RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour 1Jn 4:1-6

Le monde est rempli de phénomènes, d'événements et d'enseignements spirituels. Tout cela est très varié, parce que même d'un seul Esprit, l'Esprit Saint, peuvent provenir des dons et des fruits très différents. Mais l'Esprit Saint n'est pas le seul esprit qui agisse dans le monde. Comment s'y retrouver, comment discerner de quel esprit provient tel ou tel phénomène ou enseignement ?

L'apôtre Jean propose un critère qui, au premier abord, paraît quelque peu inattendu. Tout ce que l'Esprit de Dieu révélait aux hommes, dans l'Ancien Testament par exemple, parlait-il toujours de Jésus-Christ ? Directement, semble-t-il, non. Mais Jésus dit aux disciples : « Scrutez les Écritures, car elles parlent de moi ». Et l'apôtre Paul appelle l'Ancien Testament un « pédagogue vers le Christ ». En effet, la chaîne des alliances qui forme l'axe de l'histoire sainte ne prend sens et finalité que lorsqu'elle conduit à la plénitude de l'union de Dieu et de l'homme, donc à la divino-humanité du Christ, au Fils de Dieu venu dans la chair.

Ce critère « fonctionne-t-il » aujourd'hui, alors que les phénomènes spirituels sont devenus plus variés que jamais et que tous les enseignements, d'une manière ou d'une autre, sont obligés de tenir compte du phénomène du christianisme ? Je pense qu'il « fonctionne », comme critère nécessaire, mais non suffisant. Un enseignement venant de Dieu affirmera nécessairement la divino-humanité du Christ ; mais une « mimique » est possible, lorsque « l'esprit qui ne vient pas de Dieu » enseigne : « Oui, le Christ, bien sûr, mais il faut encore... ». Et là, nous ne pouvons nous passer d'un don particulier de l'Esprit Saint : le don du discernement des esprits.