Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour 1Tm 1:1-7

Paul, apôtre du Christ Jésus selon l'ordre de Dieu notre Sauveur et du Christ Jésus, notre espérance,
à Timothée, mon véritable enfant dans la foi : grâce, miséricorde, paix, de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Seigneur.
Ainsi donc, en partant pour la Macédoine, je t'ai prié de demeurer à Éphèse, pour enjoindre à certains de cesser d'enseigner des doctrines étrangères
et de s'attacher à des fables et à des généalogies sans fin, plus propres à soulever de vains problèmes qu'à servir le dessein de Dieu fondé sur la foi.
Cette injonction ne vise qu'à promouvoir la charité qui procède d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sans détours.
Pour avoir dévié de cette ligne, certains se sont fourvoyés en un creux verbiage;
ils ont la prétention d'être des docteurs de la Loi, alors qu'ils ne savent ni ce qu'ils disent, ni de quoi ils se font les champions.
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Dans sa lettre à Timothée, Paul lui rappelle la situation qui s'était formée dans l'Église d'Éphèse. Là, manifestement, se dessinait clairement et même s'accentuait une tendance à transformer le christianisme en une sorte de nouvelle religion fondée sur une Torah comprise extérieurement, et tendant donc clairement au légalisme.

Tout ce que l'apôtre énumère, et qui intéressait alors les nouveaux «maîtres» d'Éphèse et leurs disciples, se rapportait de manière tout à fait évidente soit aux subtilités du texte des livres sacrés, soit aux détails de la législation religieuse, dont ne s'occupaient dans la Synagogue que les zélateurs de la casuistique la plus raffinée. Il est possible que se soit ainsi manifestée dans la vie de l'Église d'Éphèse la liberté qu'y reçurent ceux qui auparavant devaient se contenter de rôles secondaires ou tertiaires. En effet, la communauté ecclésiale d'Éphèse, comme celle de beaucoup d'autres villes, était composée principalement soit de Juifs, soit de païens qui avaient déjà une expérience de la vie synagogale parce qu'ils s'étaient auparavant intéressés au judaïsme (dans la Synagogue, on appelait ces païens croyant au Dieu d'Israël les «craignant Dieu»). Certains de ces hommes connaissaient peut-être assez bien la tradition juive et expliquaient même eux-mêmes la Torah à leurs frères, mais dans la Synagogue on ne les considérait ni comme rabbins ni comme maîtres: pour les Juifs, ils restaient tout de même des «païens». Et maintenant, dans la nouvelle communauté ecclésiale, où les Juifs n'avaient plus l'ancien droit exclusif d'enseigner, ces hommes se trouvèrent précisément comme maîtres.

Le problème, toutefois, était qu'ils continuaient à enseigner aux chrétiens nouvellement convertis ce qu'ils enseignaient auparavant à leurs frères «païens» de la Synagogue: la religion juive telle qu'eux-mêmes la comprenaient. L'Église, à proprement parler, n'en avait pas besoin: le christianisme n'est pas une religion, et il n'y a pas de nécessité particulière à former les chrétiens à quelque tradition religieuse que ce soit. Pourtant, les «maîtres» d'Éphèse non seulement s'occupaient d'une telle formation, mais, semble-t-il, la considéraient comme principiellement importante et absolument nécessaire pour tout chrétien. C'est sur ce malentendu que Paul demande à son disciple de porter son attention.

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