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Lecture en trois ans pour le 20 février 2024

La Bible de Jérusalem (fr)

1 Jean, Chapitre 4,  vers 13-21

III. Aux sources de la charité et de la foi> 7 À la source de la charité.
13 À ceci nous connaissons
que nous demeurons en lui et lui en nous :
il nous a donné de son Esprit.
14 Et nous, nous avons contemplé
et nous attestons
que le Père a envoyé son Fils
comme Sauveur du monde.
15 Celui qui confesse que Jésus est le Fils de Dieu,
Dieu demeure en lui et lui en Dieu.
16 Et nous, nous avons reconnu
l’amour que Dieu a pour nous,
et nous y avons cru.
Dieu est Amour :
celui qui demeure dans l’amour
demeure en Dieu et Dieu demeure en lui.
17 En ceci consiste la perfection de l’amour en nous :
que nous ayons pleine assurance au jour du Jugement,
car tel est celui-là,
tels aussi nous sommes en ce monde.
18 Il n’y a pas de crainte dans l’amour ;
au contraire, le parfait amour bannit la crainte,
car la crainte implique un châtiment,
et celui qui craint
n’est point parvenu à la perfection de l’amour.
19 Quant à nous, aimons,
puisque lui nous a aimés le premier.
20 Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu »
et qu’il déteste son frère,
c’est un menteur :
celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit,
ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas.
21 Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de lui :
que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.

1 Jean, Chapitre 5,  vers 1-5

III. Aux sources de la charité et de la foi> 7 À la source de la charité., 5 À la source de la foi.
Quiconque croit que Jésus est le Christ
est né de Dieu ;
et quiconque aime celui qui a engendré
aime celui qui est né de lui.
Nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu
à ce que nous aimons Dieu
et que nous pratiquons ses commandements.
Car l’amour de Dieu consiste
à garder ses commandements.
Et ses commandements ne sont pas pesants
puisque tout ce qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Et telle est la victoire
qui a triomphé du monde :
notre foi.
Quel est le vainqueur du monde,
sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
Lire la suite:1 Jean, Chapitre 5
Notes:
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Commentaire sur le livre
Notes sur la partie

4:13 p) Ce don de l’Esprit annoncé pour les derniers temps, Ac 2.17-21, 33, a été répandu dans les cœurs, cf. Rm 5.5 ; 1 Th 4.8, et y fait naître la certitude intime de ce que les apôtres annoncent extérieurement, 5.6-7 ; cf. Ac 5.32. Ici il s’agit de l’état de fils de Dieu, Rm 8.15-16 ; Ga 4.6.


4:18 q) L’amour assume l’élément filial de la crainte religieuse, Dt 6.2 ; Pr 1.7, mais il exclut la crainte servile, la peur d’être condamné par Dieu, 3.20, qui a donné en son Fils de telles preuves d’amour, cf. v. 8.


5:1 r) Qui aime Dieu aime aussi les enfants de Dieu. L’amour de Dieu se réalise par l’amour du prochain, critère de sa sincérité, 3.14, 17-19 ; 4.20, et premier des commandements auxquels l’amour de Dieu engage, vv. 2-3 ; cf. 2.3-5 ; 3.22-24 ; Jn 13.34 ; 15.10-14 ; Mt 22.36-40 ; Rm 13.9 ; Ga 5.14. C’est donc finalement la foi qui juge l’amour, la foi par laquelle l’homme naît de Dieu, 3.1 ; Jn 1.12.


5:5 s) Cf. Rm 1.4. Cette conclusion ressort de deux principes quiconque croit est né de Dieu, v. 1 ; ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde, v. 4.


En plus de l’évangile, trois épîtres nous ont été conservées par la tradition sous le nom de Jean. Elles offrent avec l’évangile sous sa forme actuelle une telle parenté littéraire et doctrinale qu’il est difficile de ne pas les attribuer au même auteur, probablement ce « Jean l’Ancien » dont parlait Papias (cf. 2 Jn 1 ; 3 Jn 1). La troisième épître est vraisemblablement la première en date ; elle tend à régler un conflit d’autorité qui avait surgi dans une des Églises relevant de l’autorité de Jean. La deuxième épître met en garde une autre Église particulière contre la propagande de faux docteurs niant la réalité de l’Incarnation. Quant à la première épître, de beaucoup la plus importante, elle se présente plutôt comme une lettre encyclique destinée aux communautés d’Asie, menacées par les déchirements des premières hérésies. Jean y a condensé l’essentiel de son expérience religieuse ; partant de thèmes parallèles successifs (lumière, 1 Jn 1.5s ; justice, 1 Jn 2.29s ; amour, 1 Jn 4.7-8s ; vérité, 1 Jn 5.6s), il veut montrer le lien intime qui existe entre notre état d’enfants de Dieu et la rectitude de notre vie morale, considérée comme fidélité au double commandement de la foi en Jésus et de l’amour fraternel (1 Jn 3.23-24). C’est un des écrits du NT les plus marqués par la pensée qui s’exprime dans les écrits de la secte de Qumrân : le double dualisme « lumière-ténèbres » et « vérité-mensonge » (1 Jn 1.5-7 ; 2.9-11 ; 2.21-22) ; le discernement des « esprits » (2 Jn 4.1-6) qui se termine par l’opposition entre « esprit de vérité et esprit d’erreur », comme à Qumrân. Dans l’évangile, une telle influence qumranienne est limitée à de rares passages, spécialement 3.19-21.

1 Jn 2.18-21 fait état d’un schisme qui se serait produit dans les milieux « johanniques ». Face à des dissidents tentés par la gnose, pour qui seul le message du Fils de Dieu compte, l’épître rappelle que le Sauveur du monde (1 Jn 4.14) était aussi un homme de chair (1 Jn 4.2 ; 2 Jn 7) et de sang (1 Jn 1.7 ; 5.5-6), avec un nom bien humain, Jésus (1 Jn 1.7 ; 2.22 ; 4.3 ; 5.1, 5), et que le disciple doit suivre son exemple (1 Jn 2.6 ; 3.16-18 ; 4.11, 20). De fait, la première épître contient une des affirmations les plus bouleversantes de toute la Bible : « Dieu est Amour » (1 Jn 4.8, 16).

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