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RÉFLEXIONS pour Lc 19:29-40

29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
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Le mont des Oliviers est le commencement de la glorification du Christ. C'est Son Entrée à Jérusalem, l'entrée du Roi. Et c'est sur cette même montagne qu'Il revient après avoir mangé la Pâque avec les disciples. Et de nouveau, c'est du mont des Oliviers que commence la glorification du Christ - comme Sauveur du Monde.

Et au cours du repas pascal, le Christ explique aux apôtres ce qu'Il accomplissait Lui-même et ce qui s'accomplit. Il est Celui qui sert, auprès duquel se trouvaient des hommes qui avaient déjà changé dans leur coeur. À qui Il promet le repas dans le Royaume des Cieux. Et à qui Il lègue, comme témoins de Ses oeuvres, la Communion à Son Corps et à Son Sang. La communion à Sa mort et à Sa Résurrection prochaine. La communion à la gloire du Christ, par laquelle tous les chrétiens sont fortifiés et sauvés depuis ces jours-là.

Autres réflexions

 
Pour Lc 19:29-40
29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
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Pourquoi les pharisiens demandent-ils à Jésus de faire taire Ses disciples, alors que ceux-ci Le glorifiaient comme Messie...  Lire la suite

Pourquoi les pharisiens demandent-ils à Jésus de faire taire Ses disciples, alors que ceux-ci Le glorifiaient comme Messie ? Était-ce seulement par peur de possibles conséquences politiques ? Certes, ils pouvaient craindre des débordements, voire une insurrection directe, bien que, en un certain sens, le moment en fût déjà passé. Mais on pouvait tout attendre de la foule de Jérusalem, et les Romains, qui ne toléraient aucun désordre dans la ville, étaient toujours prêts à intervenir, et leur intervention se terminait toujours par un bain de sang. Pourtant, il ne s’agissait sans doute pas seulement de ces craintes. Il s’agissait aussi du fait que Jésus était, aux yeux des pharisiens, un Messie « incorrect », ne correspondant absolument pas à leurs représentations et à leurs concepts. Ils attendaient certes le Messie, mais pas celui-là. Celui-ci faisait tout autrement qu’ils ne l’attendaient. D’abord Il refusa de leur fournir les preuves de Sa messianité qu’ils attendaient, puis Il évita la possibilité de prendre la tête d’un grand mouvement populaire, bien qu’une telle possibilité se soit présentée à Lui plusieurs fois. Et maintenant, Le voilà qui semble parler directement de Sa messianité, mais de nouveau pas comme aurait dû le faire le « vrai » Messie. En effet, le vrai Messie ne peut tout de même pas entrer dans la ville monté sur un âne ! Ce n’est même plus une parabole, c’est une véritable profanation de l’entrée solennelle dans la ville du Messie vainqueur, du Messie qui chasse les Romains, du Messie qui établit Son Royaume, du Messie qui gouvernera d’une main forte au nom de Dieu… Et soudain, au lieu du triomphe attendu, une procession à moitié solennelle, à moitié bouffonne, rappelant l’entrée en ville du « roi » des esclaves pendant les Saturnales romaines… Il y avait de quoi être troublé. Il n’est pas étonnant que les pharisiens, en hommes profondément religieux, se soient mis à demander à Jésus de mettre fin à ce qui leur paraissait être une comédie déplacée et indigne. Et Jésus leur répondit que tout était sérieux. Sérieux au point qu’il leur était même difficile de l’imaginer. Seulement les événements ne se développeraient pas comme ils l’attendaient.

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Pour Lc 22:29
29 et moi je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi:
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Le plus souvent, le mystère de Noël est pour nous lié à une agréable ambiance de fête. Un sentiment d’attendrissement et de joie accompagne d’ordinaire l’annonce de la naissance d’un enfant dans une famille de connaissances, mais pas trop proches. La venue d’un enfant dans sa propre famille est souvent liée à...  Lire la suite

Le plus souvent, le mystère de Noël est pour nous lié à une agréable ambiance de fête. En général, un sentiment d’attendrissement et de joie accompagne l’annonce de la naissance d’un enfant dans une famille de connaissances, mais pas trop proches ; la venue d’un enfant dans sa propre famille, elle, est souvent liée à une attente angoissante, et pas toujours positive : nous ne savons pas avec certitude comment il passe ces neuf mois, s’il est en bonne santé, si tout va bien, comment se déroulera l’accouchement, si les médecins ne failliront pas. Et avec la naissance de l’enfant, notre inquiétude et notre trouble ne diminuent pas ; au contraire, ils grandissent chaque jour. Nos enfants nous font sentir sans cesse et partout le souffle de la mort.

La célébration de Noël conduit à prendre conscience d’un fait tout aussi terrible : Dieu est venu dans le monde pour nous donner le Royaume, mais ce Royaume qu’Il possède ne peut nous être transmis que par testament. Nous avons refusé la possibilité de vivre dans le Royaume en choisissant non la vie et le bien, mais la mort et le mal. Alors Il est né, Il est devenu tout petit et sans défense, Se confiant aux hommes entièrement et sans réserve. Il est né dans le monde, et cela signifie qu’Il prend sur Lui tout le poids de la mort. Il veut nous introduire dans le Royaume, et il ne Lui restait qu’un seul chemin : nous léguer ce qui Lui appartient.

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Pour Lc 22:29
29 et moi je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi:
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Le secret de la Nativité est le plus souvent lié à une agréable humeur de fête pour nous. En général, un sentiment d'affection et de joie accompagne, habituellement la nouvelle concernant la naissance de l'enfant dans la famille d’une connaissance...  Lire la suite

Le secret de la Nativité est le plus souvent lié à une agréable humeur de fête pour nous. En général, un sentiment d'affection et de joie accompagne, habituellement la nouvelle concernant la naissance de l'enfant dans la famille d’une connaissance, qui n’est pas trop proche; l'apparition de l'enfant dans notre propre famille est souvent liée à une attente pénible et pas toujours positive : nous ne connaissons pas avec certitude comment l’enfant passe ces neuf mois dans le sein de sa mère, n’est-il pas malade, tout est-il normal, comment l’accouchement se passera t-il, les médecins ne feront-ils pas faux bond. Et avec la naissance de l'enfant notre angoisse et notre inquiétude ne s'affaiblissent pas, mais au contraire elles s’aggravent de jour en jour. Nos enfants nous contraignent partout et en tout temps à ressentir le souffle de mort.

La célébration de Noël conduit autant à la compréhension de ce terrible fait: Dieu est venu au monde pour nous donner le Royaume - mais ce Royaume, dont Il possède, ne peut nous être transmis que par un testament. Nous avons refusé la possibilité de vivre dans le Royaume, ayant choisi non la vie et le bien, mais la mort et le mal. Et Il est alors né, devenu minuscule et sans-défense, Se confiant entièrement et souverainement aux gens. Il est né dans le monde – et assume donc tout le poids de la mort. Il veut nous faire entrer dans le Royaume, et il Lui reste une seule voie - nous léguer ce que Lui appartient. Et nous devons nous rappeler que seule la mort du Testateur nous permettra de recevoir l’héritage.

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Pour Lc 19:37-44
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : " Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! " .
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Le jour est venu dont les prophètes d’Israël parlaient avec crainte: Dieu a visité Son peuple. Depuis la haute Antiquité, les hommes attendaient cette venue de Dieu, mettaient en elle toutes leurs espérances...  Lire la suite

Le jour est venu dont les prophètes d’Israël parlaient avec crainte: Dieu a visité Son peuple. Depuis la haute Antiquité, les hommes attendaient cette venue de Dieu, mettaient en elle toutes leurs espérances. Non seulement Israël, mais beaucoup d’autres peuples au début du Ier siècle de notre ère attendaient la manifestation de quelqu’un qui leur apporterait la paix et ouvrirait le chemin de la vie. Dans une certaine mesure, même nous, deux millénaires plus tard, avons hérité de cette attente et de cette espérance de la visite de Dieu. Les prophètes annonçaient que le soleil s’obscurcirait en ce jour-là, que toute créature serait changée, que le péché cesserait et que les hommes seraient rachetés de la mort. «Ah! si Tu déchirais les cieux et descendais!», s’écriait l’auteur de la seconde partie du livre d’Isaïe. «La voix de mon bien-aimé! le voici qui vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines», comme une heureuse rencontre d’amoureux, le Cantique des Cantiques présente ce jour.

Et voici qu’Il vient. Une multitude de disciples, peut-être plusieurs centaines de personnes, glorifient les grandes œuvres de Dieu et bénissent Sa venue. Mais aussitôt, au milieu de la foule incrédule, se trouvent ceux qui jugent nécessaire de Lui reprocher seulement Son manque de retenue: «Défends à Tes disciples de glorifier Dieu et Toi!». Et presque personne ne pense à ce qu’Il a maintes fois appelé par les prophètes: «Corrigez vos mauvaises voies, afin de ne pas périr en ce jour-là». Seules Sa Mère très pure et Ses proches disciples reçoivent de sentir Sa tristesse. Il vient, et nous, même en ce jour, nous ne savons pas que pour Le rencontrer il faut cesser de faire le mal et apprendre à faire le bien. Comment Le rencontrer, par quoi mériter Sa bienveillance? Que faire pour qu’Il nous bénisse et nous aide? «Cherchez le bien, et non le mal, afin de vivre», disait-Il par Ses envoyés. Et nous pensons qu’il faut accomplir certains rites et organiser de somptueuses célébrations. Comme si cela devait nous servir à la paix, nous donner la paix dans cette rencontre avec Jésus.

S’Il n’entre pas aujourd’hui à Jérusalem, nous ne pourrons pas devenir participants de Son Corps et de Son Sang. S’Il ne Se livre pas pour nous, nous resterons prisonniers de la mort. Mais Ses élus ne reconnaissent pas le temps de la visite; ils ne reconnaissent pas que le jour attendu et annoncé est arrivé. Et c’est pourquoi Jésus pleure. Récemment, le Seigneur disait dans l’un des passages de quoi Ses disciples devaient se réjouir. Aujourd’hui nous comprenons ce que nous devons craindre: ne pas reconnaître le temps de la visite.

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Pour Lc 19:28-48
28 Ayant dit cela, il partait en tête, montant à Jérusalem.
29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : " Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! " .
45 Puis, entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs,
46 en leur disant : " Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
47 Il était journellement à enseigner dans le Temple, et les grands prêtres et les scribes cherchaient à le faire périr, les notables du peuple aussi.
48 Mais ils ne trouvaient pas ce qu'ils pourraient faire, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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Les habitants de Judée accueillent Jésus entrant à Jérusalem comme le Roi qui vient au nom du Seigneur. C’est vrai, mais...  Lire la suite

Les habitants de Judée accueillent Jésus entrant à Jérusalem comme le Roi qui vient au nom du Seigneur. C’est vrai, mais nullement au sens que ceux qui L’acclament donnent à ces paroles : le Royaume qu’Il vient établir ne ressemble à aucun royaume terrestre. Pour le moment, Jésus exerce une influence comparable à l’autorité des chefs du peuple. Il peut remettre de l’ordre dans le Temple, et nul ne peut L’en empêcher, car le peuple L’écoute sans relâche. Hélas, tous ne L’entendent pas, même en L’écoutant. Voilà pourquoi Il a les larmes aux yeux au plus fort de la fête : même ceux qui placent en Lui leur espérance cherchent un salut tout différent de celui que le Christ veut donner, et beaucoup d’entre eux se détourneront donc très bientôt de Lui.

Et nous, aujourd’hui, qu’attendons-nous et que voulons-nous de Lui ? Ce qu’Il veut nous apporter, ou bien ce que nous projetons sur Son image, désireux de voir en Lui l’interprète de nos propres états d’âme et de nos caprices ? Et Le désirons-nous, Lui-même ?..

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Pour Lc 19:28-48
28 Ayant dit cela, il partait en tête, montant à Jérusalem.
29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : " Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! " .
45 Puis, entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs,
46 en leur disant : " Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
47 Il était journellement à enseigner dans le Temple, et les grands prêtres et les scribes cherchaient à le faire périr, les notables du peuple aussi.
48 Mais ils ne trouvaient pas ce qu'ils pourraient faire, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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Dans la lecture d’aujourd’hui — il y a l’allégresse des disciples et la tristesse du Seigneur Jésus. En effet, la foi véritable et authentique...  Lire la suite

Dans la lecture d’aujourd’hui, il y a l’allégresse des disciples et la tristesse du Seigneur Jésus.

En effet, la foi véritable et authentique est toujours joyeuse. Cela ne signifie pas qu’un chrétien doive toujours être d’humeur exaltée, mais, même au milieu des épreuves et du péché, nos ténèbres ne doivent pas étouffer la lumière. Si la joie nous paraît incompatible avec la crainte révérencielle de Dieu, avec le sérieux de la prière et les larmes du repentir, alors nous ressemblons aux pharisiens « du milieu de la foule », auxquels le Seigneur a dit que, si nous ne nous réjouissions pas, les pierres devraient le faire à notre place !

Le second aspect de cette rencontre entre Dieu et l’homme est la tristesse de Jésus devant Jérusalem, qui n’a pas reconnu Sa venue. Cette tristesse est l’une des expressions de Son amour pour les hommes pécheurs. Le Seigneur ne se met pas en colère, ne maudit pas la ville et ne la punit pas ; Il pleure seulement. Il nous a apporté la vie, et nous nous sommes détournés de Son don. Le souvenir de ces larmes nous retient souvent de pécher bien plus fortement que la crainte du châtiment ou de la colère de Dieu. Nous rencontrons Dieu dans la prière, dans la lecture de l’Écriture et dans le culte presque chaque jour. Souvenons-nous donc de l’allégresse et des larmes du chapitre d’aujourd’hui.

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Pour Lc 19:28-48
28 Ayant dit cela, il partait en tête, montant à Jérusalem.
29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : " Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! " .
45 Puis, entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs,
46 en leur disant : " Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
47 Il était journellement à enseigner dans le Temple, et les grands prêtres et les scribes cherchaient à le faire périr, les notables du peuple aussi.
48 Mais ils ne trouvaient pas ce qu'ils pourraient faire, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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L'évangéliste réunit dans un même récit l'entrée triomphale de Jésus dans la ville sainte...  Lire la suite

L'évangéliste réunit dans un même récit l'entrée triomphale de Jésus dans la ville sainte, lorsque la louange et la joie ne peuvent être contenues par aucune force, au point que même les pierres sont prêtes à chanter la gloire du Roi qui vient, et les pleurs douloureux de Jésus sur Jérusalem. La ville de la promesse apparaît ici comme l'image collective de tous ceux qui attendent le Christ, qui ne peuvent vivre sans Lui, mais qui ne Le reconnaissent pas, qui ne peuvent croire que leur espérance s'accomplit en Jésus de Nazareth. Sous nos yeux se déroulent à la fois un triomphe et une catastrophe, parce qu'à la ville, au peuple, à des personnes concrètes est donnée la possibilité tant attendue de voir, de reconnaître, de rencontrer leur rêve, mais ils « ne reconnaissent pas le temps de leur visite ».

Au fond de nous, nous voudrions sans doute que ce temps soit manifeste, évident pour tous, ou du moins qu'il ne soit pas obligatoire, qu'il ne concerne pas tout le monde. Mais un tel temps arrive et, chose la plus terrible, on peut le manquer, ne pas reconnaître Dieu quand Il passe tout près...

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Pour Lc 19:28-48
28 Ayant dit cela, il partait en tête, montant à Jérusalem.
29 Et il advint qu'en approchant de Bethphagé et de Béthanie, près du mont dit des Oliviers, il envoya deux des disciples, en disant:
30 " Allez au village qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l'attache, un ânon que personne au monde n'a jamais monté ; détachez-le et amenez-le.
31 Et si quelqu'un vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" vous direz ceci : "C'est que le Seigneur en a besoin". "
32 Étant donc partis, les envoyés trouvèrent les choses comme il leur avait dit.
33 Et tandis qu'ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent : " Pourquoi détachez-vous cet ânon ? "
34 Ils dirent : " C'est que le Seigneur en a besoin. "
35 Ils l'amenèrent donc à Jésus et, jetant leurs manteaux sur l'ânon, ils firent monter Jésus.
36 Et, tandis qu'il avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
37 Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers quand, dans sa joie, toute la multitude des disciples se mit à louer Dieu d'une voix forte pour tous les miracles qu'ils avaient vus.
38 Ils disaient : " Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! "
39 Quelques Pharisiens de la foule lui dirent : " Maître, réprimande tes disciples. "
40 Mais il répondit : " Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. "
41 Quand il fut proche, à la vue de la ville, il pleura sur elle,
42 en disant : " Ah ! si en ce jour tu avais compris, toi aussi, le message de paix ! Mais non, il est demeuré caché à tes yeux.
43 Oui, des jours viendront sur toi, où tes ennemis t'environneront de retranchements, t'investiront, te presseront de toute part.
44 Ils t'écraseront sur le sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu fus visitée ! " .
45 Puis, entré dans le Temple, il se mit à chasser les vendeurs,
46 en leur disant : " Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait un repaire de brigands ! "
47 Il était journellement à enseigner dans le Temple, et les grands prêtres et les scribes cherchaient à le faire périr, les notables du peuple aussi.
48 Mais ils ne trouvaient pas ce qu'ils pourraient faire, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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En entrant à Jérusalem, Jésus pleure sur son destin. Il prévoit manifestement le triste sort de la ville : en l'an 70, après le soulèvement antiromain lancé par les zélotes et la guerre qui s'ensuivit, Jérusalem sera entièrement détruite par l'armée romaine envoyée pour réprimer l'insurrection...  Lire la suite

En entrant à Jérusalem, Jésus pleure sur son destin. Il prévoit manifestement le triste sort de la ville : en l'an 70, après le soulèvement antiromain lancé par les zélotes et la guerre qui s'ensuivit, Jérusalem sera entièrement détruite par l'armée romaine envoyée pour réprimer l'insurrection. Au Moyen Âge, et en partie aussi à l'époque moderne, il existait parmi les chrétiens une opinion répandue et populaire selon laquelle cette catastrophe fut le châtiment du rejet, par le peuple juif, du Messie qui lui avait été envoyé. Pourtant Jésus Lui-même regarde la situation autrement. Pour Lui, c'est d'abord une tragédie, une catastrophe nationale. Il ne la considère nullement comme une juste rétribution. Pour Lui, c'est plutôt une possibilité rejetée, et donc manquée.

Dans la vie des individus comme dans celle des peuples entiers, il existe de tels carrefours où se détermine et se fixe le vecteur du mouvement spirituel ultérieur pour des années (s'il s'agit d'une personne) ou pour des siècles (s'il s'agit d'un peuple). Il n'y a là rien de prédéterminé, aucun programme écrit d'avance, aucun destin ni fatalité. Au contraire, un tel carrefour est toujours un moment de liberté suprême. Le moment du choix où c'est précisément l'homme lui-même, ou le peuple lui-même, qui choisit et détermine ce qui, par la suite, lui paraîtra peut-être fatalité ou destin. Pour le peuple juif, le jour de l'entrée du Sauveur à Jérusalem devint un tel moment.

On peut certes dire que l'enthousiasme avec lequel la foule L'accueillait dans les rues de Jérusalem ne valait pas grand-chose : les enthousiasmes de foule ne durent jamais longtemps. Mais le peuple avait la possibilité de choisir, un choix sérieux, déterminant l'histoire ultérieure pour des siècles, et Jésus le comprend parfaitement. De même qu'Il comprend autre chose : comme tous les choix semblables, celui-ci se ramène en essence à ceci : suivre Dieu ou suivre ses propres opinions, traditions, habitudes. Et la seconde option est toujours catastrophique. La seule question est de savoir dans combien de temps cette catastrophe surviendra. Quant au fait qu'elle surviendra, il n'y a pas à en douter : les possibilités manquées se vengent toujours, et plus la possibilité est grande, plus la catastrophe sera terrible si l'on manque cette possibilité.

C'est pourquoi Jésus pleure sur Jérusalem. Lui plus que quiconque comprend ce qui a été donné et ce qui a été manqué. Et Il comprend aussi quelles en seront les conséquences.

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Pour Lc 22:31-53
31 " Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;
32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. "
33 Celui-ci lui dit : " Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. "
34 Mais il dit : " Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. "
35 Puis il leur dit : " Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? " - " De rien ", dirent-ils.
36 Et il leur dit : " Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive.
37 Car, je vous le dis, il faut que s'accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. " -
38  " Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. " Il leur répondit : " C'est bien assez ! "
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
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Les temps insouciants sont terminés: si autrefois les apôtres pouvaient prêcher sans un sou et sans pain dans leur sac, désormais même l'épée ne pourra sauver ni eux ni leur Maître. Il arrive un temps où Dieu...  Lire la suite

Les temps insouciants sont terminés: si autrefois les apôtres pouvaient prêcher sans un sou et sans pain dans leur sac, désormais même l'épée ne pourra sauver ni eux ni leur Maître. Il arrive un temps où Dieu n'exauce pas la prière même du plus juste, et où l'on ne peut même pas se fier à soi-même. Jésus doit boire sa coupe, et Pierre se trompe lui-même en assurant le Maître de sa fidélité jusqu'à la mort.

Que faire lorsque vient «le temps des sans-loi et le pouvoir des ténèbres»? Si les apôtres ne le savaient pas, comment le saurions-nous? Il ne leur reste que les paroles de Jésus: «J'ai prié pour que ta foi ne défaille pas...». La foi que, même dans les ténèbres, tout demeure entre les mains de Dieu...

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Pour Lc 22:31-53
31 " Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;
32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. "
33 Celui-ci lui dit : " Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. "
34 Mais il dit : " Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. "
35 Puis il leur dit : " Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? " - " De rien ", dirent-ils.
36 Et il leur dit : " Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive.
37 Car, je vous le dis, il faut que s'accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. " -
38  " Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. " Il leur répondit : " C'est bien assez ! "
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
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Le chemin du Golgotha a commencé avant même Gethsémani, dans la solitude au milieu des disciples qui ne Le comprenaient pas. Très peu de temps allait passer...  Lire la suite

Le chemin du Golgotha a commencé avant même Gethsémani, dans la solitude au milieu des disciples qui ne Le comprenaient pas. Très peu de temps allait passer avant que les apôtres ne deviennent des hommes tout différents, mais pour l’instant ils infligent au Maître des souffrances supplémentaires.

Voyant cela, le Christ, qui est venu nous sauver, ne rejette pas les disciples. C’est précisément le sens de Ses paroles à Pierre, qui contiennent à la fois un avertissement sur sa faiblesse prochaine et la mission d’affermir ses frères après sa chute. Le Christ voit la faiblesse de Pierre, comme Il voit celle de chacun de nous ; pourtant, non seulement Il ne condamne ni ne rejette Pierre et chacun de nous, mais Il nous fortifie. Même dans les paroles adressées à Judas, on n’entend pas une condamnation, mais un reproche attristé capable d’éveiller la conscience.

Pourvu seulement que nous soyons prêts à accepter Son soutien. Pierre le pourra un peu plus tard, mais Judas ne le voudra pas…

Le nom du mont des Oliviers nous rappelle l’huile avec laquelle on accomplissait l’onction, notamment l’onction royale. Mais le Royaume du Christ n’est pas de ce monde, et ce n’est pas par une onction rituelle qu’Il marche vers Son triomphe, mais par la souffrance sacrificielle.

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Pour Lc 22:39-42
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
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Les événements que nous lisons aujourd'hui dans l'Évangile selon saint Luc sont familiers à chacun. Nous devons constamment...  Lire la suite

Les événements que nous lisons aujourd'hui dans l'Évangile selon saint Luc sont familiers à chacun. Nous devons constamment affronter l'injustice et la violence, la cruauté et la trahison. Le péché et la souffrance ont si profondément pénétré la nature humaine qu'ils semblent inévitables. C'est pourquoi, en nous préparant au Grand Carême, nous lisons comment Dieu, devenu homme, a bu cette coupe jusqu'à la lie. Contrairement à nous, Il a accepté volontairement notre souffrance afin de la partager avec nous. Nous cherchons donc une occasion d'honorer Sa souffrance par un certain effort spirituel. La semaine dernière, nous avons lu les paroles de l'apôtre et évangéliste Jean, selon lesquelles cet effort ne peut être qu'un effort d'amour envers le prochain, un effort pour observer les commandements du Christ. Dans la seconde moitié du VIe siècle avant J.-C., l'auteur de la seconde partie du livre d'Isaïe nous a lui aussi transmis les paroles de Dieu : « Voici le jeûne que J'ai choisi : dénoue les liens de la méchanceté... » Et les passages sur le chemin de Croix du Christ que nous lisons cette semaine nous disent qu'aimer Dieu et aimer les hommes signifie se tenir avec la Mère de Dieu au pied de la Croix.

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Pour Lc 22:39-71
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
54 L'ayant donc saisi, ils l'emmenèrent et l'introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin.
55 Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s'étaient assis autour, Pierre s'assit au milieu d'eux.
56 Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit : " Celui-là aussi était avec lui ! "
57 Mais lui nia en disant : " Femme, je ne le connais pas. "
58 Peu après, un autre, l'ayant vu, déclara : " Toi aussi, tu en es ! " Mais Pierre déclara : " Homme, je n'en suis pas. "
59 Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance : " Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen ! " Mais Pierre dit :
60 " Homme, je ne sais ce que tu dis. " Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta,
61 et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. "
62 Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient;
64 ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : " Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "
65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.
66 Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin
67 et dirent : " Si tu es le Christ, dis-le-nous. " Il leur dit : " Si je vous le dis, vous ne croirez pas,
68 et si je vous interroge, vous ne répondrez pas.
69 Mais désormais le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu ! "
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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Il est arrivé ce qui devait arriver, comme Jésus l’avait annoncé à plusieurs reprises à ses disciples. Le monde, soumis au pouvoir...  Lire la suite

Il est arrivé ce qui devait arriver, comme Jésus l’avait annoncé à plusieurs reprises à ses disciples. Le monde, soumis au pouvoir de Satan, ne pouvait supporter la rencontre avec le Juste. Il devait soit mourir lui-même au péché, changer radicalement, renaître, soit condamner cet Homme à mort.

Devenus disciples de Jésus, nous ne devons pas oublier cette incompatibilité du Christ et du péché, non seulement en Lui-même, non seulement dans nos cœurs, mais aussi dans le monde. Si nous avons réellement acquis la foi au Christ, alors un choix se dresse inévitablement devant nous : mourir à nous-mêmes et vivre avec Lui, ou nous joindre à ceux qui, il y a deux mille ans, L’ont condamné à mort. Le reniement de Pierre montre que ce choix ne transforme pas automatiquement l’homme, que ses peurs, sa faiblesse et sa lâcheté restent avec lui. Mais il y a tout de même une immense différence entre Pierre, qui pleura amèrement son reniement, et les membres du Sanhédrin.

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Pour Lc 21:37-22:8
37 Pendant le jour, il était dans le Temple à enseigner; mais la nuit, il s'en allait la passer en plein air sur le mont dit des Oliviers.
38 Et, dès l'aurore, tout le peuple venait à lui dans le Temple pour l'écouter.
La fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait.
Et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le tuer, car ils avaient peur du peuple.
Or Satan entra dans Judas, appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze.
Il s'en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur le moyen de le leur livrer.
Ils se réjouirent et convinrent de lui donner de l'argent.
Il acquiesça, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer à l'insu de la foule.
Vint le jour des Azymes, où devait être immolée la pâque,
et il envoya Pierre et Jean en disant : " Allez nous préparer la pâque, que nous la mangions. "
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Nous aimons beaucoup le Christ, et souvent, à cause de cet amour, nous avons beaucoup de peine pour Lui dans Ses souffrances ; nous voudrions tant...  Lire la suite

Nous aimons beaucoup le Christ, et souvent, à cause de cet amour, nous avons beaucoup de peine pour Lui dans Ses souffrances ; nous voudrions tant que, par quelque miracle, Il les évite. En cela, nous ressemblons un peu à Pierre lorsqu’il disait : « Cela ne T’arrivera pas » (Mt 16:22) ; seulement nous nous écrions : si seulement Tu pouvais éviter une telle souffrance ! Et il nous semble, en ces instants, qu’il aurait suffi d’arrêter Judas pour que rien n’arrive. Judas devient l’objet de notre sentiment involontairement vengeur.

Mais nous ne devons pas oublier l’essentiel. La souffrance du Christ fut volontaire. Dans tout le drame, Judas ne jouait aucun rôle décisif ; il était simplement une victime, victime de sa faiblesse. Il est donc faux de voir en lui l’incarnation du mal mondial ou quelque chose de semblable. Si Judas n’avait pas été là, tout se serait déroulé selon un autre scénario, mais le sens de la Rédemption, comme plus grand événement de l’histoire de l’humanité, n’en aurait pas changé.

Une autre question, souvent soulevée à propos de Judas, concerne la liberté de sa volonté. N’était-il pas un simple instrument entre les mains de la providence ? Car le Christ dit qu’il était « le fils de perdition, afin que l’Écriture soit accomplie » (Jn 17:12). Bien sûr, il n’en est pas ainsi non plus. Jamais l’homme n’est un simple instrument entre les mains de Dieu ; pour Lui, chaque personne qu’Il a créée « à Son image et à Sa ressemblance » est trop précieuse. Certains exégètes pensent que, lorsque le Christ trempa le morceau et le donna à Judas, Il ne le fit pas pour étonner les disciples par Son omniscience, mais pour donner à Judas une chance de revenir à lui, car la conversation se déroulait à voix basse, comme on le verra si nous lisons attentivement le texte (Jn 13:26).

De plus, Judas pouvait, comme Pierre, se repentir. Mais se repentir précisément comme Pierre, en produisant un fruit digne du repentir. C’est justement cela que Judas ne parvient pas à faire. Et cela le rend très digne de pitié. La pitié, voilà le sentiment qui doit naître en nous à l’égard de cet homme.

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Pour Lc 22:1-38
La fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait.
Et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le tuer, car ils avaient peur du peuple.
Or Satan entra dans Judas, appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze.
Il s'en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur le moyen de le leur livrer.
Ils se réjouirent et convinrent de lui donner de l'argent.
Il acquiesça, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer à l'insu de la foule.
Vint le jour des Azymes, où devait être immolée la pâque,
et il envoya Pierre et Jean en disant : " Allez nous préparer la pâque, que nous la mangions. "
Ils lui dirent : " Où veux-tu que nous préparions ? "
10 Il leur dit : " Voici qu'en entrant dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le dans la maison où il pénétrera,
11 et vous direz au propriétaire de la maison : "Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ?"
12 Et celui-ci vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins ; faites-y les préparatifs. "
13 S'en étant donc allés, ils trouvèrent comme il leur avait dit, et ils préparèrent la pâque.
14 Lorsque l'heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.
15 Et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ;
16 car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse dans le Royaume de Dieu. "
17 Puis, ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez ceci, et partagez entre vous ;
18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit venu. "
19 Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. "
20 Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous.
21 " Cependant, voici que la main de celui qui me livre est avec moi sur la table.
22 Le Fils de l'homme, certes, va son chemin selon ce qui a été arrêté, mais malheur à cet homme-là par qui il est livré ! "
23 Et eux se mirent à se demander entre eux quel était donc parmi eux celui qui allait faire cela.
24 Il s'éleva aussi entre eux une contestation: lequel d'entre eux pouvait être tenu pour le plus grand?
25 Il leur dit : " Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs.
26 Mais pour vous, il n'en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
27 Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert !
28 " Vous êtes, vous, ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ;
29 et moi je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi:
30 vous mangerez et boirez à ma table en mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël.
31 " Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;
32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. "
33 Celui-ci lui dit : " Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. "
34 Mais il dit : " Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. "
35 Puis il leur dit : " Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? " - " De rien ", dirent-ils.
36 Et il leur dit : " Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive.
37 Car, je vous le dis, il faut que s'accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. " -
38  " Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. " Il leur répondit : " C'est bien assez ! "
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La fête de la Pâque approche, et les disciples sont certains que, dans quelques heures, leur Maître deviendra le Roi d'Israël promis...  Lire la suite

La fête de la Pâque approche, et les disciples sont certains que, dans quelques heures, leur Maître deviendra le Roi d'Israël promis, offrira dans le Temple le sacrifice rédempteur pour Son peuple, et que tous Le serviront, et donc les serviront eux aussi, Ses plus proches compagnons. Jésus confirme pour ainsi dire leurs paroles : tout s'accomplira très bientôt — Il ne goûtera pas au repas pascal avant d'avoir offert le sacrifice dans le triomphe du Royaume de Dieu, et les disciples auront douze trônes et l'autorité sur tout Israël.

Et c'est ici que le paradoxe de l'Évangile atteint son sommet : tout se passera exactement ainsi, mais tout se passera d'une tout autre manière. Jésus deviendra Lui-même le sacrifice pascal pour le péché du monde ; Il sera le moindre des hommes — Il sera exécuté comme un criminel, et les disciples connaîtront les persécutions et l'effondrement de leurs espérances. Le sacrifice a été offert, et ceux qui y ont part sont devenus citoyens du Royaume, qui ne ressemble absolument pas à tous les autres royaumes du monde.

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Pour Lc 22:1-30
La fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait.
Et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment le tuer, car ils avaient peur du peuple.
Or Satan entra dans Judas, appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze.
Il s'en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur le moyen de le leur livrer.
Ils se réjouirent et convinrent de lui donner de l'argent.
Il acquiesça, et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer à l'insu de la foule.
Vint le jour des Azymes, où devait être immolée la pâque,
et il envoya Pierre et Jean en disant : " Allez nous préparer la pâque, que nous la mangions. "
Ils lui dirent : " Où veux-tu que nous préparions ? "
10 Il leur dit : " Voici qu'en entrant dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le dans la maison où il pénétrera,
11 et vous direz au propriétaire de la maison : "Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ?"
12 Et celui-ci vous montrera, à l'étage, une grande pièce garnie de coussins ; faites-y les préparatifs. "
13 S'en étant donc allés, ils trouvèrent comme il leur avait dit, et ils préparèrent la pâque.
14 Lorsque l'heure fut venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui.
15 Et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ;
16 car je vous le dis, jamais plus je ne la mangerai jusqu'à ce qu'elle s'accomplisse dans le Royaume de Dieu. "
17 Puis, ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : " Prenez ceci, et partagez entre vous ;
18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du produit de la vigne jusqu'à ce que le Royaume de Dieu soit venu. "
19 Puis, prenant du pain, il rendit grâces, le rompit et le leur donna, en disant : " Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites cela en mémoire de moi. "
20 Il fit de même pour la coupe après le repas, disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous.
21 " Cependant, voici que la main de celui qui me livre est avec moi sur la table.
22 Le Fils de l'homme, certes, va son chemin selon ce qui a été arrêté, mais malheur à cet homme-là par qui il est livré ! "
23 Et eux se mirent à se demander entre eux quel était donc parmi eux celui qui allait faire cela.
24 Il s'éleva aussi entre eux une contestation: lequel d'entre eux pouvait être tenu pour le plus grand?
25 Il leur dit : " Les rois des nations dominent sur elles, et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler Bienfaiteurs.
26 Mais pour vous, il n'en va pas ainsi. Au contraire, que le plus grand parmi vous se comporte comme le plus jeune, et celui qui gouverne comme celui qui sert.
27 Quel est en effet le plus grand, celui qui est à table ou celui qui sert ? N'est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert !
28 " Vous êtes, vous, ceux qui sont demeurés constamment avec moi dans mes épreuves ;
29 et moi je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi:
30 vous mangerez et boirez à ma table en mon Royaume, et vous siégerez sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël.
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La Cène se déroule dans une grande chambre haute, déjà préparée pour recevoir des invités. Cette chambre haute ressemble à l’homme qui, libéré des forces obscures, doit inviter le Christ chez lui afin que...  Lire la suite

La Cène se déroule dans une grande chambre haute, déjà préparée pour recevoir des invités. Cette chambre haute ressemble à l’homme qui, libéré des forces obscures, doit inviter le Christ chez lui afin qu’Il demeure constamment dans son coeur. Le Christ est entré dans la chambre haute de Jérusalem pour y accomplir la Cène, mais aujourd’hui encore chaque coeur peut devenir une telle chambre haute grâce à l’Eucharistie.

Si Jésus n’est pas invité dans la chambre haute balayée et préparée, des esprits impurs s’y installeront. À de nombreuses reprises, on a tenté de justifier Judas, d’attribuer à sa trahison des motifs élevés, mais l’évangéliste témoigne clairement : Satan entra en Judas. Il entra précisément parce que Judas s’était détourné du Maître. Et nous voyons que les autres disciples aussi, bien qu’ils n’aient pas commis de trahison comme Judas, pensaient dans les catégories du succès terrestre. À la veille des souffrances du Maître, dont ils avaient été avertis, ils discutent avec légèreté de la primauté... La nature humaine déchue est prête à tout déformer ; même le service chrétien, elle s’efforce de le transformer en moyen d’affirmation de soi. Et si une telle tentation commence à nous assaillir, que les paroles du Sauveur ne se taisent pas dans notre conscience : que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert.

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