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RÉFLEXIONS pour Si 17:28

28  La louange est inconnue des morts comme de ceux qui ne sont pas, celui qui a vie et santé glorifie le Seigneur.
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Lisant la Bible, il est facile de remarquer que les livres bibliques ne nous disent presque rien de l’après mort. Rien ou presque rien n’est dit ni d’une vie après la mort, ni d’une récompense posthume dans la Bible. Et «presque» conduit à cette expérience, qui existe aux autres peuples de la région culturelle moyen-orientale. Il s'agit du monde des ténèbres, du royaume des morts, où se trouve l’homme, lorsque la force de vie le laisse. Dans ce monde obscur, l’homme se transforme en ombre, et l'existence là peut être appelée vie seulement avec grande rigueur.

Il ne reste à l’homme ni volonté, ni mémoire, sa conscience point à peine, ainsi il ne peut être question d’aucune pensée et d’aucun sentiment. Ce n'est pas étonnant que l'auteur du livre nie une possibilité de glorification de Dieu par les morts : l'existence dans ce monde des ténèbres (dans la Bible il s'appelle de manière juif «shéol», et en Grec «Hadès») est incompatible avec toute vie spirituelle.

Les représentations sur les récompenses posthumes et sur le bien de l’après mort au Proche-Orient existaient dans l’antiquité seulement en Egypte et en Grèce, et là, et là elles sont apparues tard et n’ont eu aucun effet sur le yahvisme. Par contre elles ont eu une influence indéniable dans le Moyen Age sur les représentations chrétiennes de l’après mort et de la récompense posthume, engendrant la doctrine du paradis et de l'enfer.

Tout l'espoir pour la récompense dans le yahvisme, et plus tard dans le judaïsme était lié seulement au jour du jugement et de la résurrection générale, dont la représentation déjà à l'époque hellénistique était devenue répandue partout et acceptée par tous dans la synagogue. Et il n’était plus déjà question ici d’après mort, ni de «demi-vie» : Dieu rend à chacun la vie dans toute sa plénitude, si seulement l’homme est en état de l’accepter et entrer dans le Royaume de Dieu, devenant son habitant.

Dieu n'est pas d'accord pour quelque chose de moindre, même si l’homme aurait accepté les demi-mesures. Telle est la réponse biblique sur la question de la mort : la résurrection et une victoire complète sur la mort, comme sur ce mal, qui n'est pas en principe compatible avec le Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Si 17:28-29
28  La louange est inconnue des morts comme de ceux qui ne sont pas, celui qui a vie et santé glorifie le Seigneur.
29  Qu'elle est grande la miséricorde du Seigneur, son indulgence pour ceux qui se tournent vers lui!
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Les auteurs de l’ère préchrétienne ne disent rien du péché originel dans ce sens, dont le dit, par exemple Paul dans ses épîtres. Ils ne pensent pas que l’homme naît pécheur, la seule chance dont — le Sauveur, sans aide de Qui on ne se délivrera pas du péché originel...  Lire la suite

Les auteurs de l’ère préchrétienne ne disent rien du péché originel dans ce sens, dont le dit, par exemple Paul dans ses épîtres. Ils ne pensent pas que l’homme naît pécheur, la seule chance dont — le Sauveur, sans aide de Qui on ne se délivrera pas du péché originel. Mais ils reconnaissent aussi que tout ne va bien avec l’homme, en outre non seulement en ce qui concerne les péchés concrets qu’il a commis, mais aussi en ce qui concerne sa nature, comme telle.

La tendance de l’homme («de chair et de sang») pour le mal était trop évidente, pour que cela ne puisse pas être remarquée. Certes, la tendance en elle-même pour le péché n'était pas imputée au péché, mais on la regardait avec circonspection, ce qui n'est pas étonnant. En plus, sa présence ne pouvait ne pas engendrer du pessimisme connu en ce qui concernait la vie publique et le cours général des événements historiques.

En effet, si la justice est possible dans une telle situation, alors seulement comme exception, а les exceptions, comme on le sait, confirment seulement la règle. La règle générale disait que dans la vie de l'humanité, la mesure du mal va toujours excéder la mesure du bien, justement puisque les justes par définition se trouvent en minorité.

Ce n'est pas étonnant que l'auteur du livre arrive à la conclusion de la non-intervention de Dieu dans les affaires terrestres : à une telle disposition on pouvait supposer plutôt que le Dieu nous propose seulement la Torah, les commandements, la voie de la justice, mais n'insiste sur rien, laissant tout à notre libre choix.

Et puisque le choix pour la plupart se fait au profit du mal, Dieu S’éloigne simplement des gens, pour aller là, où personne ne Lui dira «non». Le regard assez sombre, mais, malheureusement, tout à fait réaliste. Seulement l'arrivée du Messie pouvait changer la situation radicalement, mais il restait encore à cela, apparemment, pas moins d’un siècle.

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