Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Mc 5:21-43

21 Lorsque Jésus eut traversé à nouveau en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse se rassembla autour de lui, et il se tenait au bord de la mer.
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Masquer

Dans l'Évangile, il y a un récit étonnant d'une « guérison à l'intérieur d'une résurrection ». Il s'agit de la résurrection de la fille du chef de la synagogue (« chef de synagogue ») et, comme en passant, de la guérison d'une femme qui souffrait depuis de nombreuses années d'une maladie non nommée accompagnée d'un écoulement de sang. À première vue, ces événements n'ont rien de commun, sauf leur coïncidence dans le temps. En réalité, pourtant, ils sont unis par un trait commun qui ne saute pas immédiatement aux yeux.

Voici une femme qui craint d'avouer qu'elle a touché Jésus. Aujourd'hui, une telle peur peut nous paraître incompréhensible, mais en ce temps-là elle était tout à fait justifiée : il s'agit d'un écoulement de sang ; une personne qui souffre d'un tel écoulement est, selon les normes de la Torah, considérée comme impure ; le contact avec une telle personne souille ; et pourtant la femme touche le Maître, risquant de Le souiller, si... si seulement elle n'est pas guérie. Ici, c'est soit la guérison, soit une faute très grave, à la limite du crime. Il en va de même avec la fille du chef : tant qu'une personne est vivante, on peut et on doit la soigner, si cela est possible ; mais si elle est morte, le contact avec son corps souille.

Les représentations yahvistes traditionnelles se ramènent, pour le dire brièvement, à cette compréhension : l'homme est souillé par tout contact avec ce qui diminue la mesure de la plénitude de sa vie. Chaque fois que, pour parler dans un langage moderne, le triomphe de l'entropie est manifeste, l'homme est souillé, parce que la participation, volontaire ou involontaire, à un tel processus est incompatible avec un autre processus, qui se déroule toujours en présence de Dieu : le processus de sanctification.

Jésus, Lui, parvient chaque fois à inverser l'entropie, à la faire reculer, même là où elle semblait triompher de façon irréversible, comme dans le cas de la mort physique. Pour le Royaume, il n'y a aucune souillure : la présence même de sa force, de son souffle, détruit la souillure, rendant le processus de souillure fondamentalement impossible. Telle est la vie du Royaume, qui surpasse tout, et que Jésus porte en Lui. La seule possibilité de se souiller face au Christ et au Royaume est de rester dans l'espace de son propre péché, commis consciemment ; mais cela est une autre histoire.

Autres réflexions

 
Pour Mc 5:21-43
21 Lorsque Jésus eut traversé à nouveau en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse se rassembla autour de lui, et il se tenait au bord de la mer.
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Masquer
La lecture d'aujourd'hui nous raconte la résurrection de la fille d'un responsable de synagogue nommé Jaïre (le texte évangélique appelle cet homme « chef de la synagogue »). À cette époque, comme aujourd'hui, le rôle de ce responsable dans la synagogue ressemblait à celui d'un marguillier dans les églises où cette fonction existe : cet homme...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous raconte la résurrection de la fille d'un responsable de synagogue nommé Jaïre (le texte évangélique appelle cet homme « chef de la synagogue »). À cette époque, comme aujourd'hui, le rôle de ce responsable dans la synagogue ressemblait à celui d'un marguillier dans les églises où cette fonction existe. Cet homme ne remplaçait pas le rabbin, qui demeurait le chef de la synagogue en tant que communauté religieuse, mais il avait la responsabilité de toutes les questions administratives et matérielles qui s'y posaient. Une telle fonction était naturellement très exigeante, et celui qui l'occupait jouissait du respect de tous.

Sur le chemin de la maison de Jaïre, le Sauveur rencontre une femme malade qui souffre d'un écoulement de sang. La description donnée par l'Évangile ne permet pas de déterminer exactement quelle était sa maladie, mais il est évident qu'aucun médecin n'avait pu l'aider (v. 25–26). Elle se résout à tenter un dernier recours et, avec foi et espérance de guérison, touche le vêtement de Jésus (v. 27–28).

À cette époque, une démarche aussi hardie aurait fort bien pu provoquer la colère du Maître. Chez les Juifs, une personne souffrant d'un écoulement de sang était considérée comme impure et ne pouvait participer pleinement à la vie religieuse, par exemple aux sacrifices. Pour être purifiée, elle devait d'abord attendre que le saignement cesse, ce qui signifiait que la guérison avait commencé, puis accomplir une ablution particulière avec de l'eau. L'Ancien Testament, notamment le Livre du Lévitique, décrit en détail comment cela devait être fait. Or le saignement de cette femme ne s'était pas encore arrêté et, en Le touchant, elle pouvait, comme elle le pensait apparemment elle-même, Le rendre impur Lui aussi, puisque le contact avec une personne ou une chose impure était censé souiller celui qui la touchait.

C'est sans doute pourquoi elle fut très effrayée lorsque Jésus se mit à regarder autour de Lui pour chercher qui L'avait touché. Elle jugea néanmoins préférable de s'approcher du Maître et de tout avouer, au risque même de provoquer Sa colère (v. 32–33). Mais la réponse du Seigneur ne fut manifestement pas une condamnation ; elle fut au contraire tout à fait approbatrice (v. 34). Pendant ce temps, la fille de Jaïre mourut (v. 35 ; son père avait apparemment demandé de l'aide alors que la maladie était déjà très avancée, peut-être seulement après avoir essayé tous les autres moyens). Mais cela n'arrête pas Jésus, car Il peut non seulement guérir, mais aussi ressusciter les morts (v. 41–42).

Masquer
 
Pour Mc 5:21-43
21 Lorsque Jésus eut traversé à nouveau en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse se rassembla autour de lui, et il se tenait au bord de la mer.
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Masquer
Il est difficile d'imaginer, même à notre époque qui a largement perdu le sens de la honte, une femme qui reconnaîtrait publiquement que...  Lire la suite

Il est difficile d'imaginer, même à notre époque qui a largement perdu le sens de la honte, une femme qui reconnaîtrait publiquement qu'elle souffre depuis des années d'une hémorragie chronique. Mais à cette époque, en Israël, elle n'avait pas non plus le droit de toucher les gens. Une femme atteinte d'une perte de sang était considérée comme impure; celui qui la touchait devait jeûner plusieurs jours et ne pouvait pas entrer dans le Temple. Or elle désirait si ardemment la guérison et croyait si fort qu'elle toucha Jésus; et sa confiance en Lui était si grande que, sentant qu'elle était guérie, elle se décida à en témoigner devant toute la foule qui Le pressait.

Très souvent, ce qui nous empêche de venir à Dieu, de Lui demander sincèrement quelque chose, de nous adresser à Lui, c'est la honte. Nous avons honte de nous confesser, oubliant que Dieu voit déjà tous nos péchés, tout ce dont nous avons honte, et que le prêtre n'est qu'un témoin, investi du pouvoir de nous accorder le pardon de Dieu, mais non du pouvoir de nous juger. Nous n'avons rien à craindre. Nous avons honte de témoigner du Christ, nous sommes embarrassés, nous craignons qu'on se moque de nous, alors que le Christ a dit que si nous avons honte de Lui, Lui aussi aura honte de nous devant le Père.

Masquer
 
Pour Mc 5:21-43
21 Lorsque Jésus eut traversé à nouveau en barque vers l’autre rive, une foule nombreuse se rassembla autour de lui, et il se tenait au bord de la mer.
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Masquer
Les évangélistes placent toujours ces deux épisodes ensemble. Il est ici question de l’une des vertus chrétiennes...  Lire la suite

Les évangélistes placent toujours ces deux épisodes ensemble. Il est ici question de l’une des vertus chrétiennes : l’audace confiante. Dans le cas de la femme atteinte d’un flux de sang, cette audace touche non seulement à la hardiesse, mais au crime : selon la Loi de Moïse, cette femme est impure et ne peut pas toucher les gens ; or voici qu’elle touche le Maître. On peut imaginer ce qu’il lui en a coûté d’avouer son acte. Mais le Seigneur n’appelle pas cela un crime ni une offense, mais la foi : « Ta foi t’a sauvée ». Le second exemple parle lui aussi d’une telle foi « au-delà de toute espérance ». On annonce au chef de la synagogue que, pendant qu’il était allé chercher le Maître, sa fille est morte, qu’il n’y a plus d’espérance. Mais là encore le Seigneur parle de foi : « Crois seulement ! ». Ces deux épisodes doivent encore aujourd’hui transformer radicalement, bouleverser nos représentations de la foi, de la prière, de la « politesse » envers Dieu. Car pour Lui il n’existe ni conventions ni étiquette : il n’y a que la foi ou l’incrédulité, l’amour ou le manque d’amour.

Masquer
 
Pour Mc 5:24-34
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
Masquer
La femme atteinte d’hémorragies, dont l’Évangile d’aujourd’hui raconte la guérison, accomplit un acte tout à fait contraire à la Loi. Selon la Loi juive, le sang rend impur ; la malade doit donc...  Lire la suite

La femme atteinte d’hémorragies, dont l’Évangile d’aujourd’hui raconte la guérison, accomplit un acte tout à fait contraire à la Loi. Selon la Loi juive, le sang rend impur ; la malade doit donc se tenir éloignée des personnes pieuses. À plus forte raison doit-elle éviter le Temple et ne pas s’approcher de Dieu.

Si l’un des pharisiens l’avait arrêtée tandis qu’elle se frayait un chemin dans la foule vers Jésus, elle aurait été condamnée et peut-être sévèrement punie. À tout le moins, on l’aurait couverte de honte : comment oses-tu, si impure, toute chargée de péché et de souillure, t’approcher du Maître ! Pourtant, Il dit Lui-même aux pharisiens que les gens comme elle, les publicains et les pécheurs, entrent dans le Royaume avant les premiers de la classe en matière de religion, parce qu’ils possèdent une qualité essentielle : ils en ont un besoin vital.

Masquer
 
Pour Mc 5:24-34
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
Masquer
L'histoire de la guérison de la femme qui souffrait d'une perte de sang nous montre le Royaume et les relations qui unissent entre eux ses habitants sous un angle quelque peu inattendu...  Lire la suite

L'histoire de la guérison de la femme qui souffrait d'une perte de sang nous montre le Royaume et les relations qui unissent entre eux ses habitants sous un angle quelque peu inattendu. En principe, il n'y a bien sûr rien d'étonnant à ce qu'une personne entrée en contact avec le Royaume soit guérie : dans le Royaume, il ne peut y avoir de place ni pour les maladies ni pour la mort. Ce qui est intéressant, c'est autre chose : comment cela se produit exactement. Bien sûr, aucune participation au Royaume n'est possible sans des relations réelles et vivantes avec Celui qui a apporté le Royaume dans le monde, sans confiance en Lui. Mais dans l'histoire de la femme guérie de sa perte de sang, ces relations étaient tout de même quelque peu unilatérales.

Que la femme guérie faisait entièrement confiance à Jésus est évident : autrement, elle n'aurait tout simplement pas osé Le toucher, car ceux qui souffraient de telles maladies étaient, du point de vue de la Torah, considérés comme impurs, et leur contact souillait ceux qu'ils touchaient. Il fallait croire très fortement à la guérison pour se résoudre à faire ce qu'a fait la femme mentionnée dans le récit. Et, bien sûr, il fallait avoir une confiance infinie en Celui à qui l'on s'adressait pour être guéri.

Jésus guérit la femme qui L'a touché sans même la remarquer. Il sent seulement que quelqu'un L'a touché, non comme les gens se frôlent par hasard dans une foule dense, mais en cherchant la guérison, en touchant avec le désir de participer à cette force de Dieu dont Il porte en Lui la plénitude. Au moment de la guérison, Jésus non seulement ne prête pas attention à la femme guérie par le contact avec Lui, Il ne la voit même pas.

Visiblement, il arrive aussi que le premier pas vers le Royaume soit fait par l'homme lui-même, de sa propre volonté, en prenant pour ainsi dire l'initiative entre ses mains. Il arrive donc que le Royaume soit aussi « pris par force » de cette manière. Mais, bien sûr, dans ce cas, le premier pas s'accompagne toujours du pas en retour de Celui qui a apporté le Royaume dans le monde. Il ne peut en être autrement : les relations sont toujours une affaire réciproque, elles ne sont jamais unilatérales. Et Jésus, visiblement, accueille la femme qui a osé ce que bien peu auraient osé. Il lui dit que sa foi l'a sauvée, sa détermination et sa confiance en Lui. Ce sans quoi on n'entre pas dans le Royaume.

Masquer
 
Pour Mc 5:22-6:1
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Étant sorti de là, il se rend dans sa patrie, et ses disciples le suivent.
Masquer
De nouveau, comme dans les autres miracles décrits par l’évangéliste Marc, nous voyons que le Seigneur accomplit un miracle par Sa seule parole...  Lire la suite

De nouveau, comme dans les autres miracles décrits par l’évangéliste Marc, nous voyons que le Seigneur accomplit un miracle par Sa seule parole. Les personnes qui possèdent le don des miracles ou qui prétendent à des capacités extraordinaires s’adressent à une autre volonté : les saints — à Dieu, les chamanes — à la force des incantations magiques. Jésus, lui, exprime simplement Sa volonté — et elle accomplit le miracle, comme elle a aussi créé tout ce monde. En cela se manifeste Son autorité divine. Mais il n’est pas moins important pour nous de savoir que la volonté du Tout-Puissant est que les hommes soient guéris de leurs maladies et délivrés de la mort. La demande de Jésus que personne ne le sache le souligne particulièrement : Il accomplit le miracle non pour attirer des adeptes vers une nouvelle religion, mais pour délivrer de la mort et du chagrin une famille concrète.

Masquer
 
Pour Mc 5:22-6:1
22 Arrive alors un des chefs de synagogue, nommé Jaïre, qui, le voyant, tombe à ses pieds
23 et le prie avec instance : « Ma petite fille est à toute extrémité, viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
24 Il partit avec lui, et une foule nombreuse le suivait, qui le pressait de tous côtés.
25 Or, une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze années,
26 qui avait beaucoup souffert du fait de nombreux médecins et avait dépensé tout son avoir sans aucun profit, mais allait plutôt de mal en pis,
27 avait entendu parler de Jésus ; venant par derrière dans la foule, elle toucha son manteau.
28 Car elle se disait : « Si je touche au moins ses vêtements, je serai sauvée. »
29 Et aussitôt la source d’où elle perdait le sang fut tarie, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son infirmité.
30 Et aussitôt Jésus eut conscience de la force qui était sortie de lui, et s’étant retourné dans la foule, il disait : « Qui a touché mes vêtements ? »
31 Ses disciples lui disaient : « Tu vois la foule qui te presse de tous côtés, et tu dis : Qui m’a touché ? »
32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.
33 Alors la femme, craintive et tremblante, sachant bien ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
34 Et il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Étant sorti de là, il se rend dans sa patrie, et ses disciples le suivent.
Masquer
La mort. Les gens sont prêts à croire aux miracles accomplis par Jésus, c'est-à-dire à reconnaître en Lui une grande force. Mais lorsque paraît le mot...  Lire la suite

La mort. Les gens sont prêts à croire aux miracles accomplis par Jésus, c'est-à-dire à reconnaître en Lui une grande force. Mais lorsque paraît le mot « mort », il n'est plus nécessaire de déranger le Maître. La mort, c'est la fin ; la maladie la plus terrible laisse encore une espérance, mais la mort, c'est tout.

Or c'est précisément cela qui n'est pas vrai. Et la résurrection prend place dans la même série que les autres guérisons. La maladie et la mort se révèlent être des phénomènes du même ordre. La mort n'est pas quelque chose de supra-mondain contre quoi il serait impossible de lutter parce que cela nous dépasserait infiniment, ni quelque chose de sacré en ce sens. Non, la mort n'est que l'achèvement d'une suite de maladies qui témoignent de la corruptibilité de cette nature matérielle.

C'est pourquoi deux récits de résurrection, celle de Lazare et celle de la fille de Jaïre, ne possèdent pas de style particulier par rapport aux miracles de guérison. Oui, la mort est un événement très important. Mais la naissance est bien plus importante, parce que la mort n'est qu'un passage. Pour nos yeux terrestres, la mort et la naissance sont des phénomènes du même ordre par la force de l'expérience vécue ; seul le signe de ces expériences diffère. Pour nos sentiments terrestres, il doit en être ainsi, et il est effrayant de ne pas pleurer aux funérailles par une fausse religiosité ; mais lorsque l'âme pleure, l'esprit doit apprendre doucement et calmement les nouveaux chemins du lien avec la personne aimée, maintenant qu'il n'y a plus entre vous de lien matériel. Mais cela n'est possible que si nous nous pénétrons de l'esprit de la lecture d'aujourd'hui.

La mort n'est pas un mur infranchissable ; il y a Celui qui nous rend toujours nos morts : le Seigneur Jésus Christ.

Masquer
 
Pour Mc 5:35-6:1
35 Tandis qu’il parlait encore, arrivent de chez le chef de synagogue des gens qui disent : « Ta fille est morte ; pourquoi déranges-tu encore le Maître ? »
36 Mais Jésus, qui avait surpris la parole qu’on venait de prononcer, dit au chef de synagogue : « Sois sans crainte ; aie seulement la foi. »
37 Et il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.
38 Ils arrivent à la maison du chef de synagogue et il aperçoit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grandes clameurs.
39 Étant entré, il leur dit : « Pourquoi ce tumulte et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. »
40 Et ils se moquaient de lui. Mais les ayant tous mis dehors, il prend avec lui le père et la mère de l’enfant, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, et il pénètre là ou était l’enfant.
41 Et prenant la main de l’enfant, il lui dit : « Talitha koum », ce qui se traduit : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! »
42 Aussitôt la fillette se leva et elle Mchait, car elle avait douze ans. Et ils furent saisis aussitôt d’une grande stupeur.
43 Et il leur recommanda vivement que personne ne le sût et il dit de lui donner à manger.
Étant sorti de là, il se rend dans sa patrie, et ses disciples le suivent.
Masquer
Il est difficile de douter que la résurrection de la fille de Jaïre soit un nouveau témoignage de la proximité du Royaume, dont le souffle peut non seulement guérir l'être humain de la maladie, mais aussi le ramener à la vie si la mort...  Lire la suite

Il est difficile de douter que la résurrection de la fille de Jaïre soit un nouveau témoignage de la proximité du Royaume, dont le souffle peut non seulement guérir l'être humain de la maladie, mais aussi le ramener à la vie si la mort est survenue prématurément, même selon les lois du monde non transfiguré. Le plus intéressant dans ce récit est que la résurrection dépend entièrement non pas tant de la foi de la jeune fille mourante que de celle de Jaïre lui-même, bien que sa fille ait déjà atteint un âge où l'on peut parler sérieusement de foi. On pourrait naturellement dire qu'elle pouvait ignorer, et ignorait même très probablement, à Qui son père s'était adressé pour demander de l'aide. Pourtant, le fait que, dans cette situation, la foi ait été exigée avant tout de Jaïre lui-même nous permet de voir le Royaume sous un angle quelque peu inattendu : à travers les relations dont il se compose en réalité.

Ce n'est pas un hasard si le Sauveur parle de l'amour comme d'un commandement nouveau. En effet, si auparavant l'amour, comme la haine, n'était qu'une caractéristique de la qualité de la relation avec le prochain, maintenant, dans le Royaume, il devient le milieu spirituel que l'on pourrait, en un certain sens, appeler sa nature. La structure du Royaume est formée par les relations qui unissent ses habitants à Dieu, au Christ et les uns aux autres. La qualité et l'intensité de ces relations déterminent la mesure dans laquelle la plénitude du Royaume se manifeste en un lieu et en un temps précis. Et, semble-t-il, par la confiance totale que Jaïre manifesta envers Celui qui apporta le Royaume dans le monde, non seulement il y entrait lui-même, mais il y introduisait aussi ceux qu'il aimait et pour lesquels il priait Jésus.

Bien sûr, cela ne garantissait pas encore en soi que celui pour lequel on priait obtienne le salut et la plénitude de la vie dans le Royaume où la demande d'une autre personne l'avait fait entrer. Mais, dans une situation particulière et extrême, le premier pas peut manifestement être accompli de cette manière également. L'essentiel est qu'il ne soit pas le seul et le dernier.

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.