40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
Croyez-nous sérieusement que Jésus reviendra? Et si oui, l’attendons-nous? Et si oui, comment l’attendons-nous, avec une joyeuse impatience (vite ! vite !) ou avec la peur (ouille, seulement pas maintenant !).
Qu’est ce qui est plus en nous: la foi en Jésus et le désir de Le rencontrer ou alors la peur de Sa justice et l’aspiration à éviter Son regard?
La réponse à cette question dépend de la manière dont nous nous préparons de Son avènement. Il est clair que nous ne pourrons être totalement prêts, raison pour laquelle il est dit qu’Il viendra «comme un voleur, dans la nuit», et d’autre part Il attarde justement Son avènement pour que nous soyons prêts (voir 2 Pierre 3:9). Et si nous avons peur de cet avènement, si pour nous Jésus est un Juge austère, alors nous répéterons tout le temps consciemment ou inconsciemment: «non ! Faut pas venir maintenant, je ne suis pas encore prêt» - et ne nous empressons pas à être prêt. Mais si Son regard est pour nous un regard d’amour, si notre cœur cherche une rencontre avec Lui, alors nous attendrons chaque jour Son avènement, en s’exclamant intérieurement: «Maran atha! Viens, Seigneur Jésus!».
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? " |
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ? |
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer, |
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles. |
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. |
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. |
L'homme s'habitue à tout. Au bien rapidement, au mal plus lentement, mais il s'y habitue aussi. C'est pourquoi, sans doute, l'apôtre Paul accorde tant d'attention à la manière dont vivront ceux qui ont reconnu leur libération du péché.
Notre salut s'accomplit dans l'éternité, mais nous le recevons dans le temps. Il est facile de s'habituer au don étonnant de la liberté à l'égard du péché et de la vie dans la grâce, et il est tout aussi facile de revenir à une existence selon les anciennes lois. L'Évangile nous rappelle combien la vie est répugnante pour celui qui « savait, mais a oublié » à quel prix notre vie a été payée. Il ne s'agit pas de craindre un châtiment pour le retour au péché. Notre tâche est de ne jamais nous habituer au fait que notre vie et la grâce ont été payées au prix du sang du Christ.
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? " |
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ? |
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer, |
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles. |
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. |
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. |
Nous remettons sans cesse le repentir au dernier moment. Maintenant on peut encore pécher, mais tel jour j’irai me confesser et là je me repentirai; ou bien, quand je serai en train de mourir, alors je me repentirai; ou encore, quand le Seigneur m’interrogera au Jugement, alors je me repentirai!
Nous trompons Dieu. Car nous savons qu’Il est tout le temps avec nous, qu’Il nous voit tout le temps. Nous savons qu’il faut toujours tendre à L’imiter, non par peur du châtiment, mais parce que nous enfonçons des clous dans Ses paumes par nos péchés. Et l’on peut demander pardon aussitôt, afin qu’il ne nous semble pas possible «d’accumuler» les péchés, puis de les déverser sur Dieu. Dieu porte tout le temps sur Lui notre fardeau, afin qu’il ne devienne pas impossible à porter.
Mais nous pouvons L’aider à porter au moins un petit coin de la Croix, car Sa Croix est faite de nos croix.
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. |
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera. |
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira. |
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils! |
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? " |
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ? |
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer, |
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles. |
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. |
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. |
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! |
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé ! |
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division. |
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois: |
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. " |
54 Il disait encore aux foules : " Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il. |
55 Et lorsque c'est le vent du midi qui souffle, vous dites qu'il va faire chaud, et c'est ce qui arrive. |
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas? |
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? |
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d'en finir avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison. |
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies rendu même jusqu'au dernier sou. " |
La venue du Royaume de Dieu est un mystère peut-être non moins profond que le mystère du Royaume lui-même. C’est pourquoi le Seigneur appelle Ses disciples à veiller, à ne pas manquer ni laisser passer dans leur sommeil la venue du Royaume dans leur vie. Il ne s’agit probablement pas seulement d’être constamment prêt à mourir ou à accueillir le second avènement du Christ. Le Christ entre aussi dans la vie humaine au moment où l’on s’y attend le moins : à tout instant, nous pouvons nous trouver devant un choix vital ou une rencontre décisive. Malheur à celui qui ne remarque pas le Christ au moment où il lui est demandé de participer à l’avènement du Royaume de Dieu. Le problème n’est pas que Dieu S’offensera et le punira, mais qu’en passant à côté de ce Royaume, cette personne passera à côté de l’événement le plus important et de la rencontre la plus importante de sa vie. C’est pourquoi, à l’approche de la Rencontre définitive, le Seigneur appelle les hommes à ne pas manquer Sa présence dès ici-bas, sur le chemin qui mène au triomphe du Royaume de Dieu.
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. |
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera. |
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira. |
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils! |
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? " |
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ? |
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer, |
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles. |
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. |
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. |
49 " Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! |
50 Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé ! |
51 " Pensez-vous que je sois apparu pour établir la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien la division. |
52 Désormais en effet, dans une maison de cinq personnes, on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois: |
53 on sera divisé, père contre fils et fils contre père, mère contre sa fille et fille contre sa mère, belle-mère contre sa bru et bru contre sa belle-mère. " |
54 Il disait encore aux foules : " Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il. |
55 Et lorsque c'est le vent du midi qui souffle, vous dites qu'il va faire chaud, et c'est ce qui arrive. |
56 Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas? |
57 " Mais pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ? |
58 Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche, en chemin, d'en finir avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'exécuteur, et que l'exécuteur ne te jette en prison. |
59 Je te le dis, tu ne sortiras pas de là que tu n'aies rendu même jusqu'au dernier sou. " |
La lecture d'aujourd'hui touche un autre thème, très important pour comprendre ce qu'est la vie dans le Royaume. Mais le sens des paroles de Jésus ne devient clair que dans le contexte de la situation de cette époque de transition qui a commencé avec la venue du Sauveur et dans laquelle nous vivons. On pourrait l'appeler l'époque du Royaume qui vient, et elle s'achèvera par le retour de Jésus. Mais puisque nous ne connaissons pas les dates exactes de ce retour, la disponibilité est requise toujours, chaque jour et à chaque heure.
C'est précisément là le sens des paraboles racontées par Jésus (v. 36-48). Car lorsque, dans l'Évangile, il est question de la proximité du Royaume, il ne s'agit pas de la date de la seconde venue du Christ, mais du fait que le Royaume est déjà entré dans le monde, que sa présence pour nous aujourd'hui n'est déjà plus future mais présente; et si nous ne remarquons rien de semblable, c'est seulement parce que nous ne voulons pas le remarquer. Certes, il arrive que, sur ceux à qui Dieu confie des ministères liés au Royaume, l'éloignement apparent du terme du processus ait un effet relâchant, semblable à celui qu'avait sur le serviteur déchaîné de la parabole la pensée que le maître était loin (v. 45).
Il n'est pas étonnant que ceux qui savaient tout et qui, malgré cela, se sont permis de se relâcher soient l'objet d'une exigence plus sérieuse que ceux qui savaient moins (v. 47-48). Mais autre chose est intéressant. Dans le monde, il y a ceux qui savent davantage et ceux qui savent moins, mais, semble-t-il, il n'y a personne qui ne sache rien. Ce n'est pas un hasard si Jésus compare les signes du Royaume qui vient aux signes par lesquels, en ce temps-là, on déterminait l'approche d'un changement de temps: ils étaient tout aussi évidents et tout aussi compréhensibles pour chacun, de sorte qu'il était tout simplement impossible de ne pas les remarquer du tout et de ne rien comprendre (v. 54-57).
C'est précisément pourquoi la venue du Royaume divise les hommes, et la division, semble-t-il, ne passe pas par une frontière nationale, sociale ou religieuse, mais par-dessus toutes les frontières, séparant ceux qui accueillent le Royaume de ceux qui le rejettent, parfois vivant non seulement dans le même pays et la même ville, mais même dans la même maison (v. 51-53). Et cela arrive non parce que Dieu aurait besoin de divisions, mais parce que le Royaume est une réalité absolue: il est impossible d'y entrer en partie ou à moitié, et même d'y entrer «presque complètement» ne réussira pas. On entre dans le Royaume jusqu'au bout et sans regarder en arrière, ou bien on n'y entre pas du tout. Voilà pourquoi, dans l'Église, selon la parole de l'apôtre Paul, il ne peut y avoir «ni Grec ni Juif»: si l'Église demeure le Royaume et ne se transforme pas en organisation religieuse parmi beaucoup d'autres, une seule division reste actuelle pour elle: entre ceux qui accueillent le Royaume et ceux qui le rejettent. Toutes les autres divisions sont conditionnelles et relatives; celle-ci est absolue, aussi absolue que peut l'être la séparation entre la vie éternelle et la mort éternelle.
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. |
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera. |
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira. |
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils! |
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
41 Pierre dit alors : " Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tout le monde ? " |
42 Et le Seigneur dit : " Quel est donc l'intendant fidèle, avisé, que le maître établira sur ses gens pour leur donner en temps voulu leur ration de blé ? |
43 Heureux ce serviteur, que son maître en arrivant trouvera occupé de la sorte! |
44 Vraiment, je vous le dis, il l'établira sur tous ses biens. |
45 Mais si ce serviteur dit en son cœur : "Mon maître tarde à venir", et qu'il se mette à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, boire et s'enivrer, |
46 le maître de ce serviteur arrivera au jour qu'il n'attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas; il le retranchera et lui assignera sa part parmi les infidèles. |
47 " Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'aura rien préparé ou fait selon sa volonté, recevra un grand nombre de coups. |
48 Quant à celui qui, sans la connaître, aura par sa conduite mérité des coups, il n'en recevra qu'un petit nombre. A qui on aura donné beaucoup il sera beaucoup demandé, et à qui on aura confié beaucoup on réclamera davantage. |
Toute la prédication terrestre de Jésus parle du Royaume qui s'approche. Et Il accorde une très grande attention à notre disponibilité à y entrer. La venue de ce Royaume inclut le jugement et la séparation, car on ne peut pas y être tiède, on ne peut pas servir deux maîtres. Et tant que nous sommes en chemin vers lui, nous avons la possibilité, peut-être la dernière, de nous réconcilier avec celui qui nous accusera au jugement. Cela peut être notre conscience, ce peuvent être les personnes à qui nous avons fait du mal, et ce peut être le Seigneur Lui-même, comme dans la parabole du Jugement dernier (Mt. 25). Et plus la pousse du Royaume du Christ grandit dans nos coeurs, plus il faut courir vite nous réconcilier avec nos adversaires, afin de venir au jugement avec eux, déjà comme des amis.
32 " Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume. |
33 " Vendez vos biens, et donnez-les en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où ni voleur n'approche ni mite ne détruit. |
34 Car où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. |
35 " Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. |
36 Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu'il viendra et frappera. |
37 Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira. |
38 Qu'il vienne à la deuxième ou à la troisième veille, s'il trouve les choses ainsi, heureux seront-ils! |
39 Comprenez bien ceci: si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur devait venir, il n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. |
40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme va venir. " |
«Ne crains pas, petit troupeau!» C'était aussi le titre d'un article du père Gueorgui Tchistiakov, où l'on trouve le passage suivant:
«Si l'on analyse la Sainte Écriture à partir de ce que les linguistes appellent la «fréquence» d'emploi de tel ou tel mot, nous découvrons que l'appel «Ne crains pas!» y apparaît presque 370 fois. Il s'adresse tantôt à Abraham, tantôt à Jacob, tantôt à Gédéon dans l'Ancien Testament, tantôt aux apôtres et aux femmes myrophores dans l'Évangile. Cet appel est constant et insistant. Dieu ne dit pas: ne craignez pas ceci ou cela. Il s'adresse à nous avec une simplicité extrême: ne craignez pas. Jamais rien! Bien sûr, la peur est inscrite dès l'origine dans notre nature, comme beaucoup d'autres choses. Mais certaines particularités naturelles doivent être développées, et d'autres dépassées. Surmontées. Dieu s'adresse précisément à notre mémoire animale: «Ne crains pas, petit troupeau!» et même plus durement encore: «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups»» («Ogoniok», 1999).
Ici tout est dit avec une exactitude et une unité extrêmes, il est difficile d'ajouter quoi que ce soit. Mais on peut tout de même rappeler ces paroles si connues de l'évangéliste: «Il n'y a pas de crainte dans l'amour; mais l'amour parfait bannit la crainte, car la crainte suppose un châtiment. Celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour» (1 Jn 4:18). Pour nous, c'est paradoxal; chez nous, en règle générale, tout est inverse: plus nous aimons, plus nous craignons pour l'être aimé, mais ce n'est que le commencement de l'amour. Car si le Seigneur est tout-bon, et si la «station» finale sera l'état où «Dieu sera tout en tous», de quoi aurions-nous peur? Il ne reste qu'à endurer et attendre; endurer et attendre, cela signifie croire. Mais le terrible se dresse clairement devant nos yeux, tandis que le monde angélique est caché. Comment ne pas avoir peur? Comment ne pas vouloir manger, ne pas vouloir dormir, et ainsi de suite... C'est impossible. Et c'est précisément en vertu de cette impossibilité que c'est quelque chose d'absolument vrai.
J'accepterai tout, je prendrai tout ce que Tu donneras,
Ce que Tu donneras, ce que Tu m'enverras.
Que s'accomplisse le caprice sauvage,
Que le sombre mensonge enveloppe tout.
Donne-moi de T'entendre au milieu du mensonge
Et de ne pas confondre Ta voix avec une autre.
Aide-moi, fortifie-moi, soutiens-moi
Par Ton souffle prudent.
(Juli Schreider)
«Que s'accomplisse le caprice sauvage»: ces mots font vraiment peur d'une certaine manière. Et pourtant, comme l'a dit encore un autre poète, «Nous n'avons pas à craindre cette obscurité, et nous ne ferons pas semblant d'être heureux» (B. Okoudjava).
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