Il est très rare de rencontrer une réaction adéquate à l'appel apostolique à l'obéissance. On observe d'ordinaire l'un de deux extrêmes : soit une protestation vive au nom de la « liberté personnelle », soit la recherche immédiate d'une autorité spirituelle quelconque pour une soumission inconditionnelle à chacune de ses décisions.
Mais l'apôtre Pierre donne deux clés pour bien comprendre
ses paroles. Premièrement, il s'agit d'une obéissance mutuelle, c'est-à-dire que chacun place les intérêts de l'autre au-dessus des siens, autrement dit de l'amour mutuel. Deuxièmement, il emploie le mot remarquable de « sagesse humble », dans lequel l'humilité et la sagesse sont réunies. Cela signifie que notre sagesse est appelée à être humble, c'est-à-dire non orgueilleuse, ne s'élevant pas au-dessus des autres. Mais il importe aussi que l'humilité soit sage, et non cet abaissement de soi qui est « pire que l'orgueil ». Notre obéissance aux autres n'abolit pas notre responsabilité personnelle devant Dieu pour notre vie.