13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
|
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
|
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. |
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. |
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse :Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. |
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Moi, Je Suis. |
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. » |
Nous avons devant nous des paroles de Jésus (Jn 13:16) qui peuvent susciter diverses réactions. D'un côté, comment pourrait-il en être autrement ? L'esclave et l'envoyé peuvent-ils être plus grands que leurs maîtres ? Mais, d'un autre côté, combien souvent naissent dans l'âme de celui qui accomplit une mission l'orgueil et le désir de s'élever ? Cela arrive malheureusement aussi dans nos relations avec Dieu... Ces paroles s'évaporent de la tête, et l'on a envie de créer soi-même, sans demeurer sous aucune autorité. Et quel bonheur lorsque le coeur consent à la volonté de Dieu, et que l'envoyé ne porte pas son propre message, mais le message de Celui qui l'a envoyé, et que l'esclave « co-crée » avec le Seigneur !
C'est ainsi que Jésus en parle : « Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique » (Jn 13:17). Et heureux est le coeur qui ne veut pas s'élever et qui aspire à l'accomplissement de la volonté du Seigneur. Alors celui qui reçoit un tel homme reçoit Jésus Lui-même, puisqu'Il demeure en lui (Jn 6:56).
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
|
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
Qu’est-ce que le christianisme? Où sont ses frontières? Pour beaucoup aujourd’hui, le christianisme s’associe aux disciples du Christ qui se déclarent tels, et à l’Église (plus exactement, à la multitude d’Églises existant dans le monde moderne). Certains se souviendront de l’Église avec une majuscule, de ce corps du Christ dont parlait l’apôtre Paul. Pourtant Jésus Lui-même n’a jamais affirmé qu’Il limiterait Sa communion à Ses seuls disciples. Aux seuls chrétiens. À vrai dire, Il n’a laissé dans le monde aucun chrétien : Il a laissé une petite communauté de Ses disciples, qui s’est ensuite développée.
Puis, quelque temps plus tard, un petit groupe encore de ces mêmes disciples s’est appelé « chrétiens », ou, pour parler en langage contemporain, « messianistes ». Ensuite ce nom qu’ils s’étaient donné a été adopté par tous les disciples du Christ. Lui-même, en revanche, n’a parlé d’aucun « chrétien ». Il a parlé de Ses disciples, de ceux qui ont avec Lui certaines relations. Précisément certaines, au moins minimales. Médiatisées. Au moins à travers ceux qui ont avec Lui des relations plus conscientes et plus responsables.
Ici, bien sûr, la mesure de plénitude peut varier. Il y a des disciples et des fidèles plus proches, il y a le cercle le plus proche des disciples-apôtres, et parmi les apôtres eux-mêmes il y a des personnes qui Lui sont les plus proches. Il y a ceux qui Le connaissent personnellement, plus ou moins, mieux ou moins bien. Et il y a aussi ceux qui ne Le connaissent pas personnellement, mais que Lui connaît.
Il les connaît au moins, par exemple, parce que l’un de ces hommes est lié à l’un de Ses disciples immédiats. Lié par l’amitié, par la collaboration, par un service rendu un jour ou par une aide. Car le Royaume, celui qu’Il a apporté dans le monde, est d’abord relation. Dans l’idéal, ce sont des relations personnelles avec Lui-même comme Roi de ce Royaume; mais, pour commencer, au moins avec l’un de Ses disciples. Une chaîne de relations peut relier indirectement une personne au Royaume et à son Roi.
De telles relations ne sont pas encore tout, mais elles peuvent devenir le commencement d’un chemin. Si l’homme est conséquent, tôt ou tard viendra dans sa vie le moment où il faudra non seulement entrer en contact avec le Royaume et sa vie, mais aussi faire connaissance avec le Roi qui gouverne ce Royaume.
Toutefois, chaque chose en son temps. Une seule chose importe : aucun contact avec le Royaume, direct ou médiatisé, ne reste sans trace. Chacun d’eux est une chance qui, si l’on en use correctement, peut devenir une chance de salut.
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
Le passage évangélique d'aujourd'hui peut servir de très belle illustration de ce qu'est l'Église, de ce qu'est la communauté des croyants en Christ. En son centre se trouve sa Tête — le Christ Lui-même. Près de Lui travaillent les apôtres — le fondement de la future hiérarchie de l'Église. Ils aident les gens en facilitant et en ordonnant la transmission du don de Dieu à chaque personne dans le besoin. Et il n'est dit nulle part qu'eux aussi mangent; sans doute ont-ils eux aussi participé à ce repas, mais ils sont ici avant tout pour le service — pour aider le Christ et les hommes. Les hommes qui sont autour de Lui par milliers — et tous, d'une manière ou d'une autre, ont faim; tous, sans doute, ont besoin de quelque chose de Lui.
Bien sûr, le Christ peut rassasier leur faim «à partir de rien». Lui — Dieu, qui a créé le ciel et la terre — n'a absolument pas besoin de nos pains et de nos poissons, car Il en a plus que nous. Et pourtant Il les utilise pour nous donner ce dont nous avons si soif. Il prend ce que chacun de nous possède, et grâce à Lui il apparaît que notre richesse commune est bien plus grande que simplement tout ce qui a été mis ensemble. Dieu est toujours prêt à accomplir pour nous un miracle, mais nous ne sommes pas toujours prêts à le recevoir. Et Il attend de nous notre premier pas — même petit, mais tout de même une participation à l'oeuvre de notre salut : le consentement.
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
En quoi consistait donc la mission de Jean le Baptiste? À rappeler au peuple juif le Messie? Mais les attentes messianiques, à cette époque en Judée et plus généralement en Palestine, étaient très intenses, si intenses que, périodiquement, ici ou là, éclataient des soulèvements messianiques conduits par un nouveau prétendant à la messianité.
On pourrait dire: à préparer le peuple à l’apparition du Messie. Oui, mais en quel sens? Rappeler les commandements, les normes et les règles de la vie spirituelle? Les chefs du mouvement pharisien s’en acquittaient très bien, ce que Jésus Lui-même reconnaissait en conseillant d’accomplir tous les conseils des maîtres pharisiens. Le sens principal de la prédication de Jean était manifestement ailleurs, même si, bien sûr, il ne se lassait pas de rappeler la nécessité d’observer les commandements, comme tout vrai prophète. Mais le centre de sa prédication était bien l’appel à la conversion. Certes, dans les paroles de Jean, il n’y aurait rien eu de nouveau ni d’original si elles avaient été adressées aux païens.
Mais elles n’étaient pas adressées aux païens, mais aux Juifs eux-mêmes. Et non à quelques apostats ayant oublié le Dieu de leurs pères, mais à des personnes croyantes et profondément religieuses. Jean a compris ce que les pharisiens, venus à lui pour accomplir l’ablution à laquelle le prophète appelait, ne pouvaient ni ne voulaient croire: il lui fut révélé qu’il n’y avait personne de prêt à rencontrer et accueillir dignement le Messie, personne même dans le peuple de Dieu. Même pour un homme profondément religieux, il fallait en réalité une nouvelle conversion: car au seuil du Royaume, selon les paroles mêmes de Jean, le Messie le rencontrerait et le laverait «dans l’Esprit de Dieu et le feu».
Il fut révélé au prophète ce que même les apôtres ne comprirent pas tout de suite: dans le Royaume, tout commence à neuf, sur une page blanche. Et cette page ne doit pas être souillée. Les pharisiens, hommes profondément religieux et observant donc strictement toutes les normes et règles de pureté rituelle, s’étonnaient: pourquoi cet étrange prophète appelle-t-il chacun à l’ablution? Eux, par exemple, ne sont pas des païens, et ils n’ont pas commis de tels péchés qui exigeraient d’eux des rites de purification!
Par précaution, certains d’entre eux accomplissaient tout de même l’ablution à laquelle Jean les appelait, mais ils n’en comprenaient toujours pas le sens, suscitant la réprimande indignée du prophète qui les accusait d’hypocrisie. Ainsi, avant même la venue du Christ dans le monde, s’est dessinée cette frontière séparant la religion et le Royaume, frontière qui par la suite poussera beaucoup de pharisiens à haïr Celui qui a apporté le Royaume dans le monde. Frontière qui marquait le chemin de la croix.
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. |
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. |
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse :Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. |
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Moi, Je Suis. |
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. » |
Qu’est-ce que le christianisme? Où sont ses frontières? Pour beaucoup aujourd’hui, le christianisme s’associe aux disciples du Christ qui se déclarent tels, et à l’Église (plus exactement, à la multitude d’Églises existant dans le monde moderne). Certains se souviendront de l’Église avec une majuscule, de ce corps du Christ dont parlait l’apôtre Paul. Pourtant Jésus Lui-même n’a jamais affirmé qu’Il limiterait Sa communion à Ses seuls disciples. Aux seuls chrétiens. À vrai dire, Il n’a laissé dans le monde aucun chrétien : Il a laissé une petite communauté de Ses disciples, qui s’est ensuite développée.
Puis, quelque temps plus tard, un petit groupe encore de ces mêmes disciples s’est appelé « chrétiens », ou, pour parler en langage contemporain, « messianistes ». Ensuite ce nom qu’ils s’étaient donné a été adopté par tous les disciples du Christ. Lui-même, en revanche, n’a parlé d’aucun « chrétien ». Il a parlé de Ses disciples, de ceux qui ont avec Lui certaines relations. Précisément certaines, au moins minimales. Médiatisées. Au moins à travers ceux qui ont avec Lui des relations plus conscientes et plus responsables.
Ici, bien sûr, la mesure de plénitude peut varier. Il y a des disciples et des fidèles plus proches, il y a le cercle le plus proche des disciples-apôtres, et parmi les apôtres eux-mêmes il y a des personnes qui Lui sont les plus proches. Il y a ceux qui Le connaissent personnellement, plus ou moins, mieux ou moins bien. Et il y a aussi ceux qui ne Le connaissent pas personnellement, mais que Lui connaît.
Il les connaît au moins, par exemple, parce que l’un de ces hommes est lié à l’un de Ses disciples immédiats. Lié par l’amitié, par la collaboration, par un service rendu un jour ou par une aide. Car le Royaume, celui qu’Il a apporté dans le monde, est d’abord relation. Dans l’idéal, ce sont des relations personnelles avec Lui-même comme Roi de ce Royaume; mais, pour commencer, au moins avec l’un de Ses disciples. Une chaîne de relations peut relier indirectement une personne au Royaume et à son Roi.
De telles relations ne sont pas encore tout, mais elles peuvent devenir le commencement d’un chemin. Si l’homme est conséquent, tôt ou tard viendra dans sa vie le moment où il faudra non seulement entrer en contact avec le Royaume et sa vie, mais aussi faire connaissance avec le Roi qui gouverne ce Royaume.
Toutefois, chaque chose en son temps. Une seule chose importe : aucun contact avec le Royaume, direct ou médiatisé, ne reste sans trace. Chacun d’eux est une chance qui, si l’on en use correctement, peut devenir une chance de salut.
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
|
19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
|
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
|
34 Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi.
|
35 C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
|
36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption.
|
37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption.
|
38 « Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c’est par lui que quiconque croit l’obtient. |
40 « Prenez donc garde que n’arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » |
42 Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. |
43 Après que l’assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes adorant Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. |
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s’assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S’enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : « C’était à vous d’abord qu’il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur :Je t’ai établi lumière des nations, pour faire de toi le salut jusqu’aux extrémités de la terre. » |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu’aux notables de la ville ; ils suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint. |
À première vue, il se produit ici la naissance d’une nouvelle religion: l’annonce chrétienne, n’ayant pas été acceptée par son milieu d’origine, les Juifs, en sort et se tourne vers les païens. Formellement, c’est bien le cas, mais les prédicateurs eux-mêmes, avec Paul à leur tête, ne le pensent clairement pas ainsi, et cela ressort clairement de sa prédication.
La raison tient sans doute au fait que le christianisme, non pas comme religion, mais comme expérience nouvelle de vie avec Dieu, a d’abord touché ceux qui ne cherchaient pas un système religieux, mais la vie véritable, éternelle, ceux qui cherchaient le Christ et qui, enfin, ont reçu Sa présence dans l’Esprit. Il semble que cela nous concerne directement nous aussi: ceux qui ne se sont pas encore décidés, et ceux qui se considèrent depuis longtemps comme chrétiens.
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
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23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
|
34 Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi.
|
35 C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
|
36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption.
|
37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption.
|
38 « Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c’est par lui que quiconque croit l’obtient. |
40 « Prenez donc garde que n’arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » |
42 Et, à leur sortie, on les invitait à parler encore du même sujet le sabbat suivant. |
43 Après que l’assemblée se fut séparée, nombre de Juifs et de prosélytes adorant Dieu suivirent Paul et Barnabé, et ceux-ci, dans leurs entretiens, les engageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu. |
44 Le sabbat suivant, presque toute la ville s’assembla pour entendre la parole de Dieu. |
45 À la vue de cette foule, les Juifs furent remplis de jalousie, et ils répliquaient par des blasphèmes aux paroles de Paul. |
46 S’enhardissant alors, Paul et Barnabé déclarèrent : « C’était à vous d’abord qu’il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. |
47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur :Je t’ai établi lumière des nations, pour faire de toi le salut jusqu’aux extrémités de la terre. » |
48 Tout joyeux à ces mots, les païens se mirent à glorifier la parole du Seigneur, et tous ceux-là embrassèrent la foi, qui étaient destinés à la vie éternelle. |
49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région. |
50 Mais les Juifs montèrent la tête aux dames de condition qui adoraient Dieu ainsi qu’aux notables de la ville ; ils suscitèrent de la sorte une persécution contre Paul et Barnabé et les chassèrent de leur territoire. |
51 Ceux-ci, secouant contre eux la poussière de leurs pieds, se rendirent à Iconium. |
52 Quant aux disciples, ils étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint. |
La lecture d'aujourd'hui nous donne l'occasion de comprendre le sens de ce que le Nouveau Testament appelle le salut. Nous avons devant nous la prédication de Paul dans l'une des synagogues d'Antioche (v. 16–41), qui connut apparemment un grand succès, surtout auprès des païens (v. 42). Cet intérêt paraît d'abord inexplicable : au fond, Paul ne fait que raconter à ses auditeurs ce qui était déjà plus ou moins connu du ministère terrestre du Sauveur, du moins dans les milieux juifs. Même aux païens proches de la Synagogue étaient sans aucun doute parvenues quelques rumeurs sur les événements de Jérusalem (v. 23–37). Certes, il fait précéder son récit d'un bref aperçu de l'histoire sainte (v. 17–22), mais cela non plus ne devait guère être nouveau pour quiconque connaissait un tant soit peu la vie et la tradition de la Synagogue. Pourtant, la prédication elle-même donne la clé de l'intérêt manifesté par les païens : Paul dit expressément que les péchés pour lesquels la loi donnée à Moïse n'offre pas de justification peuvent être pardonnés au nom de Jésus-Christ (v. 38–39). Pour comprendre ces paroles, il faut se rappeler que, selon la Torah, la Loi de Moïse, tout péché ne pouvait pas être pardonné, mais seulement celui qui avait été commis involontairement, par faiblesse ou par ignorance. Il était possible d'être purifié des conséquences d'un tel péché : après s'être repenti et avoir demandé à Dieu pardon pour ce qu'il avait fait, le pécheur involontaire pouvait espérer être désormais délivré du péché lui-même et de tout ce qu'il pouvait entraîner. En revanche, on ne pouvait pas être purifié d'un péché commis consciemment et volontairement. On pouvait se repentir de son acte, demander pardon à Dieu et même recevoir ce pardon, mais il était alors impossible d'être purifié du péché, d'être délivré de ses conséquences. Or voici que tout péché pouvait être pardonné, même celui qui ne l'était pas jusque-là. Rien d'étonnant à ce que ce point ait particulièrement intéressé les païens : ils connaissaient bien leur propre vie et comprenaient parfaitement que, du point de vue de la Torah, il leur était pratiquement impossible d'être purifiés du péché. Il ne s'agit pas ici d'un pardon indifférencié ou d'une complaisance envers le péché. Au contraire, c'est précisément à la lumière du Royaume que le péché de quiconque s'en approche apparaît plus nettement que jamais. Il s'agit du fait que ceux qui entrent dans le Royaume ont la possibilité de tout recommencer. Sur une page blanche. Et d'y écrire leur vie nouvelle, une vie qui deviendra partie intégrante du Royaume. Et chemin de salut.
1 Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaën, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul. |
2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » |
3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission. |
4 Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre. |
5 Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire. |
6 Ayant traversé toute l’île jusqu’à Paphos, ils trouvèrent là un magicien, faux prophète juif, nommé Bar-Jésus, |
7 qui était de l’entourage du proconsul Sergius Paulus, homme avisé. Ce dernier fit appeler Barnabé et Saul, désireux d’entendre la parole de Dieu. |
8 Mais Élymas le magicien — ainsi se traduit son nom — leur faisait opposition, cherchant à détourner le proconsul de la foi. |
9 Alors Saul — appelé aussi Paul —, rempli de l’Esprit Saint, le fixa du regard |
10 et lui dit : « Être rempli de toutes les astuces et de toutes les scélératesses, fils du diable, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu donc pas de rendre tortueuses les voies du Seigneur qui sont droites ? |
11 Voici à présent que la main du Seigneur est sur toi. Tu vas devenir aveugle, et pour un temps tu ne verras plus le soleil. » À l’instant même, obscurité et ténèbres s’abattirent sur lui, et il tournait de tous côtés, cherchant quelqu’un pour le conduire. |
12 Alors, voyant ce qui s’était passé, le proconsul embrassa la foi, vivement frappé par la doctrine du Seigneur. |
13 De Paphos, où ils s’embarquèrent, Paul et ses compagnons gagnèrent Pergé, en Pamphylie. Mais Jean les quitta pour retourner à Jérusalem. |
14 Quant à eux, poussant au-delà de Pergé, ils arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et s’assirent. |
15 Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez quelque parole d’encouragement à dire au peuple, parlez. » |
16 Paul alors se leva, fit signe de la main et dit : « Hommes d’Israël, et vous qui craignez Dieu, écoutez. |
17 Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël élut nos pères et fit grandir ce peuple durant son exil en terre d’Égypte. Puis, en déployant la force de son bras, il les en fit sortir |
18 et, durant quarante ans environ, il les entoura de soins au désert.
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19 Ensuite, après avoir exterminé sept nations dans la terre de Canaan, il les mit en possession de leur pays : |
20 quatre cent cinquante ans environ. Après quoi, il leur donna des juges, jusqu’au prophète Samuel. |
21 Par la suite, ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin : quarante ans. |
22 Après l’avoir écarté, Dieu suscita pour eux David comme roi. C’est à lui qu’il a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé, un homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés.
|
23 C’est de sa descendance que, suivant sa promesse, Dieu a suscité pour Israël Jésus comme Sauveur. |
24 Jean, le précurseur, avait préparé son arrivée en proclamant à l’adresse de tout le peuple d’Israël un baptême de repentance. |
25 Au moment de terminer sa course, Jean disait : « Celui que vous croyez que je suis, je ne le suis pas ; mais voici venir après moi celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale. » |
26 « Frères, vous les enfants de la race d’Abraham et vous ici présents qui craignez Dieu, c’est à vous que ce message de salut a été envoyé. |
27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. |
28 Sans trouver en lui aucun motif de mort, ils l’ont condamné et ont demandé à Pilate de le faire périr. |
29 Et lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était écrit de lui, ils le descendirent du gibet et le mirent au tombeau. |
30 Mais Dieu l’a ressuscité ; |
31 pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, ceux-là mêmes qui sont maintenant ses témoins auprès du peuple. |
32 « Et nous, nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, |
33 Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus. Ainsi est-il écrit dans les psaumes : Tu es mon fils, moi-même aujourd’hui je t’ai engendré.
|
34 Que Dieu l’ait ressuscité des morts et qu’il ne doive plus retourner à la corruption, c’est bien ce qu’il avait déclaré : Je vous donnerai les choses saintes de David, celles qui sont dignes de foi.
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35 C’est pourquoi il dit ailleurs encore : Tu ne laisseras pas ton Saint voir la corruption.
|
36 Or David, après avoir en son temps servi les desseins de Dieu, est mort, a été réuni à ses pères et a vu la corruption.
|
37 Celui que Dieu a ressuscité, lui, n’a pas vu la corruption.
|
38 « Sachez-le donc, frères, c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée. L’entière justification que vous n’avez pu obtenir par la Loi de Moïse, |
39 c’est par lui que quiconque croit l’obtient. |
40 « Prenez donc garde que n’arrive ce qui est dit dans les Prophètes : |
41 Regardez, contempteurs, soyez dans la stupeur et disparaissez ! Parce que de vos jours je vais accomplir une œuvre que vous ne croiriez pas si on vous la racontait. » |
Le second nom du faux prophète Élymas, qui empêchait Barnabé et Saul de prêcher le Christ au proconsul romain, est symbolique : Bar-Jésus, littéralement « fils de Jésus ». Comme si son nom même exprimait la prétention du magicien à se substituer au Christ, sinon dans l'univers, du moins dans l'attention de Sergius Paulus. Élymas se comporte comme un antichrist : le grec anti signifie non seulement contre, mais aussi à la place de, et le but de l'antichrist est de se mettre à la place du Christ.
En s'opposant au magicien, Saul le rend momentanément aveugle, et nous nous rappelons que Saul lui-même fut frappé de cécité lorsque le Christ Se révéla à lui. Pour Saul, cette cécité passagère devint le signe d'une vue bientôt retrouvée et un appel au repentir. N'était-ce pas aussi ce qu'il voulait pour Élymas ?
Luc ne dit pas si Élymas se repentit ni quel fut son chemin par la suite, pas plus qu'il ne parle du sort de Simon le Magicien. Mais Sergius Paulus crut, et nous avons ici le premier cas de prédication apostolique adressée à un haut fonctionnaire romain ; ce premier essai fut un succès. (Et n'y aurait-il pas un lien entre le nouveau nom de Saul, Paul, et celui du proconsul ? Ne serait-ce pas le signe de l'unité spirituelle établie entre eux ?)
La prédication des apôtres se poursuit à Antioche de Pisidie. Et c'est maintenant Paul qui, comme Étienne qu'il persécutait encore tout récemment, révèle aux Juifs le sens de l'histoire de l'Ancien Testament comme chemin vers le Christ. Paul est désormais prêt à subir ce qui est arrivé à Étienne.
1 Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. |
2 Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait mis au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, |
3 sachant que le Père lui avait tout remis entre les mains et qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait vers Dieu, |
4 il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s’en ceignit. |
5 Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. |
6 Il vient donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « Seigneur, toi, me laver les pieds ? » |
7 Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent ; par la suite tu comprendras. » |
8 Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. » |
9 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » |
10 Jésus lui dit : « Qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver ; il est pur tout entier. Vous aussi, vous êtes purs ; mais pas tous. » |
11 Il connaissait en effet celui qui le livrait ; voilà pourquoi il dit : « Vous n’êtes pas tous purs. » |
12 Quand donc il leur eut lavé les pieds, qu’il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? |
13 Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. |
14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. |
15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. |
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. |
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. |
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse :Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. |
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Moi, Je Suis. |
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. » |
Lors du lavement des pieds, le Christ se fait serviteur, Lui qui est Seigneur et Maître, et appelle les disciples à faire de même. Il n'appelle pas à briser la hiérarchie établie dans la société, mais entend transformer de l'intérieur la nature des relations humaines, y compris sociales, en rappelant la nécessité du service fraternel les uns envers les autres. Et si l'on tente de mettre radicalement à égalité l'esclave et le maître, on verra bientôt fleurir une nouvelle inégalité. Mais l'égalité du service mutuel guérit plus sûrement les plaies sociales ; elle s'obtient non par l'exaltation, mais par la voie indiquée par le Christ à Ses disciples. Il y a quelque chose de sec et d'officiel dans le fait que Judas soit ici nommé de manière complète ; l'évangéliste souligne sans doute ainsi la rupture des liens étroits d'amitié entre lui et le Maître. Mais Simon Pierre est lui aussi nommé de manière complète. Certes, le fait que le premier nom de Pierre soit le même que celui du père de Judas était une coïncidence, mais peut-être n'est-ce pas par hasard que l'évangéliste l'a relevée dans le récit des événements survenus à la veille de la trahison de l'un et de la faiblesse de l'autre ?..
Chez Pierre, l'humble gêne de se faire laver les pieds par le Maître s'allie au désir audacieux de recevoir davantage de Lui, et en même temps à la conscience que, sans le Christ, il est impossible de se laver de son propre péché. Le Christ a déclaré Ses disciples lavés, tout en voyant qu'ils n'étaient pas parfaits et en sachant qu'ils allaient bientôt fléchir. Si nous consentons à ce qu'Il commence à nous purifier, il ne faut pas nous troubler de n'être toujours pas tels que nous devrions être. Il convient de Lui faire confiance et d'aller vers Lui, au lieu de nous détourner sous prétexte de notre propre indignité. Mieux vaut Lui confier la question de notre dignité ou de notre indignité.
1 Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. |
2 Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait mis au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, |
3 sachant que le Père lui avait tout remis entre les mains et qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait vers Dieu, |
4 il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s’en ceignit. |
5 Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. |
6 Il vient donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « Seigneur, toi, me laver les pieds ? » |
7 Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent ; par la suite tu comprendras. » |
8 Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. » |
9 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » |
10 Jésus lui dit : « Qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver ; il est pur tout entier. Vous aussi, vous êtes purs ; mais pas tous. » |
11 Il connaissait en effet celui qui le livrait ; voilà pourquoi il dit : « Vous n’êtes pas tous purs. » |
12 Quand donc il leur eut lavé les pieds, qu’il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? |
13 Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. |
14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. |
15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. |
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. |
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. |
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse :Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. |
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Moi, Je Suis. |
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. » |
La lecture de ce jour nous propose un épisode bien connu de tout lecteur de l'Évangile : Jésus lave les pieds de Ses disciples. Il faut noter que laver les pieds des hôtes qui entraient dans une maison était une pratique courante dans l'Orient ancien. Rien d'étonnant à cela : dans les pays chauds, les chaussures étaient généralement ouvertes et, à cette époque, on ne s'asseyait pas à table ; on s'allongeait ou s'accoudait sur des lits particuliers. Se laver les pieds avant de prendre place à table était donc une règle de savoir-vivre au même titre que se laver les mains. Ce travail était habituellement confié à un esclave domestique spécialement affecté à cette tâche. Mais, dans des circonstances particulières, le maître de maison pouvait lui-même laver les pieds des hôtes les plus honorés, leur témoignant ainsi un respect particulier. Jésus prend manifestement ici sur Lui un travail habituellement confié aux esclaves (versets 1–5). Et l'évangéliste voit dans ce geste un signe de la plénitude d'amour qui caractérise le Royaume (verset 1). Le contraste entre la place de Jésus dans la communauté apostolique et la tâche qu'Il assumait était si frappant que Pierre protesta, voulant transformer une simple mesure d'hygiène en une sorte d'ablution rituelle. C'est apparemment ainsi que s'explique sa demande à Jésus de lui laver non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête (versets 6–9). L'apôtre pensait probablement qu'une telle ablution rituelle convenait mieux à Jésus qu'un simple travail d'esclave : elle supposait une dimension spirituelle dont le simple lavage des pieds lui semblait dépourvu. Mais Jésus voit manifestement la situation tout autrement. Il ne considère pas le travail d'esclave comme quelque chose de bas ou de dépourvu de spiritualité. Il dit : Je viens de vous montrer un exemple à suivre, si vous êtes vraiment Mes disciples (versets 12–17). Il ne s'agit apparemment pas de chercher à imiter d'une manière ou d'une autre les gestes de Jésus. Il s'agit d'être prêt à faire pour son prochain précisément ce dont il a besoin à cet instant. Car, dans le Royaume, il n'y a pas de travaux « nobles » ou « bas », « spirituels » ou « non spirituels ». Tout est déterminé non par la nature du travail, mais par l'attitude envers celui pour qui on l'accomplit. Alors s'efface la différence entre le « noble » et le « bas » : l'amour met toutes les œuvres et tous les services sur un pied d'égalité. Il ne reste que des différences purement fonctionnelles, qui, au fond, ne sont pas si importantes du point de vue spirituel. Mais cette attitude envers toute tâche n'est possible que lorsque celui qui l'accomplit demeure dans le Royaume. Ce n'est pas un hasard si l'évangéliste a vu dans ce que Jésus a fait pour Ses disciples une manifestation de cette plénitude d'amour qui n'est possible que dans le Royaume. Les paroles de Jésus invitant les disciples à suivre Son exemple deviennent alors plus claires. Il les appelle à vivre dans le Royaume, chaque jour et à chaque heure, non dans un avenir indéterminé, mais ici et maintenant.
1 Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin. |
2 Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait mis au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer, |
3 sachant que le Père lui avait tout remis entre les mains et qu’il était venu de Dieu et qu’il s’en allait vers Dieu, |
4 il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge, il s’en ceignit. |
5 Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. |
6 Il vient donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « Seigneur, toi, me laver les pieds ? » |
7 Jésus lui répondit : « Ce que je fais, tu ne le sais pas à présent ; par la suite tu comprendras. » |
8 Pierre lui dit : « Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi. » |
9 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! » |
10 Jésus lui dit : « Qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver ; il est pur tout entier. Vous aussi, vous êtes purs ; mais pas tous. » |
11 Il connaissait en effet celui qui le livrait ; voilà pourquoi il dit : « Vous n’êtes pas tous purs. » |
12 Quand donc il leur eut lavé les pieds, qu’il eut repris ses vêtements et se fut remis à table, il leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? |
13 Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. |
14 Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. |
15 Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. |
16 En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni l’envoyé plus grand que celui qui l’a envoyé. |
17 Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites. |
18 Ce n’est pas de vous tous que je parle ; je connais ceux que j’ai choisis ; mais il faut que l’Écriture s’accomplisse :Celui qui mange mon pain a levé contre moi son talon. |
19 Je vous le dis, dès à présent, avant que la chose n’arrive, pour qu’une fois celle-ci arrivée, vous croyiez que Moi, Je Suis. |
20 En vérité, en vérité, je vous le dis, qui accueille celui que j’aurai envoyé m’accueille ; et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé. » |
Pierre et les autres apôtres étaient naturellement embarrassés. On le serait à moins: le Roi d'Israël leur lave les pieds, il accomplit le travail d'un esclave! Beaucoup d'entre nous n'aimeraient certainement pas que la personne qui nous est la plus chère se mette à faire quelque chose d'humiliant et d'inconvenant. Mais ce lavement des pieds est un moment décisif dans l'histoire des relations de Jésus avec ses disciples; celui à qui cela déplaît peut partir.
Pourquoi est-ce si important? Il est manifestement impossible de comprendre le Seigneur et de le suivre sans recevoir par l'expérience cette leçon où le Maître sert les plus petits et l'Enseignant ses disciples. C'est, comme il est écrit, un exemple, mais non un exemple au tableau ni en image. Pierre et nous tous devons traverser ce choc afin que ne nous choque plus jamais la pensée que nous aussi devons servir ceux qui sont plus petits et plus faibles que nous.
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