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RÉFLEXIONS pour Lc 12:48-56

48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d’un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé !
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »
54 Il disait encore aux foules : « Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c’est le vent du midi qui souffle, vous dites qu’il va faire chaud, et c’est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel ; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas ?
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Les paroles de Jésus sur la division qu'Il a apportée dans le monde troublent certains lecteurs de l'Évangile, particulièrement de nos jours. L'union nous paraît aujourd'hui plus appropriée que la division ; nous aimerions voir disparaître toutes les divisions entre les hommes. L'unité nous semble, par définition, préférable à la division.

Il en est bien ainsi lorsqu'il s'agit de choses secondaires. Or, du point de vue de l'Évangile comme de celui de la vie spirituelle en général, toutes nos divisions — culturelles, linguistiques, raciales, même religieuses — sont par essence secondaires : elles ne touchent pas l'essentiel, nos relations avec Dieu et leur dynamique. Du point de vue de l'Évangile comme de celui de la vie spirituelle en général, c'est précisément la dynamique des relations avec Dieu et le prochain qui est centrale ; tout le reste est secondaire. À cet égard, les êtres humains ne se répartissent qu'en deux catégories : ceux dont la vie comporte une relation avec Dieu et la dynamique qui l'accompagne, et ceux chez qui elle est absente.

Bien entendu, l'absence totale de relation avec Dieu signifie pour l'être humain la destruction complète de sa personne, souvent suivie aussi d'une destruction physique. Mais on peut parler de la naissance et de l'affermissement de ces relations, ou de leur dégradation progressive, de leur tendance à se détruire entièrement. À la limite, dans le contexte et la perspective du Royaume entrant dans le monde, il faut parler d'aspiration à la plénitude de la vie du Royaume ou d'auto-isolement : la tentative de se retrancher, de créer son petit monde clos, pour en devenir le roi, l'unique maître et souverain. Le monde déchu existe précisément dans cet isolement ; la principale division chrétienne oppose donc ceux qui cherchent la vie du Royaume à ceux qui se contentent de la vie de ce monde, du monde déchu.

Ici, la division est réellement inévitable : ces deux orientations spirituelles sont incompatibles, non parce que les uns seraient « spirituels » et les autres non, mais parce que les uns cherchent la vie et avancent vers elle, tandis que les autres se satisfont d'une vie qui se meurt, d'un enfoncement progressif dans la mort qui règne dans le monde déchu. Il ne s'agit pas de points de vue ou de convictions différents, mais de directions opposées du mouvement spirituel, qui séparent inévitablement ceux qui les choisissent. Des personnes allant dans des directions différentes, opposées, ne peuvent en effet rester unies.

Autres réflexions

 
Pour Lc 12:49-53
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d’un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé !
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »
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Pour nous, comme pour les disciples de Jésus qui ont entendu les terribles paroles de la lecture d’aujourd’hui, il est difficile d’accepter une telle...  Lire la suite

Pour nous, comme pour les disciples de Jésus qui ont entendu les terribles paroles de la lecture d’aujourd’hui, il est difficile d’accepter une telle perspective. Ils attendaient le Messie qui viendrait comme libérateur et apporterait le triomphe à Israël. Les Romains tomberaient, Israël serait libre, et le monde, enfin, serait beau et bon. Mais Jésus, par sa perfection, par le fait qu’il est la Vérité même, est devenu une pierre d’achoppement pour tous et pour chacun. Sa présence même devient cause de division. Personne ne reste à l’écart ; chacun doit se déterminer sur Celui qui est venu.

Mais même si l’on accepte Jésus comme Messie, la division ne s’arrête pas là. Enfants et parents, frères et sœurs, nous nous tenons tous de côtés différents par rapport à lui, nous voyons tous des choses différentes et nous essayons de considérer comme principal ce que nous avons vu, nous précisément. L’un voit la colère, l’autre la miséricorde, un autre l’amour, un autre la lumière. Chacun juge nécessaire d’affirmer la primauté de sa propre vision de Dieu. C’est ainsi que se manifeste notre humanité abîmée au contact de sa perfection. Les apôtres y ont été confrontés, et cela continue jusqu’à aujourd’hui. D’autre part, nous avons déjà été avertis du danger. Et celui qui est averti est armé : il peut ne pas se permettre de devenir un conducteur de division.

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Pour Lc 12:49-53
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d’un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé !
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »
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« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! » Ces paroles de la lecture évangélique d'aujourd'hui sont parfois très difficiles à comprendre et à recevoir...  Lire la suite

« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! » Ces paroles de la lecture évangélique d'aujourd'hui sont parfois très difficiles à comprendre et à recevoir pour ceux qui sont habitués à ne trouver dans leur religiosité que consolation dans les peines de la vie, paix et repos. Mais le monde des chants d'Église agréables au coeur, le monde des lampes, des cierges et des icônes, ce n'est pas encore toute la foi. La foi est une lutte continue, un combat sans fin contre le péché.

Nous nous habituons souvent au fait que le péché existe dans notre vie, et nous cessons de le remarquer. Mais il existe aussi un état particulier, celui où le coeur brûle. Alors chaque péché, même le plus petit, touche l'âme comme une plaie brûlée. C'est l'état où la grâce descend et où l'on se tient comme Moïse devant le buisson qui ne se consume pas, et l'Esprit de Dieu embrase le visage. C'est l'état où il y a en toi tant de chaleur que tu ne peux tout simplement pas ne pas la partager. C'est l'état où aucune minute ne peut être vide, car alors le feu commence à te consumer toi-même. Vous souvenez-vous de la merveilleuse rencontre sur le chemin d'Emmaüs ? « Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas en nous lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures ? » (Lc 24:32). C'est sans doute d'un tel feu que le Seigneur nous parle.

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Pour Lc 12:49
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
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Comme les images évangéliques sont polysémiques; coupées du contexte, elles émeuvent. N’est ce pas dans cette même Évangile que les disciples de Jésus voulaient faire descendre le feu du ciel, et Jésus leur interdit...  Lire la suite

Comme les images évangéliques sont polysémiques; coupées du contexte, elles émeuvent. N’est ce pas dans cette même Évangile que les disciples de Jésus voulaient faire descendre le feu du ciel, et Jésus leur interdit (voir Luc 9:54-56)? Il s’agit alors d’un autre feu ici, qui ne sert pas à détruire, mais plutôt à sauver les gens. Peut-être s’agit –il du feu de la pentecôte (voir Actes des apôtres 2:3), ou du feu de la purification (Is 4:4; Rev 3:18); ou peut-être s’agit-il du feu de la foi dans nos cœurs, dont avait merveilleusement dit la mère Marie (Skobstova): «Le christianisme est un feu, ou alors il n’existe pas». Est-ce que ce feu brule en nous, sommes-nous chauds ou simplement tièdes (voir Rev 3:15-16)? Comme notre cœur avait brûlé lorsque Le Seigneur nous offrit la première rencontre avec Lui (Luc 24:32). Ne sommes nous pas refroidis, n’avons nous pas abandonné notre premier amour (voir Rev 2:4)? C’est en effet notre responsabilité de conserver ce feu, que Jésus a fait descendre sur la terre.

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Pour Lc 12:51-52
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
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Ces paroles de Jésus sur la division qu'il a apportée dans le monde troublent certains lecteurs de l'Évangile, surtout de nos jours. L'union nous semble aujourd'hui plus appropriée que la division ; nous voudrions que toutes les divisions entre les personnes disparaissent, et l'unité nous paraît...  Lire la suite

Ces paroles de Jésus sur la division qu'il a apportée dans le monde troublent certains lecteurs de l'Évangile, surtout de nos jours. L'union nous semble aujourd'hui plus appropriée que la division ; nous voudrions que toutes les divisions entre les personnes disparaissent, et l'unité nous paraît par définition préférable à la division. Et il en est bien ainsi lorsqu'il s'agit de réalités secondaires. Du point de vue de l'Évangile, comme de celui de la vie spirituelle en général, toutes nos divisions — culturelles, linguistiques, raciales, même religieuses — sont par essence secondaires et ne touchent pas à l'essentiel : notre relation avec Dieu et sa dynamique. C'est la dynamique des relations avec Dieu et avec le prochain qui est essentielle ; tout le reste est secondaire. À cet égard, les personnes ne se répartissent qu'en deux catégories : celles dont la vie comporte une relation avec Dieu et la dynamique qui lui est liée, et celles dont la vie en est dépourvue.

Naturellement, l'absence totale de relation avec Dieu signifie pour l'homme la destruction totale de la personnalité, souvent suivie d'une destruction physique. Mais on peut aussi parler de la formation et du renforcement de cette relation, ou de sa dégradation progressive et de sa tendance à la destruction totale. À la limite, dans le contexte et la perspective du Royaume qui entre dans le monde, il doit être question soit d'aspirer à la plénitude de la vie du Royaume, soit de s'isoler soi-même : tenter de se retrancher, de créer son propre petit monde clos et d'y devenir roi, son unique maître et souverain. Le monde déchu existe précisément dans un tel isolement ; c'est pourquoi la division chrétienne fondamentale sépare ceux qui cherchent la vie du Royaume de ceux qui se contentent de la vie de ce monde, du monde déchu.

Ici, la division est réellement tout à fait inévitable. Les deux vecteurs spirituels évoqués sont incompatibles, non parce que les uns seraient « spirituels » et les autres non, mais parce que les uns cherchent la vie et avancent vers elle, tandis que les autres se contentent d'une vie-qui-meurt, d'une immersion progressive dans la mort qui règne dans le monde déchu. Il ne s'agit pas de points de vue ou de convictions différents, mais de directions opposées du mouvement spirituel, qui séparent inévitablement ceux qui les choisissent. En effet, des personnes qui marchent dans des directions différentes et opposées ne peuvent demeurer unies.

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Pour Lc 12:42-48
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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En répondant à la question de l'apôtre Pierre sur la parabole des gens qui attendent le retour de leur maître, le Christ parle...  Lire la suite

En répondant à la question de l'apôtre Pierre sur la parabole des gens qui attendent le retour de leur maître, le Christ parle de deux choses très importantes dans nos relations avec Dieu. Il s'agit d'abord de la fidélité à Dieu, de la disponibilité à accomplir Sa volonté dans ce qu'Il jugera bon de te confier. Le Seigneur reprend cette image dans plusieurs paraboles : un maître ou un roi s'est absenté en laissant ses biens à la garde de ses serviteurs. On peut penser que cette image contient quelque chose d'essentiel sur notre situation et sur les tâches que Dieu nous assigne. Cette mission, qui donne sens à l'existence humaine, nous pouvons l'accomplir selon la volonté du Maître ou selon notre propre jugement. C'est des fruits de ce choix que parle le Seigneur : « Heureux ce serviteur que son maître, à son retour, trouvera agissant ainsi. » Cela est dit de l'intendant fidèle, fidèle précisément à la mission confiée par le Maître.

Le second point important tient dans ces paroles : « ...à qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup. » Il s'agit d'abord du peuple de Dieu, ancien et nouveau, de ceux qui connaissent véritablement la volonté du Maître, annoncée sans détour : « Ô homme ! On t'a dit ce qui est bien et ce que le Seigneur demande de toi : agir avec justice, aimer les œuvres de miséricorde et marcher humblement devant ton Dieu » (Mi 6,8). Mais, plus largement, ces paroles concernent la place unique de l'être humain dans la création : être l'image et la ressemblance de Dieu, une partie du Corps du Christ.

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Pour Lc 12:39-48
39 Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »
41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? »
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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L'homme s'habitue à tout. Au bien rapidement, au mal plus lentement, mais il s'y habitue aussi. C'est pourquoi, sans doute, l'apôtre Paul accorde tant d'attention à la manière dont vivront ceux qui ont reconnu leur libération du péché...  Lire la suite

L'homme s'habitue à tout. Au bien rapidement, au mal plus lentement, mais il s'y habitue aussi. C'est pourquoi, sans doute, l'apôtre Paul accorde tant d'attention à la manière dont vivront ceux qui ont reconnu leur libération du péché.

Notre salut s'accomplit dans l'éternité, mais nous le recevons dans le temps. Il est facile de s'habituer au don étonnant de la liberté à l'égard du péché et de la vie dans la grâce, et il est tout aussi facile de revenir à une existence selon les anciennes lois. L'Évangile nous rappelle combien la vie est répugnante pour celui qui « savait, mais a oublié » à quel prix notre vie a été payée. Il ne s'agit pas de craindre un châtiment pour le retour au péché. Notre tâche est de ne jamais nous habituer au fait que notre vie et la grâce ont été payées au prix du sang du Christ.

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Pour Lc 12:39-48
39 Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »
41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? »
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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Nous remettons sans cesse le repentir au dernier moment. Maintenant on peut encore pécher, mais tel jour...  Lire la suite

Nous remettons sans cesse le repentir au dernier moment. Maintenant on peut encore pécher, mais tel jour j’irai me confesser et là je me repentirai; ou bien, quand je serai en train de mourir, alors je me repentirai; ou encore, quand le Seigneur m’interrogera au Jugement, alors je me repentirai!

Nous trompons Dieu. Car nous savons qu’Il est tout le temps avec nous, qu’Il nous voit tout le temps. Nous savons qu’il faut toujours tendre à L’imiter, non par peur du châtiment, mais parce que nous enfonçons des clous dans Ses paumes par nos péchés. Et l’on peut demander pardon aussitôt, afin qu’il ne nous semble pas possible «d’accumuler» les péchés, puis de les déverser sur Dieu. Dieu porte tout le temps sur Lui notre fardeau, afin qu’il ne devienne pas impossible à porter.

Mais nous pouvons L’aider à porter au moins un petit coin de la Croix, car Sa Croix est faite de nos croix.

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Pour Lc 12:35-59
35 « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira.
38 Qu’il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s’il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils !
39 Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »
41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? »
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d’un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé !
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »
54 Il disait encore aux foules : « Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c’est le vent du midi qui souffle, vous dites qu’il va faire chaud, et c’est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel ; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas ?
57 « Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d’en finir avec lui, de peur qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’exécuteur, et que l’exécuteur ne te jette en prison.
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies rendu même jusqu’au dernier sou. »
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La lecture d'aujourd'hui touche un autre thème, très important pour comprendre ce qu'est la vie dans le Royaume. Mais le sens des paroles de Jésus ne devient clair que dans le contexte de la situation de cette époque de transition qui a commencé...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui touche un autre thème, très important pour comprendre ce qu'est la vie dans le Royaume. Mais le sens des paroles de Jésus ne devient clair que dans le contexte de la situation de cette époque de transition qui a commencé avec la venue du Sauveur et dans laquelle nous vivons. On pourrait l'appeler l'époque du Royaume qui vient, et elle s'achèvera par le retour de Jésus. Mais puisque nous ne connaissons pas les dates exactes de ce retour, la disponibilité est requise toujours, chaque jour et à chaque heure.

C'est précisément là le sens des paraboles racontées par Jésus (v. 36-48). Car lorsque, dans l'Évangile, il est question de la proximité du Royaume, il ne s'agit pas de la date de la seconde venue du Christ, mais du fait que le Royaume est déjà entré dans le monde, que sa présence pour nous aujourd'hui n'est déjà plus future mais présente; et si nous ne remarquons rien de semblable, c'est seulement parce que nous ne voulons pas le remarquer. Certes, il arrive que, sur ceux à qui Dieu confie des ministères liés au Royaume, l'éloignement apparent du terme du processus ait un effet relâchant, semblable à celui qu'avait sur le serviteur déchaîné de la parabole la pensée que le maître était loin (v. 45).

Il n'est pas étonnant que ceux qui savaient tout et qui, malgré cela, se sont permis de se relâcher soient l'objet d'une exigence plus sérieuse que ceux qui savaient moins (v. 47-48). Mais autre chose est intéressant. Dans le monde, il y a ceux qui savent davantage et ceux qui savent moins, mais, semble-t-il, il n'y a personne qui ne sache rien. Ce n'est pas un hasard si Jésus compare les signes du Royaume qui vient aux signes par lesquels, en ce temps-là, on déterminait l'approche d'un changement de temps: ils étaient tout aussi évidents et tout aussi compréhensibles pour chacun, de sorte qu'il était tout simplement impossible de ne pas les remarquer du tout et de ne rien comprendre (v. 54-57).

C'est précisément pourquoi la venue du Royaume divise les hommes, et la division, semble-t-il, ne passe pas par une frontière nationale, sociale ou religieuse, mais par-dessus toutes les frontières, séparant ceux qui accueillent le Royaume de ceux qui le rejettent, parfois vivant non seulement dans le même pays et la même ville, mais même dans la même maison (v. 51-53). Et cela arrive non parce que Dieu aurait besoin de divisions, mais parce que le Royaume est une réalité absolue: il est impossible d'y entrer en partie ou à moitié, et même d'y entrer «presque complètement» ne réussira pas. On entre dans le Royaume jusqu'au bout et sans regarder en arrière, ou bien on n'y entre pas du tout. Voilà pourquoi, dans l'Église, selon la parole de l'apôtre Paul, il ne peut y avoir «ni Grec ni Juif»: si l'Église demeure le Royaume et ne se transforme pas en organisation religieuse parmi beaucoup d'autres, une seule division reste actuelle pour elle: entre ceux qui accueillent le Royaume et ceux qui le rejettent. Toutes les autres divisions sont conditionnelles et relatives; celle-ci est absolue, aussi absolue que peut l'être la séparation entre la vie éternelle et la mort éternelle.

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Pour Lc 12:35-59
35 « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira.
38 Qu’il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s’il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils !
39 Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »
41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? »
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
49 « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé !
50 Je dois être baptisé d’un baptême, et quelle n’est pas mon angoisse jusqu’à ce qu’il soit consommé !
51 « Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division.
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois :
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. »
54 Il disait encore aux foules : « Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il.
55 Et lorsque c’est le vent du midi qui souffle, vous dites qu’il va faire chaud, et c’est ce qui arrive.
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel ; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas ?
57 « Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d’en finir avec lui, de peur qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’exécuteur, et que l’exécuteur ne te jette en prison.
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies rendu même jusqu’au dernier sou. »
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La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être aussi grand que celui du Royaume lui-même. C'est pourquoi le Seigneur appelle les disciples à veiller, afin de ne pas manquer ni laisser passer dans leur sommeil la venue du Royaume dans leur vie. Il ne s'agit probablement pas seulement de...  Lire la suite

La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être aussi grand que celui du Royaume lui-même. C'est pourquoi le Seigneur appelle les disciples à veiller, afin de ne pas manquer ni laisser passer dans leur sommeil la venue du Royaume dans leur vie. Il ne s'agit probablement pas seulement d'être constamment prêts à mourir ou à accueillir la Seconde Venue du Christ.

Le Christ entre aussi dans la vie humaine au moment où l'homme s'y attend le moins : à tout instant, nous pouvons nous trouver devant un choix d'une importance vitale ou une rencontre décisive. Malheur à celui qui ne remarque pas le Christ au moment où il est appelé à participer à l'accomplissement du Royaume de Dieu. Ce n'est pas que Dieu S'offensera et le punira, mais qu'en passant à côté de ce Royaume, l'homme manquera l'événement le plus important et la rencontre la plus importante de sa vie. C'est pourquoi, à l'approche de la Rencontre définitive, le Seigneur appelle les hommes à ne pas manquer Sa présence dès ici-bas, en chemin vers le triomphe du Royaume de Dieu.

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Pour Lc 12:35-48
35 « Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées.
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera.
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller ! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l’un à l’autre, il les servira.
38 Qu’il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s’il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils !
39 Comprenez bien ceci : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »
41 Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? »
42 Et le Seigneur dit : « Quel est donc l’intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ?
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte !
44 Vraiment, je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : « Mon maître tarde à venir », et qu’il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s’enivrer,
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu’il n’attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas ; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles.
47 « Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups.
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n’en recevra qu’un petit nombre. À qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage.
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Toute la prédication terrestre de Jésus parle du Royaume qui s'approche...  Lire la suite

Toute la prédication terrestre de Jésus parle du Royaume qui s'approche. Et Il accorde une très grande attention à notre disponibilité à y entrer. La venue de ce Royaume inclut le jugement et la séparation, car on ne peut pas y être tiède, on ne peut pas servir deux maîtres. Et tant que nous sommes en chemin vers lui, nous avons la possibilité, peut-être la dernière, de nous réconcilier avec celui qui nous accusera au jugement. Cela peut être notre conscience, ce peuvent être les personnes à qui nous avons fait du mal, et ce peut être le Seigneur Lui-même, comme dans la parabole du Jugement dernier (Mt. 25). Et plus la pousse du Royaume du Christ grandit dans nos coeurs, plus il faut courir vite nous réconcilier avec nos adversaires, afin de venir au jugement avec eux, déjà comme des amis.

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