RÉFLEXIONS pour 2Co 3:17 — le 23 juin 2021

RÉFLEXIONS pour 2Co 3:17

On rencontre très souvent dans la Bible l'affirmation que Dieu est Esprit. Comme on voit, l'apôtre lie à ce fait évident la liberté, affirmant en quelque sorte que Dieu, étant esprit, est le Dieu de la liberté, et non de l’esclavage, même s'il s'agit de l’asservissement d’une certaine forme de religion. À première vue, le lien entre ces deux affirmations n'est pas visible. Mais si bien réfléchir, il est facile de voir que ce lien existe tout de même, bien qu'elle ne soit pas visible immédiatement. En effet, tout esprit (que ce soit Dieu Lui-même ou n'importe quel être spirituel créé par Lui) se distingue de la nature (dans toutes les formes possible, peut-être, même celles qui nous sont encore inconnues aujourd'hui) notamment par la liberté complète et absolue.

Dieu n'a aucune nature, Il est une pure volonté et une pure conscience. Ce n’est pas par hasard, à la différence des théologiens, la Bible ne nous dit rien sur la nature de Dieu, mais voici de Sa volonté et de Ses qualités personnelles — en parle constamment. La volonté est la raison de tout esprit et sa manifestation primaire, ce n’est pas par hasard qu’elle est la base de toute vie spirituelle, y compris l'humaine. La conscience de soi est un dérivé de la volonté, qui dans un cas normal est conditionné seulement par celle-ci et dépend seulement d'elle.

Pratiquement cela signifie que l'esprit au sens original du mot dépend seulement de lui-même, et jamais de rien et de personne d'autre. N'importe quelles relations entre les êtres spirituels seront toujours libres et profondément personnelles, et toute restriction de la manifestation de la volonté signifie la restriction de la liberté, qui dans en fin de compte conduit à la diminution de la plénitude de la vie spirituelle de celui, dont la volonté est limitée.

Autre fait de la nature: elle ne définit jamais son propre être, étant toujours dépendante de quelque chose, et au compte final de quelqu'un d'autre. Si l'esprit par définition est libre, de sorte que la diminution de sa liberté réduit son potentiel spirituel, alors la nature est aussi par définition pas libre. Bien sûr, tout esprit peut coopérer avec la nature, sans perdre sa liberté, tout comme Dieu a créé le monde entier naturel, ne Se rabaissant pas du tout et sans vergogne donc de Sa liberté.

Son auto rabaissement et auto restriction s'est avéré lier non avec la nature, mais avec les êtres spirituels créés par Lui, avec lesquels le lient des relations d'amour. Un tel rabaissement de soi et une telle restriction de soi, peuvent bien sûr formellement être aussi considérés comme une restriction de la liberté, mais, puisqu'il s'agit d’un choix absolument volontaire, une telle restriction cesse d'être extérieure, s’avérant pour Dieu une forme organique de Sa propre existence. Et dans le Royaume toutes les formes sont définies de la même manière, à partir des relations d'amour mutuel, qui supposent une restriction de soi mutuelle, comme conséquence de la prise en compte de l'existence de ceux qui se trouvent à côté.

Il n’y a aucune frontière extérieure ici, il y a seulement la forme du propre être acceptée volontairement par chacun, prenant en considération l’existence des relations avec Dieu, avec Christ, avec le prochain. Et voici dans le monde non transformé, au contraire, toutes les restrictions sont liées, avant tout, avec la composante naturelle de l’homme, qui a prévalu après la chute, s’ayant soumis à ce souffle de vie, que chaque personne reçoit à la naissance.

Ce n'est pas étonnant qu'ils lient, entravent la liberté spirituelle de l’homme. Et la religion ici n’est pas une exception: car en dehors de la composante spirituelle propre à elle, en elle il y a pas mal de naturel, lié au psychisme et les modèles comportementaux de l’homme déchu. Et l'apôtre, bien sûr ne pouvait ne pas connaître cela. C’est pourquoi il appelle ses correspondants à la liberté. À cette liberté du Royaume, sans laquelle sont impossibles des vraies et complètes relations avec Dieu. Et donc, est impossible le salut aussi.