24 "Que Yahvé te bénisse et te garde ! |
25 Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce! |
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
Le yahvisme connaît des bénédictions traditionnelles, prononcées par les prêtres pendant le culte à la Demeure ou au Temple, dans lesquelles le nom de Dieu retentissait nécessairement. À un certain moment, on se mit à les considérer comme des formules rituelles traditionnelles, mais à l'origine toutes ces bénédictions avaient leur sens et leur destination.
Telles sont aussi les bénédictions que nous voyons dans le livre des Nombres. Le rapport au nom sacré était, dans l'Antiquité, particulier en général : le nom par lequel Dieu se révèle à l'homme, si on le prononce, pensait-on, unit l'homme à Dieu. Les païens aussi voyaient les choses ainsi ; dans le monde païen, on attribuait souvent même des propriétés magiques aux noms sacrés.
Le yahvisme, lui, ne supposait aucune magie : il s'agissait de l'intention que l'homme adresse à Dieu en L'appelant par Son nom. Employer les noms sacrés n'importe comment, en passant, pour faire joli ou par habitude, est une violation du troisième commandement du Décalogue, et dans l'ancien Israël on le savait bien.
Qu'est-ce donc qu'une bénédiction ? Dans son sens initial, le mot hébreu correspondant signifie la transmission, par celui qui bénit, de sa force (habituellement surnaturelle) à celui qui est béni. En bénissant l'homme, Dieu lui donne Sa force, et les prêtres, en bénissant le peuple, lui souhaitent que Dieu, devant qui ils venaient de se tenir, leur donne Sa force.
Cette force peut garder et protéger, surtout si Dieu fait resplendir Son visage sur l'homme. Rencontrer Dieu face à face signifiait vivre l'expérience d'une communion personnelle avec Dieu ; une telle expérience a été connue en tout temps. Mais cette rencontre pouvait être pour l'homme non seulement joyeuse : car l'homme pécheur se présentait devant Dieu tel qu'il était, et l'issue de la rencontre pouvait être pour lui tout à fait inattendue.
C'est pourquoi, dans les formules rituelles traditionnelles, retentissent les paroles sur la paix et la miséricorde : l'une et l'autre étaient absolument nécessaires à l'homme pécheur pour que la rencontre avec Dieu face à face ne se transforme pas pour lui en malédiction au lieu d'une bénédiction.
Bien sûr, Dieu ne maudit jamais l'homme pour ses péchés, sinon personne n'aurait de chance de salut. Mais la rencontre avec Dieu se révèle toujours pour l'homme une épreuve aussi, et non seulement une joie ; et les bénédictions traditionnelles prononcées par les prêtres contenaient aussi une demande pour que la rencontre avec Dieu devienne pour les bénis non pas une perdition, mais un renouvellement spirituel.
24 "Que Yahvé te bénisse et te garde ! |
25 Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce! |
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
Parmi les bénédictions par lesquelles Dieu ordonna à ses prêtres de bénir son peuple, la bénédiction de la paix occupe une place particulière. Bien sûr, une vie paisible est un bien ; seule une personne très sanguinaire ou très légère peut en douter. Mais est-ce seulement d'une vie paisible qu'il est question ici ? Ce n'est pas par hasard que cette bénédiction est liée à une autre, celle où il est question de la miséricorde de Dieu, verset 25, et que les deux ensemble constituent la bénédiction comme telle, qui aidera à préserver le peuple, verset 24. Bien sûr, une vie paisible est nécessaire en elle-même à la préservation du peuple : les Juifs n'ont jamais été si nombreux qu'ils puissent se permettre une grande guerre. Mais pour qu'elle devienne possible, il faut l'intervention directe de Dieu dans le destin de son peuple ; autrement, survivre dans la situation politique qui s'était formée au Proche-Orient, où le calme n'a jamais régné, était tout à fait irréaliste.
Et une telle intervention, on le voit, ne se limite jamais à résoudre une seule tâche concrète. C'est peut-être précisément pourquoi nous sommes parfois si indécis dans nos prières : consciemment ou inconsciemment, nous comprenons que Dieu résoudra bien sûr nos problèmes, mais qu'après cela il ne nous quittera plus et ne nous laissera plus en paix. Il essaiera de faire de nous les siens jusqu'au bout. Ainsi aussi, pour le peuple de Dieu, la bénédiction de la paix était évidemment directement liée à une vie paisible, à une vie sans guerre, ce qui réjouissait sans doute tout le monde. Mais Dieu allait toujours plus loin, désirant transformer son peuple en communauté de fidèles pour qui la paix serait inséparable de sa présence et de la communion avec lui.
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
Parmi ces bénédictions, par lesquelles Dieu demande aux prêtres de bénir Son peuple, une place spéciale occupe la bénédiction de la paix. Bien sûr qu’une vie paisible est bien, ne peut sûrement douter de cela qu’une personne trop sanguinaire ou très frivole. Mais s’agit-il dans ce cas seulement d’une vie de paix?
Ce n’est probablement pas un hasard que cette bénédiction se trouve lié à l'autre, avec celui, dans lequel est mentionnée la miséricorde («grâce») de Dieu (verset 25), et tous les deux ensembles font la bénédiction comme telle, qui aidera à garder le peuple (verset 24). Certes, et une vie paisible est en elle-même nécessaire pour la préservation du peuple: les Juifs n'étaient jamais tellement nombreux pour se permettre une grande guerre.
Mais pour qu'elle devienne possible, il faut l'intervention directe de Dieu dans le destin de Son peuple, autrement, survivre dans cette situation politique, qui se formait au Proche-Orient (et elle n'a jamais été tranquille là-bas), était tout à fait irréel. Mais une telle intervention, comme on le voit, ne se limite jamais à la décision d'une seule tâche concrète.
Peut être, c'est notamment pourquoi nous sommes parfois si indéterminés dans nos prières : consciemment ou subconsciemment nous comprenons que Dieu résoudra certainement nos problèmes, mais après cela Il ne nous quittera plus et ne nous laissera pas tranquille, Il essayera de nous faire le Sien jusqu'à la fin.
Ainsi et pour le peuple de Dieu la bénédiction de la paix, certes, était directement liée à une vie paisible, une vie sans guerre, dont chacun était sûrement content. Mais Dieu allait toujours plus loin, en souhaitant de transformer Son peuple en une communauté de fidèles, pour qui la paix ne s’aurait être inséparable de Sa présence et de la communication avec Lui.
22 Yahvé parla à Moïse et dit: |
23 " Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur :Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : |
24 "Que Yahvé te bénisse et te garde ! |
25 Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce! |
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
27 Qu'ils mettent ainsi mon nom sur les Israélites, et je les bénirai. |
Dans la vie spirituelle, rien n’est sans importance. On dirait que tu as envie de dire quelque chose de bon à quelqu’un, — eh bien, dis-le. Peu importe comment ? Comme on dit, une bonne parole fait plaisir même à un chat. Mais non : Dieu estime nécessaire, ici aussi, de donner un modèle de souhait bienveillant, de bénédiction. Et c’est très raisonnable, car pouvons-nous savoir avec certitude ce qui sera réellement bon pour une autre personne ?
Alors, qu’est-ce que Dieu appelle une bonne parole pour tout être humain ? Avant tout, le souhait que Dieu le bénisse, c’est-à-dire que Celui qui détermine ce qu’est le bien lui veuille du bien ! Ensuite, que cette personne soit placée sous la protection de Dieu, car nul n’est plus fort que Dieu Tout-Puissant. En troisième lieu, que la lumière vienne dans la vie de cette personne depuis la face du Seigneur, depuis Sa présence constante auprès d’elle, parce que la lumière, c’est voir le chemin et avoir la joie dans l’âme. Puis vient la miséricorde de Dieu, Son pardon du péché humain. Et enfin, la paix : non pas seulement l’absence de guerre et d’hostilité, mais un état de l’esprit où tout ce qui nous entoure reçoit sens et harmonie.
Dis-moi, homme, veux-tu être ainsi béni ? Alors toi-même, bénis ainsi les autres !
1 Yahvé parla à Moïse et dit: |
2 " Parle aux Israélites ; tu leur diras :Si un homme ou une femme entend s'acquitter d'un vœu, le vœu de naziréat, par lequel il s'est voué à Yahvé, |
3 il s'abstiendra de vin et de boissons fermentées, il ne boira pas le vinaigre qu'on tire de l'un ou de l'autre, il ne boira d'aucun jus de raisin, il ne mangera ni raisins frais ni raisins secs. |
4 Durant tout le temps de sa consécration, il ne prendra d'aucun produit du cep de vigne, depuis le verjus jusqu'au marc. |
5 Aussi longtemps qu'il sera consacré par son vœu, le rasoir ne passera pas sur sa tête; jusqu'à ce que soit écoulé le temps pour lequel il s'est voué à Yahvé, il sera consacré et laissera croître librement sa chevelure. |
6 Durant tout le temps de sa consécration à Yahvé, il ne s'approchera pas d'un mort; |
7 ni pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur il ne se rendra impur s'ils viennent à mourir, car il porte sur sa tête la consécration de son Dieu. |
8 Durant tout le temps de son naziréat il est un consacré à Yahvé. |
9 Si, près de lui, quelqu'un meurt de mort subite, rendant impure sa chevelure consacrée, il se rasera la tête au jour de sa purification, il se rasera la tête le septième jour. |
10 Le huitième jour, il apportera deux tourterelles ou deux pigeons au prêtre, à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. |
11 Le prêtre offrira l'un en sacrifice pour le péché, et l'autre en holocauste; il accomplira ensuite sur cet homme le rite d'expiation pour la souillure contractée près de ce mort. L'homme consacrera sa tête ce jour-là; |
12 il se consacrera à Yahvé pour le temps de son naziréat, et il amènera un agneau d'un an, à titre de sacrifice de réparation. Le temps déjà écoulé ne comptera pas, puisque sa chevelure a été rendue impure. |
13 Voici le rituel du nazir, pour le jour où le temps de sa consécration est révolu. Conduit à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, |
14 il apportera à Yahvé son offrande: pour un holocauste, un agneau d'un an, sans défaut; pour un sacrifice pour le péché, une agnelle d'un an, sans défaut; pour un sacrifice de communion, un bélier sans défaut; |
15 une corbeille de gâteaux de fleur de farine sans levain, pétris à l'huile, des galettes sans levain frottées d'huile, avec les oblations et libations conjointes. |
16 Ayant apporté tout cela devant Yahvé, le prêtre fera le sacrifice pour le péché et l'holocauste du nazir. |
17 Celui-ci fera un sacrifice de communion avec le bélier et avec les azymes de la corbeille, et le prêtre offrira l'oblation et la libation conjointes. |
18 Puis le nazir rasera sa chevelure consacrée à l'entrée de la Tente du Rendez-vous et, prenant les cheveux de sa tête consacrée, il les mettra dans le feu du sacrifice de communion. |
19 Le prêtre prendra l'épaule du bélier, une fois cuite, un gâteau sans levain de la corbeille et une galette sans levain. Il les mettra dans la main du nazir quand celui-ci aura rasé sa chevelure. |
20 Il les tendra en geste de présentation devant Yahvé; c'est chose sainte qui revient au prêtre, outre la poitrine de présentation et la cuisse de prélèvement. Le nazir pourra dès lors boire du vin. |
21 Tel est le rituel concernant le nazir. Si, en plus de sa chevelure, il a fait vœu d'une offrande personnelle à Yahvé, il acquittera sans compter ce que ses moyens lui permettront ce vœu qu'il a fait, en plus de ce que prévoit le rituel pour sa chevelure. |
22 Yahvé parla à Moïse et dit: |
23 " Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur :Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : |
24 "Que Yahvé te bénisse et te garde ! |
25 Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce! |
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
27 Qu'ils mettent ainsi mon nom sur les Israélites, et je les bénirai. |
La loi sur le naziréat peut paraître assez étrange. Quel était le but du nazir, pourquoi fallait-il l'abstinence mentionnée de toutes les boissons fortes? Qu'était-ce donc: un mouvement de sobriété? Ou une fraternité d'ascètes? Mais alors pourquoi s'agit-il précisément de s'abstenir de boissons fortes, et non de viande ni de vie conjugale, puisque l'immense majorité des pratiques ascétiques de l'Antiquité supposaient l'un et l'autre? S'il y a ici ascèse, elle est très particulière. De plus, il ne s'agit pas d'un vœu permanent, pour toute la vie, mais d'un vœu temporaire; on ignore s'il était possible de faire le vœu de naziréat pour toute la vie. Et pourtant le naziréat était une sorte de pratique ascétique, mais non au sens habituel du mot.
Ce n'est pas par hasard que l'abstinence de boissons fortes passe ici au premier plan. D'ailleurs, dans l'Israël ancien existait tout un mouvement dont les membres ne consommaient ni vin ni autres boissons liées à la fermentation: ce sont les Rékabites, littéralement «ceux qui vivent dans les rues». Dans les rues parce qu'ils ne reconnaissaient par principe non seulement ni le vin ni les autres boissons fortes, mais pas même la vie sédentaire en général: même dans les villes, ils dressaient ostensiblement leurs tentes et y vivaient, convaincus qu'autrement, dans une maison urbaine, on ne pouvait pas rester un véritable yahviste.
Ils rejetaient le vin pour la même raison que les habitations urbaines: l'un comme les autres étaient incompatibles avec la vie du nomade, et pour les Rékabites seul le nomade était yahviste. Le vin, naturellement, est une grande rareté pour un nomade, car avec un mode de vie nomade il ne peut être question de posséder ses propres vignes. Il se passe à peu près la même chose, mais à une moindre échelle, dans le cas du naziréat: l'abstinence de vin et d'autres boissons fortes devait avant tout rappeler à l'homme le désert, l'Exode, le chemin que le peuple avait dû parcourir du Sinaï jusqu'à la terre promise.
Ici, bien sûr, il ne suffisait pas de s'abstenir de vin; il fallait se souvenir de beaucoup de choses, les revivre, retourner par la pensée aux origines, là où tout avait commencé, où la Torah avait été donnée, où Dieu s'était pour la première fois révélé à Moïse. De telles expériences pouvaient renouveler spirituellement l'homme et le pousser à se recueillir intérieurement, à regarder de nouveau sa relation avec Dieu et sa vie en général. Bien entendu, il ne pouvait y avoir aucune garantie, mais la possibilité d'un tel renouvellement était offerte à chacun. Le reste dépendait de l'homme lui-même.
1 Yahvé parla à Moïse et dit: |
2 " Parle aux Israélites ; tu leur diras :Si un homme ou une femme entend s'acquitter d'un vœu, le vœu de naziréat, par lequel il s'est voué à Yahvé, |
3 il s'abstiendra de vin et de boissons fermentées, il ne boira pas le vinaigre qu'on tire de l'un ou de l'autre, il ne boira d'aucun jus de raisin, il ne mangera ni raisins frais ni raisins secs. |
4 Durant tout le temps de sa consécration, il ne prendra d'aucun produit du cep de vigne, depuis le verjus jusqu'au marc. |
5 Aussi longtemps qu'il sera consacré par son vœu, le rasoir ne passera pas sur sa tête; jusqu'à ce que soit écoulé le temps pour lequel il s'est voué à Yahvé, il sera consacré et laissera croître librement sa chevelure. |
6 Durant tout le temps de sa consécration à Yahvé, il ne s'approchera pas d'un mort; |
7 ni pour son père, ni pour sa mère, ni pour son frère, ni pour sa sœur il ne se rendra impur s'ils viennent à mourir, car il porte sur sa tête la consécration de son Dieu. |
8 Durant tout le temps de son naziréat il est un consacré à Yahvé. |
9 Si, près de lui, quelqu'un meurt de mort subite, rendant impure sa chevelure consacrée, il se rasera la tête au jour de sa purification, il se rasera la tête le septième jour. |
10 Le huitième jour, il apportera deux tourterelles ou deux pigeons au prêtre, à l'entrée de la Tente du Rendez-vous. |
11 Le prêtre offrira l'un en sacrifice pour le péché, et l'autre en holocauste; il accomplira ensuite sur cet homme le rite d'expiation pour la souillure contractée près de ce mort. L'homme consacrera sa tête ce jour-là; |
12 il se consacrera à Yahvé pour le temps de son naziréat, et il amènera un agneau d'un an, à titre de sacrifice de réparation. Le temps déjà écoulé ne comptera pas, puisque sa chevelure a été rendue impure. |
13 Voici le rituel du nazir, pour le jour où le temps de sa consécration est révolu. Conduit à l'entrée de la Tente du Rendez-vous, |
14 il apportera à Yahvé son offrande: pour un holocauste, un agneau d'un an, sans défaut; pour un sacrifice pour le péché, une agnelle d'un an, sans défaut; pour un sacrifice de communion, un bélier sans défaut; |
15 une corbeille de gâteaux de fleur de farine sans levain, pétris à l'huile, des galettes sans levain frottées d'huile, avec les oblations et libations conjointes. |
16 Ayant apporté tout cela devant Yahvé, le prêtre fera le sacrifice pour le péché et l'holocauste du nazir. |
17 Celui-ci fera un sacrifice de communion avec le bélier et avec les azymes de la corbeille, et le prêtre offrira l'oblation et la libation conjointes. |
18 Puis le nazir rasera sa chevelure consacrée à l'entrée de la Tente du Rendez-vous et, prenant les cheveux de sa tête consacrée, il les mettra dans le feu du sacrifice de communion. |
19 Le prêtre prendra l'épaule du bélier, une fois cuite, un gâteau sans levain de la corbeille et une galette sans levain. Il les mettra dans la main du nazir quand celui-ci aura rasé sa chevelure. |
20 Il les tendra en geste de présentation devant Yahvé; c'est chose sainte qui revient au prêtre, outre la poitrine de présentation et la cuisse de prélèvement. Le nazir pourra dès lors boire du vin. |
21 Tel est le rituel concernant le nazir. Si, en plus de sa chevelure, il a fait vœu d'une offrande personnelle à Yahvé, il acquittera sans compter ce que ses moyens lui permettront ce vœu qu'il a fait, en plus de ce que prévoit le rituel pour sa chevelure. |
22 Yahvé parla à Moïse et dit: |
23 " Parle à Aaron et à ses fils et dis-leur :Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : |
24 "Que Yahvé te bénisse et te garde ! |
25 Que Yahvé fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce! |
26 Que Yahvé te découvre sa face et t'apporte la paix ! " |
27 Qu'ils mettent ainsi mon nom sur les Israélites, et je les bénirai. |
Que signifie « se consacrer à Dieu », et pourquoi en a-t-on besoin? À en juger par la description du vœu de naziréat dans le chapitre d'aujourd'hui, pour les anciens Israélites cela signifiait promettre à Dieu de ne pas se souiller et de s'abstenir du péché pendant un temps déterminé, ce à quoi devait contribuer l'abstinence de vin, même si, bien sûr, la symbolique du vin est ici beaucoup plus profonde; n'oublions pas non plus le fait de ne pas couper les cheveux, voir l'histoire du nazir Samson dans le livre des Juges. En d'autres termes, un tel vœu est un temps de sainteté aussi complète que possible pour l'homme, dont la source et le but sont la ressemblance avec Dieu.
Nous pouvons voir ce but non seulement dans la description de la vie d'hommes comme le prophète Samuel et Jean le Baptiste, qui furent eux aussi des naziréens, mais aussi dans les paroles de l'évangéliste au sujet de la Cène, lorsque le Seigneur prononce solennellement un vœu: « Désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu'au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père » (Mt 26:29), se consacrant lui-même pour tous ceux qui seront appelés à être sanctifiés par la vérité (Jn 17:19).
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