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RÉFLEXIONS pour 2Co 3:17

17 Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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On rencontre très souvent dans la Bible l'affirmation que Dieu est Esprit. Comme on voit, l'apôtre lie à ce fait évident la liberté, affirmant en quelque sorte que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté, et non de l’esclavage, même s'il s'agit de l’asservissement d’une certaine forme de religion. À première vue, le lien entre ces deux affirmations n'est pas visible. Mais si bien réfléchir, il est facile de voir que ce lien existe tout de même, bien qu'elle ne soit pas visible immédiatement. En effet, tout esprit (que ce soit Dieu Lui-même ou n'importe quel être spirituel créé par Lui) se distingue de la nature (dans toutes les formes possible, peut-être, même celles qui nous sont encore inconnues aujourd'hui) notamment par la liberté complète et absolue.

Dieu n'a aucune nature, Il est une pure volonté et une pure conscience. Ce n’est pas par hasard, à la différence des théologiens, la Bible ne nous dit rien sur la nature de Dieu, mais voici de Sa volonté et de Ses qualités personnelles — en parle constamment. La volonté est la raison de tout esprit et sa manifestation primaire, ce n’est pas par hasard qu’elle est la base de toute vie spirituelle, y compris l'humaine. La conscience de soi est un dérivé de la volonté, qui dans un cas normal est conditionné seulement par celle-ci et dépend seulement d'elle.

Pratiquement cela signifie que l'esprit au sens original du mot dépend seulement de lui-même, et jamais de rien et de personne d'autre. N'importe quelles relations entre les êtres spirituels seront toujours libres et profondément personnelles, et toute restriction de la manifestation de la volonté signifie la restriction de la liberté, qui dans en fin de compte conduit à la diminution de la plénitude de la vie spirituelle de celui, dont la volonté est limitée.

Autre fait de la nature: elle ne définit jamais son propre être, étant toujours dépendante de quelque chose, et au compte final de quelqu'un d'autre. Si l'esprit par définition est libre, de sorte que la diminution de sa liberté réduit son potentiel spirituel, alors la nature est aussi par définition pas libre. Bien sûr, tout esprit peut coopérer avec la nature, sans perdre sa liberté, tout comme Dieu a créé le monde entier naturel, ne Se rabaissant pas du tout et sans vergogne donc de Sa liberté.

Son auto rabaissement et auto restriction s'est avéré lier non avec la nature, mais avec les êtres spirituels créés par Lui, avec lesquels le lient des relations d'amour. Un tel rabaissement de soi et une telle restriction de soi, peuvent bien sûr formellement être aussi considérés comme une restriction de la liberté, mais, puisqu'il s'agit d’un choix absolument volontaire, une telle restriction cesse d'être extérieure, s’avérant pour Dieu une forme organique de Sa propre existence. Et dans le Royaume toutes les formes sont définies de la même manière, à partir des relations d'amour mutuel, qui supposent une restriction de soi mutuelle, comme conséquence de la prise en compte de l'existence de ceux qui se trouvent à côté.

Il n’y a aucune frontière extérieure ici, il y a seulement la forme du propre être acceptée volontairement par chacun, prenant en considération l’existence des relations avec Dieu, avec Christ, avec le prochain. Et voici dans le monde non transformé, au contraire, toutes les restrictions sont liées, avant tout, avec la composante naturelle de l’homme, qui a prévalu après la chute, s’ayant soumis à ce souffle de vie, que chaque personne reçoit à la naissance.

Ce n'est pas étonnant qu'ils lient, entravent la liberté spirituelle de l’homme. Et la religion ici n’est pas une exception: car en dehors de la composante spirituelle propre à elle, en elle il y a pas mal de naturel, lié au psychisme et les modèles comportementaux de l’homme déchu. Et l'apôtre, bien sûr ne pouvait ne pas connaître cela. C’est pourquoi il appelle ses correspondants à la liberté. À cette liberté du Royaume, sans laquelle sont impossibles des vraies et complètes relations avec Dieu. Et donc, est impossible le salut aussi.

Autres réflexions

 
Pour 2Co 3:17
17 Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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Dans la Bible, on rencontre souvent l'affirmation que Dieu est esprit. L'apôtre relie à ce fait indubitable la liberté, comme s'il affirmait que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté et non de l'asservissement, même lorsqu'il s'agit d'asservissement à telle ou telle forme de religiosité. À première vue...  Lire la suite

Dans la Bible, on rencontre souvent l'affirmation que Dieu est esprit. L'apôtre relie à ce fait indubitable la liberté, comme s'il affirmait que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté et non de l'asservissement, même lorsqu'il s'agit d'asservissement à telle ou telle forme de religiosité.

À première vue, le lien entre ces deux affirmations n'apparaît pas. Mais si l'on y réfléchit, il n'est pas difficile de voir que ce lien existe bel et bien, même s'il n'est pas immédiatement visible. En effet, tout esprit, qu'il s'agisse de Dieu Lui-même ou de tout être spirituel créé par Lui, se distingue de la nature, dans toutes ses formes possibles, peut-être encore inconnues de nous aujourd'hui, précisément par une liberté pleine et absolue. Dieu n'a aucune nature ; Il est pure volonté et pure conscience de soi.

Ce n'est pas par hasard que, contrairement aux théologiens, la Bible ne nous dit rien de la nature de Dieu, alors qu'elle parle constamment de Sa volonté et de Ses qualités personnelles. La volonté est le fondement de tout esprit et sa manifestation première ; ce n'est pas par hasard qu'elle constitue la base de toute vie spirituelle, y compris humaine. La conscience de soi dérive de la volonté ; dans le cas normal, elle n'est conditionnée que par elle et ne dépend que d'elle.

Concrètement, cela signifie que l'esprit, au sens propre du terme, ne dépend que de lui-même et jamais de quoi que ce soit ni de qui que ce soit d'autre. Toute relation entre des êtres spirituels sera toujours libre et profondément personnelle, tandis que toute limitation de la manifestation de la volonté signifie aussi une limitation de la liberté, qui conduit en fin de compte à une diminution de la plénitude de la vie spirituelle de celui dont la volonté est limitée. Il en va autrement de la nature : elle ne détermine jamais son propre être, étant toujours dépendante de quelque chose, et finalement de quelqu'un, d'autre. Si l'esprit est libre par définition, de sorte que la diminution de sa liberté abaisse son potentiel spirituel, la nature est, tout aussi par définition, non libre.

Bien sûr, tout esprit peut interagir avec la nature sans perdre sa liberté, de même que Dieu a créé tout le monde naturel sans Se diminuer en rien ni restreindre par là Sa liberté. Son abaissement volontaire et Sa limitation volontaire ont été liés non à la nature, mais aux êtres spirituels créés par Lui, avec lesquels Le lient des relations d'amour. Un tel abaissement volontaire et une telle limitation volontaire peuvent bien sûr aussi être considérés formellement comme une limitation de liberté ; mais, puisqu'il s'agit d'un choix absolument volontaire, cette limitation cesse d'être extérieure et devient pour Dieu une forme organique de Sa propre existence.

Et dans le Royaume, toutes les formes se déterminent de la même manière, à partir des relations d'amour mutuel, qui supposent une limitation volontaire réciproque comme conséquence de la prise en compte de l'existence de ceux qui sont auprès de soi. Il n'y a ici aucune frontière extérieure ; il n'y a que la forme de son propre être volontairement acceptée par chacun, tenant compte des relations avec Dieu, avec le Christ, avec le prochain. Dans le monde non transfiguré, au contraire, toutes les limites sont liées avant tout à la composante naturelle de l'homme, qui, après la chute, a pris le dessus et s'est soumis ce souffle de vie que chaque homme reçoit à sa naissance. Il n'est donc pas étonnant qu'elles lient et entravent la liberté spirituelle de l'homme.

Et la religion ne fait pas exception : outre la composante spirituelle qui lui est propre, elle contient beaucoup de naturel, lié à la psyché et aux modèles de comportement de l'homme déchu. L'apôtre, bien sûr, ne pouvait pas l'ignorer. C'est pourquoi il appelle ses correspondants à la liberté. À cette liberté du Royaume sans laquelle de vraies relations pleines avec Dieu sont impossibles. Et donc le salut lui-même est impossible.

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Pour 2Co 3:17
17 Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
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Dans le troisième chapitre de l’épître aux Corinthiens, Paul parle l'apôtre de la compréhension de l'Ancien testament comme code d’interdictions et de permissions, dont Dieu attend que l’homme exécute...  Lire la suite

Dans le troisième chapitre de l’épître aux Corinthiens, Paul parle l'apôtre de la compréhension de l'Ancien testament comme code d’interdictions et de permissions, dont Dieu attend que l’homme exécute.

Il souligne que c’est seulement par le Christ que l’Ancien testament s'ouvre à nous comme un témoignage de Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Le visage de Moise brillait par le reflet de la gloire du Tout-Puissant – dit l’apôtre, mais cette gloire reste cachée sans Christ pour ceux qui voient Moise, et pour ceux qui lisent ses livres. Pour ceux qui s’adressent à Christ, cette "couverture" est enlevée, ce voile nous retenant de la vision, de la face de la gloire de Dieu.

Et voici après ces mots, l'apôtre écrit : «le Seigneur c’est Esprit, et où est l'Esprit de Seigneur, là est la liberté». Les relations avec Dieu sont donc semblables non à la lettre des interdictions et des permissions, mais à la liberté de l'esprit. Mais cela ne signifie du tout pas que dans la liberté du Nouveau Testament nous pouvons violer les commandements, dont il était interdit aux Juifs de violer.

La non-liberté consiste en ce que la couverture se trouve dans nos cœurs humains, et ne nous donne pas la possibilité de voir la gloire de Dieu. C'est pourquoi l’apôtre dit de ceux qui s’adressent à Dieu : «nous tous qui le visage découvert, réfléchissons la gloire de Dieu, nous sommes transformés». Ainsi, il comprend par liberté la possibilité réelle de la rencontre avec Dieu et notre capacité de venir à cette rencontre.

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Pour 2Co 3:12-18
12 En possession d'une telle espérance, nous nous comportons avec beaucoup d'assurance,
13 et non comme Moïse, qui mettait un voile sur son visage pour empêcher les fils d'Israël de voir la fin de ce qui est passager...
14 Mais leur entendement s'est obscurci. Jusqu'à ce jour en effet, lorsqu'on lit l'Ancien Testament, ce même voile demeure. Il n'est point retiré; car c'est le Christ qui le fait disparaître.
15 Oui, jusqu'à ce jour, toutes les fois qu'on lit Moïse, un voile est posé sur leur cœur.
16 C'est quand on se convertit au Seigneur que le voile est enlevé.
17 Car le Seigneur, c'est l'Esprit, et où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté.
18 Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est l'Esprit.
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En parlant des Juifs croyants qui lisent la sainte Écriture, Paul mentionne le voile qui les empêche de voir le véritable sens du texte, de même qu'autrefois le voile jeté par Moïse sur son visage empêchait ceux qui l'entouraient de le voir...  Lire la suite

En parlant des Juifs croyants qui lisent la sainte Écriture, Paul mentionne le voile qui les empêche de voir le véritable sens du texte, de même qu'autrefois le voile jeté par Moïse sur son visage empêchait ceux qui l'entouraient de le voir. Que veut-il dire ?

Bien sûr, en lisant ce passage avec les yeux d'aujourd'hui, nous prêtons d'abord attention à la différence entre les traditions liées à l'interprétation, par les Juifs et par les chrétiens, des mêmes textes de l'Ancien Testament. Mais au temps de l'apôtre, il était encore trop tôt pour parler d'une tradition chrétienne particulière. Il existait peut-être déjà certains récits, tout à fait possiblement même écrits, sur la mort et la résurrection du Sauveur, mais il n'existait pas encore de corpus chrétien de textes sacrés. Pas plus qu'une tradition chrétienne particulière et élaborée d'interprétation de la Torah ou des livres prophétiques : trop peu de temps s'était encore écoulé pour que de telles interprétations puissent apparaître. Il s'agit, de toute évidence, d'autre chose.

Et ici viennent à l'esprit les paroles de l'évangéliste selon lesquelles Jésus Lui-même, après la résurrection, lors d'une de Ses rencontres avec les disciples, leur ouvrit l'intelligence pour comprendre l'Écriture. Il est peu probable qu'il s'agisse ici d'une exégèse mystérieuse accessible seulement aux « initiés ».

Il s'agissait plutôt d'autre chose, de l'essence même de ce que l'on pourrait appeler la compréhension de tout texte, et surtout d'un texte sacré et inspiré de Dieu. En effet, pour comprendre n'importe quel texte, il faut avant tout reconstituer le système de sens que l'auteur a créé en écrivant son texte. Car un texte (du moins un texte littéraire) est précisément un système de sens revêtu de mots. Or les sens ne peuvent pas être simplement copiés comme nous copions les lettres ; on ne peut que les recréer en parcourant avec l'auteur le chemin qu'il a parcouru en créant son texte.

Mais que faire si l'auteur n'était pas seul ? Si Dieu l'inspirait, s'Il révélait les sens et si l'auteur ne faisait que les incarner dans la parole ? Alors il s'ensuit qu'il faut parcourir le chemin non seulement avec l'auteur humain, mais aussi avec Dieu qui l'inspirait. Pour comprendre la Bible, il faut comprendre Dieu. Et nul ne peut enseigner cette compréhension mieux que le Sauveur. Plus encore : certaines choses fondamentales ne peuvent être enseignées que par le Sauveur Lui-même. Sinon, il y a le voile. Sinon, quelque chose reste fermé pour toujours.

Voilà ce que l'apôtre a en vue lorsqu'il dit que seul le souffle de Dieu, le souffle du Royaume, libère l'homme et lui donne la plénitude de la compréhension de la sainte Écriture comme parole de Dieu. Dieu est libre de toutes les limites humaines, et ce n'est que dans Sa liberté que l'on peut comprendre Sa parole.

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