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RÉFLEXIONS pour 1Jn 4:1-6

Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde.
À ceci reconnaissez l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir; eh bien! maintenant, il est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus. Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute, qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas. C'est à quoi nous reconnaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur.
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Le monde est rempli de phénomènes, d'événements et d'enseignements spirituels. Tout cela est très varié, parce que même d'un seul Esprit, l'Esprit Saint, peuvent provenir des dons et des fruits très différents. Mais l'Esprit Saint n'est pas le seul esprit qui agisse dans le monde. Comment s'y retrouver, comment discerner de quel esprit provient tel ou tel phénomène ou enseignement ?

L'apôtre Jean propose un critère qui, au premier abord, paraît quelque peu inattendu. Tout ce que l'Esprit de Dieu révélait aux hommes, dans l'Ancien Testament par exemple, parlait-il toujours de Jésus-Christ ? Directement, semble-t-il, non. Mais Jésus dit aux disciples : « Scrutez les Écritures, car elles parlent de moi ». Et l'apôtre Paul appelle l'Ancien Testament un « pédagogue vers le Christ ». En effet, la chaîne des alliances qui forme l'axe de l'histoire sainte ne prend sens et finalité que lorsqu'elle conduit à la plénitude de l'union de Dieu et de l'homme, donc à la divino-humanité du Christ, au Fils de Dieu venu dans la chair.

Ce critère « fonctionne-t-il » aujourd'hui, alors que les phénomènes spirituels sont devenus plus variés que jamais et que tous les enseignements, d'une manière ou d'une autre, sont obligés de tenir compte du phénomène du christianisme ? Je pense qu'il « fonctionne », comme critère nécessaire, mais non suffisant. Un enseignement venant de Dieu affirmera nécessairement la divino-humanité du Christ ; mais une « mimique » est possible, lorsque « l'esprit qui ne vient pas de Dieu » enseigne : « Oui, le Christ, bien sûr, mais il faut encore... ». Et là, nous ne pouvons nous passer d'un don particulier de l'Esprit Saint : le don du discernement des esprits.

Autres réflexions

 
Pour 1Jn 4:2-3
À ceci reconnaissez l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir; eh bien! maintenant, il est déjà dans le monde.
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L'apôtre nous parle de la nécessité d'éprouver les esprits, c'est-à-dire de distinguer dans la vie ce qui est de Dieu et ce qui est satanique...  Lire la suite

L'apôtre nous parle de la nécessité d'éprouver les esprits, c'est-à-dire de distinguer dans la vie ce qui est de Dieu et ce qui est satanique. Avant ces paroles, l'apôtre souligne que ce qui caractérise un chrétien, c'est la foi, l'observance des commandements et un coeur ouvert devant Dieu. Et il formule les paroles célèbres parfois appelées « critère de l'apôtre Jean ». Tout esprit, dit l'apôtre, qui confesse le Christ venu dans la chair est de Dieu. Si nous regardons attentivement l'histoire du développement dogmatique du christianisme à l'époque des conciles oecuméniques, nous verrons qu'en fin de compte tous les faux enseignements ont été rejetés par l'Église précisément selon ce critère. Et, inversement, la correspondance à ce critère aide à distinguer les confessions chrétiennes des sectes quasi chrétiennes.

Mais, outre leur signification dogmatique et historique, ces paroles sont aussi très importantes dans la vie pratique des chrétiens. Avant tout, l'apôtre Jean parle du discernement des esprits qui parlent dans le coeur humain. Ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, ce qui est digne d'un chrétien et ce qui en est indigne : pour le distinguer dans sa propre vie, il faut, dans une large mesure, utiliser précisément le critère de l'apôtre Jean.

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Pour 1Jn 4:2-3
À ceci reconnaissez l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir; eh bien! maintenant, il est déjà dans le monde.
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L'apôtre nous parle de la nécessité d’éprouver les esprits, c'est-à-dire les distinctions entre ce qui est de Dieu et ce qui est de satan dans la vie. Avant ces mots, l'apôtre souligne que la foi...  Lire la suite

L'apôtre nous parle de la nécessité d’éprouver les esprits, c'est-à-dire les distinctions entre ce qui est de Dieu et ce qui est de satan dans la vie. Avant ces mots, l'apôtre souligne que la foi, l'exécution des commandements et le cœur ouvert devant Dieu sont caractéristiques du chrétien. Et il formule les mots célèbres parfois appelés "le critère de l'apôtre Jean». Tout esprit, dit l'apôtre, qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu. Si nous regardons attentivement l'histoire du développement dogmatique du christianisme à l'époque des Conciles œcuméniques, nous verrons qu'en fin de compte toutes les fausses doctrines étaient rejetées par l'Église notamment selon ce critère. Et, à l’inverse, la conformité à ce critère aide à distinguer les confessions chrétiennes des sectes quasi chrétiennes.

Mais hormis la signification dogmatique et historique, ces mots sont aussi très importants dans la vie pratique des chrétiens. En premier lieu l'apôtre Jean parle de la distinction des esprits parlant dans le cœur de quelqu’un. Qu'est ce qui est correct et qu'est ce qui ne l’est pas, qu'est ce qui est digne pour un chrétien, et qu'est ce qui est indigne – dans une large mesure il faut utiliser précisément le critère de l’apôtre Jean pour faire cette distinction dans la vie personnelle.

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Pour 1Jn 3:21-4:6
21 Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons pleine assurance devant Dieu:
22 quoi que nous lui demandions nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
23 Or voici son commandement: croire au nom de son Fils Jésus Christ et nous aimer les uns les autres comme il nous en a donné le commandement.
24 Et celui qui garde ses commandements demeure en Dieu et Dieu en lui ; à ceci nous savons qu'il demeure en nous : à l'Esprit qu'il nous a donné.
Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s'ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde.
À ceci reconnaissez l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu;
et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu; c'est là l'esprit de l'Antichrist. Vous avez entendu dire qu'il allait venir; eh bien! maintenant, il est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus. Car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde; c'est pourquoi ils parlent d'après le monde et le monde les écoute.
Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute, qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas. C'est à quoi nous reconnaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur.
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«Bien-aimés! si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu…» Le cœur… mais pourquoi le cœur? Car la capacité de juger semble appartenir...  Lire la suite

«Bien-aimés! si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu…» Le cœur… mais pourquoi le cœur? Car la capacité de porter des jugements semble appartenir à l’intelligence, non au cœur. Il y eut un homme nullement religieux, un homme des Temps modernes (il vécut au XVIIe siècle), François de La Rochefoucauld, moraliste qui précéda l’apparition de Voltaire, Rousseau et Diderot, et il disait ceci: l’esprit est toujours la dupe du cœur. Il voulait peut-être dire autre chose que ce que nous allons tenter de lui faire dire. Mais voici encore une opinion, celle d’un homme tout différent, bien qu’ayant vécu à peu près à la même époque: les paroles de Spinoza selon lesquelles les passions ne sont vaincues non par la raison, mais seulement par des passions plus fortes. Ce n’est pas par hasard que nous parlons maintenant de cela, et ce n’est pas par hasard que l’Apôtre parle du cœur qui ne condamne pas, car nous sommes aux portes du Grand Carême. Nous mangerons moins et nourrirons moins bien notre cerveau afin de contraindre le cœur à devenir plus sensible et à nous dire s’il nous condamne. Car très souvent, sinon toujours, nous nous repentons de ce que notre intelligence nous propose pour la confession. Or que sont nos péchés? Presque tous sont des passions, et voilà que nous essayons de les vaincre par l’intelligence. Bien sûr, nous tâchons de faire comme si nous les vainquions par l’ascèse… Mais quelle ascèse peut pratiquer l’homme urbain moderne, qui doit aller travailler chaque jour et réfléchir au travail malgré l’hypoglycémie, qui doit courir avec ses enfants et ses parents âgés? L’ascèse au sens véritable est impossible dans de telles conditions; tout cela n’est qu’une autolimitation à la mesure de ses forces. Il ne nous reste alors, pour lutter contre les passions, que l’intelligence. Mais voici le témoignage de deux hommes si différents: cela peut être tout à fait inutile. Revenons maintenant aux paroles de l’Apôtre: «…si notre cœur ne nous condamne pas…». Regardons cet organe merveilleux: le cœur. C’est l’un des mots les plus fréquents de la Bible. Voici ce qu’écrit le philosophe du cœur, comme certains l’appellent, B. Vycheslavtsev: «Il faut reconnaître le cœur comme l’organe fondamental des expériences religieuses. Dans la simplicité et l’accessibilité de ce mot “cœur”, de ce symbole constamment présent dans le langage courant, réside sa haute valeur religieuse. Un homme “sans cœur” est un homme sans amour et sans religion; l’irréligion est, en fin de compte, absence de cœur». Consacrons le Grand Carême à accueillir dans notre cœur le Saint Cœur de Jésus et à chercher, dans l’infini Saint Cœur de Jésus, une petite place pour notre propre cœur.

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