RÉFLEXIONS. Lectures orthodoxes.

RÉFLEXIONS pour Mt 1:18-25

Aujourd'hui, nous célébrons un office particulier, les Heures royales, ou heures de la veille de la Nativité du Christ. Aux Heures royales, nous lisons plusieurs passages de l'Ancien Testament, de l'épître aux Hébreux, ainsi que les récits des évangélistes Matthieu et Luc sur la Nativité. Dans cet office inhabituel, le plus important est son caractère pascal fortement souligné. Au fond, c'est presque une copie exacte des Heures célébrées le jour de la mort du Christ sur la Croix, le Grand Vendredi.

Les Heures royales du Vendredi saint comme celles de la Nativité du Christ furent composées par le patriarche Sophrone de Jérusalem (mort en 644) dans la première moitié du VIIe siècle ; leur profonde ressemblance vise à désigner le commencement et l'achèvement de l'action salvatrice de Dieu : la Nativité du Christ et son sacrifice sur la Croix. Ces événements nous révèlent le dessein de Dieu comme le passage salvateur de Dieu à travers notre monde, qui s'achève dans le triomphe de la Croix et de la Résurrection.

Et saint Sophrone écrit ainsi au sujet de la raison de la Nativité : « Comme descendante de la lignée de David, Marie fut autrefois recensée à Bethléem avec le vieillard Joseph, portant en son sein le Fruit sans semence ; lorsque le temps de l'enfantement arriva, il n'y avait aucun lieu où loger, et la grotte apparut à la Reine comme un beau palais. Ainsi le Christ naît pour relever son image tombée autrefois ». La Nativité est donc le commencement du chemin de la Croix, et c'est précisément ainsi que l'Église l'aborde.