RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Ps 5

S'adressant au Tout-Puissant dans la prière, David y confesse la justice de Dieu. À l'époque de David, comme sans doute à toutes les époques, les hommes justifiaient leur incroyance en affirmant que Dieu était indifférent aux affaires humaines. Selon eux, ce que nous faisons Lui serait égal, et il vaudrait donc mieux être un vaurien, puisque cela est au moins profitable. S'adressant à Dieu comme à son Roi, David glorifie le fait que Dieu n'est pas indifférent à ce qui se passe dans le monde. Comme dans d'autres psaumes, David constate son expérience tout en la demandant. Il dit que la justice trouve bénédiction aux yeux de Dieu et que l'impiété va à sa perte, tout en demandant que cela soit effectivement vrai dans la vie réelle. Cette distinction entre le bien et le mal est importante parce qu'elle conduit l'homme dans la Maison de Dieu, dans Sa présence mystérieuse, où seulement la vie est possible.

Remarquons la logique qui fonde la prière de David. Au lieu de supposer dans le doute le pire au sujet de Dieu, il choisit le chemin de la confiance, où l'expérience de chaque pas devient un appui pour le suivant. Une telle foi ne craint pas le doute, car elle repose sur une expérience réelle de la communion avec Dieu. Et elle n'attend pas de signes, car elle est fondée sur la bonne volonté de l'homme.