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RÉFLEXIONS pour Mc 8:36-37

36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
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Même si tu gagnes le monde entier, si l'on vient prendre ton âme, tu donneras tout cela pour racheter ton âme; sinon, à qui tout cela appartiendra-t-il? Mais ces paroles apparemment claires doivent être considérées beaucoup plus largement que leur contexte étroit, parce que le mot «rançon» et la notion même de rançon sont très importants pour la théologie de l'Ancien comme du Nouveau Testament. Pour l'Ancien Testament, cette notion était l'un des facteurs les plus importants des rapports des hommes entre eux et avec Dieu, voir le Lévitique. Mais déjà à l'époque chrétienne, cette réalité de la spiritualité vétérotestamentaire a commencé à être douloureusement repensée. La dite «théorie de la rançon» a connu, au cours de l'histoire néotestamentaire, diverses modifications. Elle fut acceptée par certains Pères saints et rejetée par d'autres. Voici ce qu'écrit saint Grégoire le Théologien: «Pour qui et à cause de qui a été versé ce sang, grand et très glorieux sang de Dieu, du Grand Prêtre et de la Victime, versé pour nous? Nous étions soumis au malin, vendus au péché, et nous avions reçu la jouissance en échange du mal. Si la rançon n'est donnée qu'à celui qui nous tient en son pouvoir, je demande: à qui et pour quelle raison cette rançon a-t-elle été apportée? Si c'est au malin, rejetons l'outrage, autrement dit il serait offensant de penser que nous payons celui qui fait le mal. [...] Si c'est au Père, d'abord comment cela? Nous n'étions pas captifs auprès de Lui. Et ensuite, pour quelle raison le sang du Fils unique serait-il agréable au Père, Lui qui n'a même pas accepté Isaac offert par son père, mais a remplacé le sacrifice en donnant un bélier à la place d'une victime raisonnable?» Cité d'après Hilarion Alfeyev, La vie et l'enseignement de saint Grégoire le Théologien. Il n'y a pas d'argument plus convaincant contre toute théorie de la rançon. Et pour le comprendre, rappelons le monde d'aujourd'hui, où des hommes sont pris en otage par des terroristes. Même les États les plus humains ne paient jamais de rançon, car on ne peut permettre que le mal «prenne un prix si immense pour sa tyrannie», comme le dit saint Grégoire au même endroit. Mais de quelle rançon est-il donc question dans la lecture apostolique d'aujourd'hui? D'aucune. Car l'homme ne donnera aucune rançon pour son âme; il la remettra tout simplement et gratuitement entre les mains de Dieu.

Autres réflexions

 
Pour Mc 8:34-9:1
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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Ayant révélé aux disciples le mystère de Son chemin, Jésus commence une conversation très importante pour chacun de nous: quelle est...  Lire la suite

Ayant révélé aux disciples le mystère de Son chemin, Jésus commence une conversation très importante pour chacun de nous: quelle est la participation de l’homme au dessein de Dieu.

Il est très important de ne pas oublier que notre salut a été acheté à un prix aussi élevé, par la mort sur la croix du Fils de Dieu, et que cela nous impose des obligations très sérieuses. Abstraitement, cela paraît beau, mais qu’est-ce que cela signifie concrètement? Dans l’Évangile selon Matthieu (Mt 25:31-46), le Christ en donne une interprétation pratique très claire: ce que nous faisons à quelqu’un d’autre, nous le faisons à Lui-même.

Et cela est déjà très difficile. Quand nous voyons la souffrance: un pauvre qui demande l’aumône, un enfant ou un adulte gravement malade, une personne sans toit au-dessus de la tête, la première réaction, la plus simple, est la peur. Nous avons peur d’être auprès d’une personne qui souffre, parce que nous ne pouvons pas nous en protéger, parce que nous commençons à souffrir avec elle. D’autant plus que très souvent de telles situations paraissent sans issue; parfois, nous ne pouvons réellement pas changer les circonstances. Alors la solution simple semble être de protéger notre bien-être intérieur, notre équilibre psychique, de fuir la souffrance des autres, et cela est très compréhensible humainement.

Pourtant Jésus appelle chacun de nous à ce que triomphe en nous non pas l’humain, mais le divin. Non pas notre peur humaine commune devant la souffrance, mais Son amour et Sa miséricorde, qui peuvent faire de nous-mêmes des participants au mystère du salut du monde.

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Pour Mc 8:34-9:1
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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Les paroles du Sauveur : « si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il Me suive » nous donnent des indications étonnamment concrètes. Le sens de Ses paroles ne nous paraît difficile à comprendre que parce que...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur : « si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il Me suive » nous donnent des indications étonnamment concrètes. Le sens de Ses paroles ne nous paraît difficile à comprendre que parce qu’il est difficile de vouloir les accomplir.

L’expérience de la vie parmi les hommes, que possède chaque personne, nous donne une connaissance intérieure de ce que signifie renoncer à soi-même. Cela signifie vivre non pas pour ses propres intérêts, ou d’autres intérêts élevés, en ne consacrant aux autres son temps et ses forces que comme une grande faveur. Cela signifie que le besoin qu’a une autre personne de toi, de ton aide, de ton attention, est plus important que tes besoins en quoi que ce soit. Cela signifie que les autres ne se contentent pas de t’offrir une possibilité d’humilité, mais l’exigent impérieusement et durement, étendant leurs prétentions à la domination jusqu’au centre même de ta personne.

Accepter cela pour le Christ, voilà ce que signifie prendre sa croix. Le cœur de l’homme sait tout cela. Il nous arrive même d’agir selon ce commandement, parce qu’il n’existe pas d’autre manière de construire des relations saines avec les autres. Mais ce bonheur se révèle si douloureux qu’il est très difficile d’y consentir pour le Crucifié.

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Pour Mc 8:34-9:1
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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«Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il Me suive». Que signifie renoncer à soi-même? Car, semble-t-il, notre moi, notre personnalité, est la seule chose...  Lire la suite

«Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il Me suive». Que signifie renoncer à soi-même? Car, semble-t-il, notre moi, notre personnalité, est la seule chose qui nous appartienne directement, avec laquelle nous avons affaire à chaque instant, et s'en séparer est quelque chose d'inconcevable. Nous recevons la réponse à cette question dans l'Épître aux Galates (Ga 2:16-20). À un certain moment vient la conscience que «ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi». Mais elle ne vient qu'après une longue ascèse de renoncement à sa propre volonté, nourrie du désir ardent de ressembler en tout au Christ. Et l'essentiel en quoi nous pouvons Lui ressembler, c'est de monter sur la croix, sur notre croix.

Il serait cependant faux de penser que nos personnalités sont indifférentes au Seigneur, qu'Il puisse vouloir niveler notre moi. Quand il est dit que Dieu sera tout en tous, cela signifie que ce «tous» en qui Dieu sera «tout» demeure dans son identité propre; sinon on aurait pu dire simplement que Dieu sera tout. Mais en demeurant dans son unicité, il n'aura plus en lui de place pour quoi que ce soit qui s'oppose à Dieu ou lutte contre Dieu. Tout sera tourné vers Dieu, et non loin de Lui.

Et le commencement en est posé dès maintenant. Nous devons comprendre clairement ce qu'est une «génération adultère» et nous en séparer consciemment. Et surtout témoigner de notre foi devant elle. Il nous semble parfois qu'il vaut mieux se taire quelque part pour ne pas lancer de disputes... mais c'est toujours une trahison.

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Pour Mc 8:27-9:1
27 Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe, et en chemin il posait à ses disciples cette question : " Qui suis-je, au dire des gens ? "
28 Ils lui dirent : " Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. " -
29 " Mais pour vous, leur demandait-il, qui suis-je ? " Pierre lui répond : " Tu es le Christ. "
30 Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne.
31 Et il commença de leur enseigner : " Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32 et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33 Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : " Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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Les représentations messianiques des temps évangéliques supposaient que le Messie devait prendre la tête du mouvement de Ses partisans, qui s’achèverait par Sa victoire complète...  Lire la suite

Les représentations messianiques des temps évangéliques supposaient que le Messie devait prendre la tête du mouvement de Ses partisans, qui s’achèverait par Sa victoire complète sur tous Ses ennemis et par la restauration d’un État juif indépendant, lequel devait devenir le fondement du Royaume messianique.

On supposait que Dieu interviendrait et soutiendrait Son Élu si quelque chose tournait mal. Bien sûr, il s’agissait d’une guerre tout à fait réelle, physique, au cours de laquelle le Messie courait aussi le danger très réel de périr, mais on supposait que Dieu ne le permettrait pas. Certes, le Messie pouvait souffrir d’une manière ou d’une autre pendant la guerre messianique, mais Il ne pouvait pas périr : alors Sa mission serait restée inaccomplie. Les disciples de Jésus partageaient eux aussi ces représentations, car ils étaient des hommes de leur temps.

Ce n’est pas par hasard qu’en réponse aux paroles du Sauveur sur Sa mort, Pierre commence à discuter avec Lui : il était convaincu que la mort du Maître signifiait la fin, l’échec, l’effondrement non seulement de leurs propres attentes, mais aussi du plan de Dieu, ce qui était absolument impossible. Jésus venait justement de confirmer Lui-même qu’Il était le Messie; donc Il ne pouvait pas périr, cela ne pouvait tout simplement pas arriver. Or Il parle de Sa perte comme de quelque chose non seulement de possible, mais de directement inévitable.

Comment comprendre tout cela et le mettre en relation? Jésus, bien sûr, sait parfaitement que toutes ces vérités sur Sa mort et Sa résurrection, qui nous paraissent aujourd’hui aller de soi, ne rentrent en réalité absolument pas dans la conscience de l’homme déchu; et elles ne nous paraissent aller de soi aujourd’hui qu’en raison de leur reconnaissance générale et donc de l’habitude. C’est pourquoi Il commence à parler de ce qu’est la vraie vie et de ce qu’elle est. Sans comprendre ces choses fondamentales, sans en prendre conscience, parler de mort et de résurrection, non seulement du Messie mais de tout homme en général, devient tout à fait dépourvu de sens.

Jésus rappelle à Ses disciples que la vie (« l’âme ») n’est pas l’appartenance d’un individu, ni sa propriété. La vie est donnée à l’homme par Dieu comme ce courant dans lequel l’homme est plongé et où il demeure, tandis que ce courant demeure en même temps mystérieusement dans l’homme. Le corps n’est que l’enveloppe extérieure et passagère du courant de la vie; mais à l’homme déchu il semble que c’est lui qui conserve la vie dans son propre corps comme dans un vase, et que, si le vase se brise, la vie disparaîtra, se répandra et s’en ira comme l’eau dans le sable.

En réalité, la mort et la destruction du corps ne sont qu’une transformation, si du moins l’homme ne tente pas réellement de retenir le courant de la vie, de l’arrêter et de le boucher à l’intérieur de son propre corps physique. Dans ce cas, en voulant sauver sa vie (« son âme »), l’homme perd vraiment tout. Mais s’il renonce à de telles tentatives, il peut acquérir la vie du Royaume dans toute la plénitude qui lui est accessible, comme ce fleuve inépuisable d’eau vive dont parlaient les prophètes.

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Pour Mc 8:27-9:1
27 Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe, et en chemin il posait à ses disciples cette question : " Qui suis-je, au dire des gens ? "
28 Ils lui dirent : " Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. " -
29 " Mais pour vous, leur demandait-il, qui suis-je ? " Pierre lui répond : " Tu es le Christ. "
30 Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne.
31 Et il commença de leur enseigner : " Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32 et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33 Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : " Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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La confession de Pierre est un moment très important dans tout l'Évangile, car on y voit une manifestation étonnante de l'Esprit...  Lire la suite

La confession de Pierre est un moment très important dans tout l'Évangile, car on y voit une manifestation étonnante du Saint-Esprit, qui descend sur un homme et parle par sa bouche. Mais malgré toute l'inspiration divine de cette scène, elle est en même temps étonnamment humaine, étonnamment vivante. Elle ressemble à un élan du cœur. Et pourtant ce ne pouvait pas être seulement un élan du cœur, car ce sont les paroles sur lesquelles l'Église est édifiée. C'est une Révélation.

Dans la culture biblique, nous sommes habitués à des révélations d'un tout autre genre, complexes, pleines de symboles. Et pourtant les paroles brèves et simples de la confession de Pierre sont aussi une révélation, une sorte d'apocalypse, car dans les mots: Tu es le Christ, il y a la reconnaissance que ce qui se passe autour est la fin, l'accomplissement des temps. Car le voici, lui, le commencement et la fin, l'Alpha et l'Oméga.

La signification particulière de ce texte se voit aussi au fait que ces paroles, devenues prière, retentissent au moment le plus tremblant de la Liturgie. «Quand, à la fin de la Liturgie, le prêtre sort des portes royales avec le saint Calice, nous tous ensemble, les clercs et les laïcs participant à l'office, lisons la prière composée au IVe siècle par Jean Chrysostome: «Je crois, Seigneur, et je confesse que tu es en vérité le Christ, le Fils du Dieu vivant, venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier...»», comme l'écrit le prêtre Gueorgui Tchistiakov dans son livre «Au-dessus des lignes du Nouveau Testament».

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Pour Mc 8:27-9:1
27 Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages de Césarée de Philippe, et en chemin il posait à ses disciples cette question : " Qui suis-je, au dire des gens ? "
28 Ils lui dirent : " Jean le Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. " -
29 " Mais pour vous, leur demandait-il, qui suis-je ? " Pierre lui répond : " Tu es le Christ. "
30 Alors il leur enjoignit de ne parler de lui à personne.
31 Et il commença de leur enseigner : " Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32 et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33 Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : " Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! "
34 Appelant à lui la foule en même temps que ses disciples, il leur dit : " Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive.
35 Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Évangile la sauvera.
36 Que sert donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie?
37 Et que peut donner l'homme en échange de sa propre vie?
38 Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi rougira de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. "
Et il leur disait : " En vérité je vous le dis, il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. "
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Si nous sommes liés au Christ par la foi et l’amour — et tous Ses disciples y sont appelés — alors la question...  Lire la suite

Si nous sommes liés au Christ par la foi et l’amour — et tous Ses disciples y sont appelés — alors la question: «Pour qui me tenez-vous?», en un certain sens, signifie: «Pour qui vous tenez-vous vous-mêmes?». Car tel est Jésus, tels doivent être aussi Ses disciples; les chrétiens — viennent du mot «Christ». Et c’est ici — notre divergence la plus triste entre la théorie et la pratique. Nous croyons qu’Il s’est incarné et est devenu Homme pour nous, mais nous-mêmes ne pouvons ni ne voulons devenir plus proches de ceux que nous appelons nos «prochains». Nous disons qu’Il est mort sur la croix pour les péchés de l’humanité, mais nous-mêmes «ne voulons pas remuer le petit doigt» pour des buts beaucoup plus modestes. Nous enseignons qu’Il est ressuscité, mais nous continuons à vivre d’une vie ancienne, non illuminée, non ressuscitée. Eh bien, pour un tel christianisme, on peut tout à fait mériter le nom de «renégat», de «satan».À l’exemple des apôtres, il est temps pour nous (qui, pour la plupart, pensons avoir la foi la plus juste) de commencer à mettre notre vie en accord avec notre foi.

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