Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Pr 21:10-13

10 L'âme du méchant souhaite le mal, à ses yeux le prochain ne trouve pas grâce.
11 Quand on châtie le railleur, le niais s'assagit; quand on instruit le sage, il accueille le savoir.
12 Le Juste considère la maison du méchant: il précipite les méchants dans le malheur.
13 Qui ferme l'oreille à l'appel du faible criera, lui aussi, sans qu'on lui réponde.
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Ces paroles sont dures et peuvent nous sembler effrayantes : « Quand on punit le railleur, l'homme simple devient sage. » On croirait entendre parler d'une exécution exemplaire : prenons un mauvais homme et punissons-le pour servir de leçon à tous... Est-ce bien ce que dit le Sage ? En tout cas, ses paroles ne contiennent aucun sadisme. Mais il est important pour nous de comprendre et de prendre clairement conscience des conséquences du péché, des conséquences du rejet de Dieu. Prendre conscience que nos actes entraînent des conséquences déterminées et que nous répondons de tout ce que nous faisons est essentiel. Et si l'homme simple, c'est-à-dire sans instruction ni sagesse, parvient à le comprendre sans avoir à l'apprendre de ses propres erreurs, c'est véritablement le commencement de la sagesse.

Autres réflexions

 
Pour Pr 21:3-21
Pratiquer la justice et le droit vaut, pour Yahvé, mieux que le sacrifice.
Regards altiers, cœur dilaté, flambeau des méchants, ce n'est que péché.
Les projets de l'homme diligent ne sont que profit; pour qui se presse, rien que la disette!
Amasser des trésors par une langue menteuse: vanité fugitive de qui cherche la mort.
La violence des méchants les emporte, car ils refusent de pratiquer le droit.
Tortueuse est la voie de l'homme criminel, mais de l'innocent l'action est droite.
Mieux vaut habiter à l'angle d'un toit que faire maison commune avec une femme querelleuse.
10 L'âme du méchant souhaite le mal, à ses yeux le prochain ne trouve pas grâce.
11 Quand on châtie le railleur, le niais s'assagit; quand on instruit le sage, il accueille le savoir.
12 Le Juste considère la maison du méchant: il précipite les méchants dans le malheur.
13 Qui ferme l'oreille à l'appel du faible criera, lui aussi, sans qu'on lui réponde.
14 Un don secret apaise la colère, un présent sous le manteau, la fureur violente.
15 C'est une joie pour le juste de pratiquer le droit, mais c'est l'épouvante pour les malfaisants.
16 Qui s'égare loin du chemin de la prudence dans l'assemblée des ombres reposera.
17 Restera indigent qui aime le plaisir, point ne s'enrichira qui aime vin et bonne chère.
18 Le méchant est la rançon du juste; à la place des hommes droits: le traître.
19 Mieux vaut habiter en un pays désert qu'avec une femme querelleuse et chagrine.
20 Il y a un trésor précieux et de l'huile dans la demeure du sage, mais le sot les engloutit.
21 Qui poursuit la justice et la miséricorde trouvera vie, justice et honneur.
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Observer la vérité, ce n'est pas seulement ne pas tromper, ne pas cacher, ne pas faire l'hypocrite, ne pas flatter ; c'est aussi ne pas se cacher. Très souvent, nous cachons aux autres et à nous-mêmes nos péchés et nos sentiments. Observer la vérité, c'est...  Lire la suite

Observer la vérité, ce n'est pas seulement ne pas tromper, ne pas cacher, ne pas faire l'hypocrite, ne pas flatter ; c'est aussi ne pas se cacher. Très souvent, nous cachons aux autres et à nous-mêmes nos péchés et nos sentiments. Observer la vérité, c'est se tenir devant les hommes et devant le Christ. Ne pas chercher à dissimuler son visage derrière le masque de l'autojustification.

C'est difficile. C'est presque impossible si nous sommes agressifs. Si nous attendons le jugement des hommes et le craignons. Notre capacité de tortue à nous cacher dans notre carapace nous oblige à attendre constamment jugement et accusation. Nous nous fermons nous-mêmes à la miséricorde. Nous ne nous rendons pas, comme des criminels convaincus que leur faute ne sera pas prouvée. De là vient ce sentiment permanent d'être acculé, cette peur constante avec laquelle il est impossible de vivre et à cause de laquelle nous nous enfermons dans la dépression. À cause d'elle aussi, nous accusons sans cesse tout le monde et tout ce qui nous entoure.

La miséricorde qu'il faut pratiquer, c'est la capacité de voir d'autres personnes tourmentées par la peur d'être condamnées, par la peur que leur vrai moi soit dévoilé. C'est la capacité d'accueillir les personnes sans déformer les sentiments et les relations réels par cette peur. La peur de la chaleur humaine. La peur de l'amour, de l'attention, de la patience d'autrui, que nous jugeons inutiles pour nous.

Nous consentons à nous éloigner de tout ce qu'il y a de meilleur chez les hommes, nous repoussant nous-mêmes dans un coin lointain et froid de l'Univers. Là où la lumière du Christ, la lumière de Son amour, qui éclaire les hommes, ne nous atteindra pas, pensons-nous, et ne nous forcera pas à souffrir de honte et de notre propre petitesse. Mais lorsque, à travers la douleur qui arrache de nous le masque de la duplicité, nous acquérons le monde entier, alors nous acquérons la vie, la vérité sur nous-mêmes, l'image du Christ en chaque homme et la gloire de ceux qui ont vaincu le péché et le désespoir.

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