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RÉFLEXIONS pour Jn 7:1-36

Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
15 Les Juifs, étonnés, disaient : « Comment connaît-il les lettres sans avoir étudié ? »
16 Jésus leur répondit :« Ma doctrine n’est pas de moi,
mais de celui qui m’a envoyé.
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté,
il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu
ou si je parle de moi-même.
18 Celui qui parle de lui-même
cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé,
celui-là est véridique et il n’y a pas en lui d’imposture.
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
21 Jésus leur répondit : « Pour une seule œuvre que j’ai faite, vous voilà tous étonnés.
22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse mais des patriarches — et, le jour du sabbat, vous la pratiquez sur un homme.
23 Alors, un homme reçoit la circoncision, le jour du sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du sabbat ?
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
31 Dans la foule, beaucoup crurent en lui et disaient : « Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de signes que n’en a fait celui-ci ? »
32 Ces rumeurs de la foule à
son sujet parvinrent aux oreilles des Pharisiens. Ils envoyèrent des gardes pour le saisir.
33 Jésus dit alors :« Pour un peu de temps encore je suis avec vous,
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
34 Vous me chercherez, et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir. »
35 Les Juifs se dirent entre eux : « Où va-t-il aller, que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il rejoindre ceux qui sont dispersés chez les Grecs et enseigner les Grecs ?
36 Que signifie cette parole qu’il a dite :« Vous me chercherez et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir » ? »
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C'est peut-être l'un des dialogues les plus étranges de l'Évangile. Il semble que les Juifs ne comprennent tout simplement pas de quoi parle Jésus, tandis que Lui-même ne répond pas à leurs paroles, mais dit des choses qui paraissent sans rapport avec l'affaire. Pourtant, si l'on considère séparément les répliques du peuple et celles de Jésus, on découvre aussitôt leur cohérence logique. Ils mènent simplement la conversation (si c'est bien une conversation) dans des directions différentes. Le Seigneur parle de Sa mission: apporter aux hommes la parole du Père (car Lui-même est la Parole du Père), tandis que les répliques de la foule montrent son incompréhension totale.

Il arrive que cette situation se répète encore et encore: le Christ nous parle par l'Évangile, et nous Lui répondons tout à fait autre chose. C'est, dans une certaine mesure, naturel: nous appartenons à des mondes différents (Il est «d'en haut», nous sommes «d'en bas»), Il parle de ce que nous n'avons pas vu, et Lui l'a vu. Ce n'est pas un cours, c'est un témoignage. Et on ne le saisit que par l'amour et la fidélité des disciples qui, sans comprendre encore pleinement, sans croire parfaitement, sentent que Jésus dit les paroles de la vie éternelle et ne veulent pas Le quitter.

Autres réflexions

 
Pour Jn 7:1-36
Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
15 Les Juifs, étonnés, disaient : « Comment connaît-il les lettres sans avoir étudié ? »
16 Jésus leur répondit :« Ma doctrine n’est pas de moi,
mais de celui qui m’a envoyé.
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté,
il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu
ou si je parle de moi-même.
18 Celui qui parle de lui-même
cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé,
celui-là est véridique et il n’y a pas en lui d’imposture.
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
21 Jésus leur répondit : « Pour une seule œuvre que j’ai faite, vous voilà tous étonnés.
22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse mais des patriarches — et, le jour du sabbat, vous la pratiquez sur un homme.
23 Alors, un homme reçoit la circoncision, le jour du sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du sabbat ?
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
31 Dans la foule, beaucoup crurent en lui et disaient : « Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de signes que n’en a fait celui-ci ? »
32 Ces rumeurs de la foule à
son sujet parvinrent aux oreilles des Pharisiens. Ils envoyèrent des gardes pour le saisir.
33 Jésus dit alors :« Pour un peu de temps encore je suis avec vous,
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
34 Vous me chercherez, et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir. »
35 Les Juifs se dirent entre eux : « Où va-t-il aller, que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il rejoindre ceux qui sont dispersés chez les Grecs et enseigner les Grecs ?
36 Que signifie cette parole qu’il a dite :« Vous me chercherez et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir » ? »
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La lecture d'aujourd'hui nous permet de voir plus clairement l'influence qu'exerce la religiosité sur l'âme et la conscience de l'homme. Le récit commence par la mention de la fête de Soukkot, la fête des Tentes, à laquelle...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous permet de voir plus clairement l'influence qu'exerce la religiosité sur l'âme et la conscience de l'homme. Le récit commence par la mention de la fête de Soukkot, la fête des Tentes, à laquelle les frères de Jésus se préparent à monter à Jérusalem (v. 2-3). Soukkot était l'une des quatre grandes fêtes de l'année religieuse juive, et l'on attendait comme d'habitude à Jérusalem une grande affluence de pèlerins. Il n'est pas étonnant que les frères de Jésus, qui ne croyaient pas en sa messianité, aient voulu qu'il se proclame publiquement Messie pendant la fête et donne les preuves que son entourage lui avait déjà demandées plus d'une fois (v. 3-5). De toute évidence, ils s'attendaient à voir le Messie tel que se le représentaient la plupart des Juifs croyants des temps évangéliques: un Messie-roi proclamant un État juif indépendant et chassant les Romains. Il n'est pas étonnant que Jésus refuse une telle démonstration (v. 6-8); il vient pourtant à Jérusalem, mais en secret, en s'efforçant de ne pas attirer l'attention sur lui (v. 9-10).

Dans la ville, pendant ce temps, les bruits les plus divers courent à son sujet: les uns le tiennent pour un homme de Dieu, les autres pour un imposteur (v. 11-12). Mais tous regardent avec crainte du côté de ceux que l'évangéliste appelle « les Juifs », désignant manifestement les chefs spirituels de la Synagogue et du mouvement pharisien (v. 13). Jésus, lui, parle de nouveau aux personnes rassemblées dans le parvis du Temple de l'essentiel: de sa mission (v. 14-18). Et aussi du véritable sens du sabbat, dont le sens avait depuis longtemps été perdu derrière de nombreuses prescriptions rituelles (v. 19-24). Alors certains des présents reconnaissent dans celui qui parle celui qu'on avait déjà accusé de violer la loi du sabbat, violation punie de mort. Mais peut-être a-t-il raison? Car personne, semble-t-il, ne va lui appliquer de sanctions. Pourtant il ne peut pas être le Messie, puisque le Messie doit apparaître d'une tout autre manière (v. 25-27)?

Nous avons ici devant nous, comme dans le creux de la main, toutes les questions que la religion fait naître dans la conscience de l'homme qui se trouve face au Christ et au Royaume qu'il a apporté dans le monde. Personne n'a jamais accompli de tels miracles que lui, et sans doute personne n'en accomplira (v. 31), mais... pourquoi est-il venu autrement que ne le dit de lui la tradition religieuse? Et pourquoi les chefs religieux ne l'acceptent-ils pas? Où est la vérité: dans la religion qui le rejette, ou dans cette réalité évidente du Royaume qui témoigne de lui si vivement? Chacun répondait pour soi à cette question, et de cette réponse dépendait l'acceptation ou le rejet du Sauveur et du Royaume qu'il a apporté dans le monde.

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Pour Jn 7:1-13
Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
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À première vue, qu’y a-t-il de mauvais dans ce que les proches proposent à Jésus ? Ils se soucient pourtant du succès de Sa prédication, de ce qu’Il puisse gagner en Judée de nouveaux disciples. C’est si naturel, et c’est pourquoi...  Lire la suite

À première vue, qu’y a-t-il de mauvais dans ce que les proches proposent à Jésus ? Ils se soucient pourtant du succès de Sa prédication, de ce qu’Il puisse gagner en Judée de nouveaux disciples. C’est si naturel, et c’est pourquoi, pour ceux qui sont habitués au comportement ordinaire des propagateurs de leurs propres idées, la remarque de l’évangéliste selon laquelle même Ses frères ne croyaient pas en Lui peut paraître inattendue. Si encore les frères avaient parlé avec moquerie ; mais il semble qu’ils conseillaient cela tout à fait sérieusement. En quoi consiste donc leur incrédulité ?

Elle se manifeste déjà dans le fait que les frères conseillent au Christ de ressembler à quelqu’un qui cherche lui-même à être connu. Il leur est encore difficile de comprendre qu’Il ne recherche pas Sa propre gloire, mais celle du Père céleste, et qu’Il ne la reçoit que de Lui. De plus, le conseil d’aller gagner en popularité dans une situation où l’on veut déjà tuer Jésus fait penser à la manière dont Satan L’a tenté en Lui proposant de Se jeter en bas...

Jésus témoigne que les œuvres du monde sont mauvaises non seulement par les paroles de Sa prédication, mais par tout Son être. C’est précisément pourquoi le monde ne Le tolère pas, indépendamment de Ses paroles et de Ses signes. Sa présence est un reproche silencieux pour une conscience troublée, non parce qu’Il veut reprocher, mais parce qu’auprès de Lui il est tout simplement impossible de rester indifférent.

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Pour Jn 7:1-13
Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
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Pour un homme ordinaire, le chemin que les proches du Seigneur Jésus Lui proposent est tout naturel et compréhensible. À leur manière, ils ont raison : si...  Lire la suite

Pour un homme ordinaire, le chemin que les proches du Seigneur Jésus Lui proposent est tout naturel et compréhensible. À leur manière, ils ont raison : s’Il veut être un guide spirituel, Il doit chercher la renommée humaine. Et c’est précisément pourquoi, dans le passage évangélique d’aujourd’hui, on voit avec tant de clarté combien le dessein de Dieu diffère des pensées des hommes.

Le Seigneur refuse ce qu’on Lui propose. Cela signifie donc que l’enjeu n’est pas le leadership, que ce n’est pas pour devenir le guide spirituel du peuple que le Sauveur est venu. Le Seigneur Lui-même dit que le monde Le hait parce qu’Il rend témoignage de ses œuvres, qu’elles sont mauvaises. C’est un témoignage que chacun des hommes accepte ou n’accepte pas personnellement, en pleine autonomie devant Dieu.

De là nous pouvons conclure que le but de la venue du Christ n’est pas de conduire derrière Lui le peuple comme un tout unique. Au contraire, chaque personne individuelle, rencontrant le témoignage du Christ, est dégagée des groupes et des liens humains dont nous sommes enveloppés, et devient précisément une personne séparée. Je rappelle que la notion de séparation, de mise à part, s’exprime dans le langage biblique par le mot « sainteté ». Ce n’est que sur le fondement de cette séparation, de cette mise à part de chacun hors de son milieu social et national, que le Seigneur édifie la nouvelle unité de l’Église, enracinée dans Son unicité.

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Pour Jn 7:1-13
Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer.
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
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De quel monde s’agit-il ? Certainement pas de la paix comme contraire de la guerre. Mais pas non plus du monde que le Seigneur a conçu et créé : ce monde, Il l’a aimé, et ce monde est bon...  Lire la suite

De quel monde s’agit-il ? Certainement pas de la paix comme contraire de la guerre. Mais pas non plus du monde que le Seigneur a conçu et créé : ce monde, Il l’a aimé, et ce monde est bon. Il existe cependant le monde que nous engendrons nous-mêmes, le monde comme ensemble de nos opinions et de nos décisions orgueilleuses, de nos relations fausses et dépourvues d’amour les uns avec les autres : un monde déchu qui va vers la mort. C’est ce monde-là qui est hostile au Christ.

Pour le comprendre, nous devons parler, comme hier, des « siens » et des « étrangers ». Jésus est étranger à ce monde parce que Sa seule présence convainc le monde qu’il gît dans le mal. Auprès de Jésus, tout péché humain devient immédiatement visible, comme tout objet sombre qui se cachait dans les ténèbres avant la venue de la lumière devient visible à la lumière. Jésus est la lumière, et Il est étranger à ces ténèbres qui enveloppent le monde. Notre réaction immédiate devant ce qui est étranger est la haine, le refus de l’avoir à proximité. Mais ceux auxquels Jésus S’adresse sont « des leurs » ; ils sont tout aussi obscurcis par le péché, ils sont inclus dans le même système de relations que le reste du monde, et le monde ne les repousse pas.

Plus tard, lorsque les disciples croiront véritablement au Christ, lorsqu’Il conclura avec eux la Nouvelle Alliance lors de la Cène, alors ils deviendront « les Siens », et le monde les haïra eux aussi. Jésus le leur dira dans Son dernier entretien (Jn 15,18–19), et Il priera le Père de les garder du mal dans ce monde (Jn 17,15–16). Et si nous sommes Ses disciples, si nous Le suivons, nous ne devons rien attendre de ce monde d’autre que la haine.

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Pour Jn 7:2-30
Or la fête juive des Tentes était proche.
Ses frères lui dirent donc : « Passe d’ici en Judée, que tes disciples aussi voient les œuvres que tu fais :
on n’agit pas en secret, quand on veut être en vue. Puisque tu fais ces choses-là, manifeste-toi au monde. »
Pas même ses frères en effet ne croyaient en lui.
Jésus leur dit alors : « Mon temps n’est pas encore venu, tandis que le vôtre est toujours prêt.
Le monde ne peut pas vous haïr ; mais moi, il me hait, parce que je témoigne que ses œuvres sont mauvaises.
Vous, montez à la fête ; moi, je ne monte pas à cette fête, parce que mon temps n’est pas encore accompli. »
Cela dit, il resta en Galilée.
10 Mais quand ses frères furent montés à la fête, alors il monta lui aussi, pas au grand jour, mais en secret.
11 Les Juifs le cherchaient donc pendant la fête et disaient : « Où est-il ? »
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
15 Les Juifs, étonnés, disaient : « Comment connaît-il les lettres sans avoir étudié ? »
16 Jésus leur répondit :« Ma doctrine n’est pas de moi,
mais de celui qui m’a envoyé.
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté,
il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu
ou si je parle de moi-même.
18 Celui qui parle de lui-même
cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé,
celui-là est véridique et il n’y a pas en lui d’imposture.
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
21 Jésus leur répondit : « Pour une seule œuvre que j’ai faite, vous voilà tous étonnés.
22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse mais des patriarches — et, le jour du sabbat, vous la pratiquez sur un homme.
23 Alors, un homme reçoit la circoncision, le jour du sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du sabbat ?
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
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Au moment où a lieu ce dialogue de Jésus avec ses frères, Il a déjà accompli un certain nombre de miracles en Galilée et y est devenu...  Lire la suite

Au moment où a lieu ce dialogue de Jésus avec ses frères, Il a déjà accompli un certain nombre de miracles en Galilée et y est devenu une figure visible. Selon la logique humaine, il faut développer ce succès en accomplissant en Judée les miracles et les signes que les Galiléens ont vus. D'autant plus que le Christ ne fait rien de mauvais ni d'interdit, sinon ils ne Lui demanderaient pas avec tant d'insistance de « se manifester au monde ». Ils attendent que, venant à Jérusalem, ce centre de la foi juive, Il se déclare l'Oint. Mais la logique divine est organisée autrement, et c'est pourquoi, leur ayant répondu que « le temps n'est pas encore accompli », Il reste en Galilée.

N'est-ce pas ainsi que nous demandons souvent au Seigneur de manifester Sa force d'une manière évidente ? Nous attendons de Lui des signes et des miracles qui révéleraient Sa gloire au monde et amèneraient ainsi encore plus de personnes à Lui. Mais Dieu agit doucement et discrètement, comme Jésus est venu à Jérusalem « non pas ouvertement, mais comme en secret ». Il ne s'impose pas aux hommes, mais attend qu'ils Lui confient librement leur coeur ; Il attend patiemment que chacun de nous reconnaisse en Lui le Roi des rois.

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Pour Jn 7:12-13
12 On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien. » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. »
13 Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs.
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L'hésitation entre ces deux opinions n'est déjà plus un sujet de discussion publique. En public, personne ne prend plus le courage de parler de Jésus. Les conversations portent sur n'importe quoi...  Lire la suite

L'hésitation entre ces deux opinions n'est déjà plus un sujet de discussion publique. En public, personne ne prend plus le courage de parler de Jésus. Les conversations portent sur n'importe quoi: sur la question de savoir si tout va mal ou bien dans l'Église, comment et quoi faire, ce que chacun pense des grandes questions humaines, qui a déformé l'histoire et comment. Mais pas sur Jésus. Tenter de découvrir qui il est et quel il est fait naître la peur, mettant à nu notre superficialité et notre inconsistance dans la question la plus importante de la vie.

La peur de répondre à ces questions ouvertement et directement nous ramène deux mille ans en arrière. Seulement, alors, les hommes en discutaient au moins entre eux, certes en secret, mais ils débattaient. Maintenant, ce débat se déroule de manière non explicite, dans la profondeur de l'âme de chaque homme. Est-il bon ou menteur? Qui est-il? Quel est-il? Pourquoi est-il venu à moi? Aussi effrayant qu'il soit d'être tourné en ridicule, de passer pour un original ou un fou, tôt ou tard chacun devra se répondre honnêtement à ces questions.

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Pour Jn 7:14-30
14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
15 Les Juifs, étonnés, disaient : « Comment connaît-il les lettres sans avoir étudié ? »
16 Jésus leur répondit :« Ma doctrine n’est pas de moi,
mais de celui qui m’a envoyé.
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté,
il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu
ou si je parle de moi-même.
18 Celui qui parle de lui-même
cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé,
celui-là est véridique et il n’y a pas en lui d’imposture.
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
21 Jésus leur répondit : « Pour une seule œuvre que j’ai faite, vous voilà tous étonnés.
22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse mais des patriarches — et, le jour du sabbat, vous la pratiquez sur un homme.
23 Alors, un homme reçoit la circoncision, le jour du sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du sabbat ?
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
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En s’adressant au peuple, Jésus s’efforce sans cesse de ramener Ses auditeurs aux fondements, au noyau spirituel de la tradition yahviste et juive. Comme on le sait, on L’a plus d’une fois accusé de violer le sabbat en guérissant des personnes le jour du sabbat. Et Lui leur rappelle...  Lire la suite

En s’adressant au peuple, Jésus s’efforce sans cesse de ramener Ses auditeurs aux fondements, au noyau spirituel de la tradition yahviste et juive. Comme on le sait, on L’a plus d’une fois accusé de violer le sabbat en guérissant des personnes le jour du sabbat. Et Lui leur rappelle la circoncision, qui s’accomplit le jour fixé même lorsque ce jour se trouve être le sabbat. Et Il ajoute : de quoi donc M’accusez-vous ?

La logique est claire : la circoncision n’est qu’un signe de l’Alliance, un signe de fidélité à la Torah. Et voilà que, pour marquer la fidélité d’un homme à la Torah, il est possible de passer outre au repos du sabbat ; un tel manquement n’est pas considéré comme une violation du sabbat. Peut-on donc considérer comme transgresseur du sabbat Celui qui, le jour du sabbat, guérit un homme en le faisant participer à la vie du Royaume ? Car il n’est pas question de médecine, ni d’un traitement que la tradition juive considère effectivement, dans certains cas, comme une violation du sabbat. Il s’agit d’ouvrir à l’homme le Royaume de Dieu dans toute sa plénitude. N’est-ce pas là, en fin de compte, le véritable sens du sabbat ? Toutes les interdictions et restrictions dont le jour du sabbat est entouré n’ont finalement qu’un seul but : détourner entièrement l’attention de l’homme du quotidien pour la tourner vers cette présence de Dieu sans laquelle aucune vie spirituelle n’est possible.

La fidélité à la Torah est la condition indispensable de la communion avec Dieu ; c’est pourquoi la circoncision, comme signe d’une telle fidélité, s’accomplit même le sabbat. Et la manifestation du Royaume de Dieu n’est-elle donc pas, non pas même un signe ou un symbole, mais une manifestation éclatante de cette même fidélité ? Si elle l’est, pourquoi faut-il saisir des pierres à l’apparition de Celui qui manifeste le Royaume, et le manifeste dans toute sa plénitude ?

C’est ainsi que Jésus essaie de faire comprendre à Ses auditeurs le sens véritable du sabbat et de la vie spirituelle comme telle. Pourtant, beaucoup d’entre eux, restant attachés à leur tradition plus qu’au Royaume, sont tout de même prêts à saisir des pierres.

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Pour Jn 7:14-30
14 On était déjà au milieu de la fête, lorsque Jésus monta au Temple et se mit à enseigner.
15 Les Juifs, étonnés, disaient : « Comment connaît-il les lettres sans avoir étudié ? »
16 Jésus leur répondit :« Ma doctrine n’est pas de moi,
mais de celui qui m’a envoyé.
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté,
il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu
ou si je parle de moi-même.
18 Celui qui parle de lui-même
cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé,
celui-là est véridique et il n’y a pas en lui d’imposture.
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
21 Jésus leur répondit : « Pour une seule œuvre que j’ai faite, vous voilà tous étonnés.
22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse mais des patriarches — et, le jour du sabbat, vous la pratiquez sur un homme.
23 Alors, un homme reçoit la circoncision, le jour du sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du sabbat ?
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
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Les paroles du Christ les plus importantes et les plus étonnantes dans le passage évangélique d’aujourd’hui sont peut-être celles-ci : « Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu »...  Lire la suite

Les paroles du Christ les plus importantes et les plus étonnantes dans le passage évangélique d’aujourd’hui sont peut-être celles-ci : « Si quelqu’un veut faire Sa volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu. » Une conclusion simple découle clairement de ces paroles : si tu doutes de la vérité et de l’origine divine de l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ, c’est simplement que tu ne veux pas accomplir la volonté du Père céleste.

L’histoire nous a donné de nombreux exemples où une intense « propagande antireligieuse » et la lutte contre le christianisme provenaient simplement du refus d’observer tel ou tel commandement. Ces exemples sont si nombreux que l’on peut en tirer des conclusions statistiquement fondées. Il est important de le comprendre, car les chrétiens prennent souvent trop au sérieux les polémiques antichrétiennes. Pourtant, comme on dit, la réponse était toute simple...

Les paroles du Christ sur Moïse et la Loi que nous lisons aujourd’hui confirment également que, pour l’être humain, l’enseignement du Christ possède une force de conviction intérieure fondée sur son expérience spirituelle et sur son attitude envers Dieu et Ses commandements.

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Pour Jn 7:19-20
19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la Loi ?
Et aucun de vous ne la pratique, la Loi !Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? »
20 La foule répondit : « Tu as un démon. Qui cherche à te tuer ? »
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En disant qu'on veut le tuer, Jésus n'a pas en vue seulement la situation concrète qui se déroulait alors sous les yeux de ceux qui l'écoutaient. Il est ici question de son ministère dans son ensemble et de l'attitude à son égard, non seulement de ceux qui l'entendaient à ce moment précis, mais aussi...  Lire la suite

En disant qu'on veut le tuer, Jésus n'a pas en vue seulement la situation concrète qui se déroulait alors sous les yeux de ceux qui l'écoutaient. Il est ici question de son ministère dans son ensemble et de l'attitude à son égard, non seulement de ceux qui l'entendaient à ce moment précis, mais aussi de tous ceux qui se considéraient comme des zélateurs de l'orthodoxie. Bien sûr, le jour même où il prononçait ces paroles, personne n'avait réellement l'intention de le tuer. Mais Jésus comprend ceci: ce qu'il fait, on peut soit l'accueillir, soit le rejeter; il n'y a pas de milieu. Mais si l'on rejette, on ne peut rejeter qu'avec lui, ce qui signifie que ceux qui rejettent devront tenter de se débarrasser de lui, de le tuer.

Ils n'ont pas d'autre issue: le refus de ses paroles et de lui-même doit être mené jusqu'au bout, tout comme l'accueil de l'un et de l'autre. Car il ne s'agit pas ici d'un enseignement nouveau, ni même d'une nouvelle religion; il s'agit de la réalité nouvelle qu'il a apportée dans le monde. On peut ne pas accepter une religion et ignorer ses adeptes; on peut ne pas partager un enseignement et ne pas prêter attention à ses disciples. Mais ne pas prêter attention à la réalité du Royaume, l'ignorer complètement, est impossible. Ou plutôt, cela serait possible seulement si l'on parvenait à se débarrasser d'une manière ou d'une autre de cette réalité. Et la première chose qui vient à l'esprit est de se débarrasser de Celui qui a apporté cette réalité nouvelle dans le monde, puisqu'il surgit un conflit impossible à résoudre autrement.

Jésus décrit le problème avec une grande précision en comparant la guérison le jour du shabbat avec la circoncision ce même jour. La première est inadmissible, la seconde l'est tout à fait, bien que la circoncision ne soit qu'un signe de l'alliance conclue avec Dieu, une tradition qui ne porte pas en elle-même de composante spirituelle, mais qui ne fait que l'indiquer, comme tout signe.

Mais ici la religion, ce signe et son acceptation, sont devenus une prescription rituelle. Et les interdits du shabbat se sont eux aussi transformés avec le temps en prescriptions rituelles, perdant leur sens initial: donner à l'homme la possibilité de passer ce jour dans le repos, afin qu'au silence extérieur s'ajoute le silence intérieur. Dans ce cas, deux rites s'affrontent, et le conflit se révèle parfaitement soluble. Mais la guérison le jour du shabbat, c'est le retour aux fondements spirituels, au sens initial du shabbat, qui consiste précisément à passer la journée avec Dieu. Et voici qu'une guérison s'accomplit, manifestation de la puissance de Dieu et de son Royaume; et c'est elle qui, pour les zélateurs de l'orthodoxie, devient une violation de la norme religieuse.

Ce conflit-là est réellement insoluble. Ici il faut choisir: soit le rite religieux, soit le Royaume. Et si l'on choisit le rite, il faut alors se débarrasser du Royaume, comme de Celui qui l'a apporté dans le monde. Voilà pourquoi on veut le tuer, parfois même sans s'en rendre compte. Et lui le sait, mais tel est son chemin terrestre.

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Pour Jn 7:24
24 Cessez de juger sur l’apparence ; jugez selon la justice. »
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Les mots de Jésus sont clairs d’une part: il est bien sûr incorrect de juger sur l'apparence, sur la visibilité, sur les comportements extérieurs. Le jugement doit être équitable, prenant en considération et les facteurs intérieurs invisibles...  Lire la suite

Les mots de Jésus sont clairs d’une part: il est bien sûr incorrect de juger sur l'apparence, sur la visibilité, sur les comportements extérieurs. Le jugement doit être équitable, prenant en considération et les facteurs intérieurs invisibles : les intentions, la préhistoire, les conséquences éloignées possibles... Le Problème apparaît lorsque nous nous rappelons que le même Jésus commande de ne pas juger en général (Mt 7:1). Contradiction patente, mais Dieu Lui-même ne peut en effet Se contredire!

En réalité, il n’y a pas de contradiction. Jésus Christ ne convie pas à un jugement équitable de notre point de vue, mais plutôt à un jugement juste. Mais seul le juste est capable de faire un jugement juste. La Justice est ce qui appartient seulement à Dieu. C'est pourquoi Jésus n'approuve pas de facto le jugement humain dans ces mots, mais le rejette : seul le jugement de Dieu peut être juste.

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Pour Jn 7:25-36
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais,
parce que je viens d’auprès de lui
et c’est lui qui m’a envoyé. »
30 Ils cherchaient alors à le saisir,
mais personne ne porta la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue.
31 Dans la foule, beaucoup crurent en lui et disaient : « Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de signes que n’en a fait celui-ci ? »
32 Ces rumeurs de la foule à
son sujet parvinrent aux oreilles des Pharisiens. Ils envoyèrent des gardes pour le saisir.
33 Jésus dit alors :« Pour un peu de temps encore je suis avec vous,
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
34 Vous me chercherez, et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir. »
35 Les Juifs se dirent entre eux : « Où va-t-il aller, que nous ne le trouverons pas ? Va-t-il rejoindre ceux qui sont dispersés chez les Grecs et enseigner les Grecs ?
36 Que signifie cette parole qu’il a dite :« Vous me chercherez et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir » ? »
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Les auditeurs ne comprennent pas ce que le Christ dit de Son départ, mais ils comprennent parfaitement Qui Il appelle Son Père, et c'est pourquoi ils veulent saisir le Christ...  Lire la suite

Les auditeurs ne comprennent pas ce que le Christ dit de Son départ, mais ils comprennent parfaitement Qui Il appelle Son Père, et c'est pourquoi ils veulent saisir le Christ. Beaucoup de ceux qui paraissent ne pas comprendre le sens explicite de ce qu'ils ont entendu le comprennent correctement au fond d'eux-mêmes. Mais, une fois qu'on a compris, il faut tirer des conclusions ; et, si l'on accepte ces conclusions, il faudra agir autrement et changer son mode de vie habituel. On ne le veut pas, et naît alors le désir de « ne pas comprendre », de se convaincre que l'enseignement entendu est inaccessible, sans actualité, impraticable et, en général, absurde.

Il arrive souvent d'entendre une personne qui nie ou refuse quelque chose dire : « Je ne comprends pas cela ! », et prononcer ces mots avec un défi qui rappelle les remarques des psychanalystes sur les lapsus inconscients. Non : c'est précisément parce qu'ils comprennent qu'ils rejettent, par un choix volontaire orienté dans une autre direction.

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Pour Jn 7:25-26
25 Certains, des gens de Jérusalem, disaient : « N’est-ce pas lui qu’ils cherchent à tuer ?
26 Et le voilà qui parle ouvertement sans qu’ils lui disent rien ! Est-ce que vraiment les autorités auraient reconnu qu’il est le Christ ?
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Les représentations messianiques des temps évangéliques étaient assez développées; il existait même une sorte de théologie «messianique» décrivant tout ce qui concernait le Messie, Son ministère, Son apparence, la manière et le lieu d’où Il devait venir...  Lire la suite

Les représentations messianiques des temps évangéliques étaient assez développées; il existait même une sorte de théologie «messianique» décrivant tout ce qui concernait le Messie, Son ministère, Son apparence, la manière et le lieu d’où Il devait venir. Tous les événements qui, selon les conceptions correspondantes, devaient se produire avant l’apparition du Messie et aussitôt après Son apparition avaient aussi été décrits et expliqués, y compris les signes et les miracles que le Messie devait manifester publiquement ou en privé à ceux qui étaient censés les voir, afin de prouver Sa messianité. De tels signes, pensait-on, étaient nécessaires: sans eux, il était impossible de reconnaître le vrai Messie, impossible de Le distinguer des faux messies qui apparaissaient alors constamment en Judée.

En même temps, l’un des signes du vrai Messie était Son acceptation comme tel, notamment par les autorités du Temple, avec le grand prêtre à leur tête, et par les chefs spirituels reconnus de la Synagogue. Cette acceptation était jugée nécessaire parce qu’on regardait alors le Messie d’abord comme un Roi tout de même terrestre, bien que pas tout à fait ordinaire. Son règne serait accompagné de signes et de miracles extraordinaires liés à une mesure de la présence de Dieu que le monde n’avait jamais connue; mais le Royaume lui-même, pensait-on, existerait tout de même sur la terre, bien que selon les lois de la Torah données par Dieu. Construire un tel Royaume sans la participation du Temple et du sacerdoce était impossible, tout comme il était impossible de le construire sans la participation du peuple croyant; cela signifiait que le Messie aurait nécessairement besoin du soutien du grand prêtre et des chefs de la Synagogue.

Et maintenant, le peuple observe: comment le sacerdoce et les hommes influents dans la Synagogue, que le peuple appelle les «dirigeants», se comportent-ils envers cet Homme inhabituel? S’ils ne L’empêchent pas, peut-être est-Il vraiment ce Messie que tous attendent? Le peuple rassemblé ne pensait pas que le haut sacerdoce et les anciens de la Synagogue étaient simplement dans l’embarras, ne sachant que faire, et il prenait cet embarras pour une disposition à reconnaître la messianité de Jésus. Très bientôt, il deviendra clair que ceux qui pensaient ainsi se trompaient; mais pour l’instant, le silence des autorités du Temple et de la Synagogue pouvait encore être compris de deux manières.

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Pour Jn 7:27-28
27 Mais lui, nous savons d’où il est, tandis que le Christ, à sa venue, personne ne saura d’où il est. »
28 Alors Jésus, enseignant dans le Temple, s’écria :« Vous me connaissez
et vous savez d’où je suis ;
et pourtant ce n’est pas de moi-même que je suis venu,
mais celui qui m’a envoyé est véridique.
Vous, vous ne le connaissez pas.
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Nous avons devant nous un exemple de la manière dont certaines connaissances et convictions peuvent voiler nos yeux, déformer le «juste» regard...  Lire la suite

Nous avons devant nous un exemple de la manière dont certaines connaissances et convictions peuvent voiler nos yeux, déformer le «juste» regard sur la vie, le regard rempli de l’Esprit Saint, qui voit tout ce qui se passe autour et lui donne son juste sens. Nous voyons des gens dont la certitude que le lieu d’origine du Christ est inconnu leur a caché Jésus. S’étant arrêtés à ce point et ayant serré le «frein à main», ils ne voient plus le reste. Ils n’entendent pas ses paroles et ne se laissent pas convaincre en regardant ses œuvres. C’est pourquoi Jésus leur dit: «Celui qui m’a envoyé est véridique, lui que vous ne connaissez pas.» Car connaître le Seigneur suppose d’accomplir sa volonté dans l’Esprit, et le Christ a été envoyé sur la terre par la volonté du Père pour le rachat des péchés, la conversion et la sanctification de beaucoup.

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Pour Jn 7:33-34
33 Jésus dit alors :« Pour un peu de temps encore je suis avec vous,
et je m’en vais vers celui qui m’a envoyé.
34 Vous me chercherez, et ne me trouverez pas ;
et où je suis,
vous ne pouvez pas venir. »
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Dans l'Évangile, il arrive assez souvent que Jésus parle par allusions que ses auditeurs ne comprennent pas du tout, ou comprennent de travers. Un malentendu naît, que pourtant Jésus ne dissipe pas. Ou plutôt, il le dissipe, mais...  Lire la suite

Dans l'Évangile, il arrive assez souvent que Jésus parle par allusions que ses auditeurs ne comprennent pas du tout, ou comprennent de travers. Un malentendu naît, que pourtant Jésus ne dissipe pas. Ou plutôt, il le dissipe, mais d'une manière assez particulière: au lieu d'une réponse directe, il propose une nouvelle allusion.

Finalement, ceux qui l'écoutent demeurent dans une perplexité complète et arrivent à des conclusions très éloignées de celles que Jésus, comme il apparaît, attendait d'eux. Qu'est-ce donc: une mystification volontaire? Peu probable: Jésus n'a jamais été un mystificateur. Ou bien s'agit-il de ce qu'on appelle parfois le secret messianique, le fait de sa messianité qu'il a soigneusement caché jusqu'au moment voulu? C'est possible: lorsque la question de sa messianité se posait, Jésus ne donnait pas de réponse directe; elle ne retentit pas avant l'entrée du Seigneur à Jérusalem.

Mais il ne s'agit guère seulement du secret messianique; les particularités de la nature humaine sont aussi importantes. Ce n'est pas un hasard si, dans la culture de l'Orient, et à une certaine période aussi dans celle de l'Occident, la parabole, l'allusion, le non-dit ont joué un si grand rôle. On estimait qu'il valait mieux suggérer la réponse et donner aux lecteurs ou aux auditeurs la possibilité de la trouver eux-mêmes, plutôt que de tout donner sous forme prête. Et il ne s'agit pas seulement du fait qu'une solution trouvée par soi-même se retient mieux. L'état dans lequel se trouve l'homme qui cherche joue aussi un rôle immense. Cet état suppose le refus de tous les clichés prêts et habituels, sinon toujours leur destruction complète, du moins toujours un refus.

Le paradoxe se construit toujours sur la possibilité de voir du neuf dans ce qui est bien connu, en le regardant sous un angle inattendu. Or la capacité d'un tel regard est liée à l'ouverture fondamentale de l'homme. Et pas seulement intellectuelle, car une ouverture uniquement intellectuelle sans ouverture spirituelle n'existe habituellement pas: c'est précisément l'ouverture spirituelle qui est nécessaire à une vie pleinement humaine, surtout à la vie du Royaume. Et Jésus prépare ses auditeurs à cette vie par sa parole même, car la parole est elle aussi un instrument du Royaume.

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