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RÉFLEXIONS pour Lc 11:1-28

Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. "
Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ;
donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. "
Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains,
parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir",
et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ;
je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin.
" Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira.
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent?
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration.
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! "
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! "
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On ne se tromperait sans doute pas en disant que le message central de la prédication du Christ est le message du Père. Dans beaucoup d'autres paraboles, le Seigneur présente une image de Dieu proche des conceptions juives et peut-être parfois nécessaire pour nous : celle d'un Roi qui exerce un pouvoir absolu sur Ses sujets. Mais dans les paraboles d'aujourd'hui, Il apparaît seulement comme un père qui aime ses enfants quels qu'ils soient, ou comme un ami prêt à venir en aide même au moment qui lui convient le moins.

Les auditeurs de Jésus savent par leur propre expérience que, si sombre et malveillant que soit un homme, il demeure capable de tendresse et de sollicitude envers ce qu'il a de plus cher : ses enfants. Ils savent également que les hommes sont capables de s'entraider dans le besoin, même lorsque cela leur est désagréable. Maintenant, dit Jésus, comprenez une chose simple : Dieu est meilleur que vous, plus bienveillant et plus généreux ; serait-Il donc pour vous un Père moins bon que vous ne l'êtes pour vos enfants ? Dans cette lumière, la prière du « Notre Père » devient non pas simplement l'une des manières possibles de s'adresser à Dieu, mais une révélation étonnante du mystère de l'amour du Père, plus fort et plus tendre que tout ce qui existe au monde.

Autres réflexions

 
Pour Lc 11:1-28
Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. "
Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ;
donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. "
Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains,
parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir",
et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ;
je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin.
" Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira.
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent?
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration.
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! "
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! "
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La lecture d’aujourd’hui comprend deux épisodes que l’évangéliste réunit en un seul récit. Il commence par la question des disciples au sujet de...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui comprend deux épisodes que l’évangéliste réunit en un seul récit. Il commence par la question des disciples au sujet de la prière ; en réponse, Jésus leur propose, et par là même à nous tous, la prière du « Notre Père » (v. 1–4). Luc, comme on le voit, accorde une attention principale à l’importance de la demande, et même de la demande insistante, comme condition nécessaire pour obtenir ce qui est demandé (v. 5–13). Il semblerait que Dieu ne soit pas un homme, pour qu’il faille Lui rappeler encore et encore, comme à un intendant oublieux ou malveillant, ce que l’on demande. Mais, d’autre part, l’insistance apparaît ici avant tout comme le témoignage que l’homme se souvient de sa demande, qu’elle est réellement importante pour lui. En effet, vaut-il la peine d’exaucer une demande que celui qui la formule oublie dès le lendemain ? On ne peut demander ainsi que des bagatelles ; quant aux demandes importantes, celui pour qui elles sont réellement importantes est prêt à les répéter encore et encore, confirmant le sérieux de ses intentions.

Il est question du même sérieux dans la seconde partie du passage d’aujourd’hui. Et il ne s’agit pas seulement du fait que l’idée même de pouvoir chasser les démons par la puissance de leur chef était absurde (v. 17–18, 21–22). Il s’agit aussi du fait que, pour ceux qui discutaient, tout ce que faisait Jésus était une sorte de jeu, quelque chose qui rappelait de loin leurs propres débats, lesquels étaient sans doute très captivants, mais au fond n’engageaient à rien. De là vient l’exigence d’un signe, qui deviendrait la preuve que Jésus avait raison (v. 14–16).

La preuve devait être théologiquement correcte, elle devait correspondre aux représentations « justes » de l’école rabbinique « juste », afin d’être acceptée. Et tant qu’une telle preuve n’était pas présentée, tout convenait pour expliquer ce qui se passait, y compris des affirmations absurdes au sujet du « prince des démons ». Mais Jésus Lui-même n’avait pas l’intention de jouer à ces jeux, car pour Lui tout ce qu’Il faisait était absolument sérieux. Et Il essaie d’expliquer à Ses interlocuteurs tout le sérieux de ce qui se passe (v. 24–26). Les jeux sont finis ; il est question de la vie spirituelle et de la mort spirituelle de l’homme.

Mais les disputeurs professionnels, semble-t-il, n’en ont cure. Ce qui leur importe, c’est de vérifier si Jésus saura les vaincre dans la discussion ou non. Et, dans leurs disputes, ils perdent le Royaume sans s’en apercevoir. Car le Royaume n’est pas un jeu, il est sérieux. Et pour toujours.

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Pour Lc 11:1-13
Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. "
Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ;
donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. "
Il leur dit encore : " Si l'un de vous, ayant un ami, s'en va le trouver au milieu de la nuit, pour lui dire : "Mon ami, prête-moi trois pains,
parce qu'un de mes amis m'est arrivé de voyage et je n'ai rien à lui servir",
et que de l'intérieur l'autre réponde : "Ne me cause pas de tracas ; maintenant la porte est fermée, et mes enfants et moi sommes au lit ; je ne puis me lever pour t'en donner" ;
je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner en qualité d'ami, il se lèvera du moins à cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin.
" Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira.
11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui à la place du poisson lui remettra un serpent?
12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion?
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
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Il y a quelque chose de commun entre les lectures d’aujourd’hui tirées de la Genèse et de l’Évangile selon Luc. Abraham parle avec son hôte (ses hôtes ?), tout en comprenant qu’il parle avec Dieu...  Lire la suite

Il y a quelque chose de commun entre les lectures d’aujourd’hui tirées de la Genèse et de l’Évangile selon Luc. Abraham parle avec son hôte (ses hôtes ?), tout en comprenant qu’il parle avec Dieu. Et cela transforme toute la conversation en prière. Cette prière atteint-elle son but ? Si son but était l’intercession pour Sodome et Gomorrhe, alors non ! Mais si le but consiste à approfondir la relation avec Dieu, à discerner Sa volonté et à pénétrer les profondeurs de Sa miséricorde, alors oui, ce but est atteint ! Tout le passage de l’Évangile selon Luc parle de la même chose. Que doit être notre prière, quel est son but ? Et la réponse de Jésus est la prière du « Notre Père » et l’acquisition de l’Esprit Saint.

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Pour Lc 11:1-4
Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, qu'un de ses disciples lui dit : " Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples. "
Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ;
donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
et remets-nous nos péchés, car nous-mêmes remettons à quiconque nous doit ; et ne nous soumets pas à la tentation. "
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Dans la prière du Seigneur, nous demandons au Père de nous donner notre pain quotidien, comprenant par là les biens matériels sans lesquels...  Lire la suite

Dans la prière du Seigneur, nous demandons au Père de nous donner notre pain quotidien, comprenant par là les biens matériels sans lesquels la vie ne pourrait se poursuivre. Par exemple, en traduisant la Bible dans une langue esquimaude, les spécialistes ont dû employer le mot « poisson » à la place de « pain », qui est pour ce peuple davantage un produit de luxe que la base de l'alimentation quotidienne. Cette notion peut aussi recevoir un sens plus large, cette phrase de la prière étant comprise comme une demande de forces pour chaque jour. Mais précisément pour chaque jour pris séparément, et non pour toute la vie. Le Christ nous appelle à demander notre « pain quotidien », ce qui est nécessaire aujourd'hui, et à ne pas nous soucier du lendemain. Pourtant, combien de fois commençons-nous à demander quelque chose pour l'avenir, quelque chose qui n'existe que dans nos projets et nos rêves !

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Pour Lc 11:2
Il leur dit : " Lorsque vous priez, dites : Père, que ton Nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ;
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Le Seigneur Jésus Christ propose à Ses disciples la prière de «notre Père» et la complète  d’une petite recommandation en réponse à la demande de ces derniers de les enseigner à prier.  Le laconisme de la réponse du Christ à une si importante question, est en soi abracadabrant. Les conversations sur la prière dans le christianisme contemporain sont...  Lire la suite

Le Seigneur Jésus Christ propose à Ses disciples la prière de «notre Père» et la complète d’une petite recommandation en réponse à la demande de ces derniers de les enseigner à prier. Le laconisme de la réponse du Christ à une si importante question, est en soi abracadabrant. Les conversations sur la prière dans le christianisme contemporain sont bien plus amples que ce que dit le Seigneur. En outre, on peut relever de Ses mots quelques moments très importants. Prioritairement, Jésus ne dit rien de semblable à ces mots: «vous ne pouvez pas comprendre cela maintenant» à Ses disciples, comme Il l’a fait parfois aux disciples et surtout aux Juifs sur le mystère de l’incarnation. Sa recommandation est d’un caractère assez simple et pratique; Il ne fait pas de la prière une action ésotérique, c'est-à-dire accessible seulement aux élus et initiés et voilée aux profanes.

Le Seigneur Jésus propose de s’adresser à Son Père Céleste avec dévotion et demander l’accomplissement de Sa volonté et de Son dessein pour le monde. Il propose aussi une très brève demande de nos besoins journaliers, une demande de pardon, de l’aptitude de pardonner les autres, et la protection du mal. Et Jésus ne parle ensuite que de l’insistance et de l’humilité dans la prière dans Son explication aux disciples. Tout le reste, ce qui est écrit dans des tomes ne concerne en effet non seulement la prière, mais aussi le fait que nous devons réunir notre personnalité qui est divisée en partie.

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Pour Lc 11:9-10
" Et moi, je vous dis : demandez et l'on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira.
10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira.
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L’apôtre Paul nous dit : maintenant donc demeurent ces trois choses : la foi, l’espérance, l’amour ; et, selon sa parole, la foi, l’espérance et l’amour sont devenus les plus importantes...  Lire la suite

L’apôtre Paul nous dit : maintenant donc demeurent ces trois choses : la foi, l’espérance, l’amour (1 Co 13,13) et, selon sa parole, la foi, l’espérance et l’amour sont devenus les plus importantes vertus chrétiennes. On parle souvent et longuement de ce que sont la foi et l’amour. Mais qu’est-ce que l’espérance ? « Ne mettez pas votre confiance dans les princes, dans les fils des hommes » (Ps 145,3) chantons-nous à chaque liturgie. C’est une sorte de définition apophatique de l’espérance. Notre espérance ne peut pas demeurer dans le monde des relations humaines passagères. Cela est parfois difficile à comprendre et à accepter, parce que nous sommes habitués à espérer les uns dans les autres ; c’est là, semble-t-il, notre fraternité. Mais ici il s’agit d’autre chose. Chacun de nous est faible et pécheur, et pour cette seule raison il ne peut pas toujours donner à l’autre ce qu’il lui demande.

Mais nous avons une autre forme d’espérance, la sainte promesse que le Seigneur nous donnera toujours ce que nous Lui demanderons. Une seule condition : que nous ayons la foi, l’espérance, l’amour. La foi, pour tourner notre regard vers Dieu ; l’espérance, pour avoir la force d’attendre, de frapper et de chercher ; l’amour, pour remettre aux autres les fruits de la bonté de Dieu. Mais en raisonnant ainsi, on en vient peu à peu à l’idée que la distinction entre ces trois vertus est, jusqu’à un certain point, conventionnelle. La foi est proche de l’espérance, car elle est tout aussi ferme ; l’espérance est proche de l’amour, car elle est tout aussi lumineuse. L’une sans l’autre n’a pas de sens. Et peut-être même devient-elle pervertie. Songez à ce que signifierait le passage d’aujourd’hui sur l’espérance que Dieu réponde, s’il n’y avait ni foi ni amour. Alors nous pourrions être appelés des consommateurs de la grâce divine, rien de plus.

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Pour Lc 11:13
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
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Que demandons-nous habituellement à Dieu ? Eh bien, bien sûr, la santé... Quoi d'autre ? Du beau temps, de l'argent, la protection dans le danger... Et recevons-nous toujours ?...  Lire la suite

Que demandons-nous habituellement à Dieu ? Eh bien, bien sûr, la santé... Quoi d'autre ? Du beau temps, de l'argent, la protection dans le danger... Et recevons-nous toujours ? Et si ce n'est pas toujours le cas, pourquoi ? Demandons-nous ce qu'il faut ?

Car il est dit : « cherchez d'abord le Royaume de Dieu... » Le Royaume de Dieu, c'est lorsque Dieu règne en nous, lorsque nous cherchons à accomplir Sa volonté, non parce que nous serions punis autrement, mais par consentement, par amour, parce qu'Il est Père. Mais ce n'est qu'en recevant l'Esprit Saint que nous recevons l'esprit d'adoption, qui rend réelles nos relations avec le Père. « Tout le reste vous sera donné par surcroît », — voilà pourquoi le Père donne l'essentiel — l'Esprit Saint.

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Pour Lc 11:13
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
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Pourquoi, si Dieu nous aime tant et veut tellement nous montrer Son amour, devons-nous Lui demander, frapper, chercher ?..  Lire la suite

Pourquoi, si Dieu nous aime tant et veut tellement nous montrer Son amour, devons-nous Lui demander, frapper, chercher ? C'est Lui-même qui nous commande de demander, Lui-même qui dit qu'Il sait déjà ce dont nous avons besoin, et qui ajoute encore des paraboles pour nous convaincre.

La clé de ce caractère étrange de Dieu se cache dans ce court verset. Dieu ne donne pas simplement du pain, de l'argent ou des biens spirituels. Il donne l'Esprit Saint. Or cette rencontre avec l'Esprit ne peut être que volontaire. L'Esprit n'est donné qu'à ceux qui le veulent de tout leur coeur, et un tel désir ne peut pas ne pas s'exprimer dans la prière.

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Pour Lc 11:13
13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! "
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Que peut donner Dieu à l'homme? Question étrange, semble-t-il: à l'évidence, tout ce qu'Il voudra donner. Mais de quoi l'homme a-t-il réellement besoin de la part de Dieu? Tout aussi évidemment: de ce qu'il ne peut recevoir nulle part ailleurs, jamais, d'aucune manière et de personne...  Lire la suite

Que peut donner Dieu à l'homme? Question étrange, semble-t-il: à l'évidence, tout ce qu'Il voudra donner. Mais de quoi l'homme a-t-il réellement besoin de la part de Dieu? Tout aussi évidemment: de ce qu'il ne peut recevoir nulle part ailleurs, jamais, d'aucune manière et de personne. Quant aux biens terrestres, l'homme les reçoit d'une manière terrestre, de ce monde et en tenant compte de ses lois.

Bien sûr, Dieu peut aider l'homme en cela et l'aide souvent, en lui montrant où il peut trouver ce dont il a besoin et comment l'obtenir; mais dans le monde déchu, tout cela s'acquiert souvent sans participation directe de Dieu. L'Esprit Saint, ce souffle de Dieu dont le Royaume est pénétré et qui est présent dans le monde, ne peut être reçu que de Dieu. On pourrait penser: si le souffle de Dieu est répandu dans la création, pourquoi ne peut-on le recevoir que de Lui?

Mais justement, il ne s'ouvre à l'homme que dans le contexte de ses relations avec Dieu et en lien avec elles. Le souffle de Dieu n'existe pas par lui-même, séparé de la Personne divine dans toute la plénitude de son existence, et l'on ne peut en vivre la réalité que lorsque des relations solides et conscientes sont établies avec cette Personne.

À proprement parler, sans de telles relations, aucune vie spirituelle n'est possible, et même la vie tout court sans elles sera assez pauvre. En effet, l'homme a été conçu par Dieu dès le commencement comme celui qui devait être avec Lui dans un état de communion continue; c'est précisément le «souffle de vie» de Dieu qui fait de l'homme un homme. Or le souffle suppose un processus continu: on ne peut pas se contenter d'une seule inspiration et expiration.

Mais l'homme est libre, et dans l'état déchu il a souvent usé de sa liberté pour ignorer la présence de Dieu dans sa vie, y compris Son souffle. Pourtant l'amour de Dieu pour l'homme n'en a pas été diminué, et Il est toujours prêt à rencontrer celui qui revient vers Lui. Et alors, après la conversion, après que les relations de l'homme avec Dieu seront redevenues solides et conscientes, il recevra ce qu'il ne recevra jamais, nulle part et de personne dans ce monde: le souffle de Dieu dans toute la plénitude accessible à l'homme. Et la vie aussi, dans toute la plénitude accessible.

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Pour Lc 11:14-23
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration.
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
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En réponse à l’affirmation insensée des Juifs selon laquelle Il chasse les démons par la puissance de leur propre prince, le Seigneur propose un raisonnement assez simple. Si, dit-Il, cette idée blasphématoire est vraie...  Lire la suite

En réponse à l’affirmation insensée des Juifs selon laquelle Il chasse les démons par la puissance de leur propre prince, le Seigneur propose un raisonnement assez simple. Si, dit-Il, cette idée blasphématoire est vraie, cela signifie que le pouvoir de ce prince a pris fin et que le Jour du Seigneur est arrivé. Si elle est fausse, alors à plus forte raison « le Royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous ». Dans un cas comme dans l’autre, de telles « explications » ne permettent pas d’éviter de reconnaître le fait accompli de la venue du Christ. Le Seigneur dit ensuite que, devant ce fait, chacun de nous doit faire son choix : être avec Lui ou contre Lui. Il est très important de comprendre que, dans notre relation au Fils de Dieu, il n’est pas possible de choisir une troisième voie, neutre ou intermédiaire : « Qui n’amasse pas avec Moi disperse. » Dans les circonstances actuelles, ces paroles sont particulièrement importantes : elles privent de fondement les phénomènes religieux les plus répandus de notre temps, qu’il s’agisse d’un christianisme extérieur et nominal, réduit par exemple à la bénédiction de bureaux, ou de pratiques magiques inspirées par le principe de « la santé à tout prix ».

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Pour Lc 11:14-23
14 Il expulsait un démon, qui était muet. Or il advint que, le démon étant sorti, le muet parla, et les foules furent dans l'admiration.
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
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Un jour, Jésus a déjà dit quelque chose de semblable au verset 23 : « Qui n’est pas contre vous est pour vous. » Au premier abord, cela peut susciter un léger embarras — ces lignes se ressemblent tellement, tout en semblant porter...  Lire la suite

Un jour, Jésus a déjà dit quelque chose de semblable au verset 23 : « Qui n’est pas contre vous est pour vous » (Lc 9,50). Au premier abord, cela peut susciter un léger embarras : ces lignes se ressemblent tellement, tout en semblant porter des sens tout à fait différents. Mais elles ont un seul et même sens : nous apprendre à aimer. Ce n’est qu’ensuite que nous remarquons que, dans un cas, Jésus s’adresse à Ses disciples pour les instruire, tandis que dans l’autre Il s’adresse à tous les hommes et parle de leur attitude envers Lui. Si une personne n’est pas pénétrée d’amour pour Dieu et n’accomplit pas Sa volonté sous la conduite de cet amour, elle fait le contraire, dissipant son temps, sa vie et les forces que le Seigneur lui donne. Lorsque des paroles semblables sont adressées aux disciples, elles concernent en revanche nos relations humaines. Le Seigneur nous appelle à aimer nos amis et nos ennemis, à plus forte raison les personnes qui ne manifestent aucune hostilité à notre égard, celles qui ne sont pas contre nous. Il semble parler du potentiel de création commune, de travail et de vie en communauté qui réside dans les relations humaines. Il nous met en garde contre toute opinion ou impression préconçue au sujet d’une personne que nous connaissons à peine.

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Pour Lc 11:15-26
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
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La courte parabole de Jésus nous offre une image très claire. La vie ne se résume pas à l'absence du mal ; elle s'accomplit dans la présence du Bien. C'est ici que s'achève le rôle bénéfique de la loi...  Lire la suite

La courte parabole de Jésus nous offre une image très claire. La vie ne se résume pas à l'absence du mal ; elle s'accomplit dans la présence du Bien. C'est ici que s'achève le rôle bénéfique de la loi, même de la Loi de Dieu : elle désigne le mal et exige que nous y renoncions, mais elle ne définit pas le Bien et ne donne pas la force de l'accomplir. Il ne suffit pas de chasser le péché, bien que cela même soit au-dessus de nos forces ; il faut accueillir la justice. C'est cette justice, et non pas seulement l'absence de péché, que manifeste le Christ. C'est précisément pour donner la force d'accomplir la justice que l'Esprit Saint descend sur les apôtres à la Pentecôte. Voilà pourquoi le baptême de repentir trouve son accomplissement dans la naissance d'en haut.

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Pour Lc 11:15-22
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
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Nous demandons souvent longuement à Dieu de nous délivrer de l'un de nos défauts, d'un péché contre lequel nous manquons de forces pour lutter, des tentations. Si nous...  Lire la suite

Nous demandons souvent longuement à Dieu de nous délivrer de l'un de nos défauts, d'un péché contre lequel nous manquons de forces pour lutter, des tentations. Si nous y mettons aussi nos efforts, le Seigneur, bien sûr, nous aide. Si nous ne les y mettons pas, Il ne nous aide pas non parce qu'Il ne nous entend pas, ne veut pas ou ne peut pas aider, mais parce que ce serait une violence faite à notre volonté. Car si nous demandons quelque chose, mais qu'en réalité nous ne faisons rien pour que notre désir s'accomplisse, cela signifie que nous ne voulons pas changer jusqu'au bout ; nous pouvons simplement en avoir peur. C'est pourquoi le Seigneur attend, et lorsque nous faisons, même très petit, mais tout de même le premier pas, le Seigneur y joint mille pas.

Mais que se passe-t-il ensuite ? Le Seigneur nous aide à surmonter la tentation, ou même nous délivre complètement d'un péché ou d'un défaut quelconque... et nous nous arrêtons là, satisfaits. Le plus souvent, nous sommes contents de nous-mêmes. Dans le meilleur des cas, nous en remercions Dieu. Pourtant, le Seigneur a libéré dans notre âme une place pour le bien, pour Sa Lumière, pour l'Esprit Saint ; mais Il n'entre jamais sans y être invité, Il ne veut pas de violence, puisqu'Il est Amour, et que l'on ne peut aimer que dans une liberté entière. Il « se tient à la porte et frappe » et attend que nous L'appelions, que nous L'invitions là où Il nous a aidés à dégager pour Lui un espace. Et si nous ne L'appelons pas, la place libérée dans notre âme s'encombre de nouveau de saleté, de poussière, se couvre de mauvaises herbes, et il est souvent plus difficile de les arracher la seconde fois que la première.

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Pour Lc 11:15-22
15 Mais certains d'entre eux dirent : " C'est par Béelzéboul, le prince des démons, qu'il expulse les démons. "
16 D'autres, pour le mettre à l'épreuve, réclamaient de lui un signe venant du ciel.
17 Mais lui, connaissant leurs pensées, leur dit : " Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et maison sur maison s'écroule.
18 Si donc Satan s'est, lui aussi, divisé contre lui-même, comment son royaume se maintiendra-t-il?... puisque vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
19  Mais si, moi, c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons, vos fils, par qui les expulsent-ils ? Aussi seront-ils eux-mêmes vos juges.
20 Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous.
21 Lorsqu'un homme fort et bien armé garde son palais, ses biens sont en sûreté;
22 mais qu'un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l'armure en laquelle il se confiait et il distribue ses dépouilles.
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Question simple : faut-il ou non appliquer directement les textes bibliques ? Rapporter ou non les paroles qui y sont écrites à ce qui se passe dans le monde ?...  Lire la suite

Question simple : faut-il ou non appliquer directement les textes bibliques ? Rapporter ou non les paroles qui y sont écrites à ce qui se passe dans le monde ?

En lisant le début du livre du prophète Joël, on a envie de dire que les manières d'y réagir à ce qui arrive doivent être mises en pratique. Après tout, l'homme, en perfectionnant les moyens de lutter contre ses semblables pour défendre sa propre opinion, perfectionne les moyens, mais ses buts ne changent pas. Ainsi ne changent pas non plus les manières de réagir au mal dans le monde que propose la Bible. Le jeûne, la prière et la foi en Celui qui seul a vaincu la mort. La maison de l'homme fort est déjà renversée, les démons sont déjà chassés.

En regardant le monde même du point de vue de la logique humaine, il est clair qu'aucune force humaine ne permet de se protéger du mal. On peut le combattre par une foi qui devient certitude : Jésus, qui chasse les démons, nous donnera aussi la force de leur résister.

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Pour Lc 11:23-26
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
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«Celui qui n'est pas avec Moi est contre Moi; et celui qui ne rassemble pas avec Moi disperse». Ces paroles que le Seigneur dit aujourd'hui donnent...  Lire la suite

«Celui qui n'est pas avec Moi est contre Moi; et celui qui ne rassemble pas avec Moi disperse». Ces paroles que le Seigneur dit aujourd'hui nous donnent une image intellectuelle complète de ce que, au même instant, la parabole des sept esprits plus mauvais que le premier décrit de manière très imagée. «Celui qui n'est pas avec Moi...» Qu'est-ce que cela signifie? Quant à ceux que possèdent les démons, avec eux c'est plus ou moins clair: ils ne sont pas avec le Seigneur. Mais voilà, il n'y a plus de démons, ils ont été chassés...

Faisons attention aux mots: en arrivant, il le trouve balayé et rangé. Dans ce rangement se voit le symbole du vide, car une maison peut être rangée si l'on en est parti pour longtemps, mais dans une maison habitée, cela n'arrive pas ainsi. Parce que, lorsque nous rangeons, nous troublons aussitôt l'ordre atteint pour un instant, c'est naturel. Il y a même ce proverbe anglais: «this house is clean enough to be healthy and dirty enough to be happy» (cette maison est assez propre pour être saine et assez sale pour être heureuse). Mais dans ce fait d'être balayée, mentionné dans la lecture d'aujourd'hui, nous voyons le symbole de l'absence de vie, le symbole de l'abandon, autrement dit le symbole du vide.

Mais qu'est-ce que le vide, puisque nous savons très bien que «la nature a horreur du vide» (Aristote)? Voilà, semble-t-il, le parallèle métaphysique avec notre parabole. Faisons une pause d'une seconde et réfléchissons: quel rapport cet ordre a-t-il non pas avec les villages de vacances en hiver, mais avec nos âmes?

Il existe un type de personnes, le type du rationaliste, du positiviste, du savant; ou rappelons-nous seulement le vieux prince Nikolaï Bolkonski. Ce sont des personnes d'une intelligence et d'une application immenses. Mais l'ordre intérieur obtenu par un si immense travail, elles l'estiment au-dessus de tout au monde. Plus encore, leur savoir considérable leur donne la compréhension de ce que sont l'ignorance et l'erreur. C'est pourquoi elles gardent toujours la neutralité. Intellectuelle, spirituelle, religieuse, politique. Parce qu'elles voient parmi les hommes et les textes tant de mensonges, d'erreurs, d'incompréhensions...

Mais voici qu'un grand homme a dit: «Les endroits les plus brûlants de l'enfer sont réservés à ceux qui, aux temps des plus grands bouleversements moraux (c'est-à-dire en tout temps, comme nous le comprenons), ont gardé la neutralité» (Dante). Parce que la neutralité, quelle qu'elle soit, est la chose principale qui s'oppose à l'amour. Là où est la neutralité, il n'y a pas d'amour. Quelqu'un signalera peut-être ces paroles: «...vous supportant les uns les autres dans l'amour» (Ep 4:2, trad. de l'év. Cassien), comme s'il y avait là une forme de neutralité dans l'amour. Mais il surgit ici une incompréhension purement linguistique. Supporter signifie accueillir, être ensemble malgré la discordance; la neutralité, c'est partir et fermer la porte derrière soi. Non pas claquer la porte et sortir en courant, mais partir et fermer doucement la porte.

Il y a encore une chose à laquelle il vaut la peine de prêter attention aujourd'hui. Saint Silouane l'Athonite disait: «Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas». Il est impossible d'épuiser ici les sens de cette phrase; on pourrait écrire des dissertations à son sujet, mais on peut en tirer un brin d'herbe de son bouquet de significations. Venir à Dieu ne consiste pas à s'envoler par la pensée et par l'âme vers Sa perfection céleste, mais à entrer dans la saleté même de l'enfer (mensonge, sottise, erreur, incompréhension, cruauté) et à y être. Ne pas craindre la saleté; or l'enfer est très sale. D'ailleurs, pour cela il faudra peut-être enlever son costume de professeur...

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Pour Lc 11:23-26
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
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Il existe un type de personnes, particulièrement fréquent parmi les intellectuels, qui se nomment agnostiques et, à leur manière...  Lire la suite

Il existe un type de personnes, particulièrement fréquent parmi les intellectuels, qui se nomment agnostiques et, à leur manière, sont fières de leur neutralité spirituelle. En règle générale, ce sont des personnes d’une haute moralité, d’une grande culture, des personnes éminemment dignes. Une telle position paraît très attrayante par sa non-intervention, par son surplomb au-dessus de la mêlée et par sa pureté visible.

Mais le Seigneur n’accepte pas une telle position et nous explique dans l’Évangile d’aujourd’hui pourquoi: parce qu’elle n’a que l’apparence de la neutralité. Ponce Pilate pensait lui aussi qu’il se lavait les mains. Pourtant, dans le texte principal de notre confession de foi, dans le Symbole de la foi, lui seul porte la responsabilité du mal commis.

Il y a là un sens profond. La nature ne supporte pas le vide. Si l’on ne fait pas le bien, par cela seul on fait le mal. Si l’on ne remplit pas son âme de foi en Dieu, elle se remplira de foi dans un principe opposé à Dieu. Les agnostiques pensent que tout est balayé et rangé en eux, qu’il n’y a aucun désordre, aucune agitation, aucune recherche, et ils ne remarquent pas eux-mêmes comment ils laissent entrer en eux des démons encore pires: les démons de l’indifférence, de l’insensibilité et de l’égoïsme.

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Pour Lc 11:23-26
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
24 " Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux arides en quête de repos. N'en trouvant pas, il dit : "Je vais retourner dans ma demeure, d'où je suis sorti. "
25 Étant venu, il la trouve balayée, bien en ordre.
26 Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui ; ils reviennent et y habitent. Et l'état final de cet homme devient pire que le premier. "
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Parlant non de forces obscures imaginaires, mais bien réelles, Jésus compare l'homme libéré du pouvoir des forces obscures à une maison nettoyée et soigneusement mise en ordre, qui...  Lire la suite

Parlant non de forces obscures imaginaires, mais bien réelles, Jésus compare l'homme libéré du pouvoir des forces obscures à une maison nettoyée et soigneusement mise en ordre, qui pourtant n'est nullement en sécurité: les forces des ténèbres peuvent de nouveau s'emparer d'un tel homme, comme elles peuvent de nouveau s'emparer d'une maison qui n'a pas de maître. Il faut remarquer que l'image de l'homme comme maison dans laquelle des forces hostiles peuvent pénétrer appartient aussi à la tradition juive de l'époque du Second Temple.

Hillel, l'un des grands maîtres de cette époque, parlant des passions et de leur pouvoir sur l'homme, dit: «La passion commence par regarder dans ta maison comme un passant, puis elle y entre comme un invité, et à la fin elle s'y installe comme un maître». On voit que l'idée d'une prise de possession intérieure de l'homme par les forces obscures n'était pas étrangère aux maîtres de la Torah de l'époque évangélique, pas plus qu'elle ne l'était à leurs prédécesseurs. Mais Jésus, lorsqu'Il parle de l'homme libéré du pouvoir des forces obscures comme d'une maison purifiée, pense avant tout au Royaume par la puissance duquel Il libère ceux qui ont besoin de libération. Et, à en juger par Ses paroles, pour l'homme dans le monde déchu il n'existe qu'un seul choix: entre le Royaume et ce mal dans lequel le monde repose. Obtenir le monde séparément de ce mal est, semble-t-il, impossible: même une maison soigneusement nettoyée, si elle n'a pas de maître, ne restera pas longtemps propre. Bien sûr, la situation n'a pas toujours été ainsi: avant la venue du Christ dans le monde, on pouvait rester pur, prêt à la sanctification, sans être sanctifié. Mais dans notre époque, celle du Royaume qui vient, de tels états intermédiaires deviennent impossibles: le Royaume entre maintenant dans le monde, le transforme, et chaque action dans le monde se produit désormais soit dans le Royaume par la puissance de Dieu, soit dans le monde non transfiguré par les forces de ce mal dans lequel le monde repose depuis la chute.

Il n'y a plus de milieu, non parce que Dieu serait devenu plus exigeant, mais parce qu'a disparu l'illusion ancienne d'une certaine «neutralité» spirituelle d'une partie de la création qui, semblait-il, ne participait pas à l'affrontement spirituel. Rien d'étonnant à cela: l'histoire du Royaume commencée le jour de la Pentecôte est la ligne droite finale de l'histoire, menant à la complète transfiguration du monde, après laquelle les forces du mal n'y auront plus de place. Et chacun doit désormais choisir de quel côté il se tient. La libération du pouvoir des forces obscures n'est que le premier pas sur ce chemin. Mais elle n'en est aucunement le dernier.

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Pour Lc 11:23
23 " Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe.
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Peu sont ceux dont les paroles rudes de Jésus auraient plu. Nous aurions préféré quelque chose sur le pardon, le salut, l’amour, la vie éternelle… Mais c’est en effet de cela qu’Il parle...  Lire la suite

Peu sont ceux dont les paroles rudes de Jésus auraient plu. Nous aurions préféré quelque chose sur le pardon, le salut, l’amour, la vie éternelle… Mais c’est en effet de cela qu’Il parle: c’est juste qu’il faille être avec Lui pour pouvoir recevoir tout ceci. Ce n’est pas la même situation comme dans Luc 9:50, où Jésus dit: «qui n’est pas contre vous est pour vous». Là, Jésus réprimande Ses disciples pour les hostilités vers ceux qui diffèrent d’eux, mais ne sont pas leurs ennemis. Alors qu’ici Il parle d’autre chose: Dieu S’est manifesté dans toute sa plénitude seulement avec Jésus, le chemin de la vie éternelle ne s’ouvre uniquement que par Lui {Jésus}, à travers Lui; c’est pourquoi toute seconde vécu avec Lui fait partir de l’éternité, et le temps passé sans Lui est coupé de l’éternité. De plus, l’indécision est impossible, on ne peut pas aller en même temps vers l’éternité et vers la mort. C’est pourquoi chaque instant est soit l’assemblement, l’augmentation de la vie, soit sa dissipation.

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Pour Lc 11:27-28
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! "
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! "
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Comme les paroles de Pierre aux environs de Césarée, cette phrase est une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David. Plus tard, lorsque les pharisiens exigeront que le Seigneur fasse taire ceux qui crient « Hosanna au Fils de David », Il dira : « S’ils se taisent, les pierres crieront ». De même, si...  Lire la suite

Comme les paroles de Pierre aux environs de Césarée, cette phrase est une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David.

Plus tard, lorsque les pharisiens exigeront que le Seigneur fasse taire ceux qui crient « Hosanna au Fils de David », Il dira : « S’ils se taisent, les pierres crieront ». De même, si cette femme s’était tue, les pierres auraient crié, parce que, si nous croyons que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu incarné, nous ne pouvons pas ne pas glorifier Celle par qui cette incarnation s’est accomplie.

Sa béatitude comme Mère de Son propre Créateur est le gage et la condition de notre salut ; sans le Fils de Marie, nous demeurerions encore en enfer. Les hymnographes orientaux du premier millénaire parlent souvent de la Toute-Pure comme de la nouvelle Ève, dont l’obéissance a réparé le péché d’Ève, comme l’obéissance de Son Fils a guéri le péché d’Adam. Et il est important pour nous de nous souvenir avec révérence et amour de deux autres choses. Premièrement, debout au pied de la Croix, la Très Sainte Vierge remet Son Fils à Dieu et à nous, afin que celui qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. Deuxièmement, en concluant avec nous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus nous donne en nourriture et en boisson Sa Chair et Son Sang, qu’Il a reçus de la Très Sainte Vierge.

La réponse de Jésus à l’exclamation de la femme est étonnante. Dans la traduction synodale (« Mais Il dit : bienheureux... »), cela n’apparaît pas du tout, et dans le slavon (« Il dit alors : bien plutôt bienheureux... »), seulement en partie. Le fait est qu’Il dit : « menoun makarioi... ». Le grec menoun est une expression d’accord, employée au sens de « bien sûr », « sans aucun doute », « véritablement ». Autrement dit, Il dit : « Bien sûr, bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la gardent ». Sous cette forme, ce sont précisément des paroles au sujet de la Très Sainte Vierge : « Sans aucun doute, Elle est bienheureuse, car Elle a écouté la parole de Dieu et l’a accomplie ». Et ce n’est pas seulement la constatation d’un fait, mais aussi l’indication d’un chemin pour nous.

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Pour Lc 11:27-28
27 Or il advint, comme il parlait ainsi, qu'une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : " Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu as sucés ! "
28 Mais il dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent ! "
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Aujourd'hui nous lisons un passage composite de l'Évangile selon Luc. La seconde partie de la lecture raconte comment «une femme du milieu de la foule éleva la voix et dit: Heureux le sein qui T'a porté et les mamelles qui T'ont allaité». Ces paroles, comme celles de Pierre aux environs de Césarée, sont une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David...  Lire la suite

Aujourd'hui nous lisons un passage composite de l'Évangile selon Luc. La seconde partie de la lecture raconte comment «une femme du milieu de la foule éleva la voix et dit: Heureux le sein qui T'a porté et les mamelles qui T'ont allaité». Ces paroles, comme celles de Pierre aux environs de Césarée, sont une forme de confession de Jésus comme Christ, le Messie promis de la lignée de David.

Plus tard, lorsque les pharisiens demanderont au Seigneur d'arrêter ceux qui crient «Hosanna au Fils de David», Il dira: «S'ils se taisent, les pierres crieront». De même, si cette femme s'était tue, les pierres auraient crié, parce que, si nous croyons que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu incarné, nous ne pouvons pas ne pas glorifier Celle par qui cette incarnation s'est accomplie.

Sa béatitude comme Mère de Son Créateur est le gage et la condition de notre salut; sans le Fils de Marie, nous demeurerions encore en enfer. Les hymnographes orientaux du premier millénaire parlent souvent de la Toute-Pure comme de la nouvelle Ève, dont l'obéissance a corrigé le péché d'Ève, comme l'obéissance de Son Fils a guéri le péché d'Adam. Et il est important pour nous de nous souvenir avec vénération et amour de deux autres choses. Premièrement, se tenant au pied de la Croix, la Très Sainte Vierge remet Son Fils à Dieu et à nous, afin que celui qui croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. Deuxièmement, en concluant avec nous la Nouvelle Alliance, le Seigneur Jésus nous donne en nourriture et en boisson Sa Chair et Son Sang, qu'Il a reçus de la Très Sainte Vierge.

La réponse de Jésus à l'exclamation de la femme est étonnante. Dans la traduction synodale («Et Il dit: bienheureux...») cela ne se voit pas du tout, et dans le slavon («Il dit donc: aussi bienheureux...») seulement en partie. Le fait est qu'Il dit: «menoun makarioi...». Le grec menoun est une expression d'accord, employée au sens de «certes», «sans aucun doute», «en vérité». Autrement dit, Il dit: «Certes, bienheureux ceux qui entendent la Parole de Dieu et la gardent». Sous cette forme, ce sont précisément des paroles sur la Très Sainte Vierge: «Sans aucun doute, Elle est bienheureuse, car Elle a entendu la parole de Dieu et l'a accomplie». Et ce n'est pas seulement la constatation d'un fait, mais aussi l'indication d'un chemin pour nous.

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