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RÉFLEXIONS pour Os 11:9

Je ne donnerai pas cours à l'ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau Éphraïm, car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur.
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En quoi la réaction de Dieu diffère-t-elle de celle de l’homme ? Avant tout, sans doute, précisément en ceci : lorsqu’Il agit dans une situation concrète, conditionnée par le péché humain, Il ne prend jamais de décisions spontanées. Bien sûr, lire au sujet de la colère de Dieu peut paraître assez étrange à quelqu’un de strictement spiritualiste.

En effet : Dieu aurait-Il vraiment toutes les émotions humaines ? Pourtant, il ne faut sans doute pas oublier que derrière les émotions humaines se tient souvent une attitude très concrète envers telle personne ou tel événement, une intention concrète et souvent tout à fait consciente. Or l’attitude et les intentions, à la différence des émotions, appartiennent non seulement à l’homme, mais aussi à Dieu, comme elles appartiennent à toute personne. Alors la colère de Dieu devient parfaitement compréhensible : manifestement, il s’agit de quelque chose qui mettrait l’homme en colère s’il pouvait voir la situation avec les yeux de Dieu et l’évaluer comme Dieu l’évalue. Mais c’est ensuite que commencent les différences : car, à la différence de Dieu, qui retient Sa colère, l’homme déchu a souvent beaucoup de mal à retenir la sienne. Pourquoi donc ? Est-ce seulement parce que l’homme ne sait pas maîtriser ses propres émotions ? Sans doute pas seulement.

Il s’agit aussi, apparemment, de l’attitude de l’homme déchu envers la situation concrète et envers les personnes qui y participent. Manifestement, la réaction de l’homme déchu à une situation est précisément une réaction, spontanée et immédiate. L’homme ne voit d’ordinaire que la perspective la plus proche, les conséquences les plus immédiates de la situation donnée, et il les évalue principalement ou exclusivement. Dieu regarde l’affaire autrement : Il voit non seulement toute la perspective liée à cette situation, de la plus proche à la plus lointaine, mais aussi les potentialités qui lui sont liées (avant tout, bien sûr, les potentialités spirituelles).

Il voit toutes les possibilités qui s’ouvrent, même les plus improbables, d’un heureux dénouement et d’une sortie de la lourde situation présente, et Il est prêt à les utiliser. Et, bien sûr, à la différence de l’homme, Il n’a pas l’intention d’appliquer des sanctions aux coupables pour les sanctions elles-mêmes, de punir pour le seul fait de punir, quand bien même la punition consisterait seulement à laisser les pécheurs ressentir les conséquences du péché qu’ils ont commis.

Si Dieu fait quelque chose de semblable, ce n’est que lorsqu’Il sait que cela permettra ensuite de mettre en œuvre telle ou telle des possibilités qu’Il voit pour sortir de la lourde situation dans laquelle Son peuple s’est enfermé par ses péchés. Quant à rompre l’alliance conclue une fois pour toutes, il ne peut en être question : même s’il ne reste du peuple qu’un reste fidèle, Dieu gardera fidélité à l’alliance, ne serait-ce que pour ce reste. À proprement parler, c’est ce regard et cette attitude qu’Osée appelle miséricorde. Cette miséricorde sur laquelle le peuple ne peut plus qu’espérer après tous les péchés qu’il a commis.

Autres réflexions

 
Pour Os 11:1-11
Quand Israël était jeune, je l'aimai, et d'Égypte j'appelai mon fils.
Mais plus je les appelais, plus ils s'écartaient de moi; aux Baals ils sacrifiaient, aux idoles ils brûlaient de l'encens.
Et moi j'avais appris à marcher à Éphraïm, je le prenais par les bras, et ils n'ont pas compris que je prenais soin d'eux!
Je les menais avec des attaches humaines, avec des liens d'amour; j'étais pour eux comme ceux qui soulèvent un nourrisson tout contre leur joue, je m'inclinais vers lui et le faisais manger.
Il ne reviendra pas au pays d'Égypte, mais Assur sera son roi. Puisqu'il a refusé de revenir à moi,
l'épée sévira dans ses villes, elle anéantira ses verrous, elle dévorera à cause de leurs desseins.
Mon peuple est cramponné à son infidélité. On les appelle en haut, pas un qui se relève!
Comment t'abandonnerais-je, Éphraïm, te livrerais-je, Israël? Comment te traiterais-je comme Adma, te rendrais-je semblable à Çeboyim? Mon cœur en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent.
Je ne donnerai pas cours à l'ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau Éphraïm, car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur.
10 Derrière Yahvé ils marcheront, comme un lion il rugira; et quand il rugira, les fils viendront, tremblants, de l'Occident;
11 comme un passereau ils viendront en tremblant de l'Égypte, comme une colombe, du pays d'Assur, et je les ferai habiter dans leurs maisons, oracle de Yahvé.
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Tout le péché et toute l’infidélité d’Israël n’abolissent ni l’amour ni la fidélité de Dieu...  Lire la suite

Tout le péché et toute l’infidélité d’Israël n’abolissent ni l’amour ni la fidélité de Dieu. Il est propre aux hommes de se venger des offenses, et de surcroît sans toujours respecter la juste mesure du châtiment. Mais Dieu n’est pas un homme. Ses voies ne sont pas nos voies. Il ne vient pas pour nous anéantir ; Il envoie dans ce monde Son Fils, un Enfant, afin que notre péché soit anéanti sur la croix et que notre cœur passe de l’endurcissement à la miséricorde, car c’est ainsi qu’agit notre Dieu (v. 8).

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