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RÉFLEXIONS pour Mt 3:13-17

13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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Le baptême administré par Jean trouve son origine spirituelle dans la prophétie d'Ézéchiel, où le Seigneur dit par la bouche du prophète : « Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures ; de toutes vos idoles, Je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau et Je mettrai en vous un esprit nouveau ; J'ôterai de votre chair le cœur de pierre et Je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous Mon Esprit et Je ferai que vous marchiez selon Mes commandements, que vous gardiez Mes préceptes et les mettiez en pratique » (Ez 36:25–27). Il est question ici de souillures, d'idoles, de ce qu'il y a de plus bas dans la conscience d'un Juif fidèle à sa foi. Et, en même temps, du fait que, par le baptême, nous recevons l'esprit, nous recevons la force d'accomplir les commandements de Dieu. Le Seigneur promet de nous donner ce baptême. De le donner. Et soudain, Il le reçoit Lui-même. Incompréhensible. À première vue, tout à fait incompréhensible. Pourquoi, si cela sert à se purifier des souillures ? Car il n'y a pas en Lui la moindre ombre de péché, même sous Son aspect terrestre ! Certains chercheurs contemporains estiment qu'il s'agit d'une manifestation de la kénose, d'un abaissement jusqu'aux profondeurs mêmes, ou plus exactement jusqu'aux couches les plus basses de la société humaine. Oui, il en est ainsi. Tout comme est juste une autre interprétation répandue : le Christ reçoit le baptême pour nous montrer le chemin que nous devons parcourir, celui du repentir. Mais il existe encore une autre interprétation. Elle appartient à l'évêque Cassien (Bezobrazov), l'un des plus grands biblistes du XXe siècle. Car le Seigneur parle — nous revenons à la citation du prophète — d'une eau pure. Pure, bien sûr, au sens spirituel. Et qu'est-ce qui rend l'eau pure ? Voilà le sens du baptême reçu par le Christ : en entrant dans les eaux du Jourdain, Il les a sanctifiées par Lui-même, Il a rendu l'eau pure. Et, à chaque nouveau baptême, nous puisons l'eau à cette source pure. Ajoutons pourquoi la fête est également appelée Théophanie. C'est parce qu'ici, pour la première fois dans les pages de l'Évangile, le Seigneur Se révèle dans toute la plénitude de Son essence en trois hypostases. Enfin, deux dernières remarques. Premièrement : dans la traduction synodale, nous lisons que l'Esprit de Dieu apparaît sous la forme d'une colombe (désignée au masculin en russe), mais le texte grec emploie le mot peristera, au féminin : sous la forme d'une colombe femelle. Nous ne devons pas l'oublier, car cela découle de l'Ancien Testament, où il est dit que l'Esprit de Dieu planait au-dessus du monde, dans des termes employés pour décrire la manière dont un oiseau plane au-dessus de son nid (Gn 1:2). Deuxièmement : la révélation de la Filiation se rattache à l'accomplissement de la prophétie d'Isaïe (42:1).

Autres réflexions

 
Pour Mt 3:13-17
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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Peu d'entre nous réfléchissent aujourd'hui au caractère paradoxal d'un événement évangélique comme le baptême du Sauveur. Ce que nous appelons habituellement baptême était un bain purificateur qui délivrait celui qui s'y lavait...  Lire la suite

Peu d'entre nous réfléchissent aujourd'hui au caractère paradoxal d'un événement évangélique comme le baptême du Sauveur. Ce que nous appelons habituellement baptême était un bain purificateur qui délivrait celui qui s'y lavait des conséquences du péché qu'il avait commis. Dans le contexte de l'appel de Jean le Baptiste, ce bain devenait quelque chose de plus qu'une simple purification ; mais même alors, il s'agissait tout de même de délivrance du péché et d'une conversion nouvelle, dont chacun avait besoin selon la parole du prophète.

De quelle purification et de quelle conversion pouvait donc avoir besoin Celui qui n'était pas soumis au péché, Celui qui a apporté le Royaume dans le monde ? De quelle purification pouvait-il être question dans ce cas ? Jean lui-même comprend parfaitement tout cela et dit à Jésus : c'est Toi qui dois me laver et me purifier, et non moi Toi. Jésus lui répond par des paroles peu compréhensibles : laisse faire, car c'est ainsi que nous devons manifester la plénitude de la vérité. Par « plénitude de la vérité », Il entend le Royaume qu'Il a apporté dans le monde et qui, maintenant, avec le commencement de Son ministère terrestre, doit être manifesté au monde.

Pourquoi cela se produit-il donc par un bain purificateur dont Lui-même n'a nullement besoin, du moins au sens où un pécheur a besoin d'un tel bain ? Si les bains mentionnés dans les livres de l'Ancien Testament ne s'étaient en rien distingués de ceux que le monde païen connaissait depuis les temps les plus anciens, il n'y aurait sans doute tout simplement pas de réponse à cette question. Avant la venue du Sauveur dans le monde, ils n'étaient déjà plus un rite magique à la manière des bains païens, mais une manifestation de la puissance de Dieu. L'eau ne servait que d'intermédiaire physique, de conducteur naturel de ses effets sur l'homme que Dieu voulait purifier des conséquences du péché qu'il avait commis.

La manifestation du Royaume est aussi la manifestation de la puissance de Dieu, et cela dans une plénitude que le monde n'avait pas connue auparavant. L'action purificatrice de cette puissance se révélait désormais qualitativement autre, incomparablement plus profonde, si profonde qu'elle surmontait les conséquences de tout péché commis par l'homme, pourvu que l'homme se repente de ce qu'il avait fait, même si le péché avait été commis consciemment — chose inconnue auparavant, quand on ne pouvait être purifié que des conséquences d'un péché commis involontairement, par faiblesse ou par ignorance.

Jésus appelle plénitude de la vérité la force purificatrice du Royaume, qui libère le monde du pouvoir du péché. La purification du monde est le premier pas vers sa transfiguration, qui ne s'achèvera que lorsque le monde deviendra une partie intégrante et organique du Royaume. Sans ce premier pas, il n'y aura pas les suivants : le péché est incompatible avec le Royaume. Le bain du monde, sa libération du péché, commence par le bain du Sauveur Lui-même, lorsque l'eau dont Il s'est lavé est devenue un fleuve d'eau vive qui ouvre le Royaume au monde.

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Pour Mt 3:13-17
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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Juste avant le Baptême, en réponse à la tentative de Jean de Le retenir, Jésus prononce ces paroles mystérieuses: «Laisse faire maintenant, car c'est ainsi que nous devons manifester la justice dans toute sa plénitude»...  Lire la suite

Juste avant le Baptême, en réponse à la tentative de Jean de Le retenir, Jésus prononce ces paroles mystérieuses: «Laisse faire maintenant, car c'est ainsi que nous devons manifester la justice dans toute sa plénitude» (la traduction synodale propose la variante: «c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice»). Quand il s'agit d'un homme ordinaire, le lien entre le bain purificateur («baptême») et la justice est évident: selon les représentations juives traditionnelles du temps des évangiles, c'est précisément le rite purificateur qui délivre le pécheur des conséquences du péché qu'il a commis, bien sûr seulement si ce rite s'accompagne du repentir. Mais Jésus n'avait rien dont Se repentir ni rien dont Se purifier; Sa justice a toujours été pleine et parfaite.

Il ne pouvait évidemment s'agir que de faire en sorte que cette justice, jusque-là cachée au monde, lui soit désormais manifestée. Et une telle manifestation pouvait et devait être liée précisément à ce à quoi Jean appelait le peuple, c'est-à-dire à la conversion. En effet, la conversion ne suppose pas seulement le repentir des péchés commis par celui qui se convertit; le repentir n'est pas ici le but, mais seulement le moyen. Le but est l'établissement de relations avec Dieu, sans lesquelles il ne peut être question d'aucune justice.

La conversion de Jésus fut donc moins l'établissement de telles relations (Il les avait depuis le commencement) que leur démonstration, le témoignage de ce qu'elles doivent être et de ce qu'elles peuvent donner à celui qui se convertit. Alors, à tous ceux qui furent témoins de ce qui se passait, s'ouvrit le Royaume que Jésus a apporté au monde: car la plénitude des relations entre Dieu et l'homme, c'est précisément ce Royaume. Le Royaume rendu accessible à chacun grâce au service et au sacrifice d'Un seul.

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Pour Mt 3:13-17
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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Pourquoi Jésus est-Il baptisé? Il est sans péché, et Il n'a pas besoin de repentir...  Lire la suite

Pourquoi Jésus est-Il baptisé? Il est sans péché, et Il n'a pas besoin de repentir. Nous montrer l'exemple? Mais pas dans une absurdité! Jean le Baptiste le sent très vivement, c'est pourquoi il «s'opposait à Lui».

Mais c'est précisément ainsi que Jésus «accomplit toute justice», qu'Il conduit à sa plénitude la justice dans ce monde, parce qu'en plongeant dans l'eau du baptême, Il la rend capable de nous purifier de nos péchés; ainsi Il les prend sur Lui, puis les porte sur la Croix. Et Jean, qui se tient dans cette eau, reçoit soudain la possibilité, jusqu'alors inconnue des hommes, de voir Dieu dans la relation du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et d'entendre depuis le ciel la révélation de la bonne volonté de Dieu manifestée en Jésus-Christ, le Fils bien-aimé de Dieu.

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Pour Mt 3:13-17
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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L'épisode du baptême reçu par Jésus apparaît comme un ajout au récit sur Jean le Baptiste, et cela souligne le caractère extérieurement discret de ce dont il est question...  Lire la suite

L'épisode du baptême reçu par Jésus apparaît comme un ajout au récit sur Jean le Baptiste, et cela souligne le caractère extérieurement discret de ce dont il est question. Il ne nous est pas difficile d'imaginer combien de personnes s'étaient rassemblées ce jour-là sur la rive du Jourdain, mais très peu parmi elles étaient capables de comprendre de quel grand événement elles étaient devenues témoins. Mais là aussi s'est manifesté l'abaissement de Jésus, que les disciples comprenaient si difficilement et qui demeure pour nous mystérieux.

Mystérieuses aussi sont les paroles dites par Jésus en réponse aux doutes de Jean. En quoi consistait cette justice qu'il leur fallait accomplir, c'est-à-dire à eux deux qui se rencontraient au Jourdain? Pourquoi Jésus sans péché devait-Il entrer dans les eaux qui lavent les péchés? Bien sûr, pour prendre sur Lui les péchés d'autrui, et pas seulement les péchés de ces anciens habitants de Judée, mais aussi les péchés de nous tous. Pourtant demeure le sentiment que derrière la réponse du Christ se tient encore quelque chose d'autre, qui échappe au regard superficiel, mais que l'évangéliste tenait à nous transmettre.

Ce qu'il nous faut voir dans les profondeurs de l'Écriture, le Seigneur nous le révélera, car ce qui est nécessaire au salut et à une vie spirituelle pleine, Il ne le cache pas. Jean fut le premier à qui il fut révélé que l'Esprit de Dieu descendait sur Jésus lors du baptême. Par les yeux de Jean, l'évangéliste nous le donne aussi à voir, et nous croyons: l'union avec Jésus est l'union avec l'Esprit de Dieu. Et cette révélation capitale nous a été donnée à tous ce jour-là, lorsque Jésus vint discrètement sur la rive du Jourdain.

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Pour Mt 3:13-17
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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L’être humain s’attend intuitivement à ce que la bienveillance de quelqu’un à son égard s’exprime par des bienfaits. Nous cherchons à manifester notre bonté les uns envers les autres...  Lire la suite

L’être humain s’attend intuitivement à ce que la bienveillance de quelqu’un à son égard s’exprime par des bienfaits. Nous cherchons à manifester notre bonté les uns envers les autres par des paroles chaleureuses, par l’attention et par le soin. Nous offrons des cadeaux et de l’aide, nous protégeons des ennuis, nous consolons dans l’adversité et nous adressons des louanges. En conséquence, chacun s’attend à ce que la bonté à son égard s’exprime sous une forme semblable. Nos préférences quant aux formes par lesquelles la bienveillance doit se manifester ne coïncident souvent pas, ce qui provoque malentendus et conflits. Mais lorsqu’une personne cherche une manière universelle d’exprimer sa bonté envers une autre, elle prononce des paroles d’amour. À celui que nous aimons, nous cherchons instinctivement à dire quelque chose comme : « Tu es le meilleur », que ces paroles soient justes ou non.

Inconsciemment, nous attendons quelque chose de semblable du Dieu tout-puissant. Voilà pourquoi il est si important pour nous d’entendre aujourd’hui les paroles du Père céleste au sujet de Jésus-Christ : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute Ma faveur. » La bonté sans mesure du Créateur et toute la puissance de Son amour nous sont données en Jésus-Christ, car rien d’autre que la personne du Fils de Dieu ne peut contenir cet amour.

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Pour Mt 3:13-15
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
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Jésus vient vers Jean... N'est-il pas étonnant qu'Il vienne Lui-même, et non Jean vers Lui? Mais c'est Sa manière: désormais, Il viendra toujours et partout Lui-même vers tous. Toujours le Premier et toujours méconnaissable, bien qu'attendu...  Lire la suite

Jésus vient vers Jean... N'est-il pas étonnant qu'Il vienne Lui-même, et non Jean vers Lui? Mais c'est Sa manière: désormais, Il viendra toujours et partout Lui-même vers tous. Toujours le Premier et toujours méconnaissable, bien qu'attendu.

Ils se reconnaissent... Une langue particulière: la langue de l'amour de l'Écriture, une langue remplie de l'Écriture et composée des paroles de l'Écriture. «Je prendrai garde à la voie intègre: quand viendras-tu à moi?» (Ps 100:2) n'est pas seulement une question, mais la prière et l'attente de nombreuses années de la vie de Jean, de nombreuses générations de justes. La réponse de Jésus est saturée des paroles des psaumes. «Sa justice est pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent Son alliance et se souviennent de Ses commandements afin de les accomplir» (Ps 102:17-18). Et: «Heureux ceux qui gardent le droit et pratiquent la justice en tout temps!» (Ps 105:3). Et encore: «Le fondement de Ta parole est la vérité, et tout jugement de Ta justice est éternel» (Ps 119:160). Enfin, les paroles de bénédiction du Deutéronome: «...il s'est choisi les prémices du pays; là était réservée la part du législateur; il est venu avec les chefs du peuple et il a accompli la justice du Seigneur et Ses jugements avec Israël» (33:21). Les «prémices du pays», c'est Jésus Lui-même. Le Très-Haut L'a choisi pour un service particulier, inouï et unique. Désormais, Il est la pierre d'achoppement jusqu'à la fin des temps. Mais Jean n'a pas trébuché et n'est pas tombé: ayant reconnu en Lui le Messie, il s'abaisse jusqu'au bout, Lui donnant tout, même ses disciples bien-aimés. Ceux-ci, Jean, futur évangéliste et apôtre de l'amour, et André, amènent aussitôt Simon, puis Philippe et Nathanaël.

Le noyau de la communauté des futurs disciples s'est formé en quelques jours, aussitôt après le Baptême. Qui d'autre était capable d'un don d'une générosité aussi inouïe? Ne faut-il pas entendre, dans beaucoup de paraboles de Jésus sur les dons, une allusion à Jean? Cela résonne aussi dans les paroles de Jésus sur l'obole de la veuve: «En vérité, Je vous le dis, cette pauvre veuve a mis plus que tous; car tous ceux-là ont mis de leur superflu dans l'offrande faite à Dieu, mais elle, de son indigence, a mis tout ce qu'elle avait pour vivre» (Lc 21:3-4). Jésus reçoit ce don de Jean, comme le don du Baptême, parce qu'il Lui convient «d'accomplir la justice» que Lui a confiée le Père céleste: donner aux hommes le Ciel sur la Terre, les introduire dans le Royaume des Cieux. À partir de ce moment, Il l'annoncera, le prêchera, l'enseignera par de nombreuses paraboles. Et très bientôt viendra le moment où Il proposera absolument à tous l'entrée dans ce Royaume comme Nouvelle Alliance conclue dans Son Sang.

Il est Lui-même la Porte du Royaume des Cieux.
Il est Lui-même le Chemin vers le Royaume des Cieux.
Il est Lui-même la Vérité, c'est-à-dire l'essence de la vie future dans le Royaume des Cieux.
Il est Lui-même la Vie, c'est-à-dire le Royaume des Cieux Lui-même.

Mais tragique et terrible est Sa question adressée à nous: «Le Fils de l'homme, quand Il viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre?» (Lc 18:8).

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Pour Mt 3:1-17
1 En ces jours-là arrive Jean le Baptiste, prêchant dans le désert de Judée
2 et disant : « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. »
3 C’est bien lui dont a parlé Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
4 Ce Jean avait son vêtement fait de poils de chameau et un pagne de peau autour de ses reins ; sa nourriture était de sauterelles et de miel sauvage.
5 Alors s’en allaient vers lui Jérusalem, et toute la Judée, et toute la région du Jourdain,
6 et ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en confessant leurs péchés.
7 Comme il voyait beaucoup de Pharisiens et de Sadducéens venir au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ?
8 Produisez donc un fruit digne du repentir
9 et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous le dis, Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham.
10 Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu.
11 Pour moi, je vous baptise dans de l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, dont je ne suis pas digne d’enlever les sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
12 Il tient en sa main la pelle à vanner et va nettoyer son aire ; il recueillera son blé dans le grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. »
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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On peut difficilement douter que la prédication de Jean le Baptiste, tout comme sa personne, ait laissé une impression indélébile sur ses contemporains...  Lire la suite

On peut difficilement douter que la prédication de Jean le Baptiste, tout comme sa personne, ait laissé une impression indélébile sur ses contemporains. Par son apparence et son mode de vie, il rappelait les prophètes d’autrefois (v. 4). Du reste, si les historiens ont raison de supposer un lien entre Jean le Baptiste et le mouvement essénien — plus précisément, la communauté de Qumrân, située au bord de la mer Morte — son allure saisissante d’ascète et d’habitant du désert ne doit pas nous étonner. Sa prédication était bien plus intéressante et importante. Jean appelait manifestement au regret public des péchés, à la conversion — appelée « repentir » dans la traduction synodale russe — et à l’ablution, moyen traditionnel de se purifier de la souillure, y compris de celle qu’engendre un péché commis ; selon ces mêmes conceptions traditionnelles, le péché souille toujours l’être humain (v. 2, 6). Mais sa prédication avait aussi quelque chose d’inhabituel. Il appelait manifestement chacun à la conversion, au regret des péchés et à l’ablution, et non pas seulement ceux pour qui, selon ces mêmes conceptions traditionnelles, cela était nécessaire. Les règles religieuses juives de l’époque exigeaient une ablution lorsqu’un péché précis avait été commis ou lorsqu’une souillure était survenue pour une autre raison. Elle était également exigée de ceux qui embrassaient le judaïsme et entraient dans la Synagogue. Il existait des communautés juives qui n’étaient pas tout à fait orthodoxes, dont les esséniens, et dont les membres étaient convaincus que l’être humain était souillé non seulement par un péché précis, mais, pour ainsi dire, par la vie elle-même : selon eux, l’ablution purificatrice était donc constamment nécessaire. Les membres de ces communautés se lavaient généralement plusieurs fois par jour. À première vue, on pourrait croire que Jean appelle à la même chose. Il n’est pas étonnant que les pharisiens et les sadducéens, attachés à des conceptions plus traditionnelles, s’ils pratiquaient l’ablution — appelée « baptême » dans la traduction synodale russe — le fissent apparemment surtout pour la forme et par précaution, sans bien comprendre pourquoi elle était nécessaire ; c’est ce qui provoqua la colère de Jean (v. 7–10). Mais une lecture plus attentive montre que Jean va au-delà de l’enseignement de l’ablution comme purification continue. Il comprend aussi bien que les esséniens que la purification traditionnelle ne suffit pas. Cependant, il lui a été révélé que la purification ultime et définitive sera accomplie par le Messie-Christ Lui-même et qu’elle ne ressemblera plus à aucun des rites de purification accessibles à l’être humain, même à celui qui, comme Jean, agit au nom de Dieu (v. 11–12). Rien d’étonnant à cela : avec le Christ, le Royaume entre aussi dans le monde, et il n’y a ni ne peut y avoir en lui de place pour aucun péché ni aucune impureté. Jusqu’alors, les êtres humains aspiraient à la pureté et à la liberté à l’égard du péché comme à un idéal inaccessible ; maintenant que le Christ vient dans le monde, cet idéal devient accessible, non par les forces humaines, mais par l’action de Dieu. Et aucune religiosité, à elle seule, ne peut remplacer cette action de Dieu.

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Pour Mt 3:1-17
1 En ces jours-là arrive Jean le Baptiste, prêchant dans le désert de Judée
2 et disant : « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche. »
3 C’est bien lui dont a parlé Isaïe le prophète :Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
4 Ce Jean avait son vêtement fait de poils de chameau et un pagne de peau autour de ses reins ; sa nourriture était de sauterelles et de miel sauvage.
5 Alors s’en allaient vers lui Jérusalem, et toute la Judée, et toute la région du Jourdain,
6 et ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en confessant leurs péchés.
7 Comme il voyait beaucoup de Pharisiens et de Sadducéens venir au baptême, il leur dit : « Engeance de vipères, qui vous a suggéré d’échapper à la Colère prochaine ?
8 Produisez donc un fruit digne du repentir
9 et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes : « Nous avons pour père Abraham. » Car je vous le dis, Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants à Abraham.
10 Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu.
11 Pour moi, je vous baptise dans de l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, dont je ne suis pas digne d’enlever les sandales ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
12 Il tient en sa main la pelle à vanner et va nettoyer son aire ; il recueillera son blé dans le grenier ; quant aux bales, il les consumera au feu qui ne s’éteint pas. »
13 Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.
14 Celui-ci l’en détournait, en disant : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! »
15 Mais Jésus lui répondit : « Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. » Alors il le laisse faire.
16 Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Et voici qu’une voix venue des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. »
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Quand nous lisons l’embarras et l’indignation de Jean le Baptiste, qui ne voulait pas laisser Jésus recevoir le baptême dans le Jourdain, il devient évident pour nous que Jean L’a reconnu. Car participer à ce baptême devait attester que...  Lire la suite

Quand nous lisons l’embarras et l’indignation de Jean le Baptiste, qui ne voulait pas laisser Jésus recevoir le baptême dans le Jourdain, il devient évident pour nous que Jean L’a reconnu. Car participer à ce baptême devait attester que l’homme confessait à Dieu son péché, reconnaissait qu’il n’était pas juste ; et voilà que dans le fleuve se tient Celui qui est juste devant Dieu.

Mais Jésus reçoit tout de même le baptême ; cela signifie que Dieu possède encore une autre justice que celle d’être juste devant Lui-même. C’est la justice de l’amour, qui « s’accomplit » lorsque le juste décide de partager la vie des injustes, le sans-péché celle des pécheurs. Cela peut être incompréhensible et déplaisant, cela peut contredire nos représentations de la justice, mais le Christ entre dans l’eau avec tous, et il apparaît que le Fils bien-aimé du Père est l’un de nous.

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