, Booz engendra Jobed, de Ruth, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d'Urie,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Achaz, Achaz engendra Ézéchias,
10 Ézéchias engendra Manassé, Manassé engendra Amon, Amon engendra Josias,
11 Josias engendra Jéchonias et ses frères; ce fut alors la déportation à Babylone.
12 Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel.
13 Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
14 Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akhim, Akhim engendra Élioud,
15 Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Matthan, Matthan engendra Jacob,
16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, que l'on appelle Christ.
17 Le total des générations est donc : d'Abraham à David, quatorze générations ; de la déportation de Babylone au Christ, quatorze générations.
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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L'origine a-t-elle de l'importance pour la vie spirituelle ou non? À première vue, la réponse est évidente: bien sûr que non. En effet, s'il s'agit des relations...  Lire la suite

L'origine a-t-elle de l'importance pour la vie spirituelle ou non? À première vue, la réponse est évidente: bien sûr que non. En effet, s'il s'agit des relations de l'homme avec Dieu ou avec son prochain, est-il si important de savoir qui sont ses parents et quelle est sa nationalité? Car tout est déterminé ici uniquement par ces relations elles-mêmes. Et le Royaume est ouvert à quiconque est prêt à l'accueillir, indépendamment de la race, de la nationalité, de la religion.

Et pourtant l'évangéliste donne une généalogie détaillée de Jésus, à partir d'Abraham. Bien sûr, ce qui importe ici avant tout, c'est précisément que ce soit à partir d'Abraham: car avec Abraham commence l'histoire du peuple de Dieu. Mais, d'un autre côté, c'est précisément par Abraham, selon la parole de Dieu, que «seront bénies toutes les familles qui vivent sur la terre». Le Messie est né Juif, devenant Celui par qui s'est accomplie la promesse donnée par Dieu à Abraham.

Et ici la question de l'origine devient précisément une question spirituelle, non parce que Dieu aurait des favoris, mais parce que quelqu'un doit prendre sur lui la responsabilité d'être l'aide de Dieu dans l'accomplissement de Ses desseins, et que quelqu'un doit naître Messie pour que le royaume de Dieu devienne réalité. Un peuple, un Messie, pour le salut de tous et de chacun. Et ici l'origine s'avère déjà importante: car elle oblige. Elle oblige à participer à l'accomplissement du dessein de Dieu. Et à ne pas s'écarter du chemin qui mène au Royaume.

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Pour Mt 1:1-25
Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham:
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naasson, Naasson engendra Salmon,
Salmon engendra Booz, de Rahab, Booz engendra Jobed, de Ruth, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d'Urie,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Achaz, Achaz engendra Ézéchias,
10 Ézéchias engendra Manassé, Manassé engendra Amon, Amon engendra Josias,
11 Josias engendra Jéchonias et ses frères; ce fut alors la déportation à Babylone.
12 Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel.
13 Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
14 Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akhim, Akhim engendra Élioud,
15 Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Matthan, Matthan engendra Jacob,
16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, que l'on appelle Christ.
17 Le total des générations est donc : d'Abraham à David, quatorze générations ; de la déportation de Babylone au Christ, quatorze générations.
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Par rapport à l'Évangile selon Marc que nous avons déjà lu auparavant, cet Évangile apporte une information entièrement nouvelle : Jésus n'est pas venu du ciel déjà adulte et directement pour prêcher ; Il...  Lire la suite

Par rapport à l'Évangile selon Marc que nous avons déjà lu auparavant, cet Évangile apporte une information entièrement nouvelle : Jésus n'est pas venu du ciel déjà adulte et directement pour prêcher ; Il est né dans ce monde comme naît tout homme. Le Fils de Dieu S'est vraiment fait homme, Il a pris sur Lui la chair humaine exactement comme nous la prenons. C'est précisément pourquoi tout ce qu'Il accomplira ensuite concernera chacun de nous, parce que tout s'accomplira dans la nature humaine. Et Son nom, Jésus, signifie le salut de Dieu pour toute l'humanité. Pour illustrer et expliquer cette humanité absolue du Christ, l'apôtre Matthieu donne Sa généalogie, construite à partir de plusieurs séries de sept, le nombre de la plénitude, et Le place dans le contexte de toute l'Histoire sainte, de toute la chaîne des Alliances entre Dieu et l'homme. Et la citation d'Isaïe complète le tableau : celui de toutes les prophéties de l'Ancien Testament.

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Pour Mt 1:1-25
Livre de la genèse de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham:
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naasson, Naasson engendra Salmon,
Salmon engendra Booz, de Rahab, Booz engendra Jobed, de Ruth, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d'Urie,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Achaz, Achaz engendra Ézéchias,
10 Ézéchias engendra Manassé, Manassé engendra Amon, Amon engendra Josias,
11 Josias engendra Jéchonias et ses frères; ce fut alors la déportation à Babylone.
12 Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel.
13 Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
14 Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akhim, Akhim engendra Élioud,
15 Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Matthan, Matthan engendra Jacob,
16 Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, que l'on appelle Christ.
17 Le total des générations est donc : d'Abraham à David, quatorze générations ; de la déportation de Babylone au Christ, quatorze générations.
18 Or telle fut la genèse de Jésus Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph: or, avant qu'ils eussent mené vie commune, elle se trouva enceinte par le fait de l'Esprit Saint.
19 Joseph, son mari, qui était un homme juste et ne voulait pas la dénoncer publiquement, résolut de la répudier sans bruit.
20 Alors qu'il avait formé ce dessein, voici que l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : " Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus : car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. "
22 Or tout ceci advint pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l'appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : " Dieu avec nous ".
24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l'Ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui sa femme;
25 et il ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus.
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Aujourd'hui, à la liturgie, nous lisons tout le premier chapitre de l'Évangile selon Matthieu, comprenant la généalogie du Christ et le récit de Sa Nativité à Bethléem. Toute la structure de ce chapitre est déterminée par un mouvement particulier du récit, depuis Adam, le premier des ancêtres du Christ selon la chair, jusqu'au moment où...  Lire la suite

Aujourd'hui, à la liturgie, nous lisons tout le premier chapitre de l'Évangile selon Matthieu, comprenant la généalogie du Christ et le récit de Sa Nativité à Bethléem. Toute la structure de ce chapitre est déterminée par un mouvement particulier du récit, depuis Abraham, l'ancêtre du peuple de Dieu, jusqu'au moment où Joseph donne au Nouveau-né le nom de Jésus. Le jour même de la fête, nous lirons encore une fois le récit de la Nativité tiré de ce chapitre, puis le récit de l'adoration des mages. Mais aujourd'hui il est important pour nous de voir toute cette histoire humaine contenue dans la longue liste de noms d'Abraham à Jésus.

L'évangéliste Matthieu, avec son aspiration caractéristique à systématiser les informations qu'il expose, nous propose un schéma assez conventionnel du mouvement de l'histoire, la divisant en trois périodes de quatorze générations chacune. Il est évident que les nombres qu'il donne ont plutôt un caractère symbolique. Dans le détail, la généalogie chez Matthieu diffère de celle de Luc ; cela tient aux particularités du système juif de parenté et de paternité. Mais ce ne sont pas cela, ni les détails, qui importent à l'évangéliste. Il donne, à proprement parler, la généalogie de Joseph, l'époux de Marie, qui accueille l'Enfant né d'Elle comme le sien et, jusqu'à la fin de sa vie, Le protège et Le sert. Dans une certaine mesure, c'est la vocation de chacun de nous.

En parlant de la Nativité, l'évangéliste Matthieu laisse hors du cadre de son récit l'Annonciation et attire d'abord notre attention sur la foi de Joseph. Ayant cru à l'Ange, il s'élève au-dessus de la faiblesse et des limites humaines et devient participant de l'action salvatrice de Dieu. Et en la personne de Joseph, comme plus tard en la personne des disciples du Christ, toute l'humanité accueille l'Enfant Christ. Parce que la Nativité est la fin de toute l'histoire de l'éloignement de Dieu et de la recherche des chemins du retour, l'histoire de la résistance à Dieu et l'histoire du salut. Toute la solitude humaine, l'impuissance et la mortalité s'achèvent pour nous dans la grotte de Bethléem, où naît Celui qui demeurera avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde.

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Pour Mt 2:1-23
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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L’arrivée à Jérusalem des « mages » venus « d’Orient », décrite dans la lecture d’aujourd’hui, soulève toute une série de questions. Qui étaient ces « mages » ? Pourquoi la question de la naissance du Messie-Christ, qui...  Lire la suite

L’arrivée à Jérusalem des « mages » venus « d’Orient » (v. 1), décrite dans la lecture d’aujourd’hui, soulève toute une série de questions. Qui étaient ces « mages » ? Pourquoi la question de la naissance du Messie-Christ les intéressait-elle, alors qu’elle semblait, à cette époque, ne pouvoir intéresser que les Juifs ? Et quelle mystérieuse « étoile » (v. 2) les guidait ? La réponse traditionnelle à cette dernière question a consisté à dire que les « mages », qui connaissaient bien l’astronomie de leur temps, avaient pu remarquer dans le ciel étoilé un phénomène inhabituel qu’ils avaient interprété comme un signe que le Messie était réellement né. Mais une telle réponse suppose que ces « mages » connaissaient non seulement bien l’astronomie, mais attendaient aussi la venue du Messie tout autant que les Juifs eux-mêmes.

La Palestine faisait alors partie de l’Empire romain, qui, à l’est, avait pour voisin la Perse, que les Romains ne parvinrent jamais à conquérir malgré de nombreuses tentatives. La religion d’État de la Perse était alors le zoroastrisme, et les prêtres de cette religion étaient appelés en grec, dans l’Empire romain, des « mages ». Or le zoroastrisme se distinguait par le fait que ses adeptes, comme les Juifs, attendaient un Messie qui viendrait sur la terre à la fin des temps pour y conduire la dernière bataille des fils de la Lumière contre les fils des ténèbres. Il semble qu’il se soit trouvé parmi les prêtres zoroastriens des hommes qui osèrent sortir du cadre de leur propre religion prescrit par la tradition. Ce sont eux qui partirent en Judée pour y trouver le Messie qu’ils attendaient tant.

Bien sûr, les représentations messianiques zoroastriennes traditionnelles différaient sensiblement des représentations bibliques. Mais, pour ceux qui partirent en Palestine, le désir de trouver la vérité fut manifestement plus fort que l’influence des opinions admises et la pression du milieu. Cette pression pouvait être très forte : l’Empire romain et la Perse étaient traditionnellement ennemis, et partir en Judée signifiait pour les mages se rendre directement dans le camp adverse. De plus, ils n’avaient évidemment aucune garantie de trouver réellement Celui qu’ils cherchaient. Mais, à ce qu’on voit, trouver le Messie dont parlaient non seulement les livres bibliques, mais aussi les livres zoroastriens, était absolument nécessaire pour ces hommes. C’est pourquoi ils trouvèrent Celui qu’ils cherchaient (v. 9-11).

Dieu n’a pas destiné chacun à naître dans le peuple de Dieu. Mais la recherche de la vérité est accessible à chacun. Et si cette recherche est sincère et persévérante, tôt ou tard elle conduira inévitablement celui qui cherche vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

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Pour Mt 2:1-23
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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Pour l’évangéliste, l’Enfant qui vient de naître est le Messie promis, Celui qui doit accomplir en Lui-même toute l’Histoire sainte...  Lire la suite

Pour l’évangéliste, l’Enfant qui vient de naître est le Messie promis, Celui qui doit accomplir en Lui-même toute l’Histoire sainte du peuple d’Israël et la mener à sa plénitude. C’est pourquoi le récit d’aujourd’hui laisse reconnaître des détails de l’histoire de Moïse, de la sortie d’Égypte et de la marche à travers le désert. Un roi cruel veut anéantir l’espérance d’Israël et tue des enfants innocents (Ex 1) ; Dieu fait sortir Israël d’Égypte (ce parallèle est confirmé par la citation du prophète) ; des sages venus d’Orient, guidés par une étoile, bénissent Israël (Nb 24:17). Dieu ne sauve pas Son peuple de l’extérieur de l’histoire, mais en Se tenant en son cœur même : le Christ naît sur terre pour traverser toutes les épreuves et les peines de Son peuple et, plus largement, de tous les hommes. Le mystère merveilleux de la participation à Dieu s’accomplit en Celui qui a marché sur notre terre, respiré notre air, contemplé notre ciel, vécu dans notre monde et rempli notre histoire et notre vie...

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Pour Mt 2:1-23
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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Pour l’évangéliste, l’Enfant qui vient de naître est le Messie promis, Celui qui doit accomplir en Lui-même toute l’Histoire sainte...  Lire la suite

Pour l’évangéliste, l’Enfant qui vient de naître est le Messie promis, Celui qui doit accomplir en Lui-même toute l’Histoire sainte du peuple d’Israël et la mener à sa plénitude. C’est pourquoi le récit d’aujourd’hui laisse reconnaître des détails de l’histoire de Moïse, de la sortie d’Égypte et de la marche à travers le désert. Un roi cruel veut anéantir l’espérance d’Israël et tue des enfants innocents (Ex 1) ; Dieu fait sortir Israël d’Égypte (ce parallèle est confirmé par la citation du prophète) ; des sages venus d’Orient, guidés par une étoile, bénissent Israël (Nb 24:17). Dieu ne sauve pas Son peuple de l’extérieur de l’histoire, mais en Se tenant en son cœur même : le Christ naît sur terre pour traverser toutes les épreuves et les peines de Son peuple et, plus largement, de tous les hommes. Le mystère merveilleux de la participation à Dieu s’accomplit en Celui qui a marché sur notre terre, respiré notre air, contemplé notre ciel, vécu dans notre monde et rempli notre histoire et notre vie...

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Pour Mt 2:1-23
Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui.
Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ.
" A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre,
et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant.
10 À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
11 Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12 Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.
13 Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. "
14 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte;
15 et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur : D'Égypte j'ai appelé mon fils.
16 Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, fut pris d'une violente fureur et envoya mettre à mort, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans, d'après le temps qu'il s'était fait préciser par les mages.
17 Alors s'accomplit l'oracle du prophète Jérémie:
18 Une voix dans Rama s'est fait entendre, pleur et longue plainte : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et elle ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.
19 Quand Hérode eut cessé de vivre, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,
20 et lui dit : " Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d'Israël ; car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. "
21 Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, et rentra dans la terre d'Israël.
22 Mais, apprenant qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place d'Hérode son père, il craignit de s'y rendre; averti en songe, il se retira dans la région de Galilée
23 et vint s'établir dans une ville appelée Nazareth ; pour que s'accomplît l'oracle des prophètes : Il sera appelé Nazôréen.
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L’arrivée à Jérusalem des « mages » venus « d’Orient » (v. 1), décrite dans la lecture d’aujourd’hui, soulève toute une série de questions. Qui étaient ces « mages » ? Pourquoi la question de la naissance du Messie-Christ les intéressait-elle, alors qu’elle semblait, à cette époque, ne pouvoir intéresser que les Juifs ? Et quelle mystérieuse « étoile » (v. 2) les guidait ? La réponse traditionnelle à cette dernière question a consisté à dire que les « mages », qui connaissaient bien l’astronomie de leur temps, avaient pu remarquer dans le ciel étoilé un phénomène inhabituel qu’ils avaient interprété comme un signe que le Messie était réellement né. Mais une telle réponse suppose que ces « mages » connaissaient non seulement bien l’astronomie, mais attendaient aussi la venue du Messie tout autant que les Juifs eux-mêmes.

La Palestine faisait alors partie de l’Empire romain, qui, à l’est, avait pour voisin la Perse, que les Romains ne parvinrent jamais à conquérir malgré de nombreuses tentatives. La religion d’État de la Perse était alors le zoroastrisme, et les prêtres de cette religion étaient appelés en grec, dans l’Empire romain, des « mages ». Or le zoroastrisme se distinguait par le fait que ses adeptes, comme les Juifs, attendaient un Messie qui viendrait sur la terre à la fin des temps pour y conduire la dernière bataille des fils de la Lumière contre les fils des ténèbres. Il semble qu’il se soit trouvé parmi les prêtres zoroastriens des hommes qui osèrent sortir du cadre de leur propre religion prescrit par la tradition. Ce sont eux qui partirent en Judée pour y trouver le Messie qu’ils attendaient tant.

Bien sûr, les représentations messianiques zoroastriennes traditionnelles différaient sensiblement des représentations bibliques. Mais, pour ceux qui partirent en Palestine, le désir de trouver la vérité fut manifestement plus fort que l’influence des opinions admises et la pression du milieu. Cette pression pouvait être très forte : l’Empire romain et la Perse étaient traditionnellement ennemis, et partir en Judée signifiait pour les mages se rendre directement dans le camp adverse. De plus, ils n’avaient évidemment aucune garantie de trouver réellement Celui qu’ils cherchaient. Mais, à ce qu’on voit, trouver le Messie dont parlaient non seulement les livres bibliques, mais aussi les livres zoroastriens, était absolument nécessaire pour ces hommes. C’est pourquoi ils trouvèrent Celui qu’ils cherchaient (v. 9-11).

Dieu n’a pas destiné chacun à naître dans le peuple de Dieu. Mais la recherche de la vérité est accessible à chacun. Et si cette recherche est sincère et persévérante, tôt ou tard elle conduira inévitablement celui qui cherche vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

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