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RÉFLEXIONS pour Jc 5:9-11

Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
10 Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
11 Voyez : nous proclamons bienheureux ceux qui ont de la constance. Vous avez entendu parler de la constance de Job et vous avez vu le dessein du Seigneur ; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant.
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Comme on voit, Jacques met haut la patience. À l'exemple de ses contemporains il met les anciens prophètes, et Job, le héros du livre biblique éponyme. Bien sûr, Jésus Lui-même a prévenu bien des fois de l'imminence de la souffrance. Et si l’on considère que les persécutions, dont il était question, étaient considérées plutôt comme une norme de la vie chrétienne, que comme des épisodes, il devient clair qu’il faut se préparer à endurer, et endurer longtemps. Mais le problème tout de même ne se limite apparemment pas seulement à l’imminence et la nécessité pratique de la patience. En effet, de quoi dépend en général la patience? En principe, une souffrance de courte durée, même forte, comme on le sait, est parfois plus facile à supporter, que celle de longue durée, même si la souffrance de longue durée n’est pas si forte.

Il n’y a rien de surprenant ici: les ressources de l'organisme d’un homme sain sont d'habitude tout de même assez grandes, et avec une motivation appropriée leur mobilisation de courte durée donne un effet correspondant, permettant parfois même de supporter ce qu'autrefois semblait insupportable. Bien sûr, une telle motivation peut être la fidélité à Christ, mais pas seulement elle : il est aussi possible ici une montée émotionnelle, et la conviction intellectuelle, et l'exaltation religieuse. Il ne faut pas dire que tout cela n'a pas de relation avec la vie spirituelle : car on suppose ici le choix délibéré et le respect d’une décision prise une fois.

Mais une telle vie spirituelle ne sort pas encore du cadre du monde pas encore transformé. Mais lorsqu’il s’agit de la fidélité à Christ, les relations avec Lui, il faut déjà directement parler de la vie du Royaume, car les relations avec Lui ne sont possibles que dans le Royaume. Nous avons ici, au fait, une ressource inépuisable, permettant de supporter les difficultés et les épreuves tout au long non seulement de cette période courte, pendant laquelle on épuise quand même les forces humaines pas si vraiment grandes, mais aussi pendant une longue durée de temps, à laquelle n’aurait suffi aucune force humaine.

C’est pourquoi l'apôtre estime notamment la patience pendant les épreuves: il témoigne la qualité de la vie spirituelle de ceux qui ont supporté ces épreuves. De la qualité, qui est conditionnée par le fait que sa vie, bien qu’elle passe encore partiellement dans notre monde se transformant, mais pas encore transformé jusqu'à la fin, est définie tout de même pas par les lois de ce monde, mais par les lois du Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Jc 5:10-11
10 Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
11 Voyez : nous proclamons bienheureux ceux qui ont de la constance. Vous avez entendu parler de la constance de Job et vous avez vu le dessein du Seigneur ; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant.
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Jacques tient la longue patience en haute estime. Il donne en exemple à ses contemporains les anciens prophètes et Job, héros du livre biblique du même nom. Bien sûr, Jésus Lui-même a plus d'une fois averti...  Lire la suite

Jacques tient la longue patience en haute estime. Il donne en exemple à ses contemporains les anciens prophètes et Job, héros du livre biblique du même nom. Bien sûr, Jésus Lui-même a plus d'une fois averti Ses disciples de l'inévitabilité de la souffrance. Et si l'on considère que les persécutions dont il était question étaient envisagées davantage comme la norme de la vie chrétienne que comme des épisodes, on comprend qu'il faut se préparer à endurer, et à endurer longtemps. Mais il ne s'agit pourtant pas, semble-t-il, de la seule inévitabilité et de la nécessité pratique de la longue patience. En effet, de quoi dépend-elle en général ? En principe, une souffrance brève, même intense, est souvent plus facile à supporter qu'une souffrance prolongée, même si celle-ci est moins forte. Rien d'étonnant à cela : les ressources d'un organisme humain sain sont d'ordinaire assez grandes, et, avec une motivation adéquate, leur mobilisation à court terme produit l'effet correspondant, permettant parfois de supporter même ce qui semblait auparavant insupportable. Bien sûr, cette motivation peut être la fidélité au Christ, mais pas seulement : il peut y avoir aussi un élan émotionnel, une conviction intellectuelle, une exaltation religieuse. On ne peut pas dire que tout cela soit sans rapport avec la vie spirituelle : il y a bien là un choix conscient et la fidélité à une décision prise une fois pour toutes. Mais une telle vie spirituelle ne dépasse pas encore les limites d'un monde qui n'est pas encore transfiguré. Or, quand il s'agit de fidélité au Christ, de relations avec Lui, il faut parler directement de la vie du Royaume, car les relations avec Lui ne sont possibles que dans le Royaume. Et là, nous recevons en réalité une ressource inépuisable, qui permet de supporter les difficultés et les épreuves non pas pendant cette courte période au terme de laquelle les forces humaines, malgré tout limitées, s'épuisent, mais pendant longtemps, bien au-delà de ce que permettraient des forces humaines. C'est pourquoi l'apôtre estime tant la longue patience dans les épreuves : il témoigne de la qualité de la vie spirituelle de celui qui les supporte. Une qualité qui tient au fait que sa vie, bien qu'elle se déroule encore en partie dans notre monde en voie de transfiguration mais pas encore pleinement transfiguré, est pourtant déterminée non par les lois de ce monde, mais par les lois du Royaume.

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Pour Jc 5:9-12
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
10 Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
11 Voyez : nous proclamons bienheureux ceux qui ont de la constance. Vous avez entendu parler de la constance de Job et vous avez vu le dessein du Seigneur ; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant.
12 Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, n'usez d'aucun autre serment. Que votre oui soit oui, que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
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L'apôtre Jacques nous dit aujourd'hui : « Ne vous plaignez pas les uns des autres. » Rappelons-nous : quand avons-nous dit pour la dernière fois « Sans lui... », « Tout est de sa faute... », « Comment travailler avec des gens pareils ?! »  Lire la suite

L'apôtre Jacques nous dit aujourd'hui : « Ne vous plaignez pas les uns des autres. » Rappelons-nous : quand avons-nous dit pour la dernière fois « Sans lui... », « Tout est de sa faute... », « Comment travailler avec des gens pareils ?! » Encore heureux si nous nous arrêtons là, car nous disons aussi souvent : « Sans toi... » Est-il facile de s'abstenir de telles phrases ? Est-il facile de ne pas chercher un coupable et de ne pas se plaindre, ne serait-ce qu'en soi-même ? Tout cela se produit en effet, pour l'essentiel, automatiquement. Et c'est précisément à cet automatisme qu'il faut nous attaquer. Pour commencer, essayons de ne pas dire tout cela à voix haute... et prions pour que le Seigneur nous apprenne à ne pas chercher de coupable ni nous plaindre, mais simplement à faire notre travail aussi bien que possible dans les circonstances où nous nous trouvons.

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Pour Jc 5:8-10
Soyez patients, vous aussi; affermissez vos cœurs, car l'Avènement du Seigneur est proche.
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
10 Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
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Aujourd'hui l'apôtre Jacques nous ramène au temps de l'attente. Attendre dans l'inconnu, voilà ce qu'est la vie des prophètes...  Lire la suite

Aujourd'hui l'apôtre Jacques nous ramène au temps de l'attente. Attendre dans l'inconnu, voilà ce qu'est la vie des prophètes. Vivre dans un état où l'on sait comment les choses doivent être, croire que cela arrivera nécessairement, et pourtant ne pas le vivre soi-même. Ne pas toucher ce que l'on sait, tout en réveillant des gens qui savent comme toi, mais n'attendent pas.

Notre situation, comparée à la vie des prophètes, peut être considérée comme confortable et bien établie. Ce dont ils parlaient s'est accompli. Nous pouvons désormais nous joindre à Jean le Baptiste, à propos de qui le Sauveur dit: «heureux celui pour qui Je ne serai pas une occasion de chute». C'est-à-dire qu'en sachant tout ce qui s'accomplira, en sachant qu'Il naîtra, mourra et ressuscitera, nous pouvons et devons ne pas être scandalisés par Lui. C'est l'une des béatitudes qui nous sont les plus accessibles.

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Pour Jc 5:1-20
Eh bien, maintenant les riches! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.
Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous: elle dévorera vos chairs; c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours!
Voyez: le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas.
Soyez donc patients, frères, jusqu'à l'Avènement du Seigneur. Voyez le laboureur: il attend patiemment le précieux fruit de la terre jusqu'aux pluies de la première et de l'arrière-saison.
Soyez patients, vous aussi; affermissez vos cœurs, car l'Avènement du Seigneur est proche.
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
10 Prenez, frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
11 Voyez : nous proclamons bienheureux ceux qui ont de la constance. Vous avez entendu parler de la constance de Job et vous avez vu le dessein du Seigneur ; car le Seigneur est miséricordieux et compatissant.
12 Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, n'usez d'aucun autre serment. Que votre oui soit oui, que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
13 Quelqu'un parmi vous souffre-t-il? Qu'il prie. Quelqu'un est-il joyeux? Qu'il entonne un cantique.
14 Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les presbytres de l'Église et qu'ils prient sur lui après l'avoir oint d'huile au nom du Seigneur.
15 La prière de la foi sauvera le patient et le Seigneur le relèvera. S'il a commis des péchés, ils lui seront remis.
16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La supplication fervente du juste a beaucoup de puissance.
17 Élie était un homme semblable à nous: il pria instamment qu'il n'y eût pas de pluie, et il n'y eut pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois.
18 Puis il pria de nouveau: le ciel donna de la pluie et la terre produisit son fruit.
19 Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'égare loin de la vérité et qu'un autre l'y ramène,
20 qu'il le sache : celui qui ramène un pécheur de son égarement sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.
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L’intensité avec laquelle Jacques dénonce les riches atteint son sommet. Mais nous voyons ensuite un appel adressé aux opprimés pour qu’ils...  Lire la suite

L’intensité avec laquelle Jacques dénonce les riches atteint son sommet. Mais nous voyons ensuite un appel adressé aux opprimés pour qu’ils patientent, et de nombreux adversaires du christianisme se sont souvent écriés à ce propos : « Ah ! les travailleurs doivent supporter l’oppression ! Cela signifie donc que vous, les chrétiens, êtes du côté des exploiteurs ! »

Une lecture attentive et impartiale ne permet pourtant pas une telle interprétation. La juste protestation contre le mal social ne contredit pas les paroles de l’apôtre ; l’épître elle-même en témoigne. Et s’il faut patienter, ce n’est pas pour encourager les oppresseurs, mais parce qu’ils sont déjà condamnés s’ils ne se repentent pas. La protestation violente contre le mal terrestre a trop souvent dégénéré en révolte destructrice qui, après l’effusion de sang, s’achevait par la défaite et un nouvel asservissement. Mais la défense persévérante et patiente de la justice s’est souvent révélée plus féconde et victorieuse. C’est elle aussi un travail, impossible sans patience. Or il faut travailler sous toute organisation sociale ; voilà pourquoi il est nécessaire que nous patientions jusqu’à l’avènement du Seigneur.

Jacques rappelle aussi ici la puissance de la prière, que tout chrétien connaît en principe, mais qui, dans la pratique, est bien trop souvent sous-estimée. À ceux d’entre nous qui ne se croient pas capables d’audace dans la prière, il rappelle le grand prophète Élie, qu’il appelle de façon inattendue un homme semblable à nous (et non pas nous qui serions semblables à lui !). Cela signifie que la force spirituelle donnée par le Seigneur à Élie, Il peut aussi nous la donner. Pourvu que nous l’accueillions.

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Pour Jc 5:1-9
Eh bien, maintenant les riches! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver.
Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers.
Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous: elle dévorera vos chairs; c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours!
Voyez: le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur des Armées.
Vous avez vécu sur terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage.
Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste pas.
Soyez donc patients, frères, jusqu'à l'Avènement du Seigneur. Voyez le laboureur: il attend patiemment le précieux fruit de la terre jusqu'aux pluies de la première et de l'arrière-saison.
Soyez patients, vous aussi; affermissez vos cœurs, car l'Avènement du Seigneur est proche.
Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin de n'être pas jugés. Voyez: le Juge se tient aux portes!
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L’apôtre Jacques utilise la métaphore de l’or et de l’argent rouillés pour indiquer non pas le côté matériel...  Lire la suite

L’apôtre Jacques utilise la métaphore de l’or et de l’argent rouillés pour indiquer non pas le côté matériel de la vie, mais les buts et le sens de toute accumulation. L’expérience accumulée, la gloire et la reconnaissance comme spécialiste, comme grand acteur, comme personne à qui les affaires réussissent, les titres universitaires : voilà cet or et cet argent qui rouillent et témoigneront contre nous. Et les buts que nous nous fixons sont notre trésor. Ils signifient très peu pour l’avenir. Et aucun succès en ce monde n’est requis pour aimer ses proches, ses amis, ses voisins et ses connaissances. Pour le croyant, pour l’homme entré dans la vie de l’Église, qui lit l’Évangile, la conscience de la petitesse et de l’invisibilité de nos succès devant le monde et devant Dieu doit devenir fondamentale. Quand l’Apôtre dit : « Affligez-vous, pleurez et gémissez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse », il appelle à prêter attention au fait que nous recherchons la joie et l’allégresse, que nous chassons loin de nous les pensées difficiles et pénibles. Or il n’y a pas de joie dans le monde. Nous portons la joie dans nos cœurs. Et cette joie vient de Dieu. Lui seul peut nous la donner. Nous, nous cherchons dans ce monde un substitut à la relation avec Lui. Et nous comprenons que nous devons faire le bien, nous en sentons le besoin ; mais la miséricorde accomplie et l’aide apportée ne nous donnent pas de joie si, à travers elles, nous ne glorifions pas Dieu, si nous ne Le remercions pas de la possibilité d’aider et d’être auprès de celui qui est dans le besoin.

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