Bible-Centre

La réflexion principale pour le 5 décembre 2024

Même si tu gagnes le monde entier, si l'on vient prendre ton âme, tu donneras tout cela pour racheter ton âme; sinon, à qui tout cela appartiendra-t-il? Mais ces paroles apparemment claires doivent être considérées beaucoup plus largement que leur contexte étroit, parce que le mot «rançon» et la notion même de rançon sont très importants pour la théologie de l'Ancien comme du Nouveau Testament. Pour l'Ancien Testament, cette notion était l'un des facteurs les plus importants des rapports des hommes entre eux et avec Dieu, voir le Lévitique. Mais déjà à l'époque chrétienne, cette réalité de la spiritualité vétérotestamentaire a commencé à être douloureusement repensée. La dite «théorie de la rançon» a connu, au cours de l'histoire néotestamentaire, diverses modifications. Elle fut acceptée par certains Pères saints et rejetée par d'autres. Voici ce qu'écrit saint Grégoire le Théologien: «Pour qui et à cause de qui a été versé ce sang, grand et très glorieux sang de Dieu, du Grand Prêtre et de la Victime, versé pour nous? Nous étions soumis au malin, vendus au péché, et nous avions reçu la jouissance en échange du mal. Si la rançon n'est donnée qu'à celui qui nous tient en son pouvoir, je demande: à qui et pour quelle raison cette rançon a-t-elle été apportée? Si c'est au malin, rejetons l'outrage, autrement dit il serait offensant de penser que nous payons celui qui fait le mal. [...] Si c'est au Père, d'abord comment cela? Nous n'étions pas captifs auprès de Lui. Et ensuite, pour quelle raison le sang du Fils unique serait-il agréable au Père, Lui qui n'a même pas accepté Isaac offert par son père, mais a remplacé le sacrifice en donnant un bélier à la place d'une victime raisonnable?» Cité d'après Hilarion Alfeyev, La vie et l'enseignement de saint Grégoire le Théologien. Il n'y a pas d'argument plus convaincant contre toute théorie de la rançon. Et pour le comprendre, rappelons le monde d'aujourd'hui, où des hommes sont pris en otage par des terroristes. Même les États les plus humains ne paient jamais de rançon, car on ne peut permettre que le mal «prenne un prix si immense pour sa tyrannie», comme le dit saint Grégoire au même endroit. Mais de quelle rançon est-il donc question dans la lecture apostolique d'aujourd'hui? D'aucune. Car l'homme ne donnera aucune rançon pour son âme; il la remettra tout simplement et gratuitement entre les mains de Dieu.

RÉFLEXIONS

 

Les paroles du Sauveur : « si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il Me suive » nous donnent des indications étonnamment concrètes. Le sens de Ses paroles ne nous paraît difficile à comprendre que parce que... 

 

«Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il Me suive». Que signifie renoncer à soi-même? Car, semble-t-il, notre moi, notre personnalité, est la seule chose... 

 

Les représentations messianiques des temps évangéliques supposaient que le Messie devait prendre la tête du mouvement de Ses partisans, qui s’achèverait par Sa victoire complète... 

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