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RÉFLEXIONS pour Lc 4:16-44

16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit:
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : " Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
23 Et il leur dit : " A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. "
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25 " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. "
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
31 Il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
33 Dans la synagogue il y avait un homme ayant un esprit de démon impur, et il cria d'une voix forte:
34 " Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. "
35 Et Jésus le menaça en disant : " Tais-toi, et sors de lui. " Et le précipitant au milieu, le démon sortit de lui sans lui faire aucun mal.
36 La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres : " Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent ! "
37 Et un bruit se propageait à son sujet en tout lieu de la région. "
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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En Christ s'est accomplie la prophétie. Mais de qui parle-t-elle? On peut encore comprendre pourquoi la guérison revient aux coeurs brisés, la libération aux captifs et la vue aux aveugles. Mais pourquoi la joie n'est-elle promise qu'aux pauvres, et la liberté seulement aux opprimés? Et moi, qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans? Bien sûr, il m'arrive d'être opprimé, mais pas tout le temps!

Il n'est pas étonnant que, dans la synagogue, tous n'aient pas réagi comme il fallait... Mais peut-être faut-il tout de même essayer de relire ce passage encore une fois et de s'efforcer d'entrer dans le sens de ces paroles, de découvrir en soi le besoin, la soif de libération et de guérison? Sinon Jésus devra de nouveau aller dans une autre ville...

Autres notes

 
Pour Lc 4:16-44
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit:
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : " Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
23 Et il leur dit : " A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. "
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25 " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. "
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
31 Il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
33 Dans la synagogue il y avait un homme ayant un esprit de démon impur, et il cria d'une voix forte:
34 " Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. "
35 Et Jésus le menaça en disant : " Tais-toi, et sors de lui. " Et le précipitant au milieu, le démon sortit de lui sans lui faire aucun mal.
36 La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres : " Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent ! "
37 Et un bruit se propageait à son sujet en tout lieu de la région. "
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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La lecture d'aujourd'hui nous invite à méditer la vérité exprimée dans un aphorisme bien connu, dont l'origine évangélique est cependant loin d'être connue de tous aujourd'hui: nul n'est prophète en son pays...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous invite à méditer la vérité exprimée dans un aphorisme bien connu, dont l'origine évangélique est cependant loin d'être connue de tous aujourd'hui: nul n'est prophète en son pays (v. 24). En citant un passage messianique du livre d'Isaïe, Jésus se désigne très clairement comme celui dont parlait le prophète (v. 17-21). À première vue, la réaction de ses auditeurs est paradoxale: d'un côté ils approuvent Jésus, de l'autre ils commencent aussitôt à douter. Comment leur compatriote, qu'ils connaissent depuis l'enfance, pourrait-il prétendre être le Messie (v. 22)? Et ils exigent de lui des miracles non comme témoignages du Royaume, mais comme preuves de sa messianité (v. 23). C'est alors que Jésus prononce les paroles amères sur le prophète dans son propre pays (v. 24).

Mais la réaction paradoxale des auditeurs de Jésus était au fond tout à fait compréhensible, et pas seulement parce que « les grandes choses se voient de loin ». Il s'agissait ici de la simple habitude, qui se révèle souvent l'un des obstacles les plus sérieux sur le chemin spirituel. Ce n'est pas un hasard si leurs doutes s'appuient sur l'idée qu'ils le connaissent depuis l'enfance: « N'est-ce pas là le fils de Joseph? » Comment alors parler de messianité? Bien sûr, si des personnes faisant autorité ou des instances officielles avaient reconnu Jésus et l'avaient directement désigné comme le Messie, ils l'auraient sans aucun doute accueilli avec joie et auraient été fiers de lui comme d'un compatriote célèbre. Mais il n'y avait aucune reconnaissance officielle, et les habitants de la ville devaient décider eux-mêmes. Or la force de l'habitude pesait sur eux.

L'homme déchu a tendance à voir la réalité non telle qu'elle est, mais telle qu'il a l'habitude de la voir. Les clichés sont ordinaires et répandus, et ils n'apparaissent pas sans raison: la schématisation et l'emploi de modèles tout faits pour décrire la réalité constituent une sorte de mécanisme d'adaptation psychologique de l'homme au réel, dont il ne peut plus se passer après la chute. Mais ce même mécanisme d'adaptation empêche souvent l'homme de voir ce qui est nouveau et inhabituel. Il lui propose des schémas et des modèles prêts à l'emploi là où ils ne conviennent pas, face à des réalités qui n'entrent dans aucun schéma et qu'aucun modèle ne peut décrire.

Le Royaume dont Jésus témoigne est précisément une telle réalité. Il ne rentre dans aucun cadre familier. Mais les compatriotes de Jésus ne veulent pas perdre ces cadres habituels; ils sont prêts à les défendre à tout prix, et Jésus n'y entre absolument pas: un Messie non reconnu, un fauteur de troubles, quelqu'un qui se fait passer pour on ne sait qui et revendique ce que personne, dans leur petite ville, n'avait jamais revendiqué ni jamais osé revendiquer. C'est ainsi qu'il se présenta aux habitants de Nazareth. Il ne leur resta qu'un moyen: se débarrasser de leur compatriote beaucoup trop dérangeant. Et ils l'auraient fait s'ils l'avaient pu (v. 28-30).

On le voit, ce ne sont pas seulement la haine des rigoristes religieux et les jeux des politiciens qui conduisent Jésus à la croix. L'étroitesse de la nature humaine déchue l'y pousse elle aussi.

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Pour Lc 4:16-22
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit:
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : " Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
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Le Seigneur a proclamé l'accomplissement de la prophétie. L'année favorable du Seigneur est arrivée. Mais où est-elle ? Pourquoi voyons-nous le contraire, que le monde gît toujours dans le mal, que...  Lire la suite

Le Seigneur a proclamé l'accomplissement de la prophétie. L'année favorable du Seigneur est arrivée. Mais où est-elle ? Pourquoi voyons-nous le contraire, que le monde gît toujours dans le mal, que les injustes s'élèvent et que les justes sont foulés aux pieds ? Donc non. La prophétie ne s'est pas accomplie. Comment accepter que la prophétie du Seigneur ne se soit pas accomplie ?!

On peut essayer de répondre deux choses à ces doutes. La première, et qui paraît très importante, est qu'il ne faut pas comprendre la notion de « prophétie » de manière étroite et utilitaire. Ce sont les devins qui affirment vous annoncer votre destin, « ce qui arrivera ». La prophétie serait plus justement appelée révélation de la volonté de Dieu. Mais il y a aussi la volonté humaine. Car Dieu n'est pas chef d'orchestre accompagnateur, et le monde n'est pas une scène, puisque tout se passe dans l'interaction complexe de deux volontés : la volonté humaine et la volonté de Dieu. Le Seigneur a fait Son pas : Il a accompli ce qu'Il avait promis ; ensuite, notre volonté devait l'accepter ou ne pas l'accepter. Nous ne l'avons pas accepté. Et si nous l'avions accepté, sans aucun doute, tout ce qui est décrit en Is 61 régnerait déjà sur la terre depuis deux mille ans. Mais nous ne l'avons pas accepté, nous ne l'avons pas voulu nous-mêmes, ou plus exactement nous n'étions pas encore prêts.

Et la seconde chose : il y eut pourtant des personnes qui l'ont accepté ! Oui, et c'est précisément pourquoi la prophétie s'est tout de même accomplie. C'est pourquoi Théophane le Reclus écrit : « Le Seigneur n'est pas venu seulement annoncer l'année favorable, mais Il l'a apportée. Où donc est-elle ? Dans les âmes des croyants. »

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Pour Lc 4:16-22
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit:
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : " Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
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L'année favorable du Seigneur, ou l'année de la miséricorde du Seigneur dans une autre traduction, voilà ce que Jésus est venu nous annoncer. Nous oublions souvent...  Lire la suite

L'année favorable du Seigneur, ou l'année de la miséricorde du Seigneur dans une autre traduction, voilà ce que Jésus est venu nous annoncer. Sous la pression des lourdes circonstances de la vie, nous oublions souvent que le but véritable de Sa venue est précisément là. Et que cette année a déjà été apportée par Lui dans le monde, même si elle demeure encore voilée. Qu'est-ce donc ? Où la voir ?

Le passage même de l'Évangile d'aujourd'hui sert de réponse à cette question. Le Christ a traversé les épreuves les plus dures dans le désert, les a supportées, et Il s'est mis à posséder une force particulière, une paix particulière, rayonnant une lumière incréée ; nous le comprenons à la réaction des gens dans la synagogue, venus à l'assemblée ordinaire du sabbat. Une réaction étonnamment adéquate, ce qui Lui arrivait rarement dans la synagogue, du moins au début. Oui, ensuite ils furent remplis de fureur, mais au début ils « Lui rendaient témoignage ». C'est sans doute en ce bref premier instant qu'Il manifesta d'une manière particulièrement évidente, en Lui-même, l'année favorable du Seigneur.

Oui, mais Lui, c'est Lui ; et nous alors ? Rappelons-nous une fois où nous avons sincèrement préparé notre âme, jeûné, prié avec une force particulière, puis sommes venus à la liturgie, avons apporté au Seigneur notre repentir, avons communié aux saints mystères du Christ et... n'avons-nous pas senti alors dans notre âme l'année de la miséricorde du Seigneur ? Elle est sans doute exactement ainsi.

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Pour Lc 4:16
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
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Dans la Synagogue, dès l’époque du Second Temple, s’était formée une coutume : tout Juif croyant peut lire et commenter la Torah pendant l’office. Cette coutume est passée de l’usage synagogal à l’usage ecclésial, de sorte que...  Lire la suite

Dans la Synagogue, dès l’époque du Second Temple, s’était formée une coutume : tout Juif croyant peut lire et commenter la Torah pendant l’office. Cette coutume est ensuite passée de l’usage synagogal à l’usage ecclésial, si bien qu’aux temps des premiers chrétiens comme aux débuts du christianisme, il existait des prédicateurs d’Église qui n’étaient ni diacres, ni presbytres, ni évêques, mais appartenaient au noyau actif de la communauté ecclésiale, sans lequel l’Église de cette époque était impensable.

Un tel noyau actif existait aussi dans la Synagogue. En Judée, et en Palestine en général, il se composait d’ordinaire, aux temps évangéliques, de membres de la fraternité pharisienne, à laquelle appartenaient beaucoup de synagogues. Dans ces synagogues, l’immense majorité des fidèles, et naturellement le conseil des anciens ainsi que le rabbinat de la synagogue, appartenaient aussi à la fraternité. Les pharisiens étaient des prédicateurs et des missionnaires actifs, et la prédication retentissait constamment dans leurs synagogues ; sinon tous, du moins beaucoup prêchaient. Mais, plus généralement, tout Juif croyant pouvait prononcer une prédication s’il avait quelque chose à dire.

C’est cette possibilité que Jésus a manifestement utilisée. Il s’est évidemment mis à parler aussitôt du Messie et du Royaume messianique, car dans les synagogues on lisait alors précisément le passage correspondant du livre d’Isaïe. Son discours ne consistait pas en paroles, mais en un silence éloquent. Ayant lu le texte, Il ne dit plus rien, Il s’assit simplement à Sa place. Par là, Il faisait comprendre aux présents qu’Il n’avait rien à dire : Il est là, Il est venu, et c’est tout ce qu’Il voulait communiquer aux personnes rassemblées.

À vrai dire, la rencontre avec le Christ se produit très souvent exactement ainsi : Il se tient simplement devant l’homme et se tait. Il Se donne à voir, sans rien prédéterminer, sans rien exiger, sans insister sur rien et sans chercher à convaincre de quoi que ce soit. L’homme est libre de choisir, et il doit choisir lui-même. Face à face avec le Messie manifesté au monde. Comme alors, à Nazareth.

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Pour Lc 4:18-19
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
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On peut considérer d’estime, d’adoration, voire même de respectueux la peur qui nous inspire comment vivre en présence du Seigneur. Mais c’est le plus souvent notre volonté de considérer Dieu égal à nous...  Lire la suite

On peut considérer d’estime, d’adoration, voire même de respectueux la peur qui nous inspire comment vivre en présence du Seigneur. Mais c’est le plus souvent notre volonté de considérer Dieu égal à nous, en disant « j’avais peur de toi, car tu es un homme dur: tu prends ce que tu n’as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé» (Luc 19:21). Nous nous représentons un être horrible, abominable, vindicatif, et en même temps impersonnel, dont il faut fuir sans regarder derrière lorsque nous cherchons à nous justifier de notre propre passivité, notre paresse, notre mauvaise volonté de tout remettre à cet être. Et tout comme Adam, nous nous rendons compte en ce moment de notre nudité, notre faiblesse et notre solitude dans un monde inconnu et horrible (Gen 3 :10). Une pauvreté effroyable réprime en nous la volonté de vivre. Nous nous lamentons et agitons, nous pleurons et nous nous affligeons de l’impossibilité ou l’incapacité de supporter cette terreur qui nous entoure. Nous comprenons que nous sommes asservis par cette peur, de telle manière que nous ne pouvons même pas bouger. Nous sommes tourmentés et conduits jusqu'à l’ultime limite du désespoir. Ayant soif de la délivrance, nous nous sommes retrouvés être asservis du péché et de la mort ; et personne ne sait comment sortir de ce piège: même étant conscient de tout cela, on ne trouve pas une solution pour soi même, n’en parlons pas d’en trouver pour quelqu’un d’autre. Il est impossible à l’homme de surmonter ce terrible écart par ses propres forces. Il est possible seulement à Celui qui peut dire qu’Il est venu apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérir les cœurs brisés, proclamer la délivrance aux prisonniers, le don de la vue aux aveugles, libérer les opprimés. « L’été» favorable du Seigneur commence pour nous à partir du moment où nous sommes conscients de ces faits et recevons dans notre vie Celui qui donne tout cela.

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Pour Lc 4:18-19
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
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On peut considérer d’estime, d’adoration, voire même de respectueux la peur qui nous inspire comment vivre en présence du Seigneur. Mais c’est le plus souvent notre volonté de considérer Dieu égal à nous...  Lire la suite

On peut considérer d’estime, d’adoration, voire même de respectueux la peur qui nous inspire comment vivre en présence du Seigneur. Mais c’est le plus souvent notre volonté de considérer Dieu égal à nous, en disant « j’avais peur de toi, car tu es un homme dur: tu prends ce que tu n’as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé» (Luc 19:21). Nous nous représentons un être horrible, abominable, vindicatif, et en même temps impersonnel, dont il faut fuir sans regarder derrière lorsque nous cherchons à nous justifier de notre propre passivité, notre paresse, notre mauvaise volonté de tout remettre à cet être. Et tout comme Adam, nous nous rendons compte en ce moment de notre nudité, notre faiblesse et notre solitude dans un monde inconnu et horrible (Gen 3 :10). Une pauvreté effroyable réprime en nous la volonté de vivre. Nous nous lamentons et agitons, nous pleurons et nous nous affligeons de l’impossibilité ou l’incapacité de supporter cette terreur qui nous entoure. Nous comprenons que nous sommes asservis par cette peur, de telle manière que nous ne pouvons même pas bouger. Nous sommes tourmentés et conduits jusqu'à l’ultime limite du désespoir. Ayant soif de la délivrance, nous nous sommes retrouvés être asservis du péché et de la mort ; et personne ne sait comment sortir de ce piège: même étant conscient de tout cela, on ne trouve pas une solution pour soi même, n’en parlons pas d’en trouver pour quelqu’un d’autre. Il est impossible à l’homme de surmonter ce terrible écart par ses propres forces. Il est possible seulement à Celui qui peut dire qu’Il est venu apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérir les cœurs brisés, proclamer la délivrance aux prisonniers, le don de la vue aux aveugles, libérer les opprimés. « L’été» favorable du Seigneur commence pour nous à partir du moment où nous sommes conscients de ces faits et recevons dans notre vie Celui qui donne tout cela.

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Pour Lc 4:19
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
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Les paroles du prophète disant qu'il est envoyé témoigner de « l'année de grâce de Yahvé » (« l'année favorable du Seigneur » dans la traduction synodale), Jésus les applique manifestement à Lui-même. La prophétie correspondante était de toute évidence messianique pour tous, et « l'année de grâce » était perçue comme l'année de la venue du Messie. Jésus applique donc ces paroles à Sa propre venue, par là...  Lire la suite

Les paroles du prophète disant qu'il est envoyé témoigner de « l'année de grâce de Yahvé » (« l'année favorable du Seigneur » dans la traduction synodale), Jésus les applique manifestement à Lui-même. La prophétie correspondante était de toute évidence messianique pour tous, et « l'année de grâce » était perçue comme l'année de la venue du Messie. Jésus applique donc ces paroles à Sa propre venue, faisant ainsi allusion à Sa propre messianité, dont Il ne parlait presque jamais directement. Ces allusions étaient sans doute liées au fait que Sa messianité ne correspondait manifestement ni aux représentations messianiques populaires ni aux attentes correspondantes.

D'une part, Jésus devait faire comprendre à ceux qui L'écoutaient que l'époque messianique était arrivée et qu'Il était Lui-même le Messie attendu ; mais, en même temps, il n'entrait nullement dans Ses plans de devenir le chef d'un mouvement religieux et politique messianique de masse, ce à quoi tout se serait inévitablement réduit s'Il avait déclaré Sa messianité directement et ouvertement. Apparemment, les allusions et les textes messianiques correspondants de l'Ancien Testament devaient non seulement amener les auditeurs à supposer que Celui qui parlait témoignait de Lui-même comme Messie, mais aussi les faire réfléchir à la raison pour laquelle Il n'en parlait pas directement.

Ainsi Jésus voulait sans doute écarter les curieux désœuvrés et ceux qui ne se satisfaisaient que des représentations traditionnelles, ou de leurs propres représentations, du Messie et de ce qu'Il devait être. Il voulait attirer l'attention de ceux qui comprenaient le langage de l'allusion subtile et qui étaient prêts à voir un Messie tout à fait inattendu, dont l'image ne rentrait pas dans les cadres habituels ni dans les schémas traditionnels.

Outre le fait d'écarter ceux qui brûlaient de commencer immédiatement une guerre messianique, il y avait ici encore un autre but. L'homme qui suivait Jésus devait être prêt aux surprises, précisément là et alors où et quand on semblait pouvoir les attendre le moins. Son propre chemin de croix et de résurrection, comme le chemin de ceux qui Le suivaient, ne ressemblait à rien de connu ni d'habituel.

Il fallait souvent agir ici dans une situation où la logique et les modèles traditionnels faisaient complètement défaut et ne pouvaient que gêner. Il valait mieux y préparer Ses disciples dès le commencement, les obliger dès le commencement à voir le traditionnel et l'habituel d'une manière inattendue et inhabituelle. Parfois un tel regard pouvait même choquer, mais il valait mieux traverser ce choc au début du chemin afin de s'y habituer, et plus tard, quand les choses choquantes deviendraient beaucoup plus nombreuses dans la vie, les recevoir déjà comme une partie naturelle et inévitable du chemin du chrétien.

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Pour Lc 4:22-30
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
23 Et il leur dit : " A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. "
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25 " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. "
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
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Le Seigneur vient vers celui vers qui Lui-même veut venir. La venue de Dieu dans la vie de l’homme n’est pas une récompense pour tels ou tels...  Lire la suite

Le Seigneur vient vers celui vers qui Lui-même veut venir. La venue de Dieu dans la vie de l’homme n’est pas une récompense pour tels ou tels mérites, qu’il s’agisse d’exploits ascétiques ou d’une piété idéale. Le Seigneur vient vers ceux qui en ont besoin à en mourir. Mais les nécessiteux sont nombreux. Choisit-Il donc parmi eux les plus humiliés ? Peut-être cela concerne-t-il dans une certaine mesure la veuve de Sarepta de Sidon, mais certainement pas le chef de l’armée du roi de Syrie. Cela signifie que le Seigneur choisit d’une manière inconnue de l’homme. Ici, personne ne trouvera jamais de loi. Car le Seigneur est vivant, et tout ce qui est vivant ne se laisse jamais enfermer jusqu’au bout dans des lois. Pour nous, au contraire, la loi est le seul appui de l’esprit, la seule chose qui nous donne quelque assurance. Mais c’est précisément cette assurance qui nous égare. Comme les habitants de Nazareth étaient sûrs de connaître, de bien connaître cet homme, Jésus ! Mais c’est justement cette assurance qui les empêche de voir en Lui Dieu.

Il ne faut pas penser pour autant que le Seigneur jouerait en quelque sorte avec nous, qu’Il se donnerait simplement pour but de nous étonner, car ici tout est trop sérieux. Il s’agit de vies humaines. Ce n’est évidemment pas cela qui est dit ici. Simplement, à nous précisément, la providence de Dieu et toute la complexité de Ses voies sont incompréhensibles. « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas Mes voies, dit le Seigneur » (Is 55:8). C’est cette non-correspondance qui nous pousse parfois à nous étonner : pourquoi la grâce est-elle descendue précisément sur cette personne, pourquoi précisément ainsi, précisément à ce moment, alors qu’il est évident qu’autour d’elle il y en a de bien plus dignes ou de plus nécessiteux ? Nous devons simplement essayer de croire que tout ce qui arrive selon Sa volonté arrive de la manière la plus nécessaire pour les chemins de la grâce.

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Pour Lc 4:24-30
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25 " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. "
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
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Les gens ont des attitudes différentes envers leurs maladies: les uns y pensent tout le temps, d'autres, au contraire, essaient de les oublier. Les uns se plaignent, d'autres se taisent et font semblant de ne pas être malades. Mais presque tous veulent quand même...  Lire la suite

Les gens ont des attitudes différentes envers leurs maladies: les uns y pensent tout le temps, d'autres, au contraire, essaient de les oublier. Les uns se plaignent, d'autres se taisent et font semblant de ne pas être malades. Mais presque tous veulent quand même être guéris. Il est vrai que ce désir lui aussi peut être différent. Naaman désirait probablement très ardemment la guérison. Il la désirait et croyait qu'elle était possible. C'est précisément cette foi qui ouvrit ses oreilles aux paroles de la petite servante. Il n'entendit pas seulement ses paroles au sujet du prophète, il y crut et osa en parler au roi.

Oui, il était «un grand homme auprès de son maître». Mais plus on est haut placé, plus il est effrayant de se couvrir de ridicule, de se déshonorer. Quand il arriva chez Élisée, celui-ci ne sortit même pas sur le seuil vers Naaman, mais transmit l'instruction par l'intermédiaire d'un serviteur. Et Naaman fut déçu, se mit en colère, refusa d'accepter la manière dont le Seigneur avait décidé d'agir dans cette situation.

Combien souvent nous avons une réaction semblable lorsque nos plans soigneusement réfléchis ne se réalisent pas; mais, heureusement, Dieu avait donné à Naaman le don d'écouter les personnes qui l'entouraient. Malgré le fait qu'il ne s'agisse que de serviteurs, le désir de guérison et la confiance en Dieu conduisent Naaman plus loin. Et le Seigneur récompense la confiance de ses enfants par la guérison du corps et de l'âme.

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Pour Lc 4:24
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
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Que cela soit vrai ne fait aucun doute : chacun peut se rappeler ses relations avec ses plus proches parents. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Peut-être parce que nous nous attendons à ce qu’un prophète — soit quelque chose d’inhabituel, presque un surhomme, alors que Dieu donne le don de prophétie à des personnes tout à fait ordinaires...  Lire la suite

Que cela soit vrai ne fait aucun doute : chacun peut se rappeler ses relations avec ses plus proches parents. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Peut-être parce que nous nous attendons à ce qu’un prophète — soit quelque chose d’inhabituel, presque un surhomme, alors que Dieu donne le don de prophétie à des personnes tout à fait ordinaires. Si nous ne connaissons pas une telle personne de près, elle est inhabituelle pour nous et nous sommes prêts à la prendre pour un prophète ; mais chez une personne proche, qu’y a-t-il donc d’inhabituel ? Alors nous prenons facilement pour des prophéties toutes sortes d’idées venues de l’extérieur, tandis que nos propres prophètes, des Vernadski, des Vavilov, des Soljenitsyne et autres, nous les tournons en dérision, les faisons pourrir dans les camps, les expulsons du pays. Après tout, l’oreille absolue est aussi un don, mais elle ne dépend absolument pas du fait que nous l’acceptions ou non ; tandis que la prophétie, si elle n’est pas entendue, semble ne pas exister. Et tant mieux, car le prophète dit rarement des choses qui nous plaisent !

Et maintenant la question principale : que devons-nous faire de cela ? Il faut chercher la réponse dans l’Évangile. Nous sommes appelés à aimer — le proche comme le lointain, en voyant en lui l’image de Dieu, et donc un mystère jamais pleinement compréhensible. Alors chaque personne est étonnante pour nous, et par chacune Dieu peut nous dire quelque chose de très important.

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Pour Lc 4:24
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
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Indubitablement, ce qui est dit dans ce verset est vrai: chacun de nous peut se rappeler de ses relations avec ses plus proches parentés. Pourquoi en est-il ainsi? Peut être parce qu’on se fait des illusions? Nous pensons qu’un prophète doit être extraordinaire, voire même un surhomme, mais Dieu donne carrément le don de la...  Lire la suite

Indubitablement, ce qui est dit dans ce verset est vrai: chacun de nous peut se rappeler de ses relations avec ses plus proches parentés. Pourquoi en est-il ainsi? Peut être parce qu’on se fait des illusions? Nous pensons qu’un prophète doit être extraordinaire, voire même un surhomme, mais Dieu donne carrément le don de la prophétie aux hommes ordinaire. Si nous ne connaissons pas cette personne à qui Dieu donne le don de la prophétie de près, alors il est pour nous extraordinaire et nous sommes prêts de la prendre pour prophète, mais que se passe t-il lorsque cette personne est un proche, est familier à nous – il y a quoi d’anormal en lui pour qu’il ne puisse pas être prophète? Voila! Nous prenons facilement pour prophétie toutes sortes d’idées venues d’ailleurs, mais nous nous moquons et laissons moisir nos prophètes dans les camps, nous les expulsons même parfois du pays. Un bon sens auditif n’est il pas aussi un don? Mais il ne dépend pas de nous - que nous l’acceptons ou pas, il existe – or la prophétie est comme ci elle n’existait pas si elle n’est pas entendue et reçue. Et ceci est bien, car les prophètes nous parlent rarement de ce qui nous plait, n’est ce pas!

La principale question est alors : que faire ? La réponse doit être cherchée dans l’Évangile. Nous sommes appelés à aimer – le proche et le lointain, voyant en chacun l’image de Dieu, et ceci dit- le secret ne peut être appréhendé jusqu’au bout. Alors, chaque personne doit être merveilleuse pour nous, et Dieu peut dire quelque chose de très importante pour nous à travers tout un chacun.

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Pour Lc 4:30
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
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Parfois, la plénitude de la vie de Dieu en Jésus se manifeste de manière inhabituelle et inattendue. La foule est prête à Le saisir, mais Lui, d'une façon ou d'une autre, passe au milieu d'elle...  Lire la suite

Parfois, la plénitude de la vie de Dieu en Jésus se manifeste de manière inhabituelle et inattendue. La foule est prête à Le saisir, mais Lui, d'une façon ou d'une autre, passe au milieu d'elle. Soit inaperçu, soit invulnérable. Peut-être les deux à la fois. L'évangéliste n'explique pas comment Il réussit à traverser la foule agressive. Il est passé tout simplement près d'elle.

Il se mouvait dans une autre dimension, dans un autre espace, l'espace de Son Royaume, qui n'a jamais été fermé pour Lui, même lorsqu'extérieurement rien ne Le distinguait des autres hommes. On ne Le voyait pas parce qu'Il aurait utilisé des méthodes particulières pour Se cacher, comme un bonnet d'invisibilité de conte, mais parce qu'Il était passé là où ceux qui Le poursuivaient ne pouvaient pénétrer, bien qu'ils continuaient à Le voir.

À peu près comme après Sa résurrection, lorsqu'Il fut visible pour Ses disciples marchant vers Emmaüs, tout en se tenant dans le Royaume, dont la frontière avec le monde non transfiguré passait justement par la route qu'ils suivaient, de sorte qu'Il se trouvait d'un côté de la frontière et eux de l'autre. Il Lui suffisait de s'éloigner de la frontière vers la profondeur du Royaume pour disparaître aux yeux des apôtres. Mais près de la frontière, Il était visible même à ceux qui n'étaient pas encore entrés dans le Royaume. Ainsi la foule pouvait Le voir sans entrer dans Son Royaume. Mais Le toucher, Le saisir, était impossible.

Cette invulnérabilité paraît étrange au regard de tout ce qui arriva ensuite, lorsqu'Il fut pourtant arrêté, jugé, exécuté. S'Il pouvait devenir invulnérable à la foule alors, qu'est-ce qui L'empêchait de faire la même chose plus tard? Techniquement, rien. Les paroles qu'Il prononça au jardin de Gethsémani au sujet des légions d'anges n'étaient pas une allégorie; c'était la constatation d'un fait, l'indication d'une possibilité bien réelle dont Il ne pouvait toutefois user que s'Il décidait de violer la volonté de Son Père céleste.

Dans la vie de Jésus, rien n'était forcé ni inévitable au sens où ces choses existent pour nous. Sa vie était déterminée seulement par Son choix et par les décisions de Son Père, qu'Il recevait et percevait comme les Siennes propres. Il ne pouvait pas ne pas aller à la croix, non parce qu'Il n'avait pas d'autre issue, mais parce qu'autrement Il n'aurait pas accompli ce pour quoi Il était venu dans le monde. Mais alors, à Nazareth, il était encore trop tôt pour Lui de mourir. Et Il s'en alla. Il s'éloigna de la foule en passant par la route de Son Royaume. Route qui, traversant notre monde déchu, L'aida alors à échapper aux mains de la foule hostile, avant de Le conduire plus tard à la croix.

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Pour Lc 4:31-36
31 Il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
33 Dans la synagogue il y avait un homme ayant un esprit de démon impur, et il cria d'une voix forte:
34 " Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. "
35 Et Jésus le menaça en disant : " Tais-toi, et sors de lui. " Et le précipitant au milieu, le démon sortit de lui sans lui faire aucun mal.
36 La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres : " Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent ! "
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Est-il possible de distinguer un esprit impur d'une maladie psychique ? Cette question, malheureusement, se pose trop souvent à nous, encore et encore...  Lire la suite

Est-il possible de distinguer un esprit impur d'une maladie psychique ? Cette question, malheureusement, se pose trop souvent à nous, encore et encore. Mais posons-nous une autre question : faut-il le faire ? Oui, vous dira-t-on, il le faut, pour savoir s'il faut conduire la personne à des prières d'exorcisme ou dans un hôpital psychiatrique, sous les médicaments les plus puissants. Nous ne réussirons sans doute pas ici à donner une règle générale valable pour tous les cas, mais nous savons avec certitude que parmi les personnes reconnues malades par les médecins, il y a de bons poètes et des croyants profonds. Et notre fragment d'aujourd'hui de la confession du possédé résonne comme un certain témoignage en ce sens.

Mais ce ne sont peut-être que des éclairs sur fond de folie ? Dans certains cas, oui ; il faut alors attirer la personne vers le Christ et vers un traitement médicamenteux, car la folie est dangereuse pour la personne elle-même et pour ceux qui l'entourent. Mais pensons à une autre sorte de « folie ». Rappelons-nous la bienheureuse Xénia de Pétersbourg. En vérité, le début de son chemin de bienheureuse, marqué par la mort de son mari, peut être compris comme une folie naturelle. Elle revêtit ses vêtements, disait que c'était elle qui était morte et que son mari n'était pas mort, et demandait qu'on l'appelle de son nom à lui. Mais, comme on le chante dans le kondakion de la bienheureuse Xénia, ton 7 : « ayant dénoncé la folie du monde par une folie apparente, tu as reçu par l'humilité de la croix la force de Dieu ». Et cela n'est déjà plus de la folie, mais une bienheureuse folie. Comment distinguer ? Très simplement : à leurs fruits. À Saint-Pétersbourg, on considérait comme un bon signe de donner à la bienheureuse Xénia ; les gens étaient attirés vers elle. Mais si les fruits de la folie sont le péché et le scandale pour les autres, alors c'est un véritable esprit impur, même s'il se déguise sous les vêtements de la raison.

Faut-il donc distinguer l'esprit impur de la maladie psychique ? Il semble que non, mais il faut distinguer les fruits de l'esprit. Et s'ils sont empoisonnés, il faut recourir à la psychiatrie comme aux moyens spirituels de lutte, par exemple aux prières d'exorcisme, et mieux encore à une participation fréquente à la Divine Liturgie. Si leurs fruits sont doux, alors voilà vraiment un trésor de l'esprit, même s'il est revêtu de la forme de la folie ; n'en ayons pas peur.

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Pour Lc 4:31-36
31 Il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
33 Dans la synagogue il y avait un homme ayant un esprit de démon impur, et il cria d'une voix forte:
34 " Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. "
35 Et Jésus le menaça en disant : " Tais-toi, et sors de lui. " Et le précipitant au milieu, le démon sortit de lui sans lui faire aucun mal.
36 La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres : " Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent ! "
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L’évangéliste note une nuance intéressante dans son récit : à la vue de la guérison du possédé, de sa libération du pouvoir des forces obscures, les gens qui entourent Jésus sont saisis d’effroi...  Lire la suite

L’évangéliste note une nuance intéressante dans son récit : à la vue de la guérison du possédé, de sa libération du pouvoir des forces obscures, les gens qui entourent Jésus sont saisis d’effroi. Non pas de joie, non pas d’enthousiasme, non pas de révérence, non pas de crainte de Dieu, qui suppose tout de même avant tout la révérence, mais précisément d’effroi, effroi devant une force étrange, incompréhensible et donc terrible. Il semblerait que lorsqu’il est question de la manifestation du Royaume, du souffle du Royaume et même de la force du Royaume, qui s’est manifestée dans la guérison du possédé, il ne devrait être nullement question d’effroi. Et pourtant l’effroi est bien là ; telle est la réaction de ceux qui ont vu la guérison. De quoi s’agit-il donc ? La réponse à cette question peut se trouver dans les propos rapportés par l’évangéliste : qui est-Il donc, pour que même les forces des ténèbres Le craignent ? Manifestement, les gens saisis d’effroi à la vue de la guérison du possédé ne voient dans ce qui se passe rien d’autre qu’une force, une force supérieure même à ce qui était considéré comme irrésistible : le pouvoir des esprits des ténèbres.

Bien sûr, ceux qui entouraient Jésus étaient des personnes religieuses ; il ne pouvait d’ailleurs pas y en avoir d’autres près de la synagogue. Mais la religiosité en elle-même ne garantit encore rien lorsqu’il s’agit du monde spirituel et de la vie spirituelle. Il n’est pas secret qu’à toutes les époques, ce sont précisément les personnes religieuses qui ont souvent craint les manifestations des forces obscures dans leur vie plus encore que leurs contemporains non religieux. Et on peut les comprendre : à la différence des personnes non religieuses ou tout simplement incroyantes, les personnes religieuses savent quelque chose du monde spirituel, ne serait-ce que par ouï-dire, et parfois par leur propre expérience. Et elles savent aussi que les forces spirituelles obscures existent, sans avoir de raison de douter de leur réalité. Mais la religiosité en elle-même ne garantit pas des relations personnelles solides et stables avec Dieu.

Alors les forces des ténèbres deviennent pour l’homme religieux une réalité, tandis que Dieu devient une abstraction. Peut-être les personnes qui entouraient Jésus comprenaient-elles les choses ainsi. En Jésus Lui-même, elles ne voyaient pas le Messie qui a apporté au monde le Royaume, mais seulement le Possesseur d’une force supérieure à celle qu’elles connaissaient déjà bien : la force des esprits des ténèbres. La réalité du Royaume leur resta étrangère ; elles ne sentirent ni son souffle ni son amour. Mais elles remarquèrent sa force.

Or sans amour, cette force devient réellement terrible pour l’homme. Pour l’homme, il n’y aurait sans doute rien de plus terrible qu’un Dieu qui cesserait soudain de l’aimer, si seulement une telle chose était possible. Mais, heureusement pour l’homme, cela est absolument exclu. Toutefois, l’homme qui ne connaît pas l’amour de Dieu, qui ne sent pas le souffle du Royaume, peut très bien s’imaginer la force de Dieu privée de l’amour de Dieu. Et ce mirage deviendra pour lui un effroi. Tel qu’il le devint pour les témoins de la guérison du possédé accomplie par Jésus.

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Pour Lc 4:32
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
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Pourquoi les gens étaient étonnés? Jésus ne parlait-Il pas de ce qui était déjà dit par les prophètes, par les maitres des livres de la Bible….? Il y avait d’autres maitres en Israël en ces temps la, c’est surtout clair après les trouvailles de la mer rouge encore appelée Qumran. En quoi Jésus Christ était donc différent des autres? On donne ici la solution...  Lire la suite

Pourquoi les gens étaient étonnés? Jésus ne parlait-Il pas de ce qui était déjà dit par les prophètes, par les maitres des livres de la Bible….? Il y avait d’autres maitres en Israël en ces temps la, c’est surtout clair après les trouvailles de la mer rouge encore appelée Qumran. En quoi Jésus Christ était donc différent des autres? On donne ici la solution : «Il parlait avec autorité». Soit comme il est écrit dans l’Evangile selon Matthieu: « il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes» (Matt. 7 :29). Il existait déjà en ces temps la une immense tradition des enseignements et des interprétations des Écritures; les maitres Israéliens parlaient avec beaucoup de prudence, en se référant constamment sur les autorités, un peu comme s’ils se cachaient derrière leurs dos.

Jésus ne se cache pas. Il parle aussi sans crainte, tout comme les grands prophètes d’Israël. Il ne se réfère même pas à l’autorité de Moise le législateur, et se permet l’expression de type « Il a été dit à Moise… mais Moi je vous parle…» lorsqu’Il le mentionne. Il ne s’agit pas ici du ton autoritaire de Ses mots, et de Son auto-exaltation – il n y a ni l’un ni l’autre dans Ses pensées – mais plutôt de Ses auditeurs qui sentent une conformité absolue entre Cet Homme et ce qu’Il parle. L’amour et la vérité étaient toujours unis dans ses enseignements, et c’est effectivement pour cela que les gens trouvaient qu’Il a le droit de leurs enseigner.

Nous rencontrons parfois sur notre chemin des gens, dont nous sentons qu’en eux vit ce pouvoir – le pouvoir d’amour et le pouvoir de la verite, et quelque chose touche notre cœur, puisqu’au fond de la personnalité de tout être humain vit une soif insatiable de l’amour et de la vérité.

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Pour Lc 4:37-44
37 Et un bruit se propageait à son sujet en tout lieu de la région. "
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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Les démons, lorsqu'ils se trouvent face à face avec Jésus, comprennent d'ordinaire mieux que les hommes à Qui ils ont affaire. Est-ce bon pour nous ?...  Lire la suite

Les démons, lorsqu'ils se trouvent face à face avec Jésus, comprennent d'ordinaire mieux que les hommes à Qui ils ont affaire. Est-ce bon pour nous ? Il est difficile de répondre sans ambiguïté. Certes, il vaut mieux être un homme, même déchu, qu'un esprit déchu. Mais l'homme ne possède pas la clarté de vision spirituelle propre aux esprits, qui conservent cette clarté même après la chute.

Cela tient peut-être aux différences entre les anges déchus, qui même après la chute demeurent des êtres purement spirituels, et les hommes, conçus et créés dès l'origine comme des êtres doubles, spirituels et naturels. Et chez l'homme, il semble que ce soit précisément la composante naturelle qui reçoive le choc principal.

Bien sûr, la chute elle-même est un phénomène spirituel ; elle est liée au choix spirituel de l'homme, aux décisions que l'homme prend à un moment connu de son histoire. Mais les conséquences de cette mauvaise décision, à en juger par tout ce que nous savons aujourd'hui de l'homme déchu, ont beaucoup plus déformé sa nature, en entendant par là, bien sûr, non seulement et pas tant la physiologie que, d'abord, la psyché, que sa vie spirituelle.

Aujourd'hui cela peut nous paraître fâcheux et irritant, mais il est possible que notre propre nature, en recevant le choc principal, ait considérablement affaibli l'influence du mal spirituel sur notre vie spirituelle. En un certain sens, on pourrait dire que notre propre nature, physique dans une moindre mesure, psychique dans une plus grande, est devenue pour nous une sorte de coussin de sécurité, amortissant le coup des forces du mal porté au noyau spirituel de notre personne, sans lequel nous n'existerions tout simplement pas comme hommes.

Le prix d'un tel amortissement est sans doute devenu, entre autres, cette imprécision, ce manque de netteté de la vision spirituelle qui distingue l'homme déchu. Ce défaut n'est surmonté que sur le chemin spirituel, sur le chemin de l'approfondissement des relations avec Dieu. Voilà pourquoi beaucoup ne reconnaissent pas en Jésus le Messie. Mais les esprits déchus, qui n'ont pas perdu la clarté de la vision spirituelle, Le voient avec une parfaite netteté et comprennent très bien Qui est devant eux. Seulement, cette compréhension ne les rapproche pas de Dieu. Car l'essentiel n'est pas la connaissance en elle-même, mais la manière dont elle influe sur les relations avec Dieu. Et si elle aide sur le chemin du Royaume.

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Pour Lc 4:38-44
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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Pourquoi trois évangélistes accordent-ils de l’attention à l’un des premiers miracles de Jésus, la guérison de la belle-mère de Pierre? Peut-être s’agit-il du genre de l’Évangile: le témoignage...  Lire la suite

Pourquoi trois évangélistes accordent-ils de l’attention à l’un des premiers miracles de Jésus, la guérison de la belle-mère de Pierre? Peut-être s’agit-il du genre de l’Évangile: le témoignage. Les témoignages sont forts et convaincants lorsqu’ils ne sont pas anonymes, lorsqu’ils ne racontent pas en général l’histoire de personnes guéries que les témoins eux-mêmes n’ont jamais rencontrées, mais celle de personnes concrètes, connues des auditeurs ou proches de ceux qu’ils connaissent. Tout le monde connaissait Pierre, et sa belle-mère est un exemple très concret et convaincant.

Il est intéressant que les trois évangélistes soulignent un détail: « Aussitôt elle se leva et les servit ». Cela ne signifie sans doute pas qu’un tel comportement lui était inhabituel; il s’agit plutôt de dire que la guérison miraculeuse n’est pas donnée à l’homme sans but (Dieu ne fait rien sans but!), mais pour le service, car c’est précisément ainsi que l’amour s’exprime dans le comportement.

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Pour Lc 4:41
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
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Nous ne connaissons pas suffisamment les démons, mais une chose est clair, c’est que ces démons sont contre Dieu non seulement par leurs buts et mais aussi par leurs méthodes. Si le but de Dieu en ce qui concerne les hommes...  Lire la suite

Nous ne connaissons pas suffisamment les démons, mais une chose est clair, c’est que ces démons sont contre Dieu non seulement par leurs buts et mais aussi par leurs méthodes. Si le but de Dieu en ce qui concerne les hommes est le salut et la vie éternelle, la perdition en est le but du démon; de même, si Dieu respecte et tient compte de la liberté de l’homme, le démon ou diable essaye lui a asservir l’homme, de s’emparer de sa conscience, et paralyser sa volonté (c’est ce qu’on appelle obsession). Un homme obsédé est délivré de son obsession et les démons le quittent lorsque celui-ci rencontre Jésus. L’extrait d’aujourd’hui nous fait savoir que les démons savent Qui les chasse (voir Jacques 2:19), même s’ils ne cessent d’être démons et continuent à s’opposer à la volonte de Dieu. Voila peut être pourquoi Jésus leurs interdit de Lui porter témoignage, puisque l’homme peut tomber dans une situation fausse en écoutant de tels témoignages: l’homme doit croire pour recevoir la Bonne nouvelle… allons nous croire au démon?

Jésus nous demande de témoigner de Lui, alors comme il est important que nous fassions partis de ceux la digne de confiance, fiable! Toute l’éthique de l’enseignement de l’Évangile se repose sur cela, sur la manière dont nous sommes appelés à vivre pour avoir le droit d’être des témoins de Jésus.

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Pour Lc 4:41
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
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Nous ne connaissons pas suffisamment les démons, mais une chose est clair, c’est que ces démons sont contre Dieu non seulement par leurs buts et mais aussi par leurs méthodes. Si le but de Dieu en ce qui concerne les hommes...  Lire la suite

Nous ne connaissons pas suffisamment les démons, mais une chose est clair, c’est que ces démons sont contre Dieu non seulement par leurs buts et mais aussi par leurs méthodes. Si le but de Dieu en ce qui concerne les hommes est le salut et la vie éternelle, la perdition en est le but du démon; de même, si Dieu respecte et tient compte de la liberté de l’homme, le démon ou diable essaye lui a asservir l’homme, de s’emparer de sa conscience, et paralyser sa volonté (c’est ce qu’on appelle obsession). Un homme obsédé est délivré de son obsession et les démons le quittent lorsque celui-ci rencontre Jésus. L’extrait d’aujourd’hui nous fait savoir que les démons savent Qui les chasse (voir Jacques 2:19), même s’ils ne cessent d’être démons et continuent à s’opposer à la volonte de Dieu. Voila peut être pourquoi Jésus leurs interdit de Lui porter témoignage, puisque l’homme peut tomber dans une situation fausse en écoutant de tels témoignages: l’homme doit croire pour recevoir la Bonne nouvelle… allons nous croire au démon?

Jésus nous demande de témoigner de Lui, alors comme il est important que nous fassions partis de ceux la digne de confiance, fiable! Toute l’éthique de l’enseignement de l’Évangile se repose sur cela, sur la manière dont nous sommes appelés à vivre pour avoir le droit d’être des témoins de Jésus.

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Pour Lc 4:43
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
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Le désir de retenir Jésus auprès de soi est humainement très compréhensible. Du moins lorsque l'on L'a déjà accueilli intérieurement et que l'on est prêt à établir avec Lui ces relations qui peuvent réellement changer toute la vie. Mais voici qu'Il part...  Lire la suite

Le désir de retenir Jésus auprès de soi est humainement très compréhensible. Du moins lorsque l'on L'a déjà accueilli intérieurement et que l'on est prêt à établir avec Lui ces relations qui peuvent réellement changer toute la vie. Mais voici qu'Il part. Il dit qu'Il doit porter aussi à d'autres la bonne nouvelle, qu'Il ne peut pas rester. Et alors, comment faire pour nous? Nous venons tout juste de Le rencontrer, nous avons à peine eu le temps de Le connaître, il reste tant de questions, tant d'incompréhensions, tant de choses dont il faut encore parler... Mais Le retenir est impossible.

Et pourtant, d'un autre côté, on peut toujours être avec Lui. En vérité, on ne peut Le connaître que dans Son Royaume. Avec Son Royaume. Et dans le Royaume, on peut toujours Le rencontrer. Là, il n'y a pas de distances. Et plus le Royaume s'étendra, plus il sera facile de Le rencontrer. Il se trouve donc qu'il sera meilleur pour nous qu'Il parte. Car Il part pour rester avec nous. Pour être plus proche de nous. Ou plutôt, pour que nous soyons plus proches de Lui.

Nous sommes vraiment proches de Lui dans la fraction du pain. Dans l'eucharistie. Et pour cela, il faut qu'Il ne soit pas là où nous pouvons Le voir physiquement, à cette frontière qui sépare le Royaume du monde pas encore transfiguré, mais au cœur du Royaume. Sur le trône. Alors, de là, nous pourrons Le voir partout. Si, bien sûr, nous devenons nous-mêmes habitants du Royaume. Mais si nous ne le devenons pas, alors la communion avec Lui ne nous donnera rien, même si elle devait durer toute l'éternité.

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Pour Lc 4:14-44
14 Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet.
15 Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous.
16 Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture.
17 On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit:
18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m'a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés,
19  proclamer une année de grâce du Seigneur.
20 Il replia le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui.
21 Alors il se mit à leur dire : " Aujourd'hui s'accomplit à vos oreilles ce passage de l'Écriture. "
22 Et tous lui rendaient témoignage et étaient en admiration devant les paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche. Et ils disaient : " N'est-il pas le fils de Joseph, celui-là ? "
23 Et il leur dit : " A coup sûr, vous allez me citer ce dicton : Médecin, guéris-toi toi-même. Tout ce qu'on nous a dit être arrivé à Capharnaüm, fais-le de même ici dans ta patrie. "
24 Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie.
25 " Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Élie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Élie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Élisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien. "
28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.
29 Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter.
30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin...
31 Il descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
32 Et ils étaient frappés de son enseignement, car il parlait avec autorité.
33 Dans la synagogue il y avait un homme ayant un esprit de démon impur, et il cria d'une voix forte:
34 " Ah ! que nous veux-tu, Jésus le Nazarénien ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. "
35 Et Jésus le menaça en disant : " Tais-toi, et sors de lui. " Et le précipitant au milieu, le démon sortit de lui sans lui faire aucun mal.
36 La frayeur les saisit tous, et ils se disaient les uns aux autres : " Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs et ils sortent ! "
37 Et un bruit se propageait à son sujet en tout lieu de la région. "
38 Partant de la synagogue, il entra dans la maison de Simon. La belle-mère de Simon était en proie à une forte fièvre, et ils le prièrent à son sujet.
39 Se penchant sur elle, il menaça la fièvre, et elle la quitta ; à l'instant même, se levant elle les servait.
40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de maux divers les lui amenèrent, et lui, imposant les mains à chacun d'eux, il les guérissait.
41 D'un grand nombre aussi sortaient des démons, qui vociféraient en disant : " Tu es le Fils de Dieu ! " Mais, les menaçant, il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Christ.
42 Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, l'ayant rejoint, elles voulaient le retenir et l'empêcher de les quitter.
43 Mais il leur dit : " Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. "
44 Et il prêchait dans les synagogues de la Judée.
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Le problème des nôtres et des étrangers a toujours existé, dans toutes les sociétés et dans toutes les cultures. Et partout, toujours, il s'est avéré qu'il valait mieux être des nôtres qu'étranger. Mais voici que le Messie est venu dans le monde, et il s'est avéré que tout n'était pas si simple. Il s'est avéré que le nôtre n'est pas nécessairement celui que nous connaissons. Le plus souvent, c'est celui dont nous pensons le connaître...  Lire la suite

Le problème des nôtres et des étrangers a toujours existé, dans toutes les sociétés et dans toutes les cultures. Et partout, toujours, il s'est avéré qu'il valait mieux être des nôtres qu'étranger. Mais voici que le Messie est venu dans le monde, et il s'est avéré que tout n'était pas si simple. Il s'est avéré que le nôtre n'est pas nécessairement celui que nous connaissons. Le plus souvent, c'est celui dont nous pensons le connaître. Cela se comprend: nous percevons les nôtres comme une part du monde habituel et familier. Il n'est pas nécessaire de les regarder attentivement, il n'est pas indispensable d'écouter leurs paroles. En général, nous savons déjà à peu près ce que les nôtres peuvent nous dire.

Les étrangers, c'est autre chose. L'étranger est toujours celui qu'on ne connaît pas. Celui qui ne fait pas partie du monde connu et habituel; peu importe alors d'où il vient: d'un autre continent ou du village voisin. Les étrangers sont souvent rejetés, mais on les regarde toujours attentivement. On écoute ce qu'ils disent. Pas forcément avec bienveillance, mais nécessairement avec attention. Car il faut comprendre l'étranger. Ou au moins se l'expliquer. L'explication est souvent une illusion de compréhension. La compréhension suppose en effet d'accueillir l'autre tel qu'il est. L'explication, elle, commence lorsque nous percevons cet autre tel que nous voulons le voir. Afin qu'il entre dans les cadres de notre perception du monde habituel et familier.

Le Christ peut et doit être accueilli tel qu'Il est. Et Il peut et doit aussi être compris, tel qu'Il est. Mais il ne faut pas L'expliquer. Ni à soi-même, ni aux autres. Si, bien sûr, nous voulons être en communion avec le Christ, et non avec nos images du Christ. Et là, il apparaît que c'est plus simple pour ceux pour qui Il est étranger. Ils ne savent rien de Lui. Les siens non plus ne savent rien de Lui, mais ils pensent tout savoir. À la différence des étrangers, qui au moins ne se trompent pas au sujet de leur ignorance. Et il n'en va pas ainsi seulement avec Lui.

Il en va de même avec Dieu. Avec Son Père céleste. Ce n'est pas un hasard si Jésus prend dans l'ancienne histoire juive des exemples où les siens ne reconnaissent pas Dieu. Une non-reconnaissance qui sépare les hommes de Dieu. Et du Messie aussi. Car pour que Dieu ou le Messie commence à agir, il faut que l'homme le veuille. Et qu'il s'adresse directement à Dieu. Directement au Christ. Mais en aucun cas aux images de Dieu ou du Christ qu'il s'est inventées. Sinon le Royaume lui aussi peut se révéler irréel. Inventé. Et la vie en lui aussi.

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