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RÉFLEXIONS pour Lc 15:3-7

3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
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Nous avons devant nous une nouvelle confirmation du fait que nous ne vivons pas du tout à la même époque que Jésus… Pour décrire la joie au ciel au sujet d’un pécheur qui se repent, Il choisit la forme de récit qui nous est déjà familière — la parabole. Et voici que nous entendons Ses paroles adressées aux gens assis autour de Lui : « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? » (Lc 15,4).

Que penserait une personne moderne en réponse à cette question ? Premièrement, plus de la moitié des habitants du globe remarqueraient aussitôt qu’ils n’ont pas de brebis. Et deuxièmement, nous essayons d’appeler la logique à notre aide. Or elle s’oppose absolument à ce qu’on laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis dans le désert, où il ne leur en coûterait rien de se perdre ou d’être dévorées par les loups, pour aller chercher une seule brebis stupide. De plus, elle a peut-être déjà été attrapée depuis longtemps par ces mêmes loups… Bref, le risque est trop grand, et « le jeu n’en vaut pas la chandelle ».

Mais justement, nous ne sommes pas le Seigneur. Et gloire à Lui pour cela ! Lui seul a assez de foi en l’homme, d’espérance et de miséricorde pour sauver ceux qui se sont égarés. Et Lui seul nous fait assez confiance pour nous combler de la liberté des fils et des filles de Dieu. Ce qui veut dire nous laisser pour un temps seuls, si cela est nécessaire…

Autres réflexions

 
Pour Lc 15:7
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
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Est-il vraiment possible que, pour Dieu, un seul homme soit plus important que 99 ? Et chacun de ces 99 ? Et qu'y a-t-il de mauvais dans la justice ? Ne sommes-nous pas tous appelés à...  Lire la suite

Est-il vraiment possible que, pour Dieu, un seul homme soit plus important que 99 ? Et chacun de ces 99 ? Et qu'y a-t-il de mauvais dans la justice ? Ne sommes-nous pas tous appelés à la justice ?

Il semble que ces paroles choquantes de Jésus puissent nous conduire à quelques pensées : premièrement, devant Dieu se tient chaque personne personnellement, et non dans un collectif. Nous avons tous des liens humains variés : familiaux, professionnels, de voisinage, ecclésiaux ; ils sont importants, mais la rencontre avec Dieu a lieu seulement face à face, et cette rencontre transforme notre vie et introduit des changements qualitatifs dans nos relations avec les autres. Deuxièmement, avec quoi nous tenons-nous devant Dieu ? Avec notre justice ? Mais « il n'y a pas de juste, pas même un seul » (voir Rm 3:10). Et ici l'important est de savoir si nous prenons conscience de notre injustice, de notre péché, et si nous demandons à Dieu de faire quelque chose avec cela, ou si nous estimons que chez nous tout n'est « pas pire que chez les autres » et ne voyons pas pour nous-mêmes le besoin de repentance. Le premier chemin nous ouvre à la rencontre avec Dieu, tandis que le second rend encore plus profond l'abîme entre nous et Lui.

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Pour Lc 15:1-32
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
11 Il dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.
14 « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi ;
19 je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
20 Il partit donc et s’en alla vers son père.
« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
25 « Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. »
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier.
29 Mais il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »
31 « Mais le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » »
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La lecture de ce jour nous propose encore plusieurs paraboles sur le Royaume, dont celle que connaît bien tout lecteur de l’Évangile...  Lire la suite

La lecture de ce jour nous propose encore plusieurs paraboles sur le Royaume, dont celle du fils prodigue, bien connue de tout lecteur de l’Évangile (v. 11–32). Leur sens devient clair dans le contexte des représentations religieuses traditionnelles propres aux milieux pharisiens de l’époque évangélique. Il s’agit de la manière dont les Juifs croyants de cette époque envisageaient le repentir et la possibilité du pardon des péchés. En ce temps-là, comme d’ailleurs aux siècles précédents, on considérait qu’on ne pouvait se purifier que d’un péché commis involontairement, par exemple par faiblesse, par ignorance ou sous la contrainte. En revanche, si le péché était commis volontairement et consciemment, on pensait qu’il était impossible de s’en purifier.

Bien sûr, on pouvait se repentir de tout péché, mais le repentir seul ne suffisait pas : il fallait encore se purifier de la souillure engendrée par le péché, ce qui était impossible si celui-ci était conscient et volontaire. Les conséquences du péché — ce que l’on associait habituellement à la notion de « souillure » — continuaient de peser sur le pécheur jusqu’à la fin de ses jours et retombaient souvent même sur sa lignée, ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Jésus, Lui, disait que, maintenant que le Royaume s’était approché, toute personne se repentant de ses péchés pouvait recommencer sa vie spirituelle à neuf, en renouvelant entièrement ses relations avec Dieu et avec les autres.

Tel est le sens des paraboles de Jésus sur la brebis perdue et la drachme perdue (v. 3–10). La possibilité d’un nouveau commencement pour chacun s’exprime encore plus nettement dans la parabole du fils prodigue. Tout ce qui, selon les conceptions traditionnelles du péché, ferme définitivement au pécheur le chemin du retour est présent ici : la désobéissance pleinement consciente au père — donc une violation directe et ouverte du cinquième commandement (v. 12) — et la vie « dissolue », selon l’expression de l’évangéliste (v. 13), qui supposait manifestement de nombreuses autres transgressions de la Torah, sans aucun doute tout à fait conscientes et guère imposées par la contrainte. Rien d’étonnant à ce que le fils, repenti de ses actes, prépare d’avance un discours de pénitence où il se dit prêt à accepter toutes les conséquences de ses péchés (v. 17–19) : en homme de son époque, il comprend parfaitement qu’il ne peut plus compter sur rien et qu’il ne retrouvera jamais sa place d’autrefois dans la maison paternelle. Mais, lorsqu’il revient chez lui, quelque chose de tout à fait inattendu se produit : son père, sans écouter le discours de pénitence préparé à l’avance, l’accueille comme si rien ne s’était passé (v. 20–24), au grand mécontentement du fils aîné, qui jugeait manifestement injuste que les péchés de son cadet restent sans conséquences (v. 25–32). Il n’est visiblement pas facile pour la conscience religieuse d’admettre que toute son arithmétique habituelle des mérites et des fautes ne fonctionne pas dans le Royaume. Mais c’est précisément pourquoi le Royaume devient accessible à chacun : non à chacun de ceux qui l’ont mérité, mais à chacun de ceux qui le cherchent.

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Pour Lc 15:1-32
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
11 Il dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.
14 « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi ;
19 je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
20 Il partit donc et s’en alla vers son père.
« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
25 « Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. »
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier.
29 Mais il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »
31 « Mais le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » »
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Aujourd'hui, nous associons généralement la parabole du fils prodigue à diverses qualités humaines négatives : la présomption, l'ingratitude, le manque de respect envers son père et la maison où l'on a grandi...  Lire la suite

Aujourd'hui, nous associons généralement la parabole du fils prodigue à diverses qualités humaines négatives : la présomption, l'ingratitude, le manque de respect envers son père et la maison où l'on a grandi. Le retour du fils prodigue devient alors pour nous une sorte de leçon de vie : la vie elle-même a appris au fils égaré ce qu'il ne voulait pas apprendre dans sa propre maison auprès de son propre père. Vient ensuite la lecture de cette parabole comme une allégorie de notre propre relation avec Dieu, notre Père céleste. Le champ des sermons moralisateurs est ici immense, et l'on ne peut certainement pas le dire en friche.

Les prédicateurs, pourtant, laissent souvent le fils aîné dans l'ombre. La question qu'il pose à son père — pourquoi accueilles-tu comme un hôte longtemps attendu celui qui a dissipé les biens de la maison, alors que ma présence ne semble guère te réjouir ? — reste au fond sans réponse. Or la parabole de Jésus ne porte pas sur nos relations avec Dieu, même si, bien sûr, elle en parle aussi : comment pourrait-il en être autrement ? Elle parle du Royaume. De la dynamique de sa vie. De la manière dont on y vit, dont on le perd et dont on y revient. Elle ne parle pas de deux fils, l'un bon et l'autre mauvais. Elle parle de détermination et d'indécision. Du choix et de ses conséquences. De ce que peut coûter une mauvaise décision et de la manière d'en surmonter les conséquences. Et du fait que personne n'est à l'abri de rien.

Car, au fond, le désir du fils aîné de célébrer sa propre fête, particulière, consacrée à lui-même et séparée de toute la maison — dans son cercle, avec ses amis, et là encore sans son père — ne diffère que par son ampleur d'une demande de partage des biens : donne-moi ce qui me revient, et je partirai. Seulement, l'aîné est prêt à partir sans partir : il veut se séparer comme s'il ne se séparait pas du tout, vivre un peu sa propre vie tout en restant dans la maison paternelle. Le cadet est plus résolu : quand il part, il part vraiment. Et, contrairement à l'aîné, il comprend par sa propre expérience amère ce que signifie partir, quitter la maison, perdre le Royaume. Il part résolument, et revient tout aussi résolument, avec un repentir sincère. Il veut rentrer chez lui, et peu lui importe désormais quelle place il occupera dans la maison familiale : tout dépend de la volonté du père.

Pour l'aîné, ce n'est pas indifférent. Il se compare au cadet. Il se demande : lequel de nous le père aime-t-il le plus ? Il n'a pas encore pleinement compris que le festin organisé par le père pour son jeune frère est une manifestation de l'amour paternel, qui prend cette forme précisément parce qu'il y a eu un retour. Des retrouvailles. Le rétablissement de la plénitude du Royaume. L'aîné est toujours dans cette plénitude. Il n'est pas parti. Mais... il aurait pu partir, s'il n'avait pas été l'aîné, et donc l'héritier. Ce n'est pas la vie du Royaume qui le retient, mais la place qu'il occupe dans cette vie.

La situation est dangereuse, et le père avertit son fils aîné. Tout ce qui est à moi n'est-il pas à toi ? Ne partages-tu pas la plénitude de ma vie ? N'y a-t-il donc que ton rang d'aîné de la maison et d'héritier qui compte pour toi ? Le cadet est revenu en renonçant à toute affirmation de soi. Et toi ? La parabole s'achève sur cette question adressée au fils aîné. Une question adressée non à ceux qui sont partis puis revenus, mais à ceux qui se vantent de n'être jamais partis. Une question qui donne à réfléchir. Et qui exige une réponse. De chacun de nous.

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Pour Lc 15:1-32
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
11 Il dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.
14 « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi ;
19 je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
20 Il partit donc et s’en alla vers son père.
« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
25 « Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. »
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier.
29 Mais il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »
31 « Mais le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » »
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On appelle généralement ces trois paraboles les paraboles du repentir, mais le repentir y est montré sous un angle tout à fait inhabituel...  Lire la suite

On appelle généralement ces trois paraboles les paraboles du repentir, mais le repentir y est montré sous un angle tout à fait inhabituel. On y décrit moins l’expérience de la personne qui se repent, ses sentiments, sa douleur, etc. ; Jésus parle de la joie de Dieu et de ses anges quand l’homme retrouve le chemin de la maison. C’est le repentir « du point de vue » de Dieu.

Visiblement, ce n’est pas un hasard. Quand l’homme raisonne sur sa conversion, sur sa recherche de Dieu, sur la foi, il est toujours porté à penser à lui-même : à ses motifs, à son chemin spirituel. Dieu apparaît ici comme un « but » sans visage, qu’il faut atteindre, comme un « sens de la vie » abstrait qu’il faut trouver. Or il s’avère que, pour Dieu, notre conversion est bien plus importante que nous ne le comprenons : il se réjouit comme un berger qui a perdu sa brebis aimée et l’a retrouvée, comme une pauvre femme qui rassemble ses voisines pour un repas de fête à cause de la joie d’avoir retrouvé une petite pièce, comme un père qui a vu revenir son fils perdu pour toujours. « Votre destin n’est pas indifférent à Dieu, dit Jésus pour ainsi dire ; que cela vous soutienne sur la route. »

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Pour Lc 15:1-32
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
11 Il dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.
14 « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi ;
19 je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
20 Il partit donc et s’en alla vers son père.
« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
25 « Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. »
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier.
29 Mais il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »
31 « Mais le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » »
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«Ce fils à toi», dit le fils aîné. Le fils cadet a renoncé à sa filiation en réclamant sa part de biens comme si son père était déjà mort, et il a vécu comme si...  Lire la suite

«Ce fils à toi», dit le fils aîné. Le fils cadet a renoncé à sa filiation en réclamant sa part de biens comme si son père était déjà mort, et il a vécu comme si son père n'existait pas, comme s'il n'était pas le fils de celui qui sait aimer. Le fils aîné n'a pas fait cela; il vivait auprès de son père, accomplissait tout ce que son père lui demandait de faire. Peut-être aimait-il même vraiment son père. Mais, comme l'a dit un prêtre dans une homélie sur le fils prodigue, en renonçant à son frère, en ne voulant pas l'appeler frère, le fils aîné renonce aussi au père; il se prive tout autant de la filiation que l'avait fait auparavant le cadet. Car si le cadet est maintenant un fils, «ce fils à toi», et que lui ne le considère pas comme son frère, il cesse par là même d'être fils.

Il en résulte que seul le manque d'amour envers le prochain nous prive de la possibilité d'être enfants de Dieu. Et c'est précisément l'amour qui fait de nous Ses enfants, car l'amour est le trait de famille des saints. Le saint est celui qui appartient à Dieu, et Dieu est amour.

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Pour Lc 15:1-32
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
11 Il dit encore : « Un homme avait deux fils.
12 Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien.
13 Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l’inconduite.
14 « Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation.
15 Il alla se mettre au service d’un des habitants de cette contrée, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
17 Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim !
18 Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi ;
19 je ne mérite plus d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. »
20 Il partit donc et s’en alla vers son père.
« Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié ; il courut se jeter à son cou et l’embrassa tendrement.
21 Le fils alors lui dit : « Père, j’ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils. »
22 Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l’en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds.
23 Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
24 car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
25 « Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il fut près de la maison, il entendit de la musique et des danses.
26 Appelant un des serviteurs, il s’enquérait de ce que cela pouvait bien être.
27 Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. »
28 Il se mit alors en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit l’en prier.
29 Mais il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers, sans avoir jamais transgressé un seul de tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau, à moi, pour festoyer avec mes amis ;
30 et puis ton fils que voici revient-il, après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu fais tuer pour lui le veau gras ! »
31 « Mais le père lui dit : « Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
32 Mais il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » »
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La parabole du fils prodigue repose sur un contraste. D'un côté, le désespoir du fils ; de l'autre, la joie du père. Il est facile de voir qu'il s'agit de deux aspects essentiels du repentir. Le Seigneur dit que...  Lire la suite

La parabole du fils prodigue repose sur un contraste. D'un côté, le désespoir du fils ; de l'autre, la joie du père. Il est facile de voir qu'il s'agit de deux aspects essentiels du repentir. Le Seigneur dit que le repentir ne peut être un marché (comme si Dieu me pardonnait et qu'en échange je promettais d'être sage désormais). La rupture du fils avec son père ressemble davantage à un marché : donne-moi mon héritage et je n'aurai plus rien à te réclamer. Le repentir ne ressemble pas non plus à une « reddition volontaire » (comme si s'être repenti méritait des félicitations et permettait de s'en tirer avec une sévère réprimande). Il n'a rien de commun avec l'indifférence ni avec aucune forme de calcul. L'idée du fils que son père pourrait le prendre comme ouvrier semble blasphématoire — et il ne l'a finalement jamais exprimée.

À quoi ressemble donc le repentir ? Un mot revient six fois dans ce chapitre : la joie. Dieu est profondément heureux que nous soyons venus. Que nous reste-t-il à faire, sinon nous réjouir avec Lui ?

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Pour Lc 15:1-10
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
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Le Seigneur dit qu'Il ne nous laissera ni ne nous abandonnera jamais. Le comprendre d'un point de vue humain ordinaire est très...  Lire la suite

Le Seigneur dit qu'Il ne nous laissera ni ne nous abandonnera jamais. Le comprendre d'un point de vue humain ordinaire est très difficile. L'esprit mondain, habitué à vivre dans l'aisance, raisonne tout autrement. Et il agit exactement à l'inverse. Si une petite partie disparaît — 1 %, comme il est dit dans la parabole, si l'on la considère d'un point de vue strictement mathématique —, il n'abandonnera jamais tout pour récupérer ce 1 %. Car il comprend que 99 % valent davantage que 1 %, et qu'en cherchant un pour cent il pourrait perdre les 99 % restants. Les pertes sont inévitables, nous enseigne la théorie économique moderne. C'est bien pour cela qu'il existe un fonds d'amortissement. Si l'on perd quelque chose d'infiniment petit, seul un indigent se précipitera pour le chercher, car il a si peu que chaque petite chose compte pour lui. Mais cela signifie encore que, même s'il a perdu peu de chose, quelque kopeck, ce kopeck représente néanmoins un pourcentage important de ce qu'il possède. Ici, pourtant, voici cette sainte logique de l'absurde : le Seigneur est si riche de nous, nous sommes si nombreux à Lui appartenir, si différents, remarquables, doués, bons, intelligents — nous sommes si nombreux, et pourtant, tel un indigent, Il part à la recherche de chaque pauvre petit être perdu et misérable. Il est riche, mais Il est pauvre. Il y a là quelque chose de très important pour notre foi. L'apôtre dit : « Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : Lui qui était riche S'est fait pauvre pour vous, afin que vous deveniez riches par Sa pauvreté » (2 Co 8:9). Voyez comme les significations passent, avec toutes leurs nuances, de la richesse à la pauvreté et inversement. Il est très important de le comprendre, ou plutôt de le sentir : aucune pauvreté n'a de sens sans richesse intérieure, aucune richesse n'a de sens sans pauvreté intérieure. C'est précisément ce que le Seigneur nous enseigne aujourd'hui par Son saint exemple. Un exemple d'amour pour lequel toutes les sciences de la mesure ne comptent pas, car il n'est pas d'origine terrestre.

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Pour Lc 15:1-10
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
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Nous avons devant nous deux paraboles, mais on pourrait aussi dire qu’il s’agit d’une seule et même parabole, formulée en des termes différents...  Lire la suite

Nous avons devant nous deux paraboles, mais on pourrait aussi dire qu’il s’agit d’une seule et même parabole, formulée en des termes différents. Depuis vingt siècles, elle ne soulève pas d’objections, et pourtant son sens est encore loin d’entrer dans tous les esprits. En effet, comment peut-on opposer une seule brebis égarée aux intérêts de toute la collectivité ? Il serait bien plus raisonnable de sacrifier une partie pour sauver le tout.

Il me semble que chacun, ou presque chacun, d’entre nous a entendu à plusieurs reprises de tels raisonnements, présentés comme des acquis incontestables de la pensée sociale. On pourrait répondre que les petits ruisseaux font les grandes rivières et qu’à perdre une brebis après l’autre, on risque de perdre peu à peu tout le troupeau : il n’y a que le premier pas qui coûte ! Ces raisonnements ont leur part de vérité, mais sont loin de dire toute la vérité.

Ce qui est infiniment plus important, c’est que l’amour du Christ ne se prête absolument pas aux mesures arithmétiques ; sa réalité échappe à une analyse fondée sur la logique humaine. Ici, l’individu n’est donc ni une absurdité ni un zéro, comme tentait de le calculer un poète révolutionnaire. Non, un peut être égal à quatre-vingt-dix-neuf et dépasser en même temps ce nombre — et pas seulement cet individu qu’on s’est précipité pour sauver : chacune des unités qui composent le nombre quatre-vingt-dix-neuf possède les mêmes propriétés. Les individus à qui l’on a longtemps répété qu’ils « doivent connaître leur place et ne pas se faire remarquer » ont du mal à le croire. Mais c’est l’amour du Bon Pasteur qui les a dotés de ces propriétés.

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Pour Lc 15:1-10
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
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Les paroles de Jésus sur le pécheur repentant qui se convertit rappellent le témoignage d'Ézéchiel au sujet de Dieu, qui ne veut nullement la mort du pécheur, mais désire au contraire qu'il se convertisse et reste en vie...  Lire la suite

Les paroles de Jésus sur le pécheur repentant qui se convertit rappellent le témoignage d'Ézéchiel au sujet de Dieu, qui ne veut nullement la mort du pécheur, mais désire au contraire qu'il se convertisse et reste en vie. Mais Ses paroles contiennent aussi quelque chose qui concerne directement le Royaume qu'Il a apporté dans le monde.

La conversion et le repentir dont parlaient les prophètes, bien que d'une importance fondamentale, ne suffisaient pas à surmonter pleinement et définitivement les conséquences du péché commis. Ce n'est pas un hasard si le pécheur repentant accomplissait des rites de purification et offrait des sacrifices : il importait aussi de se purifier des conséquences de ses actes. Sinon, même s'il ne restait pas de mur entre Dieu et la personne, il subsistait du moins un obstacle sérieux à une pleine communion.

Or, du point de vue de la Torah, on ne pouvait être purifié que d'un péché commis involontairement, par exemple par faiblesse ou par ignorance, mais nullement d'un péché commis consciemment et volontairement. Bien sûr, Dieu pouvait toujours pardonner tout péché à celui qui se repentait, mais les conséquences de l'acte continuaient à peser sur lui, et parfois aussi sur ses descendants.

Il ne s'agissait évidemment pas de rancune de la part de Dieu, mais du fait que les lois du monde déchu ne permettaient pas de rompre la chaîne des causes et des effets engendrée par l'acte pécheur, de même qu'elles ne permettaient de rompre les liens de causalité dans aucun autre cas. Les croyants fidèles à Yahvé n'étaient pas seuls à le savoir : les païens aussi décrivaient cette situation avec des mots différents, mais visaient au fond la même chose. Fatalité, fatum, destin, karma : des noms différents pour une seule et même réalité.

Avec la venue du Christ, la situation a radicalement changé : Il a apporté le Royaume dans le monde. Un Royaume où l'on peut tout recommencer sur une page blanche, où le repentir des péchés commis et la conversion suffisent pour commencer une vie nouvelle, en laissant derrière soi les conséquences de ses péchés. Auparavant, cela était impossible, du moins dans le cadre de l'ordre existant : pour offrir cette possibilité à chaque pécheur repentant, il aurait fallu recréer le monde.

Mais avec la venue du Christ et l'approche du Royaume, qui, selon la parole du Christ, « s'est approché », la situation est précisément devenue telle : le monde qui se renouvelle et se transfigure est réellement recréé. Et, dans ce monde nouveau, une place peut se trouver pour quiconque est prêt à recommencer sa vie. Il faut seulement rompre une fois pour toutes avec l'ancienne vie. La quitter pour une vie nouvelle, la vie du Royaume.

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Pour Lc 15:1-10
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
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Il est rare que l’on se réjouisse en allant se confesser. C’est une démarche difficile et désagréable. Ce qui est particulièrement pénible, c’est que ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’il nous faudra corriger quelque chose par l’intervention directe de Dieu...  Lire la suite

Il est rare que l’on se réjouisse en allant se confesser. C’est une démarche difficile et désagréable. Ce qui est particulièrement pénible, c’est que ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’il nous faudra corriger quelque chose par l’intervention directe de Dieu. Ou bien la confession est devenue une routine qui ne suscite plus aucune émotion. Voilà le regard humain. Mais il existe une autre manière de voir les choses. Les anges se réjouissent d’un seul pécheur qui se repent comme nous nous réjouirions de retrouver le dixième de tout ce que nous possédons. Il serait bon de nous en souvenir avant notre prochaine confession.

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Pour Lc 15:1-10
1 Cependant tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre.
2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer : « Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
3 Il leur dit alors cette parabole :
4 « Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvée ?
5 Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux, sur ses épaules
6 et, de retour chez lui, il assemble amis et voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, ma brebis qui était perdue ! »
7 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes, qui n’ont pas besoin de repentir.
8 « Ou bien, quelle est la femme qui, si elle a dix drachmes et vient à en perdre une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée ?
9 Et, quand elle l’a retrouvée, elle assemble amies et voisines et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, car je l’ai retrouvée, la drachme que j’avais perdue ! »
10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il naît de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. »
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Les paraboles du Seigneur Jésus sur la brebis perdue et la drachme perdue, surtout la première, ont exercé une influence exceptionnelle sur la conscience de nombreuses générations de chrétiens...  Lire la suite

Les paraboles du Seigneur Jésus sur la brebis perdue et la drachme perdue, surtout la première, ont exercé une influence exceptionnelle sur la conscience de nombreuses générations de chrétiens. L'image du pasteur portant sur ses épaules la brebis retrouvée fut représentée par les chrétiens de Rome sur les murs des catacombes, et elle devint la première icône du Christ. Depuis le VIIIe siècle jusqu'à aujourd'hui, dans l'Église d'Orient, en accompagnant nos frères vers leur dernier chemin, nous chantons : « Je suis la brebis perdue ; appelle-moi, Sauveur, et sauve-moi ». C'est l'une des images les plus fortes du salut et l'un des exposés les plus brefs de l'essence de l'Évangile. Dieu est venu dans ce monde comme Pasteur pour sauver la brebis qui s'était enfuie loin de Lui. Dans les ravins, dans les profondeurs les plus basses de la terre, et même jusqu'aux enfers, Il descend pour nous trouver. Ici tout est important : le fait que la brebis se perde par sa propre sottise, sans suivre le Pasteur ; le fait qu'elle soit incapable de revenir à Lui par elle-même ; et le fait que le Pasteur parte à sa recherche, mû par l'amour et la compassion.

Mais le plus important est ce que le Seigneur voulait dire par cette parabole aux pharisiens qui L'interrogeaient. Ils pensaient que le Christ devait s'occuper d'eux, eux qui observaient scrupuleusement des prescriptions rituelles minutieuses et méprisaient les autres hommes. Aujourd'hui, nous avons différents titres honorifiques : médecin émérite, enseignant émérite, et d'autres encore. Les pharisiens, pour parler notre langue, voulaient être des justes émérites, dotés de privilèges dans le Royaume du Christ. Mais dans ces deux paraboles, le Seigneur leur a répondu que Dieu a besoin de toutes Ses brebis, et non seulement de quelques-unes. Et seul le repentir fait de toi une brebis retrouvée, et non un bélier orgueilleux et désobéissant.

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