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RÉFLEXIONS pour Mc 6:1-7

Étant sorti de là, il se rend dans sa patrie, et ses disciples le suivent.
Le sabbat venu, il se mit à enseigner dans la synagogue, et le grand nombre en l'entendant étaient frappés et disaient : " D'où cela lui vient-il ? Et qu'est-ce que cette sagesse qui lui a été donnée et ces grands miracles qui se font par ses mains ?
Celui-là n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joset, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? " Et ils étaient choqués à son sujet.
Et Jésus leur disait : " Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, dans sa parenté et dans sa maison. "
Et il ne pouvait faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques infirmes en leur imposant les mains.
Et il s'étonna de leur manque de foi. Il parcourait les villages à la ronde en enseignant.
Il appelle à lui les Douze et il se mit à les envoyer en mission deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.
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Il n'est pas étonnant que Jésus ne puisse accomplir de miracle là où l'on ne croit pas en Lui. Car tout miracle n'est rien d'autre que la manifestation de ce Royaume qu'Il a apporté dans le monde. Or le Royaume ne s'impose à personne par la force ; on ne peut l'accueillir et y entrer que librement, en faisant confiance au Sauveur.

S'il n'y a pas de confiance, on peut ne pas remarquer du tout le Royaume, même en se trouvant physiquement dans le même espace que lui : car spirituellement, celui qui ne fait pas confiance au Christ se trouvera avec Lui dans des dimensions différentes, et donc il se trouvera aussi dans des dimensions différentes avec le Royaume. Mais pourquoi Jésus n'est-Il pas accueilli dans la ville de Son enfance, où Il a grandi, où chacun Le connaissait depuis qu'Il était enfant ?

Peut-être, aussi paradoxal que cela puisse paraître, précisément parce qu'on Le connaissait trop bien. Bien sûr, lorsqu'une célébrité connue dans le monde entier, ou du moins localement, à l'échelle de son propre pays, revient dans sa ville natale, surtout si la ville est petite, c'est toujours une fête pour la ville et un motif de fierté légitime. Mais justement, Jésus n'était pas ce genre de célébrité, et les habitants de Nazareth le sentaient parfaitement.

La notoriété de Jésus avait déjà alors quelque chose de scandaleux, bien qu'Il s'efforçât de toutes Ses forces d'éviter une popularité dont Il n'avait absolument pas besoin. Une telle notoriété ne pouvait apporter aucun avantage aux habitants de Nazareth. Mais même cela n'était pas la cause principale du refus. L'essentiel était que reconnaître Jésus pour Celui qu'Il est en réalité signifiait aussi reconnaître Sa supériorité évidente et indubitable sur soi-même.

Pour la médiocrité provinciale, une telle reconnaissance est absolument insupportable. Alors s'enclenche un mécanisme psychique qui change le point de vue sur le grand homme, oblige à ne pas remarquer l'essentiel et à se concentrer sur des détails secondaires et sans rapport avec l'affaire.

Et naît l'illusion de comprendre, de connaître la « réalité », bien connue de quiconque a parlé un jour de l'un de ses grands compatriotes : « allons donc, nous le connaissons depuis l'enfance », en ajoutant ensuite quelques banalités habituelles en pareil cas. Il n'est pas étonnant qu'un tel regard sur une personne, quelle qu'elle soit, exclue radicalement toute possibilité de relations véritables et profondes. Et dans le cas de Jésus, il exclut radicalement aussi toute possibilité de participer à la vie de ce Royaume qu'Il a apporté dans le monde.

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