1 Du maître de chant. Sur les flûtes. Psaume. De David.
2 Ma parole, entends-la, Yahvé, discerne ma plainte,
3 attentif à la voix de mon appel, ô mon Roi et mon Dieu! C'est toi que je prie,
4 Yahvé! Au matin tu écoutes ma voix; au matin je fais pour toi les apprêts et je reste aux aguets.
5 Tu n'es pas un Dieu agréant l'impiété, le méchant n'est pas ton hôte;
6 non, les arrogants ne tiennent pas devant ton regard. Tu hais tous les malfaisants,
7 tu fais périr les imposteurs; l'homme de sang et de fraude, Yahvé le hait.
8 Et moi, par la grandeur de ton amour, j'accède à ta maison; vers ton Temple sacré je me prosterne, pénétré de ta crainte.
9 Yahvé, guide-moi dans ta justice à cause de ceux qui me guettent, redresse devant moi ton chemin.
10 Non, rien n'est sûr dans leur bouche, et leur fond n'est que ruine, leur gosier est un sépulcre béant, mielleuse se fait leur langue.
11 Traite-les en coupables, ô Dieu, qu'ils échouent dans leurs intrigues; pour leurs crimes sans nombre, repousse-les, pour leur révolte contre toi.
12 Joie pour tous ceux que tu abrites, réjouissance à jamais; tu les protèges, en toi exultent les amants de ton nom.
13 Toi, tu bénis le juste, Yahvé, comme un bouclier, ta faveur le couronne.
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S'adressant au Tout-Puissant dans la prière, David y confesse la justice de Dieu. À l'époque de David, comme sans doute à toutes les époques, les hommes justifiaient leur incroyance en affirmant que Dieu était indifférent aux affaires humaines. Selon eux, ce que nous faisons Lui serait égal, et il vaudrait donc mieux être un vaurien, puisque cela est au moins profitable. S'adressant à Dieu comme à son Roi, David glorifie le fait que Dieu n'est pas indifférent à ce qui se passe dans le monde. Comme dans d'autres psaumes, David constate son expérience tout en la demandant. Il dit que la justice trouve bénédiction aux yeux de Dieu et que l'impiété va à sa perte, tout en demandant que cela soit effectivement vrai dans la vie réelle. Cette distinction entre le bien et le mal est importante parce qu'elle conduit l'homme dans la Maison de Dieu, dans Sa présence mystérieuse, où seulement la vie est possible.
Remarquons la logique qui fonde la prière de David. Au lieu de supposer dans le doute le pire au sujet de Dieu, il choisit le chemin de la confiance, où l'expérience de chaque pas devient un appui pour le suivant. Une telle foi ne craint pas le doute, car elle repose sur une expérience réelle de la communion avec Dieu. Et elle n'attend pas de signes, car elle est fondée sur la bonne volonté de l'homme.
Autres réflexions
Pour Ps 5:2-13
2 Ma parole, entends-la, Yahvé, discerne ma plainte,
3 attentif à la voix de mon appel, ô mon Roi et mon Dieu! C'est toi que je prie,
4 Yahvé! Au matin tu écoutes ma voix; au matin je fais pour toi les apprêts et je reste aux aguets.
5 Tu n'es pas un Dieu agréant l'impiété, le méchant n'est pas ton hôte;
6 non, les arrogants ne tiennent pas devant ton regard. Tu hais tous les malfaisants,
7 tu fais périr les imposteurs; l'homme de sang et de fraude, Yahvé le hait.
8 Et moi, par la grandeur de ton amour, j'accède à ta maison; vers ton Temple sacré je me prosterne, pénétré de ta crainte.
9 Yahvé, guide-moi dans ta justice à cause de ceux qui me guettent, redresse devant moi ton chemin.
10 Non, rien n'est sûr dans leur bouche, et leur fond n'est que ruine, leur gosier est un sépulcre béant, mielleuse se fait leur langue.
11 Traite-les en coupables, ô Dieu, qu'ils échouent dans leurs intrigues; pour leurs crimes sans nombre, repousse-les, pour leur révolte contre toi.
12 Joie pour tous ceux que tu abrites, réjouissance à jamais; tu les protèges, en toi exultent les amants de ton nom.
13 Toi, tu bénis le juste, Yahvé, comme un bouclier, ta faveur le couronne.
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L’opposition entre le juste et l’impie est exprimée ici en des termes que certains pourraient trouver non seulement peu modestes...
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L’opposition entre le juste et l’impie est exprimée ici en des termes que certains pourraient trouver non seulement peu modestes, mais même empreints de suffisance. En effet, comment peut-on dénoncer les mauvaises actions des autres tout en insistant sur sa propre justice ?
Mais, à bien y réfléchir, le psalmiste est loin d’être aussi présomptueux qu’on pourrait le croire : il est capable à la fois de repentir et de voir ses propres péchés. Dans sa promesse d’entrer dans le temple, on distingue clairement non pas la propre justice pharisienne, mais l’espérance en la miséricorde du Seigneur : qu’Il ne permette pas à celui qui s’efforce de marcher sur les chemins des commandements de s’engager sur les voies inévitables de ceux qui Le renient, les voies du mal et du mensonge.
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