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RÉFLEXIONS pour Ga 5:7

Votre course partait bien ; qui a entravé votre élan de soumission à la vérité ?
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Dans ses lettres, Paul compare souvent la vie chrétienne à une course, et les chrétiens à des coureurs dans un stade, en compétition les uns avec les autres. Ainsi, ici encore, l'apôtre compare les destinataires de sa lettre à des coureurs qui avaient bien commencé leur course, mais que quelque chose a arrêtés au point qu'ils n'entendent plus la voix de la vérité. Le contexte immédiat montre qu'il s'agit de l'attrait pour cette religiosité qui n'a jamais suffi à une vie vraiment juste.

Le symbole de cette religiosité devient la circoncision, à laquelle, semble-t-il, certains membres de l'Église de Galatie liaient leur vie spirituelle plus encore qu'au Christ. Et c'est là que leur chemin spirituel s'arrête. Il s'arrête précisément comme chemin qu'ils devaient parcourir ou courir, et qui devait passer par une communion et une union directes avec le Christ. Le chemin du chrétien est le chemin du Royaume, non celui de la religion. Mais ce n'est pas tout.

Paul ne dit pas par hasard aux destinataires de sa lettre qu'ils se sont arrêtés. Ils n'ont pas pris un autre chemin, ils ne sont pas revenus en arrière: ils se sont précisément arrêtés. Rien d'étonnant à cela: la religiosité peut aider l'homme sur le chemin spirituel, mais elle peut aussi l'entraver. Et la vie religieuse comme telle n'a pas de rapport direct avec la vie spirituelle, même si elle lui est liée. Elle lui est liée surtout comme la forme au contenu. Ou, plus exactement, comme une source de formes pour le contenu dont la vie spirituelle est remplie dans la part qui concerne la communion avec Dieu.

C'est là que la religion peut réellement se révéler utile. Mais non lorsqu'elle devient une fin en soi. Non lorsque la vie religieuse remplace la vie spirituelle, cette dynamique des relations qui lient l'homme à Dieu et aux autres, et qu'aucune religion ne peut remplacer. Ici, il ne peut vraiment être question que d'un arrêt sur le chemin spirituel. Et si cet arrêt dure assez longtemps, peut-être même d'un refus de ce chemin: l'homme peut se satisfaire de la seule religion, s'il fait ce choix. Mais alors il faudra parler seulement et précisément de religion, et non de christianisme.

Autres réflexions

 
Pour Ga 4:28-5:10
28 Or vous, mes frères, à la manière d’Isaac, vous êtes enfants de la promesse.
29 Mais, comme alors l’enfant de la chair persécutait l’enfant de l’esprit, il en est encore ainsi maintenant.
30 Eh bien, que dit l’Écriture : Chasse la servante et son fils, car il ne faut pas que le fils de la servante hérite avec le fils de la femme libre.
31 Aussi, mes frères, ne sommes-nous pas enfants d’une servante mais de la femme libre.
C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage.
C’est moi, Paul, qui vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien.
De nouveau je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance intégrale de la Loi.
Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce.
Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice.
En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité.
Votre course partait bien ; qui a entravé votre élan de soumission à la vérité ?
Cette suggestion ne vient pas de Celui qui vous appelle.
Un peu de levain fait lever toute la pâte.
10 Pour moi, j’ai confiance qu’unis dans le Seigneur vous n’aurez pas d’autre sentiment ; mais qui vous trouble subira sa condamnation, quel qu’il soit.
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Qu’est-ce que la liberté, et existe-t-elle dans ce monde ? Dans le passage d’aujourd’hui de l’Épître aux Galates...  Lire la suite

Qu’est-ce que la liberté, et existe-t-elle dans ce monde ? Dans le passage d’aujourd’hui de l’Épître aux Galates, l’apôtre Paul souligne : « ...tenez ferme dans la liberté que le Christ nous a donnée... car, dans le Christ, ίσχύει (a force, compte)... la foi agissant par l’amour » (dans le texte grec, « δι’ » signifie par l’amour). La liberté est donc la soumission de la vie à la vérité principale et unique — la foi agissant par l’amour — et non aux variations passagères du mode de vie, qui dépendent des circonstances. Être libre signifie donc croire et agir avec amour. Pour l’apôtre, toute réflexion sur les droits de l’homme est ici déplacée, car la liberté et la non-liberté existent devant la face du Tout-Puissant. C’est pourquoi il ne parle pas de la présence ou de l’absence de liberté de professer sa foi : celle-ci n’est pas accordée par ce monde sous la forme de la liberté de conscience, mais elle est réalisée personnellement par chacun dans la suite de Jésus.

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Pour Ga 5:1-12
C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage.
C’est moi, Paul, qui vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien.
De nouveau je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance intégrale de la Loi.
Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce.
Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice.
En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité.
Votre course partait bien ; qui a entravé votre élan de soumission à la vérité ?
Cette suggestion ne vient pas de Celui qui vous appelle.
Un peu de levain fait lever toute la pâte.
10 Pour moi, j’ai confiance qu’unis dans le Seigneur vous n’aurez pas d’autre sentiment ; mais qui vous trouble subira sa condamnation, quel qu’il soit.
11 Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? C’en est donc fini du scandale de la croix !
12 Qu’ils aillent jusqu’à la mutilation, ceux qui bouleversent vos âmes !
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Savez-vous ce qui arrive à quelqu’un qui tombe dans une fondrière ? Il s’enfonce lentement dans la boue liquide, et plus vigoureusement il...  Lire la suite

Savez-vous ce qui arrive à quelqu’un qui tombe dans une fondrière ? Il s’enfonce lentement dans la boue liquide, et plus vigoureusement il essaie d’en sortir, plus vite le marécage l’aspire. Cela ressemble beaucoup à l’existence de l’homme pécheur : une lente agonie, une incapacité totale à faire face à la situation et une absence absolue de liberté. Pour l’apôtre Paul, il est évident que l’humanité est esclave du péché et qu’elle a besoin de la libération que Dieu seul peut donner et que le Christ apporte en ce monde. Il l’a déjà apportée et l’a déjà donnée à ceux qui croient en Lui ! Une vie nouvelle a commencé, hors du marécage ; les mouvements ne sont plus entravés et ne rapprochent plus de la perdition. Et voilà que Paul voit avec amertume les hommes recommencer à se lier pieds et mains, pour ne pas faire un mouvement de trop, « au cas où quelque chose tournerait mal » et où il faudrait ensuite en répondre. De nouveau, les hommes accumulent commandement sur commandement ; de nouveau, ils placent les traditions des anciens au-dessus de la Parole de Dieu. Ô Galates insensés ! Vous souvenez-vous du film intitulé « Ce doux mot : liberté » ? Doux ? Peut-être... Difficile, oui ; mais toute autre voie est indigne de l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

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Pour Ga 5:1-12
C’est pour que nous restions libres que le Christ nous a libérés. Donc tenez bon et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage.
C’est moi, Paul, qui vous le dis : si vous vous faites circoncire, le Christ ne vous servira de rien.
De nouveau je l’atteste à tout homme qui se fait circoncire : il est tenu à l’observance intégrale de la Loi.
Vous avez rompu avec le Christ, vous qui cherchez la justice dans la Loi ; vous êtes déchus de la grâce.
Car pour nous, c’est l’Esprit qui nous fait attendre de la foi les biens qu’espère la justice.
En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité.
Votre course partait bien ; qui a entravé votre élan de soumission à la vérité ?
Cette suggestion ne vient pas de Celui qui vous appelle.
Un peu de levain fait lever toute la pâte.
10 Pour moi, j’ai confiance qu’unis dans le Seigneur vous n’aurez pas d’autre sentiment ; mais qui vous trouble subira sa condamnation, quel qu’il soit.
11 Quant à moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? C’en est donc fini du scandale de la croix !
12 Qu’ils aillent jusqu’à la mutilation, ceux qui bouleversent vos âmes !
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En parlant de la circoncision, Paul la compare à l'esclavage, appelant ses lecteurs à demeurer des hommes libres...  Lire la suite

En parlant de la circoncision, Paul la compare à l'esclavage, appelant ses lecteurs à demeurer des hommes libres (v. 1). Il dit directement aux chrétiens de Galatie que, s'ils se font circoncire, le Christ ne leur servira à rien (v. 2). À première vue, une telle déclaration contredit les propres paroles de l'apôtre, dites toutefois à un autre moment et à un autre propos, selon lesquelles la circoncision ne fait obstacle ni au salut ni à la demeure dans le Royaume. La clé pour comprendre cette parole si dure de Paul est l'exigence de l'apôtre envers celui qui se fait circoncire: observer toute la Torah intégralement (v. 3). Paul, on le voit, n'est pas contre la circoncision; il n'est pas contre la religion comme telle, pourvu qu'elle n'empêche pas d'entrer dans le Royaume, et il n'est certainement pas contre la Torah. Mais il s'oppose résolument à ce jeu religieux auquel, semble-t-il, se sont adonnés les chrétiens de Galatie. Il rappelle aux Galates qu'en Christ la question de la circoncision perd tout sens, qu'elle n'a en général aucun rapport avec le Royaume (v. 6). On ne se justifie pas par la Torah, et les chrétiens de Galatie doivent le savoir (v. 4-5).

Mais ce n'est pas tout. Le fait est qu'ils ne traitent pas non plus la circoncision comme la Torah le prescrit. Pour un Juif croyant observant la Torah, la question de la circoncision devenait parfois une question de vie et de mort, comme ce fut le cas, par exemple, sous le règne d'Antiochos Épiphane, quand on circoncisait en secret et que la peine de mort était prévue pour cela. Dans une telle situation, la circoncision devenait la conséquence d'un choix profond, spirituel, auquel tout le monde ne se décidait pas. Mais ici la situation était différente: la circoncision était utilisée précisément pour éviter des problèmes que Paul lui-même, manifestement, ne cherchait pas à éviter de cette façon (v. 11). Pour l'apôtre, on le voit, la circoncision est une chose trop sérieuse pour être utilisée comme couverture. Et il appelle les chrétiens de Galatie à la traiter avec le même sérieux. Il leur rappelle qu'en acceptant la circoncision, ils choisissent un autre chemin, non celui dont Paul leur avait témoigné et sur lequel ils marchaient auparavant (v. 7-8). Ce n'est pas une bagatelle; la trahison commence par peu de chose (v. 9). Et si certains de ceux qui prêchent la circoncision dans l'Église de Galatie ne comprennent pas toute la gravité de la situation, tant pis pour eux (v. 10).

La circoncision, comme la religion en général, n'est en soi ni bonne ni mauvaise. Tout dépend de ce qu'elle est pour l'homme: le choix d'un chemin ou un jeu auquel on joue en partie pour éviter des ennuis. Dans le premier cas, il n'est pas exclu que le chemin choisi conduise tout de même l'homme au seuil du Royaume, comme cela arriva à Paul lui-même; avant la rencontre sur la route de Damas, il n'aurait pas osé penser que la circoncision pût être spirituellement inutile. Le second chemin ne mène nulle part, parce qu'il ne mène justement nulle part: il rappelle surtout un tour de cour de récréation sur lequel on peut courir indéfiniment. Et l'apôtre ne veut absolument pas que, pour ses frères galates, courir en rond devienne l'occupation principale.

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