45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
Élisabeth dit: Marie, celle qui a cru, est déjà bienheureuse, c'est-à-dire heureuse, parce que ce qui lui a été promis s'accomplira nécessairement. Chez nous, d'ordinaire, tout se passe autrement. Supposons donc que mon chef m'ait promis d'augmenter mon salaire: il est peu probable que je me sente heureux avant de l'avoir reçu! Et si, pendant que j'attends cette joie, quelqu'un commence à me féliciter, je toucherai du bois et je cracherai trois fois par-dessus mon épaule gauche...
Et Marie? « Mon âme magnifie le Seigneur! » Elle est réellement heureuse. Voilà ce que le Christ apporte dans ce monde. Il n'est pas encore né, quelques jours seulement ont passé depuis sa conception, mais tous ceux qui apprennent quelque chose de lui sont remplis de joie et de louange.
Pourquoi donc n'entrons-nous pas dans cette joie, ou pourquoi la perdons-nous si facilement? Car nous, à la différence d'Élisabeth et de Marie, savons déjà tout ce qu'il a accompli, et lui-même est constamment avec nous. Peut-être ne peut-on tout simplement pas nous appeler « ceux qui ont cru »?
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
Regardez ce qui se passe avec Elizabeth : Marie (qui a cru) est déjà bénie, c'est-à-dire heureuse, car ce qui lui était promis va se réaliser. Mais ça se passe différemment avec nous. Supposons que le patron décide d’augmenter notre salaire, il est douteux que nous nous sentirons heureux sans avoir reçu cette augmentation ! Et nous croiserons les doigts et frapperons les pieds par terre si on commençait à nous féliciter avant que nous ayons reçu ce que nous attendons… Mais que fait Marie? Elle est vraiment heureuse: «Mon âme exalte le Seigneur ». Voici ce qu’apporte Jésus dans ce monde – le bonheur; Il n’est même pas encore né, son embryon n’est que de quelques jours, mais sont remplis de joies et de louanges tous ceux qui Le connaissent. Pourquoi n’avons-nous pas cette joie, et pourquoi nous la perdons si facilement quand nous l’avons? Peut être qu’on ne devrait pas tout simplement nous appeler « croyants »? Car, contrairement à Elizabeth et Marie, nous savons déjà tout ce qu’Il a accompli, en plus Il est constamment avec nous.
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. |
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. |
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. |
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! |
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? |
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. |
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
46 Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur, |
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, |
48 parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, |
49 car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, |
50 et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. |
51 Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. |
52 Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, |
53 Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. |
54 Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, |
55 - selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais ! " |
56 Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle. |
Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi Marie se rendit chez Élisabeth. Ce qui lui avait été révélé reposa sur elle comme un fardeau d'une très grande responsabilité et suscita donc le besoin d'en parler avec une personne proche, d'autant plus qu'il avait été annoncé à Marie, au sujet d'Élisabeth, qu'elle aussi avait été choisie par Dieu. On peut aussi comprendre que le fils d'Élisabeth, déjà dans le sein maternel, ait pu posséder une intuition prophétique et qu'il ait donc réagi au Fils de Marie présent dans son sein, même si cela ne rentre pas dans la conscience ordinaire.
Mais voici devant nous la prière inspirée qui jaillit du coeur de Marie. Elle résonne comme un psaume, et ce n'est pas un hasard si, depuis de nombreux siècles déjà, elle est un cantique solennel. Marie remercie le Seigneur de lui avoir accordé de participer au triomphe de sa gloire, et nous voyons que ce qui doit seulement encore arriver, elle le vit prophétiquement comme déjà en train de se produire. Mais cela, si l'on y pense, est logique: ayant reçu l'Esprit Saint, Marie reçut aussi ses dons, et l'un d'eux est le don de prophétie.
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. |
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. |
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. |
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! |
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? |
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. |
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
46 Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur, |
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, |
48 parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, |
Dans la lecture d’aujourd’hui, nous lisons l’une des premières rencontres évangéliques entre l’homme et le Saint-Esprit. La première de ces rencontres fut sans aucun doute celle d’une jeune fille nommée Marie, qui eut pour résultat qu’elle devint la Mère de tous les hommes (voir Lc 1:26-35). C’est précisément grâce à la rencontre de l’esprit de Marie, de son « oui », avec l’Esprit Saint, que la venue de notre Seigneur dans ce monde, son incarnation, est devenue possible.
Et ensuite ? On pourrait penser : que doit faire une femme enceinte ? Quoi qu’elle ait dû faire selon les conceptions de ce temps-là ou du nôtre, Marie se leva et « partit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda » (Lc 1:39). Elle se hâta vers sa parente, dont l’ange lui avait annoncé la situation. Et quelle logique étonnante : le Seigneur avait informé Marie de la grossesse d’Élisabeth, et celle-ci prend aussitôt la décision d’aller l’aider (voir Lc 1:36). Car si l’ange l’a mentionné, c’était bien pour une raison...
Marie arrive, et Élisabeth est remplie du Saint-Esprit. Et avec sa mère, l’enfant Jean est lui aussi rempli de l’Esprit. Ainsi, nous voyons que Marie partage, apporte l’Esprit à ceux qui en ont besoin. Déjà par la Mère de Dieu s’accomplit cette règle : il faut partager le don de Dieu, et non le garder caché sous son manteau.
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. |
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. |
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. |
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! |
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? |
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. |
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
De même que l'enfant tressaillit dans le sein d'Élisabeth, tout en nous se réjouit à la pensée de Marie, Mère de notre Seigneur. La fête de Sa Dormition est l'une des fêtes les plus lumineuses, sans ombre de tristesse. Parce qu'elle est un exemple de la manière dont l'homme meurt sans quitter le monde, devenant son bouclier de prière. En demeurant dans un lien de prière avec les vivants. Car Marie est toujours avec nous lorsque nous La prions.
Il existe une légende selon laquelle, avant la mort de la Mère de Dieu, avant Sa Dormition, l'ange Gabriel Lui apparut comme aux jours de l'Annonciation et Lui apporta des fleurs blanches et parfumées, des fleurs rappelant l'éclat du ciel, la vie éternelle. Peut-être n'est-ce qu'une légende, mais en elle parle l'esprit humain dans tout son amour pour la sainteté de Marie, Sa pureté, toute Son image, pour Elle-même.
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, |
27 à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. |
28 Il entra et lui dit : " Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. " |
29 À cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. |
30 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. |
31 Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. |
32 Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; |
33 il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. " |
34 Mais Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? " |
35 L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. |
36 Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile; |
37 car rien n'est impossible à Dieu. " |
38 Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! " Et l'ange la quitta. |
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. |
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. |
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. |
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! |
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? |
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. |
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
46 Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur, |
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, |
48 parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, |
49 car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, |
50 et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. |
51 Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. |
52 Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, |
53 Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. |
54 Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, |
55 - selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais ! " |
56 Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle. |
La lecture d'aujourd'hui est consacrée à un événement que décrivent deux évangélistes: Matthieu (Mt 1:18-23) et Luc (v. 26-38). Luc a vraisemblablement utilisé dans son Évangile les témoignages de la Vierge Marie elle-même, à la différence de Matthieu, qui s'appuyait sur le récit de Joseph. En outre, dans l'exposé de Luc, le récit de l'Annonciation est joint au récit de la visite de la Vierge Marie à Élisabeth (v. 39-56). Par une telle composition, l'évangéliste met pour ainsi dire en parallèle et en relation deux événements: la naissance de Jean le Baptiste et la Nativité du Christ.
À première vue, un tel rapprochement peut paraître assez conventionnel: la naissance même d'un prophète tel que Jean reste incomparable, par son importance, avec la naissance du Messie-Christ. Et pourtant cette comparaison a son sens. Car chaque miracle n'est rien d'autre que l'intervention de Dieu dans la nature et dans l'histoire, intervention qui change le cours des processus naturels et sociaux, sans toutefois l'interrompre complètement. De ce point de vue, la Nativité du Christ aussi pourrait être tenue pour un miracle ordinaire, si seulement le mot « ordinaire » convenait ici. Car même la naissance du Messie-Christ et l'entrée du Royaume dans le monde ne sont pas quelque chose d'absolument extérieur à ce monde; autrement, le Christ n'aurait pas eu besoin de naître, et l'Incarnation de Dieu aurait perdu tout sens.
Le Royaume est étonnant précisément parce qu'il inclut notre monde, au lieu de le détruire. Peut-être est-ce pourquoi l'Incarnation de Dieu était absolument nécessaire: en se contenant lui-même dans les limites de la nature humaine, limitée par définition, Dieu entre dans le monde non pas de l'extérieur, mais de l'intérieur; désormais, sa grandeur ne l'empêche pas de devenir entièrement, jusqu'au bout, une partie du monde qu'il a lui-même créé. Apparemment, dans le monde déchu, on ne pouvait pas agir autrement; on ne pouvait le redresser que de l'intérieur, et Dieu se décide à ce pas par amour pour les hommes.
Mais auparavant déjà, il n'abandonnait pas l'humanité, et avant tout son peuple. Chaque miracle, chaque théophanie était un pas à la rencontre du monde et de l'homme. C'est pourquoi Luc met très justement en relation la naissance de Jean et celle de Jésus: tous les miracles « ordinaires » ne prennent leur sens que dans le miracle principal, la naissance du Messie et la manifestation du Royaume.
25 " Voilà donc, disait-elle, ce qu'a fait pour moi le Seigneur, au temps où il lui a plu d'enlever mon opprobre parmi les hommes ! " |
26 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, |
27 à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. |
28 Il entra et lui dit : " Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. " |
29 À cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. |
30 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. |
31 Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l'appelleras du nom de Jésus. |
32 Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; |
33 il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin. " |
34 Mais Marie dit à l'ange : " Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? " |
35 L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. |
36 Et voici qu'Élisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile; |
37 car rien n'est impossible à Dieu. " |
38 Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta parole ! " Et l'ange la quitta. |
39 En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. |
40 Elle entra chez Zacharie et salua Élisabeth. |
41 Et il advint, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Élisabeth fut remplie d'Esprit Saint. |
42 Alors elle poussa un grand cri et dit : " Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! |
43 Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? |
44 Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. |
45 Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de qui lui a été dit de la part du Seigneur ! " |
46 Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur, |
47 et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur, |
48 parce qu'il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, |
49 car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom, |
50 et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. |
51 Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe. |
52 Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, |
53 Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides. |
54 Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde, |
55 - selon qu'il l'avait annoncé à nos pères - en faveur d'Abraham et de sa postérité à jamais ! " |
56 Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle. |
En poursuivant son récit, l'évangéliste revient encore et encore au thème principal de son livre : la nouvelle, joyeuse Bonne Nouvelle annoncée à tous les hommes. Après Zacharie, c'est Marie, de la ville de Nazareth, qui entend cette nouvelle.
D'un côté, elle continue la lignée des justes et des prophètes bibliques (comparez sa prière avec le cantique d'Anne, la mère de Samuel, en 1 Règnes, chap. 2), en prenant conscience, dans l'obéissance à Dieu, de son infinie supériorité et de son étonnante proximité. D'un autre côté, elle est « bénie entre les femmes », c'est-à-dire la plus bénie, celle qui a reçu toute la plénitude de l'amour, celle qui a été jugée digne de la plus grande miséricorde de Dieu.
Dans le langage biblique solennel de l'évangéliste, les mots que l'on rencontre ici le plus souvent sont « bénédiction » et « grâce », c'est-à-dire la bonne Parole et la miséricorde que Dieu donne aux hommes. Il est visible que ces mots, dans ce cas, décrivent le mieux la Bonne Nouvelle évangélique, reçue pour la première fois il y a deux mille ans par la Mère du Seigneur Jésus.
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