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RÉFLEXIONS pour Lc 16:1-31

Il disait encore à ses disciples : " Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le fit appeler et lui dit : "Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. "
L'intendant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? je n'en ai pas la force ; mendier ? j'aurais honte...
Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m'accueillent chez eux. "
" Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?" -
"Cent barils d'huile", lui dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. "
Puis il dit à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" - "Cent mesures de blé", dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, et écris quatre-vingts. "
" Et le maître loua cet intendant malhonnête d'avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
" Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 " Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s'efforcent d'y entrer par violence.
17 " Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 " Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène au thème de la pauvreté évangélique, que Jésus considère avant tout comme un état spirituel. La question des richesses injustes s'est posée à toutes les époques, et l'intendant de la parabole citée dans ce passage savait naturellement parfaitement ce que devait faire celui qui avait enfreint le huitième commandement : il devait restituer ce qu'il avait volé et ajouter quelque chose en plus de ce qu'il avait pris. C'est précisément ce que fait l'intendant voleur. Alors que son maître est déjà prêt à le chasser (v. 1–3), il réfléchit à son avenir et non seulement restitue à son maître tout ce qu'il a volé, mais allège en même temps le fardeau de ses débiteurs afin de mériter leur reconnaissance (v. 4–7). Cet homme expie ainsi non seulement son propre péché, mais fait aussi du bien à ses prochains. Il n'est pas étonnant qu'une telle conduite lui rende la confiance de son maître : on peut faire confiance à celui qui ne se contente pas de restituer ce qu'il a volé, mais aide aussi ses prochains, et un tel repentir mérite d'être loué (v. 8).

Le problème de la richesse est ainsi placé dans le contexte des relations et des priorités. Même lorsqu'elle a été acquise par des moyens malhonnêtes, autrement dit lorsqu'elle a été volée, l'essentiel ne réside pas dans sa redistribution en elle-même, mais dans le fait d'aider des personnes concrètes et d'établir (ou de rétablir) ainsi avec elles des relations sans lesquelles on finit par n'avoir nulle part où aller. Dans ce cas comme dans tous les autres, la question centrale est celle des priorités, de ce qui est le plus important : les relations avec Dieu et avec les hommes, ou la richesse. Jésus le dit directement à la fin de la parabole (v. 9–13).

Il en va de même pour la parabole du riche et de Lazare (v. 19–31), mais ici la question de la richesse est examinée dans le contexte d'une perspective messianique et eschatologique. Le chemin du riche et celui du pauvre sont présentés dans le cadre de la représentation biblique traditionnelle des deux voies, dont l'une conduit au Royaume, « dans le sein d'Abraham » (v. 22), tandis que l'autre mène au shéol, au monde des ombres, dont on ne peut sortir et dont les habitants n'ont aucun chemin vers le Royaume (v. 23–26 ; le shéol est appelé ici « enfer »). Le sens de la parabole est parfaitement transparent : la richesse a caché à son propriétaire l'être humain et, avec lui, le Royaume. Pour le riche, tout commence et finit dans notre monde limité, où il reçoit tout, mais où l'on ne peut trouver ni le Royaume ni la vie éternelle. Et aucune preuve ne convaincra celui qui n'est pas prêt à rompre les frontières du monde non transfiguré (v. 27–31), car chacun choisit lui-même son chemin et reçoit ce qu'il a choisi.

Autres réflexions

 
Pour Lc 16:1-31
Il disait encore à ses disciples : " Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le fit appeler et lui dit : "Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. "
L'intendant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? je n'en ai pas la force ; mendier ? j'aurais honte...
Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m'accueillent chez eux. "
" Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?" -
"Cent barils d'huile", lui dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. "
Puis il dit à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" - "Cent mesures de blé", dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, et écris quatre-vingts. "
" Et le maître loua cet intendant malhonnête d'avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
" Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 " Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s'efforcent d'y entrer par violence.
17 " Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 " Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste...  Lire la suite

Dans l’Évangile, des parallèles sont très souvent établis entre la richesse terrestre et la richesse céleste. Ce n’est pas un hasard, parce que dans la vie il arrive toujours que certaines personnes aient toujours plus de quelque chose, matériel ou spirituel, que d’autres.

Les paroles centrales de ce chapitre sont sans doute les versets 9-12. Avons-nous conscience que tout ce que nous possédons n’est pas à nous ? Que cela nous est donné seulement comme à des intendants qui doivent gérer correctement ce qu’ils ont ? Or le but des chrétiens, et même des humains en général, ne peut être qu’un seul : réaliser à sa place l’amour éternel de Dieu, c’est-à-dire se servir les uns les autres. C’est pourquoi, si nous utilisons correctement, guidés par l’amour, cette richesse étrangère, nous recevrons en retour ce qui est à nous en propre : les fruits qui naissent de telles relations, le fait de demeurer dans l’amour et dans la lumière de Dieu.

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Pour Lc 16:1-18
Il disait encore à ses disciples : " Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le fit appeler et lui dit : "Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. "
L'intendant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? je n'en ai pas la force ; mendier ? j'aurais honte...
Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m'accueillent chez eux. "
" Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?" -
"Cent barils d'huile", lui dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. "
Puis il dit à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" - "Cent mesures de blé", dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, et écris quatre-vingts. "
" Et le maître loua cet intendant malhonnête d'avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
" Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 " Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s'efforcent d'y entrer par violence.
17 " Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 " Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
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Encore une drôle d'histoire sur un vaurien débrouillard et, comme toujours, une conclusion étrange et terrible: les «fils de ce siècle» connaissent mieux leur affaire que les «fils de la lumière». Toujours et en tout temps, les gens qui recherchent la richesse, la gloire, le pouvoir savent...  Lire la suite

Encore une drôle d'histoire sur un vaurien débrouillard et, comme toujours, une conclusion étrange et terrible: les «fils de ce siècle» connaissent mieux leur affaire que les «fils de la lumière». Toujours et en tout temps, les gens qui recherchent la richesse, la gloire, le pouvoir savent parvenir à leurs fins, par des moyens honnêtes ou malhonnêtes, par la tromperie, la force, la ruse, l'ingéniosité; tandis que ceux qui aspirent au «Royaume de Dieu et à sa justice» sombrent dans la paresse, le relâchement, l'indifférence. Il en résulte que l'argent et le pouvoir sont des stimulants plus forts, si l'homme est prêt, pour eux, à renoncer à n'importe quoi, à inventer n'importe quelle combinaison, pourvu qu'il atteigne son but. Voilà pour la «spiritualité». Du reste, il y a aussi une place pour la spiritualité: elle sert d'une des formes de loisir; on ne peut tout de même pas travailler tout le temps pour les «richesses injustes». Bien sûr, comme toute parabole, cette histoire est racontée moins pour dénoncer que pour que l'homme, s'étant réjoui pour le voleur débrouillard, réfléchisse à ce qu'il veut dans la vie et à la manière dont il l'obtient.

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Pour Lc 16:1-9
Il disait encore à ses disciples : " Il était un homme riche qui avait un intendant, et celui-ci lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le fit appeler et lui dit : "Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends compte de ta gestion, car tu ne peux plus gérer mes biens désormais. "
L'intendant se dit en lui-même : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Piocher ? je n'en ai pas la force ; mendier ? j'aurais honte...
Ah ! je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois relevé de ma gérance, il y en ait qui m'accueillent chez eux. "
" Et, faisant venir un à un les débiteurs de son maître, il dit au premier : "Combien dois-tu à mon maître ?" -
"Cent barils d'huile", lui dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, assieds-toi et écris vite cinquante. "
Puis il dit à un autre : "Et toi, combien dois-tu ?" - "Cent mesures de blé", dit-il. Il lui dit : "Prends ton billet, et écris quatre-vingts. "
" Et le maître loua cet intendant malhonnête d'avoir agi de façon avisée. Car les fils de ce monde-ci sont plus avisés envers leurs propres congénères que les fils de la lumière.
" Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
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Le Christ raconte aujourd'hui à ses disciples une parabole étonnante. Il compare les relations entre Dieu et l'homme à...  Lire la suite

Le Christ raconte aujourd'hui à ses disciples une parabole étonnante. Il compare les relations entre Dieu et l'homme aux relations entre un maître et un intendant infidèle. Face à la menace inévitable d'être renvoyé, cet intendant se résolut, peut-être pour la première fois, à faire miséricorde aux pauvres débiteurs du Maître. Ainsi, avant les élections, on annonce régulièrement des augmentations de salaires, de pensions et d'allocations. En réalité, l'intendant le fait aux dépens du Maître, mais le Seigneur ne le condamne pas; il ne fait qu'une remarque ironique sur l'habileté des fils de ce siècle.

Il est bien plus important que les débiteurs comblés aux dépens du Maître reçoivent l'intendant non pas simplement dans leurs maisons. Ici le Seigneur sort du cadre de la parabole et parle des demeures éternelles. Ainsi, la miséricorde faite aux hommes se retourne en une possibilité tout à fait imméritée, mais réelle, d'entrer dans les demeures éternelles du Seigneur lui-même.

Et il est encore frappant que ce ne soit pas le maître qui y admette l'intendant, mais ceux dont l'intendant a eu pitié. C'est pourquoi il est si important pour nous d'être reconnaissants et de prier pour ceux qui nous ont aidés d'une manière ou d'une autre.

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Pour Lc 16:9-15
" Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles.
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
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On entend souvent des gens se plaindre de leur travail. Comment, disent-ils, peut-on s'y consacrer sérieusement, tout lasse, c'est la routine. Si seulement on pouvait tout quitter et faire quelque chose d'utile pour l'humanité, quelque chose de lumineux et de beau...  Lire la suite

On entend souvent des gens se plaindre de leur travail. Comment, disent-ils, peut-on s'y consacrer sérieusement, tout lasse, c'est la routine. Si seulement on pouvait tout quitter et faire quelque chose d'utile pour l'humanité, quelque chose de lumineux et de beau. Mais de telles occupations n'existent pas; et tant qu'elles n'existent pas, il faut tenir bon et attendre dans un travail ennuyeux et sans intérêt, en le traitant comme tel.

Jésus, Lui, nous dit qu'Il ne peut nous confier une grande et importante affaire si nous ne savons pas nous montrer fidèles dans ce qui est petit et sans importance pour le destin de l'humanité. Comment confier des personnes à quelqu'un qui ne sait pas répondre des choses? Si l'on ne commence pas à considérer chaque journée comme une épreuve qui révèle si nous sommes capables de faire quelque chose de grand et d'important, on peut passer toute sa vie assis dans une attente morne.

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Pour Lc 16:10-15
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
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« Vous ne pouvez pas servir deux maîtres » : de quoi s'agit-il ? Du corps ? Du monde ? De l'amour de l'argent ? Et surtout : si l'on ne peut pas servir deux maîtres, comment vivre dans le monde, qui...  Lire la suite

« Vous ne pouvez pas servir deux maîtres » : de quoi s'agit-il ? Du corps ? Du monde ? De l'amour de l'argent ? Et surtout : si l'on ne peut pas servir deux maîtres, comment vivre dans le monde, qui, comme on le sait par le même Évangile, « gît dans le mal » ? Que faire ? Fuir le monde, fuir au désert, comme l'ont fait de tout temps les moines, les ermites, les solitaires ?

Mais est-ce vraiment une issue ? Car même dans le désert, même dans la forêt, il faudra penser à se nourrir d'une manière ou d'une autre, au moins au minimum. Et là-bas cela peut se révéler, peut-être, encore plus problématique qu'en ville. Et il ne s'agit pas seulement de nourriture, mais du principe : si l'on ne peut pas servir deux maîtres, cela signifie qu'on ne peut pas non plus vivre selon les lois de ce monde dans lequel nous vivons. Où que l'on fuie, il est quand même avec nous : car chacun de nous en est une partie, et le mal dans lequel il gît nous concerne.

Mais si le Royaume existe, s'il est déjà entré dans notre monde pour le transformer, alors tout n'est pas encore perdu. S'il existe une alternative, alors on peut vivre dans ce monde sans lui être soumis, vivre selon les lois du Royaume et ne pas se diviser, ne pas servir deux maîtres. Vivre ainsi n'est certes pas simple, mais une telle vie est possible en principe. Et donc, au monde qui gît dans le mal, il existe une alternative. L'essentiel est de la trouver et, l'ayant trouvée, de ne pas la perdre.

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Pour Lc 16:10-15
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
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Les paroles du Christ sur l'impossibilité de servir deux maîtres sont l'une des images les plus fortes du choix que l'homme accomplit en devenant chrétien...  Lire la suite

Les paroles du Christ sur l'impossibilité de servir deux maîtres sont l'une des images les plus fortes du choix que l'homme accomplit en devenant chrétien. Ce choix ne tolère ni compromis ni conditions. Et ce choix doit être fait. Il est absurde d'adresser des reproches à Dieu si tu n'as pas fait ce choix ou si tu as préféré servir ton bien-être. C'est ta décision, seulement ta propre décision. C'est pour nous un bien étonnant, et en même temps une vérité redoutable. On a tant envie de rejeter sur Dieu la responsabilité de son propre état de mort... Mais c'est ton propre choix, que personne, pas même Dieu, ne fera à ta place. Et la miséricorde du Fils de Dieu n'en est que plus bouleversante : il meurt pour nous tous, sans aucune condition, « alors que nous étions encore pécheurs », comme le dit l'apôtre Paul.

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Pour Lc 16:10-15
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
11 Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien?
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
14 Les Pharisiens, qui sont amis de l'argent, entendaient tout cela et ils se moquaient de lui.
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
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«Si donc vous n'avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables?» Pourquoi être fidèle dans les richesses injustes? Cela sonne étrangement...  Lire la suite

«Si donc vous n'avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables?» Pourquoi être fidèle dans les richesses injustes? Cela sonne étrangement. Aujourd'hui, l'Église nous propose une lecture d'une manière particulière, seulement les dernières lignes de la parabole sur les richesses injustes qu'il faut distribuer. Ainsi, telle que nous la lisons aujourd'hui, nous sommes en quelque sorte séparés de ce sens, même si nous pouvons naturellement y revenir. Mais sans y revenir, on peut rappeler l'interprétation très «originale», selon le mot de l'archimandrite Zacharie, que le starets Sophrony Sakharov, disciple de saint Silouane de l'Athos, donne des «richesses injustes»:

«Notre union dans l'être avec le Dieu d'amour suppose la fusion de deux volontés: celle de Dieu et celle de l'homme. Cette union elle-même s'accomplit dans l'état d'amour. Dieu est Esprit personnel, et l'homme est une personne; ils s'unissent dans l'acte éternel de la Vie divine. C'est ainsi que Dieu est connu de nous. Acquérir cet amour est le but ultime de l'ascèse chrétienne. L'atteinte de ce but est liée à un chemin long et difficile. Mais éprouver la visite de Dieu avec une grande puissance est possible comme don d'en haut, à certains moments où l'âme, dans l'élan du repentir, devient réceptive à la lumière qui descend sur elle de Dieu. Pourtant ces premières visites ne sont pas encore l'état acquis pour toujours par les sauvés. Ce ne sont encore que des “richesses injustes”, qui peuvent être retirées à cause de l'infidélité. Garder cette grâce, demeurer fidèle à tout ce qu'elle nous a enseigné, est impossible sans de profondes larmes pendant des années» (archim. Sophrony Sakharov, Voir Dieu tel qu'Il est, chap. «Sur les larmes spirituelles»).

Ainsi toute sensation de grâce en nous est encore une richesse injuste, dans laquelle nous devons être fidèles au Seigneur seul, non à nous-mêmes, même si cet état peut être enivrant. Et si nous restons fidèles à Dieu en cela, nous recevrons un jour la vraie richesse.

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Pour Lc 16:10
10 Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup.
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La foi et la fidélité sont deux mots qui vont en pair non seulement dans le langage français, mais aussi dans le langage biblique. Dans un sens biblique, la foi sous-entend toujours la fidélité. Si la foi chrétienne est quelque chose qui nous ouvre la possibilité de s’unir à Jésus, et par conséquent la voie à la vie éternelle, c’est notamment la fidélité à cette foi qui...  Lire la suite

La foi et la fidélité sont deux mots qui vont en pair non seulement dans le langage français, mais aussi dans le langage biblique. Dans un sens biblique, la foi sous-entend toujours la fidélité. Si la foi chrétienne est quelque chose qui nous ouvre la possibilité de s’unir à Jésus, et par conséquent la voie à la vie éternelle, c’est notamment la fidélité à cette foi qui nous garde sur ce chemin, tandis que l’infidélité nous jette dans les ténèbres de ce monde. Ainsi, tout notre sort se définie avec l’acceptation du salut de Dieu par la foi et la fidélité.

Mais est-il possible de cumuler d’une part la fidélité en cette si importante ligne de vie pour nous, et d’autre part l’infidélité en quelque chose de plus partielle et moins importante? Il y a une blague qui était très populaire en Union soviétique qui dit: «si aujourd’hui tu trompes ta femme, demain ça  sera la patrie» Les mots de Jésus montrent qu’Il n’aurait pas pris cela juste comme une blague. La fidélité est une propriété de la personnalité de l’homme, pas autant innée, qu’on puisse l’apprendre et la développer; le niveau de développement de cette propriété se reflète dans tous les sphères du caractère humain. Combien de fois nous est-il arrivé de remarquer avec tristesse comment les gens, infidèles à leur parole, s’avèrent après infidèles dans l’amitié, le mariage, dans son appartenance à une Église.

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Pour Lc 16:12
12 Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre?
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Les paroles du Sauveur sur la responsabilité envers ce qui est à soi et ce qui appartient à autrui peuvent, à première vue, paraître étranges : chacun sait bien que l'homme traite ce qui est à lui de manière plus responsable que ce qui appartient à autrui, qu'il s'agisse de biens ou de quoi que ce soit d'autre...  Lire la suite

Les paroles du Sauveur sur la responsabilité envers ce qui est à soi et ce qui appartient à autrui peuvent, à première vue, paraître étranges : chacun sait bien que l'homme traite ce qui est à lui de manière plus responsable que ce qui appartient à autrui, qu'il s'agisse de biens ou de quoi que ce soit d'autre. Mais cela ne paraît ainsi qu'à première vue, si l'on ne réfléchit pas à ce qu'est en général une attitude responsable envers quoi que ce soit, que ce soit à soi ou à autrui.

Qu'est-ce donc que la responsabilité ? D'où vient-elle ? La vraie responsabilité est impossible sans un choix librement et consciemment accompli, lorsque l'homme se détermine spirituellement par rapport à sa propre vie. La responsabilité est le revers de la liberté de choix réalisée par l'homme.

Mais pour que le choix, dans une situation concrète, soit réellement libre, toute la vie de l'homme doit être consciente. Pour cela, l'homme doit prendre conscience de chacun de ses désirs et de ses élans, de chaque intention tournée vers quelqu'un ou vers quelque chose. Si rien de tel n'existe, il n'y aura pas non plus de désir conscient dans la vie de l'homme. Pourtant, apparemment, tous désirent quelque chose, et la majorité le désire même très fortement, tandis que bien peu, hélas, ont conscience d'eux-mêmes et de leur vie. Que penser alors des désirs de la majorité ? On voit qu'il est difficile de les appeler conscients.

Mais de tels désirs ne peuvent guère être considérés comme des désirs au sens propre : car le vrai désir est toujours spirituel, c'est un acte de volonté dans lequel l'homme se rend compte de lui-même pleinement et jusqu'au bout. Le désir inconscient n'est qu'une passion, une émotion, un affect, une force qui s'est emparée de l'homme et qu'il ne peut ni comprendre ni contrôler. Et lorsqu'elle saisit l'homme, ce vers quoi il tend passionnément lui paraît inconditionnellement sien, absolument nécessaire, et même absolument inséparable de lui-même.

L'homme ne se pense pas sans son « bien à lui », non parce qu'il a compris et pris conscience de la place que l'objet de ses désirs doit occuper dans sa vie, mais parce qu'il a fusionné avec lui jusqu'à une presque totale indiscernabilité, et en tout cas jusqu'à une parfaite inséparabilité. Enlever à l'homme ce « bien à lui », c'est comme lui couper un bras ou une jambe, ou même pire, une part de son âme. C'est dans un tel cas qu'on dit le plus souvent : « je l'ai arraché de mon cœur ».

Seulement, dans un tel cas, il n'est évidemment pas question de responsabilité : quelle responsabilité peut-il y avoir là où l'homme saisi par le désir d'obtenir ou de retenir ce qui est « à lui » ne se possède même pas lui-même ? Mais avec ce qui appartient à autrui, avec ce qui « n'est pas à soi », rien de tel ne peut exister par définition. Pour traiter de manière responsable ce qui n'est pas l'objet de sa propre passion, ce qui vous est indifférent, il faut précisément une vraie responsabilité.

Et si elle existe, l'homme saura d'abord distinguer ce qui est à lui de ce qui lui paraît seulement tel, puis traiter ce qui est à lui de manière aussi consciente et responsable que tout ce qui lui est confié. Rien d'étonnant : l'homme qui vit consciemment ne peut pas ne pas comprendre que même ce qui est à lui lui est seulement confié par Dieu, que cela lui est donné pour en user, non pour le posséder sans partage et sans condition. Et il s'y rapporte en conséquence, de la même manière qu'à tout ce qui lui est donné et confié.

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Pour Lc 16:13
13 " Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. "
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L’argent et la dévotion sont-elles aussi incompatibles? N’avons-nous pas rencontré des chrétiens riches et en même temps bons et généreux? N’avons-nous jamais rencontré des criminels devenus brutaux à cause de la pauvreté? Les mots clés ici sont surement: «servir», «aimer», «s’attacher».  Qu’est ce qui prime dans notre cœur ? Qui ou quoi servons-nous? La richesse – mais...  Lire la suite

L’argent et la dévotion sont-elles aussi incompatibles? N’avons-nous pas rencontré des chrétiens riches et en même temps bons et généreux? N’avons-nous jamais rencontré des criminels devenus brutaux à cause de la pauvreté? Les mots clés ici sont surement: «servir», «aimer», «s’attacher».  Qu’est ce qui prime dans notre cœur ? Qui ou quoi servons-nous? La richesse – mais quelle richesse avons-nous - l’argent – c’est un but ou juste un moyen? Si c’est le but alors nous devons nous soigner de la cleptomanie, et ne pas se tromper que tout va bien. Et si c’est un moyen, alors un moyen pour quoi? L’argent apporte dans nos vies de nouvelles possibilités, mais toutes ces possibilités ne sont pas utiles pour notre salut. Nous pouvons utiliser cet argent pour avoir le pouvoir sur les autres (la plus terrible drogue c’est le pouvoir), pour divers autosatisfaction (nourriture, sexe, confort, voyage etc.), pour apaiser la conscience (aumône, bienfaisance), bref pour se faire plaisir. Comment l’argent peut-il être pour nous une manière de servir Dieu (et ne pas être en même temps une auto disculpation) – voila surement la question que chacun de nous devrait répondre dans ses relations avec Dieu.  Deux personnes ne peuvent pas s’asseoir à la fois sur un trône…

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Pour Lc 16:15-18
15 Il leur dit : " Vous êtes, vous, ceux qui se donnent pour justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé pour les hommes est objet de dégoût devant Dieu.
16 " Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s'efforcent d'y entrer par violence.
17 " Il est plus facile que le ciel et la terre passent que ne tombe un seul menu trait de la Loi.
18 " Tout homme qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère.
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Les pharisiens qui se moquèrent de Jésus lorsqu'Il dit qu'il est impossible de servir Dieu et la richesse pensent au Royaume de Dieu comme nous le faisons ordinairement...  Lire la suite

Les pharisiens qui se moquèrent de Jésus lorsqu'Il dit qu'il est impossible de servir Dieu et la richesse pensent au Royaume de Dieu comme nous le faisons ordinairement. Ce n'est que lorsque quelqu'un meurt que nous disons: «Que le Royaume des cieux soit à lui»; souhaiter le «Royaume des cieux» à une personne vivante nous est psychologiquement impossible. Le stéréotype formé au fil des siècles place le Royaume «plus tard», au-delà de cette vie. Les pharisiens pensaient de même, eux qui espéraient la résurrection des morts et attendaient le Royaume dans un avenir historique, mais lointain. Les pharisiens considéraient que la seule manifestation (en tout cas la principale) de la bienveillance de Dieu dans cette vie était la richesse, l'honneur parmi les autres et le bien-être familial. Notre religiosité stéréotypée coïncide ici encore avec celle des pharisiens. On le voit lorsque nous reprochons à Dieu Son injustice en voyant la prospérité des escrocs et la souffrance des justes.

Mais le Seigneur dit aux pharisiens, et à nous qui pensons comme eux, que l'annonce du Royaume de Dieu comme affaire d'un avenir lointain n'était valable que jusqu'au temps de Jean-Baptiste. À partir du moment où a retenti son témoignage à l'Agneau de Dieu, au Fils bien-aimé en qui la bienveillance du Père est donnée aux hommes, dès ce moment le Royaume de Dieu est annoncé comme une réalité du présent. Et c'est pourquoi, dit le Seigneur, pour y entrer, il faut seulement un effort: l'effort de la foi et de la résolution. Les pharisiens ne veulent pas de cette proximité et de cette ouverture du Royaume; pour eux, il est venu trop soudainement et trop tôt. Hélas, ici encore nous ne différons pas d'eux. À Ses disciples, le Seigneur parle de la nécessité de pardonner aux hommes sans limite, comme Dieu pardonne. C'est un signe essentiel du Royaume dans lequel nous sommes appelés à entrer ici et maintenant.

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Pour Lc 16:16
16 " Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les Prophètes ; depuis lors le Royaume de Dieu est annoncé, et tous s'efforcent d'y entrer par violence.
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Le centre de la bonne nouvelle apportée par le Sauveur fut l’annonce du Royaume de Dieu. Bien sûr, on avait parlé du Royaume auparavant, dès les premiers prophètes. Mais en ce temps-là, le Royaume de Dieu apparaissait à ceux qui en parlaient...  Lire la suite

Le centre de la bonne nouvelle apportée par le Sauveur fut l’annonce du Royaume de Dieu. Bien sûr, on avait parlé du Royaume auparavant, dès les premiers prophètes. Mais en ce temps-là, le Royaume de Dieu apparaissait à ceux qui en parlaient comme une réalité d’abord religieuse et politique. C’était, au fond, un Royaume tout à fait terrestre, un ordre social incarnant la Torah, la Loi donnée par Dieu.

Mais comme la Torah était alors perçue avant tout comme une législation et comme un code moral, le Royaume était vu précisément comme un État terrestre. Parfois, il ne s’agissait pas d’un État laïque, mais d’une théocratie ou d’une hiérocratie; dans tous les cas, on supposait une société tout à fait terrestre, créée par des hommes, même s’ils étaient guidés par la loi de Dieu.

Plus tard, dans le contexte de l’expérience liée au culte du Temple, on commença à regarder le Royaume comme une réalité plutôt spirituelle que religieuse et politique. On lia le Royaume au Trône de gloire qui se révélait dans le Temple aux prophètes, et peut-être pas seulement à eux. Ce Trône de gloire était perçu comme le centre du Royaume, et l’on supposait que c’était lui qui serait révélé à la fin des temps au peuple de Dieu; alors le monde deviendrait Royaume, car alors Dieu régnerait visiblement sur le monde, devenant visible pour chacun de telle sorte que plus personne ne pourrait nier Son pouvoir, ni même Son existence, comme cela s’était produit auparavant.

Et Dieu enverrait sur la terre le Messie, qui recevrait Son pouvoir auprès du Trône de gloire, de Celui qui y siège. Le Trône de gloire visible pour tous dans les cieux, et le Messie, Roi juste, sur la terre: voilà comment beaucoup se représentaient le Royaume aux temps évangéliques. Le Royaume lui-même demeurait largement terrestre, mais son centre était le Trône de gloire, situé non sur la terre, mais dans les cieux, le Trône qui se révélait dans le Temple comme lieu de la présence de Dieu.

Mais voici que vient le Messie, et Il dit que non seulement le Trône de gloire, mais tout le Royaume existe et se révèle au monde comme une réalité spirituelle, qui n’a aucun rapport avec les institutions et les établissements terrestres. «La Torah et les Prophètes» (ainsi appelait-on alors ce que nous appelons aujourd’hui l’Écriture sainte) vont jusqu’à Jean le Baptiste. Ensuite vient une nouvelle époque, l’époque du Royaume qui s’approche. Le Royaume entre dans le monde, et désormais chacun, s’il le veut, pourra y entrer.

Il est vrai que ce n’est pas simple: il faut y appliquer un effort, mais sans effort, dans la vie spirituelle comme dans la vie en général, rien n’existe. Et il ne s’agit pas ici de dire que les livres saints que nous appelons aujourd’hui vétérotestamentaires «vieillissent» d’une manière ou d’une autre. Il s’agit du fait que tout ce qu’ils décrivent est arrivé. Car le Pentateuque, et surtout les livres prophétiques, ont pour centre non seulement la Torah proprement dite, mais aussi le Messie et le Royaume. Ils disent beaucoup sur la venue du Messie et l’avènement du Royaume. Et maintenant, tout cela est arrivé: le Messie est venu et a apporté avec Lui le Royaume. Le Messie aura bien sûr Son ministère, et le Royaume son histoire, mais d’autres livres en parleront, les livres du Nouveau Testament.

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Pour Lc 16:19-31
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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L'Évangile parle peu de ce qu'est « la vie après la vie », et ce silence tient très probablement au fait que le chemin vers le ciel passe par la terre, où il nous faut...  Lire la suite

L'Évangile parle peu de ce qu'est « la vie après la vie », et ce silence tient très probablement au fait que le chemin vers le ciel passe par la terre, où il nous faut vivre conformément à notre vocation. Mais voici devant nous un récit qui entrouvre le voile mystérieux ; pourtant, ici encore, ce ne sont pas les détails de l'existence d'outre-tombe, évoqués brièvement, qui se trouvent au centre de notre attention, mais le sens du récit appliqué à notre vie.

Et voici que nous voyons un homme qui, ayant vécu sans réfléchir pour son propre plaisir, se retrouve en enfer, parce qu'il a déjà tout reçu dans la vie terrestre. On pourrait se demander : qu'avait-il donc fait de mal ? Certes, il ne nourrissait pas Lazare, qui gisait près de sa maison comme un sans-abri sale, mais on ne peut pas nourrir tout le monde. On ne dit rien d'autre de mauvais à propos de ce riche ; il n'est pas mentionné qu'il ait dépouillé ou égorgé quelqu'un. Alors pourquoi est-il allé en enfer ?

Il ne faut sans doute pas demander « pour quoi », mais « pourquoi » : non parce qu'il profitait des plaisirs terrestres, mais parce qu'ils lui ont caché Dieu. De même que les mêmes substances peuvent, selon la dose et les proportions, être à la fois remède et poison, de même les dons que le Seigneur a créés pour satisfaire nos besoins peuvent devenir funestes si, à cause d'eux, nous cessons de voir le Créateur.

Et ce récit contient encore une prophétie importante : si les hommes n'écoutent pas des paroles prophétiques bien connues, ils ne croiront pas non plus Celui qui ressuscitera d'entre les morts. Jusqu'à présent, ceux qui espèrent une vie sans fin au milieu du luxe terrestre ont du mal à croire au Ressuscité. Mais, descendu aux enfers, Il a franchi le grand abîme qui, jusque-là, était infranchissable.

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Pour Lc 16:19-31
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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Le Christ raconte une parabole assez effrayante sur un homme indifférent qui, sans prêter attention aux souffrances...  Lire la suite

Le Christ raconte une parabole assez effrayante sur un homme indifférent qui, sans prêter attention aux souffrances de son prochain, s'est retrouvé en enfer de façon tout à fait irréversible. Mais les paraboles ne parlent pas de l'enfer ou du paradis ; elles parlent de nous, de vous et de moi, de la manière dont nous devons vivre sur cette terre. Car l'essentiel n'est pas qu'on nous effraie par les tourments de l'enfer, mais qu'une alternative précise nous soit proposée : chercher à « recevoir tout le bien dans la vie » ou voir la douleur et la solitude de celui qui a eu moins de chance que nous dans cette vie. Et la décision doit être prise en toute liberté, parce que si un homme est sourd à la voix de la conscience, à la loi humaine et à la loi de Dieu, on peut l'effrayer autant qu'on veut avec l'enfer ou avec autre chose : même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, il ne croira pas. Il suffit pourtant de peu : se détacher de son bonheur (ou de son malheur) et partager « ne serait-ce que les miettes » de sa vie, car c'est pour cela qu'elle nous est donnée...

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Pour Lc 16:19-31
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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En méditant le texte d’aujourd’hui, on peut y remarquer une particularité. Le nom du riche n’est pas donné. Le nom de Lazare, au contraire, est donné...  Lire la suite

En méditant le texte d’aujourd’hui, on peut y remarquer une particularité. Le nom du riche n’est pas donné. Le nom de Lazare, au contraire, est donné. On pourrait se dire : qu’y a-t-il donc là de particulier ? Mais si l’on essaie de se souvenir d’autres paraboles et récits de l’Évangile, on voit que les noms des personnes mauvaises ne sont presque nulle part mentionnés, sauf dans les rares cas où il est impossible de ne pas les mentionner, comme pour Judas, Caïphe, Ponce Pilate, car il s’agit d’un témoignage factuel d’authenticité historique. Contrairement à l’Ancien Testament. Si l’on traçait, de manière quelque peu conventionnelle, deux tableaux pour l’Ancien et le Nouveau Testament, chacun avec deux colonnes contenant les noms de personnes mauvaises et bonnes, alors, dans le premier cas, ces colonnes seraient sans doute comparables en longueur (là encore avec une part de convention, simplement comme tendance). Mais dans le cas du Nouveau Testament... Il semble que la colonne des bons noms serait beaucoup plus longue que celle des mauvais. Non pas, bien sûr, parce que le mal était beaucoup moins présent. Mais il y a là, semble-t-il, un signe de la théologie nouvelle du Nouveau Testament. Et l’on peut en indiquer plusieurs raisons.

Le nom est quelque chose de très important pour le chrétien. Pourquoi ? Pour certains, par superstition ; certains voient dans le nom une sorte de sens sacré ; on entend souvent nos contemporains dire qu’en donnant un nom à son enfant, on influe sur son destin. Mais les superstitions ne laissent pas place à la foi véritable ; or celle-ci se trouve dans cette circonstance très importante : en accordant à Adam le droit de donner des noms aux choses qu’Il avait créées, le Seigneur a appelé l’homme à participer à Sa Création. Donner un nom, c’est partager avec Dieu l’œuvre créatrice dans le monde ; le nom sert comme une icône de la Synergie.

Pourquoi, lorsqu’il reçoit la tonsure monastique, l’homme change-t-il de nom ? Il existe l’opinion que c’est pour rompre complètement avec sa vie dans le monde. Une telle interprétation paraît douteuse : la vie dans le monde, du point de vue de la doctrine orthodoxe, n’est aucunement considérée comme inférieure à la vie monastique ; le fait que le moine change de nom témoigne au contraire du sens du nom comme icône de la coopération avec Dieu. Et voilà que Jésus vient et comme renouvelle ce moment où Adam donnait des noms aux animaux et aux oiseaux.

Ce faible rapport entre le nombre de noms mauvais et de noms bons dans l’Évangile dessine comme une icône du Royaume des Cieux, où le mal n’existera plus. (Remarquons entre parenthèses que les icônes se distinguent précisément des tableaux en ce qu’au-dessus de chaque saint ou sainte représenté, et surtout au-dessus du Seigneur, se trouve toujours un nom !) Le mal est décrit, mais il n’est pas nommé, et il semble ainsi qu’un degré moindre d’existence lui soit attribué, de même qu’en donnant des noms, Adam achevait la création des choses dans le monde.

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Pour Lc 16:19-31
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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La parabole du riche et de Lazare est l’une des plus difficiles à comprendre pour nous. Cela tient pour une large part au fait que nous lisons un texte écrit, alors que les paraboles du Christ sont un genre oral...  Lire la suite

La parabole du riche et de Lazare est l’une des plus difficiles à comprendre pour nous. Cela tient pour une large part au fait que nous lisons un texte écrit, alors que les paraboles du Christ sont un genre oral. Lorsque nous lisons un livre, nous pouvons revenir en arrière et examiner différentes nuances de sens ; les auditeurs, eux, n’avaient pas cette possibilité et percevaient une ou deux images essentielles. C’est pourquoi Jésus, voulant communiquer quelque chose de vraiment nouveau, présentait l’information de fond conformément au système de représentations qu’avaient Ses auditeurs. Vérifiez : toutes Ses paraboles sont construites ainsi.

Les deux points les plus essentiels de cette parabole sont, bien sûr, sa dernière phrase sur celui qui ressuscitera d’entre les morts, et le lien entre l’existence ici-bas et l’au-delà. Pour le reste, Jésus s’appuie sur les représentations traditionnelles : le sein d’Abraham, le shéol, sans chercher encore à les transformer. Tout cela est encore devant : car, descendu aux enfers après Sa mort sur la croix, Jésus abolit la représentation du shéol comme lieu où Dieu n’est pas.

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Pour Lc 16:19-31
19 " Il y avait un homme riche qui se revêtait de pourpre et de lin fin et faisait chaque jour brillante chère.
20 Et un pauvre, nommé Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d'ulcères.
21 Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche... Bien plus, les chiens eux-mêmes venaient lécher ses ulcères.
22 Or il advint que le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche aussi mourut, et on l'ensevelit.
23 " Dans l'Hadès, en proie à des tortures, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare en son sein.
24 Alors il s'écria : "Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l'eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je suis tourmenté dans cette flamme. "
25 Mais Abraham dit : "Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux ; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté.
26 Ce n'est pas tout : entre nous et vous un grand abîme a été fixé, afin que ceux qui voudraient passer d'ici chez vous ne le puissent, et qu'on ne traverse pas non plus de là-bas chez nous. "
27 " Il dit alors : "Je te prie donc, père, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père,
28 car j'ai cinq frères ; qu'il leur porte son témoignage, de peur qu'ils ne viennent, eux aussi, dans ce lieu de la torture. "
29 Et Abraham de dire : "Ils ont Moïse et les Prophètes ; qu'ils les écoutent. " -
30 "Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu'un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront. "
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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Très souvent, les athées et les sceptiques qui affirment leur incroyance en Dieu invoquent le fait que les miracles dont parlent les croyants sont des inventions, qu'ils ne veulent pas y croire et que c'est précisément cela qui les éloigne avant tout de la foi. Aujourd'hui, le Seigneur leur dit, et nous dit, des paroles très importantes : s'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas davantage si quelqu'un ressuscite d'entre les morts. Ils se trompent donc en réalité sur les causes de leur incroyance. Même si un miracle se produisait sous leurs yeux, ils n'y croiraient pas.

Seule la parole de Dieu, « Moïse et les prophètes », nous apprend à discerner un miracle. Un miracle ne peut être vu que par un cœur rempli de la parole divine, car « l'essentiel est invisible pour les yeux », comme le disait le personnage de Saint-Exupéry. De même que les yeux des cinq frères du riche ne les auraient pas aidés à reconnaître, dans l'homme qui aurait pu venir à eux, Lazare ressuscité, les yeux des incroyants d'aujourd'hui ne les aident pas à voir que « toute la terre est voilée par la fumée de l'amour du Seigneur ».

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Pour Lc 16:31
31 Mais il lui dit : "Du moment qu'ils n'écoutent pas Moïse et les Prophètes, même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus. " "
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C’est les derniers mots que Jésus fait sortir de la bouche d’Abraham dans la parabole du Riche et de Lazare. Il est bien vrai que la parabole raconte en premier lieu d’une récompense posthume, malgré qu’elle ne soit pas le seul sens. Nous sommes en général, s’il faut le dire habitués à ce sens, cependant pour les juifs, premiers à écouter cette parabole, c’était...  Lire la suite

C’est les derniers mots que Jésus fait sortir de la bouche d’Abraham dans la parabole du Riche et de Lazare. Il est bien vrai que la parabole raconte en premier lieu d’une récompense posthume, malgré qu’elle ne soit pas le seul sens. Nous sommes en général, s’il faut le dire habitués à ce sens, cependant pour les juifs, premiers à écouter cette parabole, c’était une nouvelle et importante révélation. Mais les dernières paroles de la parabole du Seigneur parlent du témoignage d’un Ressuscité des morts: «…même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus». Bien sûr qu’il s’agit de Sa Résurrection, et il est primordial pour nous de savoir qu’un homme est capable de croire à un Ressuscité si et seulement s’il « écoute Moïse et les Prophètes». Il faut noter que l’expression «Moise et les prophètes» veut tout d’abord dire la Bible dans toute son intégralité comme elle était connue et acceptée à l’époque où Jésus était sur terre. Ensuite le verbe «écouter» dans ce contexte ne signifie autant pas une perception auditive, que l’obédience, l’exécution de la parole de Dieu. Le grand signe de la Résurrection ne nous amènera pas à renouveler nos vies si nous n’exécutons pas la parole de Dieu.

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