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RÉFLEXIONS pour Ga 3:15-16

15 Frères, partons du plan humain : un testament, dûment ratifié, qui n’est pourtant que de l’homme, ne s’annule pas ni ne reçoit de modifications.
16 Or c’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas : « et aux descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un : et à ta descendance, c’est-à-dire le Christ.
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Pour Paul, toute réflexion sur la Torah est inséparable de la question du contexte dans lequel elle s'inscrit. Or ce contexte est toute l'histoire de l'alliance, l'histoire des relations de Dieu avec Son peuple et avec l'humanité entière, qui commence avant le don de la Torah écrite et s'achève après qu'elle a cessé d'être d'actualité. En effet, l'histoire du peuple de Dieu commence avec Abraham, alors qu'elle n'avait pas encore été donnée, et trouve son aboutissement, avec la venue du Christ, dans le Royaume, où elle perd son actualité, du moins sous la forme qui était la sienne auparavant.

La Torah est un pédagogue qui conduit les fidèles au Christ, un pédagogue au sens que ce mot avait dans l'Antiquité : quelqu'un qui mène l'enfant à l'école et le raccompagne ensuite chez lui, pour qu'il ne s'écarte pas du chemin. La Torah conduit l'être humain au Christ, qui a Lui-même offert au monde l'unique exemple de la Torah vivante, lui permettant de Le suivre et de Lui ressembler, jusqu'à ce que celui qui Le suit devienne une Torah vivante, à l'image de son Maître.

Mais, qu'il s'agisse du chemin de la justice dans le monde préchrétien ou du chemin du chrétien, la Torah demeure, en tout état de cause, non une fin en soi, mais seulement un moyen. Par elle-même, elle ne peut donner la vie à l'être humain ; elle ne vivifie pas. Elle est le chemin de la vie, comme la désignent souvent les livres de l'Ancien Testament, mais non sa source. La source, c'est Dieu, qui S'est manifesté au monde dans le Christ. La Torah indique cette source, aidant l'être humain à choisir la bonne direction. Elle est une boussole dans le monde spirituel, qui permet de déterminer la direction de la source de la vie. Mais une boussole seule ne nourrit pas, et rien n'est plus absurde que de faire de sa contemplation le but principal du voyage. Pourtant, c'est précisément ce qui s'est souvent produit dans l'histoire du yahvisme et du judaïsme : on a fait de l'observance de la Torah une fin en soi, en oubliant pourquoi elle avait été donnée. Paul lui rend sa juste place : celle d'un instrument qui indique le chemin vers le Christ et, à Sa suite, vers le Royaume.

Autres réflexions

 
Pour Ga 3:15-29
15 Frères, partons du plan humain : un testament, dûment ratifié, qui n’est pourtant que de l’homme, ne s’annule pas ni ne reçoit de modifications.
16 Or c’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas : « et aux descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un : et à ta descendance, c’est-à-dire le Christ.
17 Or voici ma pensée : un testament déjà établi par Dieu en bonne et due forme, la Loi venue après quatre cent trente ans ne va pas l’infirmer, et ainsi rendre vaine la promesse.
18 Car si on hérite en vertu de la Loi, ce n’est plus en vertu de la promesse : or c’est par une promesse que Dieu accorda sa faveur à Abraham.
19 Alors pourquoi la Loi ? Elle fut ajoutée pour que se manifestent les transgressions, jusqu’à la venue de la descendance à qui était destinée la promesse, édictée par le ministère des anges et l’entremise d’un médiateur.
20 Or il n’y a pas de médiateur, quand on est seul, et Dieu est seul.
21 La Loi s’opposerait donc aux promesses de Dieu ? Certes non ! En effet, si nous avait été donnée une loi capable de communiquer la vie, alors vraiment la justice procéderait de la Loi.
22 Mais en fait l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse, par la foi en Jésus Christ, fût accordée à ceux qui croient.
23 Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler.
24 Ainsi la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification.
25 Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue.
26 Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans Christ Jésus.
27 Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :
28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.
29 Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.
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En poursuivant sa réflexion sur la Torah et sur les promesses données par Dieu, Paul recourt à des analogies juridiques, comparant...  Lire la suite

En poursuivant sa réflexion sur la Torah et sur les promesses données par Dieu, Paul recourt à des analogies juridiques, comparant les promesses données par Dieu à Abraham et à ses descendants à un testament humain ordinaire qui, une fois établi, ne peut plus être modifié par des personnes extérieures (v. 15). En parlant de testament, l’apôtre avait sans aucun doute en vue le Royaume qui, selon lui, était l’objet du testament : car s’il avait été promis à Abraham aussi bien qu’à ses descendants, seul celui qui était mentionné dans le testament d’Abraham comme héritier y recevait droit. Or Paul, on le voit, considère que le seul héritier légitime est le Sauveur Lui-même (v. 16). Peut-être l’apôtre suivait-il ici une tradition rabbinique connue, selon laquelle le Messie apparaissait, en un certain sens, comme le peuple de Dieu personnifié.

Quoi qu’il en soit, Paul estimait à juste titre que la Torah, donnée comme loi commune à tout le peuple, ne pouvait en aucune manière annuler les promesses concrètes données par Dieu, pas plus qu’un testament concret qui, selon la Torah, ne pouvait ni ne devait être annulé par des personnes extérieures (v. 17–18). Par cette simple analogie juridique, Paul essaie de faire comprendre à ses lecteurs que la Torah et cette fidélité qui liait Abraham à Dieu, et qui lie maintenant les chrétiens à Lui, sont des réalités différentes. La Torah est nécessaire jusqu’à la venue du Messie, à qui fut promis ce sur quoi comptent maintenant Ses disciples (v. 19–20). Elle est nécessaire pour ne pas s’écarter du chemin de la justice dans l’attente du Messie.

Si la Torah pouvait être par elle-même source de vie, rien de plus ne serait nécessaire ; mais la Torah ne pouvait pas être une telle source, elle pouvait seulement garder l’homme qui marchait sur le chemin de la justice, en lui indiquant le danger du péché là où ce danger existait (v. 21–23). Paul ne compare évidemment pas par hasard la Torah à un pédagogue au sens antique ou hellénistique du mot : à cette époque, on appelait pédagogue non pas un maître ni un éducateur, mais un serviteur (le plus souvent un esclave, parfois un homme libre) dont la charge était de conduire l’enfant à l’école et de le ramener, afin qu’il ne lui prenne pas l’idée, en chemin, de tourner quelque part ailleurs au lieu d’aller à l’école (v. 24–25). En effet, le rôle protecteur de la Torah perd manifestement son actualité dans le Royaume, où le péché et le mal sont déjà derrière, et où la plénitude de la vie du Christ ressuscité unit en un seul tout tous ceux qui sont devenus ses habitants et les héritiers spirituels d’Abraham (v. 26–28).

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Pour Ga 3:15-29
15 Frères, partons du plan humain : un testament, dûment ratifié, qui n’est pourtant que de l’homme, ne s’annule pas ni ne reçoit de modifications.
16 Or c’est à Abraham que les promesses furent adressées et à sa descendance. L’Écriture ne dit pas : « et aux descendants », comme s’il s’agissait de plusieurs ; elle n’en désigne qu’un : et à ta descendance, c’est-à-dire le Christ.
17 Or voici ma pensée : un testament déjà établi par Dieu en bonne et due forme, la Loi venue après quatre cent trente ans ne va pas l’infirmer, et ainsi rendre vaine la promesse.
18 Car si on hérite en vertu de la Loi, ce n’est plus en vertu de la promesse : or c’est par une promesse que Dieu accorda sa faveur à Abraham.
19 Alors pourquoi la Loi ? Elle fut ajoutée pour que se manifestent les transgressions, jusqu’à la venue de la descendance à qui était destinée la promesse, édictée par le ministère des anges et l’entremise d’un médiateur.
20 Or il n’y a pas de médiateur, quand on est seul, et Dieu est seul.
21 La Loi s’opposerait donc aux promesses de Dieu ? Certes non ! En effet, si nous avait été donnée une loi capable de communiquer la vie, alors vraiment la justice procéderait de la Loi.
22 Mais en fait l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse, par la foi en Jésus Christ, fût accordée à ceux qui croient.
23 Avant la venue de la foi, nous étions enfermés sous la garde de la Loi, réservés à la foi qui devait se révéler.
24 Ainsi la Loi nous servit-elle de pédagogue jusqu’au Christ, pour que nous obtenions de la foi notre justification.
25 Mais la foi venue, nous ne sommes plus sous un pédagogue.
26 Car vous êtes tous fils de Dieu, par la foi, dans Christ Jésus.
27 Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ :
28 il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus.
29 Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.
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La lecture d’aujourd’hui montre clairement que l’apôtre Paul ne rejette pas la loi en tant que telle et ne considère pas les institutions et les règles humaines...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui montre clairement que l’apôtre Paul ne rejette pas la loi en tant que telle et ne considère pas les institutions et les règles humaines comme nuisibles par nature. Il dit que « la loi a été notre pédagogue jusqu’au Christ ». Autrement dit, tant que nous étions des enfants, nous avions besoin de règles et d’institutions extérieures. Bien plus, ces règles étaient le chemin vers la foi. Mais lorsque la relation personnelle avec Dieu est atteinte dans sa plénitude, les règles ne sont plus nécessaires. La question est de savoir dans quelle mesure vous et moi pouvons nous permettre de renoncer à l’extérieur. Avons-nous atteint cette plénitude de foi dont parle Paul ? Oui et non. Oui, au sens où, ayant été baptisés dans le Christ, nous sommes tous unis mystiquement à Lui. Mais non également, car si nous ignorons complètement les signes extérieurs de notre appartenance à Lui, nous pouvons facilement perdre notre foi. En vérité, nous n’avons pas encore atteint la pleine maturité dans le Christ.

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