Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Rm 9:1-5

Je dis la vérité dans le Christ, je ne mens point - ma conscience m'en rend témoignage dans l'Esprit Saint -,
j'éprouve une grande tristesse et une douleur incessante en mon cœur.
Car je souhaiterais d'être moi-même anathème, séparé du Christ, pour mes frères, ceux de ma race selon la chair,
eux qui sont Israélites, à qui appartiennent l'adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses
et aussi les patriarches, et de qui le Christ est issu selon la chair, lequel est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement ! Amen.
Masquer

Le peuple juif, comme tout peuple sur la terre, a son histoire, en partie conditionnée par les mêmes lois sociales qui conditionnent en général l'histoire de tous les peuples. Mais, outre cette histoire commune à tous, le peuple juif, comme peuple de Dieu, fait partie d'une autre histoire: l'histoire de l'Alliance, l'histoire de ces relations de Dieu avec son peuple et avec l'humanité dans son ensemble, qui constituent un processus spirituel intérieurement un. Dans ce processus, le peuple juif est cet axe même sur lequel tout tient et autour duquel tout tourne.

Et en cette qualité, il sera conservé pour toujours, jusqu'à la seconde venue. Mais tout homme né juif ne devient pas automatiquement un homme de Dieu. Et l'histoire d'Israël montre que les frontières du peuple de Dieu et celles de la nation juive n'ont pas toujours coïncidé. À proprement parler, ce n'est qu'après l'exil de Babylone, lorsque le judaïsme est devenu une communauté ethnoconfessionnelle, qu'il est devenu possible de parler du peuple de Dieu, au moins formellement: avant l'exil, beaucoup de Juifs étaient, en substance (et parfois formellement), des païens.

Bien plus: ils étaient alors la majorité, ce qui rendit l'exil lui-même inévitable. Dans l'exil se distingua ce reste dont parlaient déjà les prophètes d'avant l'exil, et c'est ce reste qui devint la base du nouveau judaïsme d'après l'exil, qui existait déjà comme communauté ethnoconfessionnelle où il ne pouvait y avoir de païens par définition.

Mais voici que le Messie est venu, et il s'est avéré que la religiosité seule ne suffit pas: il faut vivre une vie spirituelle pleine pour le reconnaître et le suivre. Or, dans toute communauté religieuse, il y a toujours plus de personnes religieuses que de personnes vivant une vie spirituelle ou la cherchant. Et de nouveau commence la mise à part d'un reste, non plus selon un principe religieux, mais selon un principe spirituel: ceux pour qui leur propre religiosité est plus précieuse ne conviennent pas au Royaume.

Mais l'alliance demeure en vigueur. Dieu ne renonce pas à l'union qu'il a conclue un jour. Les Juifs ont avancé sur le chemin du Royaume plus loin que n'importe quel autre peuple, et personne ne leur enlèvera cela. Il est vrai que, concrètement, cet avantage ne change rien pour eux: car l'important n'est pas d'avoir avancé plus loin que les autres, mais d'atteindre le but. C'est ce que Paul espère, c'est pour cela qu'il prie. Il veut que le chemin parcouru partiellement par son peuple le soit jusqu'au bout. Jusqu'au Royaume lui-même.

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.