Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Mt 11:1-19

Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Or Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire:
" Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres;
et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! "
Tandis que ceux-là s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu de façon délicate? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois.
Alors qu'êtes-vous allés faire? Voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
10 C'est celui dont il est écrit: Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
Masquer

Aujourd’hui, le Seigneur parle de la prophétie de l’Ancien Testament : tous les récits, prophéties et promesses concernant le Royaume de Dieu allaient jusqu’à Jean ; désormais commence le temps de leur accomplissement. Désormais, le Royaume est réel dans le Christ, accessible à tout croyant en Lui et à tout homme qui Le suit.

Ses disciples étonnés avaient l’habitude de parler du Royaume comme de quelque chose d’attendu, de quelque chose qui n’existe pas encore. Aussi étrange que cela soit, nous aussi parlons souvent du Royaume des Cieux, de la vie avec Dieu, comme d’une certaine réalité posthume, ou comme de ce qui doit se révéler dans le siècle à venir, après la Seconde Venue. Or le Christ dit que le Royaume est déjà ouvert, et que ceux qui sont prêts à faire certains efforts peuvent y entrer.

Autres réflexions

 
Pour Mt 11:1
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Masquer
« Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits... » Seulement un verre d'eau froide... Ce sont des paroles très importantes...  Lire la suite

« Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits... » Seulement un verre d'eau froide... Ce sont des paroles très importantes. Le bien n'a pas de mesure. « Car Dieu ne donne pas l'Esprit avec mesure » (Jn 3:34). Il nous est amer de voir combien le bien que nous faisons est sans commune mesure avec l'ardeur de notre cœur, avec notre soif d'embrasser le monde entier de notre amour et de rendre chacun heureux. Si nous en souffrons trop, il me semble que cette souffrance nous est procurée par l'orgueil, qui en a poussé certains à des crimes terribles dans une situation semblable. Et voici devant nous seulement un verre d'eau froide...

Donner, ou plus exactement donner chaque fois à boire à celui qui a soif, peut avoir pour Dieu une valeur non moindre que tous les traités théologiques apologétiques écrits au cours des 2000 dernières années pris ensemble. Car le bien n'a pas de mesure. Seul le mal en a une.

Masquer
 
Pour Mt 11:2-19
Or Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire:
" Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres;
et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! "
Tandis que ceux-là s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu de façon délicate? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois.
Alors qu'êtes-vous allés faire? Voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
10 C'est celui dont il est écrit: Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
Masquer
On considère traditionnellement que Jean ne doutait pas de la vocation messianique de Jésus et qu'il Lui envoya des disciples gagnés par le doute afin qu'ils s'en convainquent eux-mêmes...  Lire la suite

On considère traditionnellement que Jean ne doutait pas de la vocation messianique de Jésus et qu'il Lui envoya des disciples gagnés par le doute afin qu'ils s'en convainquent eux-mêmes. D'autres interprètes admettent que Jean lui-même a pu en douter. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas par hasard qu'il envoya vers Jésus deux de ses disciples : ils devront devenir témoins des paroles du Christ, et selon la loi juive il faut au moins deux témoins. Les voilà donc qui entendirent une réponse qui déconcerte encore certains lecteurs de l'Évangile : pourquoi le Christ n'a-t-Il dit ni oui ni non ? Pourquoi Lui a-t-il fallu prononcer à la place une longue phrase énumérant Ses actions ?

Il semble qu'Il ait répondu ainsi afin de ne pas troubler avant l'heure ceux qui n'étaient pas encore prêts à entendre une confirmation directe. Mais le message verbal que Jésus demande de transmettre à Jean contenait la liste des signes de la venue du Messie annoncés dans l'Ancien Testament ; cela signifie que Jésus confirmait de façon tout à fait nette qu'Il était Celui-là même qui devait venir.

L'estime que le Christ porte à Jean est élevée. Mais elle est accompagnée de l'indication selon laquelle, dans le Royaume des cieux, le plus petit sera plus grand que Jean. Une telle définition peut paraître dépréciative. Pourtant se tromperait lourdement celui qui, sûr de son propre salut, songerait pour cette raison à s'élever au-dessus de Jean. Car ceux qui seront entrés dans le Royaume des cieux, transfigurés, dépasseront Jean tel qu'il était sur la terre. Mais lui-même, dans le Royaume des cieux, se dépassera lui-même tel qu'il était dans le monde terrestre.

Masquer
 
Pour Mt 11:2-15
Or Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire:
" Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres;
et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! "
Tandis que ceux-là s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu de façon délicate? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois.
Alors qu'êtes-vous allés faire? Voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
10 C'est celui dont il est écrit: Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
Masquer
Dans le contexte historique le plus proche, les paroles de Jésus sur Jean sont importantes dans la mesure où, en ces temps-là, beaucoup de gens considéraient Jean comme le Messie. En tout cas, il correspondait beaucoup mieux aux représentations populaires de masse sur ce que...  Lire la suite

Dans le contexte historique le plus proche, les paroles de Jésus sur Jean sont importantes dans la mesure où, en ces temps-là, beaucoup de gens considéraient Jean comme le Messie. En tout cas, il correspondait beaucoup mieux aux représentations populaires de masse sur ce que devait être le Messie que Jésus. Et à l'époque où se formaient les textes évangéliques, il existait en Palestine des communautés assez nombreuses de johannites, partisans de Jean le Baptiste, qui considéraient leur maître comme le Messie. Sur un tel fond, le récit des disciples envoyés par Jean à Jésus pour Lui poser encore une question sur sa messianité était important comme témoignage de Jean lui-même, montrant qu'il ne prétendait à aucune messianité.

Mais il ne s'agit pas, bien sûr, seulement d'histoire. Les paroles du Sauveur sont importantes avant tout parce que, d'une part, Il donne une caractérisation brève et dense de Jean lui-même, et, d'autre part, Il évalue avec assez de dureté les gens qui entouraient Jean comme Lui-même. Le témoignage de Jean, selon les paroles du Sauveur, appartient encore à l'époque ancienne, l'époque préchrétienne, où il n'était pas encore question de parler du Royaume entrant dans le monde. Mais c'est précisément Jean qui, comme personne avec éclat, a témoigné de la venue prochaine du Messie, en comprenant en même temps ce qu'il fallait faire pour entrer dans le Royaume. Bien sûr, dans le Royaume la mesure de la plénitude est autre; c'est pourquoi quiconque appartient au Royaume est plus grand que Jean, qui appartient encore au monde non transfiguré.

Mais pour entrer dans le Royaume, un effort est nécessaire: le Royaume «se prend par la force», et «ceux qui font effort s'en emparent». Or beaucoup de ceux qui écoutèrent d'abord Jean, puis Jésus, ne voulaient précisément pas faire d'efforts. Ils se sentaient simplement bien auprès de Jean, puis auprès de Jésus.

Le feu, dans la Bible, est symbole de purification, de sacrifice, de sanctification, symbole de ce qui peut changer entièrement la nature même de l'homme, en la transfigurant et en la sanctifiant. Pourtant beaucoup avaient l'impression que le feu ne leur était donné que pour se réchauffer et se reposer au chaud. Le problème ici n'est pas que cela soit mauvais, mais qu'en utilisant ainsi le feu, l'homme ne change nullement: il se sent bien pour un temps, mais les problèmes profonds qui empoisonnent sa vie et l'empêchent de participer au Royaume ne disparaissent nulle part. Alors tous les efforts de ceux qui portent le feu dans le monde et en témoignent deviennent stériles. On peut admirer autant qu'on veut les paroles de Jésus et Jésus Lui-même; mais si celui qui admire demeure en dehors du Royaume, on peut dire que toute son admiration aura été inutile. Le Royaume avec sa vie est passé à côté de lui, et l'admiration, même sincère, ne sauve pas.

Masquer
 
Pour Mt 11:11-15
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
Masquer
Les pauvres et les indigents cherchent de l'eau, et il n'y en a pas... Comme cela ressemble à ce qui nous arrive. La langue se dessèche de soif, et il n'y a pas d'eau... Et l'on a envie de demander avec colère où donc est Dieu, pourquoi Il permet cela...  Lire la suite

Les pauvres et les indigents cherchent de l'eau, et il n'y en a pas... Comme cela ressemble à ce qui nous arrive. La langue se dessèche de soif, et il n'y a pas d'eau... Et l'on a envie de demander avec colère où donc est Dieu, pourquoi Il permet cela... Si nous nous arrêtons à temps et formulons la question autrement, nous recevrons la réponse. Il est ici. Il est près de nous et attend que nous Lui ouvrions notre cœur.

Mais la voix intérieure offensée continue : « Pourquoi alors a-t-Il permis que tout autour soit désert ? » La réponse est simple. Parce que le véritable désert, c'est le cœur de l'homme sans Dieu. Et seulement s'Il y entre, le désert deviendra un jardin magnifique.

Masquer
 
Pour Mt 11:11-15
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
Masquer
Ces lignes en disent long sur l'étonnante humilité de Jean le Baptiste. Étant le plus grand prophète...  Lire la suite

Ces lignes en disent long sur l'étonnante humilité de Jean le Baptiste. Étant le plus grand prophète, un grand ascète et un maître respecté de tous, il ne voyait en lui que le précurseur de Celui qui devait venir après lui. Beaucoup le prenaient pour le Christ, voyaient en lui le Sauveur que les Juifs attendaient depuis de longs siècles. On lui proposait peut-être des biens et des honneurs dus au Messie. Et il renonce à tout cela, se réservant le rôle modeste de celui qui prépare le chemin de Jésus.

Ailleurs, Jean dit que le temps est venu pour lui de « diminuer ». Ses paroles sont étrangères à la fausse humilité ; il ne se rabaisse pas, mais au contraire rend sobrement compte de ce qu'il est. La question de savoir quelle est ta vocation, quel est ton rôle dans ce monde, est très complexe et douloureuse pour beaucoup. La vie de Jean le Baptiste nous aide à croire que chacun est appelé à prendre conscience de sa mission et à l'accepter. À vivre la vie qui deviendrait réellement une préparation du chemin du Seigneur.

Masquer
 
Pour Mt 11:11-12
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
Masquer
Nous nous sommes peut-être déjà habitués au fait que tout dans le monde dépend de Dieu. Et c'est réellement ainsi: le Seigneur lui-même nous dit que tous les cheveux de notre tête sont comptés et qu'aucun d'eux ne tombera sans sa volonté. Mais ici, comme cela arrive souvent dans le christianisme, se cache un paradoxe...  Lire la suite

Nous nous sommes peut-être déjà habitués au fait que tout dans le monde dépend de Dieu. Et c'est réellement ainsi: le Seigneur lui-même nous dit que tous les cheveux de notre tête sont comptés et qu'aucun d'eux ne tombera sans sa volonté (Mt 10:29-31).

Mais ici, comme cela arrive souvent dans le christianisme, se cache un paradoxe: nous sommes libres. Dieu ne nous force pas à dépendre de lui. On peut dire qu'il est « impuissant » à nous empêcher d'aller vers ce que nous désirons très fortement. Chacun de nous est le fils prodigue, et lui est le Père qui, avec une immense patience, avec amour et douleur, permet à ses enfants de commettre des erreurs (voir Lc 15:11-32). Et nous pouvons être pleinement conscients que Dieu tient tout dans sa main, qu'il voit tout, que tout dépend de lui; pourtant cela ne peut parfois pas déplacer d'un seul pas notre volonté obstinée...

Mais le Seigneur attend tout de même de nous ce pas, même timide, mais un pas. Nous pouvons faire sur nous-mêmes cet effort dont parle le Christ, nous pouvons nous soumettre à Dieu (Jc 4:6-7), nous pouvons vaincre notre orgueil, car Dieu a promis de nous en donner la force. Et chaque fois que nous faisons ce pas vers lui, et non vers là où nous conduisent nos désirs souvent opposés à Dieu, nous remportons, uniquement par les forces de Dieu, une petite victoire, mais la plus importante de la vie.

Masquer
 
Pour Mt 11:12
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
Masquer
Nous pouvons avoir une réaction ambiguë en lisant ces paroles : comment le Royaume des Cieux peut –il souffrir violence et être emparer par les violents...  Lire la suite

Nous pouvons avoir une réaction ambiguë en lisant ces paroles : comment le Royaume des Cieux peut–il souffrir violence et être emparer par les violents? Or nous savons que dans le Royaume des Cieux il ne devrait avoir ni souffrance ni violence. Mais Jésus nous montre ainsi que tout ce qui se passe sur terre se répercute sur le Royaume des Cieux. Quand il y a joie sur terre il en est de même au Royaume des Cieux et quand il y a violence, il en est de même. Mais Jésus met beaucoup plus l’accent ici sur les mots « violence » et « violents » et nous constatons qu’Il donne un intervalle de temps pour ces deux mots, Il dit « depuis les jours de jean le Baptiste jusqu'à présent »; c'est-à-dire ces deux mots ont lieu seulement a cette période la ; Mais pourquoi ils n’ont plus leurs places dans le Royaume des Cieux aujourd’hui? Et à présent donc parle Jésus ici c’est quand? A présent c’est l’intervalle entre l’accomplissement des Ecritures par Jésus Christ jusqu'à nos jours, jusqu'à la fin des temps. Et c’est ceci le miracle du Nouveau Testament, avant l’accès à Dieu était fermé a cause de nos péchés, mais aujourd’hui après la mort de Jésus Christ sur la Croix la voix est ouverte, et si nous la suivons nous atteindrons le Royaume. Le plus important était de nous libérer de l’esclavage du péché et cette expiation par Jésus Christ nous la donne absolument gratuite. Et alors toute personne qui accepte Jésus Christ et a foi en Lui ne connaitra plus le péché, conséquemment ne connaitra ni souffrance ni violence. Accepter Jésus christ c’est essayer de vivre comme lui c'est-à-dire être gentil, doux, mais pas violent. Voila pourquoi Jésus dit jusqu’à présent. Ce présent est différent pour chacun de nous ; ce présent commence des le moment ou nous acceptons Jésus Christ comme notre Seigneur et Sauveur.

Masquer
 
Pour Mt 11:16-19
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
Masquer
Il est difficile de plaire aux hommes. L’ascétisme de Jean leur paraît être un signe de possession...  Lire la suite

Il est difficile de plaire aux hommes. L’ascétisme de Jean leur paraît être un signe de possession, tandis que, selon eux, le Fils de l’homme ne devrait ni manger ni boire avec les pécheurs. Mais Lui pense autrement, car c’est précisément pour cela qu’Il est venu : vivre parmi les hommes pécheurs, et non seulement manger et boire, mais aussi proclamer le Royaume qui leur est destiné. Or la foi, comme le dit l’Apôtre, vient de ce que l’on entend. Tout cela est très difficile à accepter pour ceux qui ne veulent pas se souiller au contact des exclus. En effet, seuls peuvent comprendre la Sagesse divine ceux qui y ont déjà pris part, ne serait-ce qu’un peu : les publicains et les pécheurs, les amis du Maître de Nazareth.

Masquer
 
Pour Mt 11:19
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
Masquer
Cette phrase suscite très souvent des questions. Il existe une autre traduction en russe : « La sagesse est justifiée par ses œuvres ». Comme toute traduction, elle propose une certaine interprétation toute faite, peut-être correcte...  Lire la suite

Cette phrase suscite très souvent des questions. Il existe une autre traduction en russe : « La sagesse est justifiée par ses œuvres ». Comme toute traduction, elle propose une certaine interprétation toute faite, peut-être correcte. Mais l'obscurité de la traduction synodale laisse davantage de place à la réflexion, ce qui n'est pas mal non plus.

S'il s'agit tout de même des « enfants », c'est-à-dire des enfants de la sagesse, alors, dans la langue de l'Écriture, peuvent être appelés ainsi ceux qui cherchent la sagesse, qui l'apprécient, qui y participent. Le sens de la phrase est alors différent : seuls de tels hommes, les « enfants de la sagesse », peuvent discerner dans les actes et les événements qui semblent ordinaires ou même insensés les actions de la sagesse, les actions de Dieu. Remarquons encore que cela ne signifie pas une discrimination, comme si certains hommes avaient reçu de voir cela et d'autres non. L'ont reçu ceux qui le cherchent !

Masquer
 
Pour Mt 11:1-30
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Or Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire:
" Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres;
et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! "
Tandis que ceux-là s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu de façon délicate? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois.
Alors qu'êtes-vous allés faire? Voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
10 C'est celui dont il est écrit: Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
20 Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n'avaient pas fait pénitence.
21 " Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties.
22 Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous.
23 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu'au ciel? Jusqu'à l'Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.
24 Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi. "
25 En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits.
26 Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
27 Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
28 " Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.
29 Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.
30 Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. "
Masquer
La lecture d'aujourd'hui nous dit beaucoup de choses sur la sagesse au sens où Jésus l'entend. Elle commence par un épisode décrivant l'étrange perplexité, à première vue, de Jean le Baptiste au sujet...  Lire la suite

La lecture d'aujourd'hui nous dit beaucoup de choses sur la sagesse au sens où Jésus l'entend. Elle commence par un épisode décrivant l'étrange perplexité, à première vue, de Jean le Baptiste au sujet du ministère du Sauveur (v. 2-6). En effet, la question a été posée précisément par celui qui, le premier, avait désigné Jésus comme le Messie-Christ (Mt 3:13-17). Et pour Jésus lui-même, cet épisode est devenu l'occasion de paroles amères sur la sagesse humaine. Le problème n'est pas la limitation de la raison humaine : en soi, cette limitation n'a rien de terrible, car Dieu n'a pas conçu l'homme omniscient dès le commencement. Le problème est de savoir comment et dans quel but l'homme utilise la raison que Dieu lui a donnée. Or l'homme déchu, semble-t-il, l'utilise le plus souvent pour se justifier et s'affirmer lui-même.

Les auteurs de l'Ancien Testament voient la sagesse comme l'art de construire des relations avec Dieu et avec les hommes, comme la science d'une vie juste ; mais il arrivait souvent qu'elle dégénère en une sorte de jeux intellectuels servant uniquement au divertissement et, en ce sens, guère différents des jeux d'enfants (v. 16-17). Le pire était que ces jeux, pris avec tout le sérieux possible, ont masqué aux « sages », au moment critique, la Vérité vivante venue dans le monde ; ils leur ont masqué le Royaume.

Quel Messie les Juifs croyants attendaient-ils en ce temps-là ? Les conceptions théologiques messianiques étaient nombreuses, mais il s'est trouvé que le Messie réel n'entrait pleinement dans aucune d'elles. Sans doute même Jean le Baptiste attendait-il autre chose du Messie-Christ qu'il avait reconnu.

Du reste, il est impossible de satisfaire ceux pour qui leurs théories valent plus que la vérité : s'il jeûne, c'est qu'il est possédé ; s'il ne jeûne pas, c'est un glouton, un ivrogne, un pécheur (v. 18-19)... Ici, une seule chose compte : celui qu'on juge correspond-il aux critères du « nôtre », entre-t-il dans le cadre de la conception ou non ? Sinon, on peut toujours trouver des justifications pour le déclarer « incorrect », pécheur, transgresseur de la Torah et serviteur de Satan. Et les partisans de la théorie « correcte » sauront toujours fonder sa « correction » (v. 19). Seulement, au Jugement, ces « théoriciens » auront ensuite plus de peine que ceux qui ont simplement péché sans aucune théorie (v. 20-24). Ce qui, au fond, n'a rien d'étonnant : le sage qui a employé sa sagesse pour le mal porte une responsabilité plus grande que celui qui ne prétend à aucune sagesse.

Masquer
 
Pour Mt 11:1-30
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Or Jean, dans sa prison, avait entendu parler des œuvres du Christ. Il lui envoya de ses disciples pour lui dire:
" Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres;
et heureux celui qui ne trébuchera pas à cause de moi ! "
Tandis que ceux-là s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean : " Qu'êtes-vous allés contempler au désert ? Un roseau agité par le vent ?
Alors qu'êtes-vous allés voir? Un homme vêtu de façon délicate? Mais ceux qui portent des habits délicats se trouvent dans les demeures des rois.
Alors qu'êtes-vous allés faire? Voir un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.
10 C'est celui dont il est écrit: Voici que moi j'envoie mon messager en avant de toi pour préparer ta route devant toi.
11 " En vérité je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n'en a pas surgi de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui.
12 Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu'à présent le Royaume des Cieux souffre violence, et des violents s'en emparent.
13 Tous les prophètes en effet, ainsi que la Loi, ont mené leurs prophéties jusqu'à Jean.
14 Et lui, si vous voulez m'en croire, il est cet Élie qui doit revenir.
15 Que celui qui a des oreilles entende !
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
20 Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n'avaient pas fait pénitence.
21 " Malheur à toi, Chorazeïn ! Malheur à toi, Bethsaïde ! Car si les miracles qui ont lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que, sous le sac et dans la cendre, elles se seraient repenties.
22 Aussi bien, je vous le dis, pour Tyr et Sidon, au Jour du Jugement, il y aura moins de rigueur que pour vous.
23 Et toi, Capharnaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu'au ciel? Jusqu'à l'Hadès tu descendras. Car si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.
24 Aussi bien, je vous le dis, pour le pays de Sodome il y aura moins de rigueur, au Jour du Jugement, que pour toi. "
25 En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits.
26 Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.
27 Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler.
28 " Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai.
29 Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes.
30 Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. "
Masquer
En parlant de la réalisation du Royaume de Dieu, l’évangéliste souligne clairement le rôle central du Christ Lui-même. Il...  Lire la suite

En parlant de la réalisation du Royaume de Dieu, l’évangéliste souligne clairement le rôle central du Christ Lui-même. Il se révèle être le contenu principal de la prédication du Baptiste — car c’est précisément pour cela que les gens venaient à lui de tout le pays, et non pour regarder le vent agiter un roseau dans le désert ! Il est au centre de la prédication dans les villes de Galilée : avec Sa venue, Capharnaüm « s’élève jusqu’au ciel », mais, refusant d’écouter Sa prédication, elle est « précipitée jusque dans l’enfer ». Enfin, Il concentre en Lui la loi divine et la volonté divine. Cela ressort du vocabulaire des derniers versets de ce chapitre. Les personnes pieuses qui prenaient sur elles le « fardeau » d’accomplir tous les commandements de la Loi se disaient « fatiguées et chargées ». Il ne s’agit donc nullement ici de la classe ouvrière qui, après le travail, va à l’église pour apaiser son âme par le culte. Jésus, quant à Lui, appelle les disciples à Le prendre Lui-même sur eux comme un « fardeau », à vivre par Lui et à servir Dieu par Lui, car, contrairement aux commandements fixes et immuables du Pentateuque, Son « fardeau » est aisé et léger : Il sait adopter une approche personnelle envers chacun, et il y a en outre la fidélité, l’amour et le pardon.

Masquer
 
Pour Mt 11:16-20
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
20 Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n'avaient pas fait pénitence.
Masquer
Les pharisiens refusaient de reconnaître Jean le Baptiste aussi bien que le Seigneur Jésus lui-même comme envoyés de Dieu. Chacun d'eux, malgré toute leur différence, déplaisait aux pharisiens par quelque chose. Jean le Baptiste leur déplaisait par...  Lire la suite

Les pharisiens refusaient de reconnaître Jean le Baptiste aussi bien que le Seigneur Jésus lui-même comme envoyés de Dieu. Chacun d'eux, malgré toute leur différence, déplaisait aux pharisiens par quelque chose. Jean le Baptiste leur déplaisait par son ascétisme et son appel au renouvellement de la foi. Le Seigneur... le Seigneur ne leur convenait en rien, notamment parce qu'il ne rejetait pas le repentir des pécheurs que les pharisiens considéraient comme voués à la perdition.

En réalité, bien sûr, derrière cela se tenait le refus d'accueillir la Bonne Nouvelle, d'abord parce que les pharisiens voulaient surtout paraître meilleurs que tous à leurs propres yeux. L'Évangile ne donne cette possibilité ni à eux ni à personne d'autre. Le Seigneur leur applique l'image des enfants qui ne pleurent pas aux chants tristes et ne se réjouissent pas aux chants joyeux. Dieu, dit ainsi le Seigneur, essaie de transmettre aux pharisiens sa parole, sa volonté, la Bonne Nouvelle, de telle et telle manière, par les voies les plus diverses. Mais ils ne réagissent à rien, et cela révèle précisément leur refus de répondre à l'appel de Dieu.

Le problème n'est pas de savoir comment est Jean le Baptiste ou comment est Jésus lui-même. Ceux qui cherchent la Parole de Dieu pourront, d'une manière ou d'une autre, la trouver et l'accueillir, conclut le Seigneur par ses paroles: « la sagesse a été justifiée par ses enfants ». Les uns sont venus au Christ par la prédication du Baptiste, d'autres ont reconnu eux-mêmes en lui le Sauveur... Celui qui a des oreilles et veut entendre entendra.

À notre époque, ce fragment de l'Évangile reste exceptionnellement actuel. Souvent les gens disent: « Je croirais bien, mais... » Quelque chose ne convient toujours pas à celui qui ne veut pas croire. Tantôt il y a beaucoup de mauvais dans la Bible, puisqu'elle dit la vérité sur l'histoire, tantôt les chrétiens sont mauvais, tantôt les commandements sont étranges... C'est précisément à cette position que se rapportent les paroles du Christ.

Masquer
 
Pour Mt 11:16-20
16 " Mais à qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins qui, assis sur les places, en interpellent d'autres,
17 en disant : "Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé ! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine ! "
18 Jean vient en effet, ne mangeant ni ne buvant, et l'on dit : "Il est possédé ! "
19 Vient le Fils de l'homme, mangeant et buvant, et l'on dit : "Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs ! " Et justice a été rendue à la Sagesse par ses œuvres. "
20 Alors il se mit à invectiver contre les villes qui avaient vu ses plus nombreux miracles mais n'avaient pas fait pénitence.
Masquer
Le Seigneur comprend que nous sommes toujours enclins à nous dérober à la nécessité de faire un choix clair. Cela nous est presque...  Lire la suite

Le Seigneur comprend que nous sommes toujours enclins à nous dérober à la nécessité de faire un choix clair. Cela nous est presque physiquement désagréable, et nous commençons à nous indigner : au secours, on nous prive de notre liberté ! Comment est-ce possible ? Et si nous ne voulons pas répondre ? C’est une atteinte à la personne ! Mais Dieu ne joue pas avec nous à ce genre de jeu. Il sait bien, Lui, que la liberté ne consiste pas à ne prendre aucune décision, et que ce qui a de la valeur n’est pas l’art de se dérober, mais une décision courageuse : consentir soit à une possibilité, soit à l’autre. Bien sûr, Il n’ignore pas que, jusqu’au dernier moment, nous pouvons trouver des contre-arguments et rejeter toutes les possibilités qu’Il nous propose : ici, le lieu ne nous plaît pas ; là, c’est le moment ; ailleurs, l’entourage ne convient pas… Même s’Il nous permet de continuer à mal nous conduire, Il attend néanmoins avec insistance et avec une patience étonnante, incompréhensible — pour parler humainement, « sans perdre Son calme » — le moment où nous ferons enfin notre choix. Il est prêt à attendre jusqu’au bout, jusqu’au tout dernier instant où nous sommes encore capables d’un effort de volonté. D’autant plus que Sa volonté concernant notre salut devra bien s’accomplir un jour !

Masquer
 
Pour Mt 10:37-11:1
37 " Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.
38 Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi.
39 Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
40 " Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 " Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en tant que juste recevra une récompense de juste.
42 " Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. "
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Masquer
Parfois les paroles de Jésus paraissent trop dures. Que veut-il dire, en effet, lorsqu'il dit qu'on ne peut aimer son père ou sa mère plus que lui? Puis vient l'explication: celui qui veut garder sa vie, son « âme », la perdra, et celui qui la donne à cause du Christ la gardera. À première vue, on peut croire qu'il s'agit de...  Lire la suite

Parfois les paroles de Jésus paraissent trop dures. Que veut-il dire, en effet, lorsqu'il dit qu'on ne peut aimer son père ou sa mère plus que lui? Puis vient l'explication: celui qui veut garder sa vie, son « âme », la perdra, et celui qui la donne à cause du Christ la gardera.

À première vue, on peut croire qu'il s'agit d'une sorte d'au-delà, du paradis qui attend les martyrs. Mais en réalité il s'agit ici encore du Royaume. Du Royaume qui n'est pas quelque part « dans les cieux » ni plus tard, mais ici et maintenant. Et il ne s'agit pas d'une autre vie, qui attendrait les fidèles dans une autre dimension, mais de cette vie même à laquelle chaque chrétien peut et doit, s'il est réellement chrétien, participer déjà ici et maintenant.

Mais pour que la participation à la vie du Royaume devienne possible, il faut renoncer à sa vie. Non parce qu'elle est une vie, mais parce qu'elle est la sienne. Et sienne non au sens où elle est unique et irrépétable, donnée par Dieu à moi et à personne d'autre, de sorte que personne d'autre que moi ne pourra en répondre devant Dieu; mais au sens où elle n'appartient qu'à moi seul, cette vie dans laquelle je ne laisserai entrer personne et que je ne partagerai avec personne, craignant de perdre ne serait-ce qu'une petite parcelle de ma vie si précieuse. Un tel désir de retenir sa vie séparée de tout le reste du monde de Dieu et du Royaume finit inévitablement par se retourner en catastrophe: toutes les tentatives de préserver le peu qui nous reste, dans le monde déchu, de la plénitude de la vie autrefois donnée par Dieu se terminent par la perte même de ce peu. Ce n'est qu'en renonçant à une telle auto-isolation spirituelle et, pour parler la langue des philosophes modernes, existentielle, que nous pouvons recevoir cette plénitude de la vie du Royaume que le Sauveur nous a préparée.

Mais alors il faudra renoncer au petit pour l'infini, à la limitation pour la plénitude. Et pas seulement en ce qui concerne sa propre vie, mais aussi en ce qui concerne les relations avec les autres, même les plus proches. Car les relations avec eux doivent elles aussi cesser d'être une partie de notre petit monde isolé pour devenir une partie du Royaume. Alors il n'y aura plus ces pertes irréversibles auxquelles ce petit monde nous condamne. Car la vie du Royaume est, selon la parole du Sauveur, une « vie en abondance ». Elle est donnée à chacun de ceux qui entrent dans le Royaume. Et celui qui y entre y apporte toutes les relations qui le lient à ses proches. Des relations qui deviennent elles aussi une partie du Royaume.

Masquer
 
Pour Mt 10:34-11:1
34 " N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
35 Car je suis venu opposer l'homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère:
36 on aura pour ennemis les gens de sa famille.
37 " Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.
38 Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi.
39 Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
40 " Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 " Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en tant que juste recevra une récompense de juste.
42 " Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. "
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Masquer
Ce n’est pas la paix, mais l’épée que le Christ apporte au milieu des hommes. Pendant des siècles, beaucoup ont tenté de justifier par ces paroles leur propre esprit belliqueux  Lire la suite

Ce n’est pas la paix, mais l’épée que le Christ apporte au milieu des hommes. Pendant des siècles, beaucoup ont tenté de justifier par ces paroles leur propre esprit belliqueux. Il est vrai qu’en même temps ces pseudo-guerriers ne voulaient pas remarquer que le mot épée n’est pas ici synonyme du mot guerre. (Car le Christ n’a pas dit : « ce n’est pas la paix que J’ai apportée, mais la guerre ».) N’oublions pas que l’épée (dans la traduction slavonne, le couteau) n’est pas seulement un instrument de meurtre, mais aussi un outil qui coupe. Par cette épée sont coupés les liens entre des proches si, sur les questions spirituelles les plus importantes, ils ne peuvent ni trouver un accord ni parvenir à la tolérance religieuse. Mais le choix qui tranche les anciens liens est souvent inévitable lorsque ces liens anciens ne tirent pas seulement vers d’anciennes connaissances et relations familiales, mais vers les péchés d’autrefois.

Il ne s’ensuit pas que les chrétiens doivent commencer une hostilité. Non, nous sommes appelés à porter l’amour dans le monde qui nous entoure. Mais telle est la réalité : il n’est pas toujours facile, pour ceux qui nous entourent, de comprendre ceux à qui la foi a ouvert une autre vie. C’est pourquoi la rupture survient souvent sans être à l’initiative des chrétiens.

Beaucoup de ceux qui lisent l’Évangile ont du mal à recevoir les paroles selon lesquelles celui qui aime ses proches plus que le Christ n’est pas digne de Lui. On croit y voir du despotisme, la négation de tous les liens humains naturels... Heureusement, nous avons affaire ici à ce paradoxe de l’Évangile qui nous révèle la profondeur de l’amour du Christ pour nous. Car notre amour « naturel » pour ceux qui nous sont chers est, reconnaissons-le, imparfait. Mais en plaçant le Christ au centre de notre cœur, nous pouvons recevoir de Lui les ressources d’un amour si fort pour nos proches que nous ne pourrions jamais le leur offrir en les mettant à la première place.

Masquer
 
Pour Mt 10:34-11:1
34 " N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
35 Car je suis venu opposer l'homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère:
36 on aura pour ennemis les gens de sa famille.
37 " Qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.
38 Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n'est pas digne de moi.
39 Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
40 " Qui vous accueille m'accueille, et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé.
41 " Qui accueille un prophète en tant que prophète recevra une récompense de prophète, et qui accueille un juste en tant que juste recevra une récompense de juste.
42 " Quiconque donnera à boire à l'un de ces petits rien qu'un verre d'eau fraîche, en tant qu'il est un disciple, en vérité je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. "
Et il advint, quand Jésus eut achevé de donner ces consignes à ses douze disciples, qu'il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
Masquer
Les paroles de Jésus sont très difficiles pour nous. Nous aimerions que ce soit plus simple... Tout est-il vraiment si radical? Ses manières d'ordonner le monde sont-elles réellement...  Lire la suite

Les paroles de Jésus sont très difficiles pour nous. Nous aimerions que ce soit plus simple... Tout est-il vraiment si radical? Ses manières d'ordonner le monde sont-elles réellement incompatibles avec les nôtres, et le suivre exige-t-il nécessairement que nous renoncions à ce qui nous paraît juste? Sur le chemin de l'unité, devons-nous vraiment passer par les divisions; sur le chemin de l'amour, par l'hostilité; sur le chemin de la gloire, par la croix; sur le chemin de la vraie vie, par la mort?

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.