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RÉFLEXIONS pour Ac 9:1-20

Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem.
Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté.
Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " -
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. "
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne.
Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas.
Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien.
10 Il y avait à Damas un disciple du nom d'Ananie. Le Seigneur l'appela dans une vision : " Ananie ! " - " Me voici, Seigneur ", répondit-il. -
11 " Pars, reprit le Seigneur, va dans la rue Droite et demande, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car le voilà qui prie
12 et qui a vu un homme du nom d'Ananie entrer et lui imposer les mains pour lui rendre la vue. "
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem.
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. "
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.
16 Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon nom. "
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. "
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé;
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas,
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu.
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Le Seigneur avait préparé une surprise à Ananie. Ananie, apparemment, était tout à fait prêt à ce que Dieu lui parle. Mais même lui ne s’attendait pas à cela : aller vers Saul de Tarse, dont tout le monde sait qu’il persécute les chrétiens et qu’il est venu à Damas avec un seul but — déraciner le christianisme.

Ananie est sous le choc. Mais il ne rejette pas la vision, bien qu’il aurait très bien pu dire : aller vers Saul, c’est de la folie ; donc ce n’est pas une vision, mais un délire. D’autre part, il ne discute pas avec Dieu, il ne dit pas : « Non, Seigneur, je n’irai nulle part ». Il précise : « Seigneur, j’ai entendu dire par beaucoup que cet homme a fait beaucoup de mal à Tes saints et qu’ici, à Damas, il veut aussi persécuter Ton Église... » En répondant, le Seigneur ne dit pas si c’est vrai ou non, apparemment parce qu’il est déjà connu que c’est vrai ; Il dit : « Va, car Je l’ai choisi ».

Et Ananie prend la seule décision juste : il va simplement et fait ce que le Seigneur lui a dit.

Autres réflexions

 
Pour Ac 9:1-9
Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem.
Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté.
Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " -
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. "
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne.
Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas.
Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien.
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Saul fut de ceux en qui s’accomplirent les paroles du Christ adressées à Ses disciples : « quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu »...  Lire la suite

Saul fut de ceux en qui s’accomplirent les paroles du Christ adressées à Ses disciples : « ...quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu » (Jn 16:2). Le zèle de Saul était un zèle pour Dieu, mais engagé sur une voie fausse et criminelle. Lorsque le mal est commis, il est difficile de dire que son auteur « voulait bien faire » ; pourtant, même dans des circonstances aussi déplorables, il convient de prêter attention aux motivations des actes. Or Saul voulait servir Dieu et c’est sans doute pour cette raison que Dieu Lui-même est intervenu, afin que le désir de Saul puisse s’accomplir sur le vrai chemin.

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Pour Ac 9:4-5
Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " -
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
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Avec quelle douleur, sans doute, ces paroles furent dites à Saul: « Saul, Saul! pourquoi me persécutes-tu? » Le Seigneur est triste de voir son « instrument choisi » diriger tous ses efforts contre lui. Dieu avait choisi Saul pour le servir, apparemment depuis longtemps, et il attendait toujours que...  Lire la suite

Avec quelle douleur, sans doute, ces paroles furent dites à Saul: « Saul, Saul! pourquoi me persécutes-tu? » Le Seigneur est triste de voir son « instrument choisi » diriger tous ses efforts contre lui. Dieu avait choisi Saul pour le servir, apparemment depuis longtemps, et il attendait toujours que celui-ci vienne enfin à lui. Il voyait Saul, comme tout autre disciple, bien avant sa première rencontre avec lui (voir le récit de l'appel de Nathanaël: Jn 1:43-49), de sorte que, lors de cette rencontre, le Seigneur ne « fait pas connaissance » avec l'homme comme s'il ne l'avait jamais connu.

En rencontrant le Seigneur, l'homme prend soudain conscience qu'il a été vu et entendu, que Celui qui semble ne pas le connaître personnellement n'est pas du tout indifférent à ce qu'il fait et à ce qu'il pense. Le Christ, apparaissant à Saul, lui dit simplement avec tristesse que ce qui est dans son cœur n'apporte pas de joie à Dieu. Et cette adresse personnelle, cet appel par son nom, suffit pour que le puissant Saul soit brisé et cesse bientôt d'exister: le « vieil homme » Saul devient « l'homme nouveau » Paul (voir Ep 4:22-24). Ainsi s'accomplit le dessein de Dieu sur Saul-Paul.

Mais chacun de nous est précieux à sa manière pour le Seigneur. Comme l'écrira plus tard l'apôtre Paul: « Dieu a placé les membres, chacun d'eux, dans le corps comme il l'a voulu » (voir 1 Co 12:12-18). Le Seigneur a aussi un dessein pour chacun de nous, et chacun de nous est appelé à tendre de toutes ses forces vers son accomplissement.

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Pour Ac 9:4-5
Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " -
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
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On dit d'habitude: le christianisme est une chose volontaire. Le libre choix de l’homme décide tout ici: accepter ou ne pas accepter, aller ou ne pas aller. Et soudain, à la rencontre avec le ressuscité, sonne: il te serait dur de regimber contre les aiguillons...  Lire la suite

On dit d'habitude: le christianisme est une chose volontaire. Le libre choix de l’homme décide tout ici: accepter ou ne pas accepter, aller ou ne pas aller. Et soudain, à la rencontre avec le ressuscité, sonne: il te serait dur de regimber contre les aiguillons! Mais comment alors avec la liberté du choix, la bonne volonté, l'acceptation délibérée et caetera, sans quoi le christianisme ne peut être? Ou bien le Sauveur fait exception pour Saul (qui sera appelé plus tard apôtre Paul)? Peut-être, et ainsi. En fin de compte, Saul a manifesté tant d'enthousiasme dans son opposition à l'Église, aucune personne ne s’est manifesté autant que lui. C’est lui qui était prêt à poursuivre les chrétiens partout.

Les chrétiens étaient persécutés dans toutes les époques, et dans toutes les époques la plupart des persécuteurs étaient conduits non pas par la soif de défendre la vérité, mais par le profit, l'intérêt, le plus souvent personnel, plus rarement public ou d'État, comme ils le comprenaient. Mais Saul a commencé sa marche contre l'Église pour la protection de Dieu contre ceux qu’il considérait comme Ses ennemis. Une telle marche ne peut être arrêtée par aucune force humaine, ne serait-ce parce que celui qui l’accomplit, agit au nom de Dieu.

Il ne se trompe pas, et ne trompe pas les autres, il fait vraiment une erreur, sans ruser et sans tenter de fuir de la vérité. Et alors Dieu vient Lui-même à la rencontre avec lui, sort en la personne de Celui, dont Saul était prêt à considérer de menteur, de fou, de n’importe qui, mais seulement pas de Celui qui Il est vraiment.

Et la marche contre l'Église devient tout à coup la marche au nom de l'Église, le persécuteur devient le fidèle témoin et le missionnaire. Il n’y a rien de surprenant ici: Saul, devenu Paul, a vraiment vu ce de quoi il parlait. Il n'a changé ni soi- même, ni Dieu, il a juste compris où il faut aller. Et lorsqu’il a compris, il est allé sans hésitations. Sur le chemin menant au Royaume.

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Pour Ac 9:5
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
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Les paroles du Christ ressuscité, rencontré par Paul sur le chemin de Damas, produisent une double impression. D'un côté, tout est simple et clair: il est inutile de regimber contre l'aiguillon, Dieu est en tout cas plus fort que l'homme, et ce n'est pas à l'homme, fût-il aussi doué à tous égards que Paul, de s'opposer au Royaume qui entre dans le monde. Et pourtant...  Lire la suite

Les paroles du Christ ressuscité, rencontré par Paul sur le chemin de Damas, produisent une double impression. D'un côté, tout est simple et clair: il est inutile de regimber contre l'aiguillon, Dieu est en tout cas plus fort que l'homme, et ce n'est pas à l'homme, fût-il aussi doué à tous égards que Paul, de s'opposer au Royaume qui entre dans le monde. Et pourtant: y a-t-il peu de personnes qui s'y opposent? Le Christ leur apparaît-il à toutes comme il est apparu à Paul? La réponse est évidente. Il ne reste qu'une question: pourquoi donc? Le Ressuscité ne pourrait-il pas apparaître à chaque homme qui doute, et même à chaque opposant, afin que, se heurtant à lui comme à un aiguillon, l'homme soit convaincu et se transforme d'adversaire en fidèle disciple, comme cela s'est produit avec Paul?

Si l'on considère cette question, selon l'expression moderne, du point de vue technique, il n'y a ici aucun problème. Le problème est ailleurs: dans le choix spirituel de l'homme et dans la liberté de sa volonté. On ne peut imposer le Royaume par la force; il ne peut être reçu que librement. Et non parce que l'homme incroyant ne peut pas le voir, car si Dieu le veut, n'importe qui verra le Royaume, mais parce que la structure du Royaume est formée par des relations d'amour qui lient ses habitants à Dieu et au Christ, tous les habitants entre eux, et enfin le Christ lui-même à son Père céleste. Ici, sans bonne volonté, rien n'est possible: on ne peut pas forcer quelqu'un à aimer, ni aimer contre son désir.

Mais alors qu'en est-il de Paul, qui s'est heurté au Christ et à son amour comme à un aiguillon? Où est ici la liberté? À première vue, il semble qu'il ne puisse être question d'aucune liberté dans ce cas, s'il n'y avait un « mais »: Paul, alors qu'il était encore Saul, avait déjà fait son choix. Un choix en faveur de Dieu, de la Torah, du chemin de la justice, ainsi bien sûr qu'il les comprenait. Il ne restait alors à Dieu qu'à corriger ses représentations de lui-même, du Messie, de la Torah, du chemin de la justice. Il le fait, rapidement et résolument, en tenant compte du caractère et des qualités personnelles de celui dont il veut redresser la route. Devenu Paul, Saul changea radicalement, qualitativement: il fut rendu participant de la vie de ce Royaume dont il ne pouvait auparavant que rêver. Mais son vecteur spirituel demeura le même; en ce sens, il ne s'est pas trahi lui-même. Il a seulement parcouru son chemin jusqu'au bout, et au bout il a trouvé ce qu'il cherchait: le Messie et le Royaume.

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Pour Ac 9:5
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
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Ces paroles résument brièvement le chemin vers le Christ de presque tout homme. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas le Dieu que, semble-t-il, nous cherchons, sans lequel nous souffrons et sommes tourmentés. Paul était sûr de défendre la vérité contre les égarés et les déchus; il allait défendre...  Lire la suite

Ces paroles résument brièvement le chemin vers le Christ de presque tout homme. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas le Dieu que, semble-t-il, nous cherchons, sans lequel nous souffrons et sommes tourmentés. Paul était sûr de défendre la vérité contre les égarés et les déchus; il allait défendre son Dieu. Et lorsque Dieu s’adressa à lui, Paul posa l’unique question à laquelle tout homme cherche une réponse. Qui es-Tu donc, Seigneur? Qui es-Tu? Une énergie cosmique, un amas d’idoles faciles et commodes à adorer, ou peut-être quelque chose d’abstrait et de lointain, qui ne participe pas à la vie du monde en général ni à celle d’un homme concret en particulier? Qui est Dieu : voilà ce qui inquiète et trouble l’homme.

Paul fut le premier à recevoir la réponse sous la forme la plus simple et la plus directe. Dieu n’a rien à nous cacher; Il est prêt à Se manifester : Jésus, que nous persécutons avec soin et constance, que nous ne voulons pas reconnaître. Alors il fallait à l’homme un témoignage vivant pour croire, et aujourd’hui encore c’est l’un des moyens les plus simples de parler du Christ à quelqu’un. Mais maintenant que la Bible est accessible presque partout, combien souvent les gens refusent la source première pour ne surtout pas entendre : « Je suis Jésus ».

Nous tentons de trouver n’importe quelle autre réponse à la question la plus importante, en y appliquant toutes nos forces. Il est difficile de regimber contre l’aiguillon, affirme le Seigneur. Pas seulement difficile : insupportablement ardu; mais nous essayons, avec une obstination digne d’un meilleur usage, de trouver un chemin où il n’y ait pas de place pour Dieu devenu Homme, crucifié, mort et ressuscité, pour Dieu qui vient à chacun et dit : « Je suis Jésus ». Pourtant, si, en suivant le chemin de Paul, nous acceptions cette réponse comme lui, le monde aurait un tout autre visage.

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Pour Ac 9:5
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
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Le chemin menant à Christ pour pratiquement chaque personne est brièvement exposé dans ces mots. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas Dieu, Qui semblerait-il, nous cherchons...  Lire la suite

Le chemin menant à Christ pour pratiquement chaque personne est brièvement exposé dans ces mots. La rencontre avec Lui est toujours inattendue; nous ne reconnaissons pas Dieu, Qui semblerait-il, nous cherchons, sans Qui nous sommes tourmentés et souffrons. Paul était sûr qu’il protège la vérité des égarés et des abandonneurs, il est allé défendre son Dieu. Et quand Dieu s'est adressé à lui, il {Paul} a posé cette unique question, dont chaque personne cherche la réponse. Qui es-Tu donc, Seigneur? Qui es-Tu ? L'énergie mondiale, l'attroupement des idoles, dont il est facile et plus confortable d'adorer, ou peut-être quelque chose d’abstraite et éloignée, ne participant pas en général à la vie du monde et d’une personne concrète en particulier? Qui est Dieu – voila ce qui dérange et inquiète l’homme. Paul est le premier à recevoir la réponse dans son aspect le plus simple et candide. Dieu n'a rien à nous cacher, Il est prêt à se manifester - Jésus, dont nous persécutons soigneusement et successivement, et dont nous ne voulons pas reconnaître. A cette époque, un témoignage vif était nécessaire à l’homme pour croire, et aujourd’hui aussi c’est l’un des moyens les plus simples de raconter à quelqu’un du Christ. Mais à présent, que la Bible est accessible pratiquement partout, comme les gens renoncent souvent de la source première pour ne pas entendre en aucun cas : "Je suis Jésus". Nous essayons de trouver n'importe quelle autre réponse à la question principale, en appliquant tous nos efforts à cela. Il est dur de regimber contre l’aiguillon – dit le Seigneur. Non seulement dur, insupportablement difficile, mais nous essayons avec opiniâtreté digne d'une meilleure application, de trouver le chemin, où il n'y a pas la place de Dieu, devenu Homme, crucifié, mort et ressuscitée; le Dieu, Qui vient à chacun et dit : "Je suis Jésus". Bien que, si, suivant le chemin de Paul, nous acceptions cette réponse tout comme lui, le monde aurait été tout à fait autrement.

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Pour Ac 9:6
Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. "
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Ce qui arriva à Shaoul sur le chemin de Damas pourrait se décrire en trois mots : rencontre avec le Christ. Une rencontre en un certain sens première dans l'histoire de l'Église, mais nullement la dernière : l'expérience de telles rencontres, ou de rencontres semblables, a été décrite plus d'une fois dans la littérature chrétienne. Mais Shaoul, le futur apôtre Paul, fut le premier. Non, bien sûr, il ne fut pas le premier à voir le Christ ressuscité...  Lire la suite

Ce qui arriva à Shaoul sur le chemin de Damas pourrait se décrire en trois mots : rencontre avec le Christ. Une rencontre en un certain sens première dans l'histoire de l'Église, mais nullement la dernière : l'expérience de telles rencontres, ou de rencontres semblables, a été décrite plus d'une fois dans la littérature chrétienne. Mais Shaoul, le futur apôtre Paul, fut le premier. Non, bien sûr, il ne fut pas le premier à voir le Christ ressuscité. Avant lui, il y eut les autres apôtres, et pas seulement eux. Mais il fut le premier à Le rencontrer ressuscité déjà après la Pentecôte.

Il apparut qu'au fond Il n'était parti nulle part bien loin. Qu'Il peut toujours se trouver tout près, et que si nous ne Le voyons pas toujours, c'est seulement parce que notre vue spirituelle ne peut pas regarder dans la profondeur du Royaume. Alors Il s'approche de sa frontière même, de cette frontière qui sépare le Royaume du monde non encore transfiguré. Et nous Le voyons et Le rencontrons. Puis, devenus avec Son aide habitants du Royaume, nous apprenons à Le voir là où Il se trouve le plus souvent, dans cette profondeur du Royaume que la Bible désigne par les mots « à la droite de Dieu » ou « à la droite du Père ». La rencontre de Jésus avec Shaoul, qui n'était pas encore devenu Paul ni apôtre, fut une telle rencontre à la frontière. Pourquoi précisément avec lui, le persécuteur de l'Église ?

Un indice de réponse peut être le fait que Shaoul était disciple de ce même Gamaliel qui avait pris la défense des apôtres au Sanhédrin. Disciple d'un homme qui ne pouvait en aucune façon être persécuteur de ceux que Shaoul persécutait. Qui, en général, ne pouvait être le persécuteur de personne : l'ampleur et l'ouverture de Gamaliel sont comparables à celles de Hillel, fondateur de l'école à laquelle Gamaliel appartenait. Alors quoi ? Le disciple n'a-t-il pas assimilé ces qualités de son maître ? Cela serait difficile : dans ce cas, Shaoul aurait quitté Gamaliel bien plus tôt. Un indice peut être le récit assez franc que Shaoul, devenu Paul et apôtre, fait de ses tentatives pour réaliser dans sa propre vie l'idéal de la Torah vivante.

Un tel récit, par exemple, nous le trouvons dans l'Épître aux Romains, et en partie aussi dans d'autres lettres de Paul. C'est le récit de tentatives échouées de devenir parfait. Un tel échec peut mener au désespoir, à une grave rupture spirituelle. Il peut rendre l'homme dur et intolérant, transformer celui qui était au départ un chercheur ouvert du chemin de la justice en un légaliste rigide et cruel, prêt à persécuter quiconque lui paraît insuffisamment orthodoxe.

Tel est, apparemment, ce que Shaoul devint après son échec spirituel : autrement, il est difficile d'expliquer comment le disciple de Gamaliel put se transformer en adversaire si acharné et irréconciliable de ceux envers qui Gamaliel lui-même se montrait parfaitement calme. Pourtant, à l'origine, Shaoul cherchait précisément le chemin de la justice, précisément la Torah intérieure et la sanctification dans toute leur plénitude. Et personne, sinon Celui que Shaoul, sans Le connaître, haïssait, ne pouvait lui donner cela. C'est pourquoi Jésus sortit Lui-même à la rencontre de Son farouche haineux et persécuteur. Lui, comme aucun homme, voyait ceci : en trouvant ce qu'il cherchait, Shaoul cesserait d'être Son adversaire. Il deviendrait Paul, apôtre et témoin du Christ.

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Pour Ac 9:10-19
10 Il y avait à Damas un disciple du nom d'Ananie. Le Seigneur l'appela dans une vision : " Ananie ! " - " Me voici, Seigneur ", répondit-il. -
11 " Pars, reprit le Seigneur, va dans la rue Droite et demande, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car le voilà qui prie
12 et qui a vu un homme du nom d'Ananie entrer et lui imposer les mains pour lui rendre la vue. "
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem.
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. "
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.
16 Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon nom. "
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. "
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé;
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas,
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Il a fallu que le Seigneur S’adresse directement à Ananie pour que celui-ci accueille Saul. L’esprit humain a du mal...  Lire la suite

Il a fallu que le Seigneur S’adresse directement à Ananie pour que celui-ci accueille Saul. L’esprit humain a du mal à concevoir que le changement survenu en Saul ait seulement été possible, mais rien n’est impossible à Dieu. Il peut guérir et transformer le cœur de ceux que nous sommes prompts, par habitude, à considérer comme perdus, en disant : « Avec eux, tout est clair. » Mais rien n’est clair pour nous ; tout ne peut être clair que pour Dieu.

La foi comporte un risque. Dieu peut non seulement nous révéler quelque chose qui dépasse nos conceptions habituelles, mais aussi nous proposer d’accomplir des actes qui semblent impossibles et inconcevables. Le Seigneur propose précisément à Ananie un acte qui dépasse ainsi les limites du raisonnable, et nous voyons son trouble initial. Mais pour lui, la confiance en Dieu l’emporte sur tout : sur la méfiance comme sur les calculs habituels.

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Pour Ac 9:13-15
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem.
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. "
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.
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Comment se fait l'œuvre de Dieu? Au cours des deux mille ans d'histoire de l'Église, on en a probablement dit et écrit beaucoup plus qu'on n'a accompli d'œuvres de Dieu. Et malgré tout cela, personne n'a encore réussi à le comprendre exactement, et encore moins...  Lire la suite

Comment se fait l'œuvre de Dieu? Au cours des deux mille ans d'histoire de l'Église, on en a probablement dit et écrit beaucoup plus qu'on n'a accompli d'œuvres de Dieu. Et malgré tout cela, personne n'a encore réussi à le comprendre exactement, et encore moins à créer une théorie générale unique qui décrirait l'algorithme de l'interaction divino-humaine dans l'histoire.

Pourquoi donc? On pourrait simplement répondre: parce que les voies du Seigneur sont insondables. Et ce serait sans aucun doute vrai: les plans de Dieu ne sont connus de personne, hormis de Dieu lui-même. Mais il s'agit ici de la manière dont Dieu interagit avec les hommes, et la situation y est tout de même un peu différente: dans la mesure où Dieu inclut l'homme dans son plan, il lui révèle aussi ce dessein, au moins partiellement.

La raison est sans doute ailleurs: dans la qualité même des relations entre Dieu et l'homme. Si tout était fixé d'avance chez Dieu, la situation serait probablement simplifiée à certains égards pour ses serviteurs: on pourrait alors réellement essayer d'élaborer une sorte de classification des variantes d'interaction, pas tout de suite, peut-être au long d'une longue période, mais la tâche serait en principe résoluble. Mais le point est justement que, chez Dieu, il semble que seules les fins soient indiquées d'avance, tandis que le plan pour les atteindre change continuellement selon la situation spirituelle qui se forme, ou, pour parler plus simplement, selon celui qui, une fois encore, a dit à Dieu un nouveau « oui » ou un nouveau « non ».

Quoi qu'il en soit, classifier cette mosaïque de possibilités et de variantes de leur réalisation est évidemment absolument irréaliste. Il ne reste qu'à écouter et entendre Dieu, qui, ayant fixé une tâche, indiquera nécessairement aussi celui à qui elle pourrait être confiée. Il n'en découle d'ailleurs pas qu'avec le temps un nouvel ouvrier ne remplacera pas l'ancien. Les variantes peuvent être les plus inattendues, parfois nullement conformes à aucune représentation humaine.

Qui donc, en effet, aurait pu sérieusement envisager Paul comme prédicateur du Christ au moment où il apparut à Damas! Humainement, le choix le plus raisonnable aurait été de se tenir loin de lui. Mais Ananie fait un autre choix, agissant comme Dieu lui ordonne d'agir. Et le persécuteur Saul devient Paul, grand témoin du Christ et du Royaume.

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Pour Ac 9:13-15
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem.
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. "
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.
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Comment se fait l’oeuvre de Dieu? Beaucoup ont probablement été dits et écrits de cela pendant les deux mille ans de l'histoire de l'Église, qu'on ait commis les oeuvres de Dieu. Et avec tout cela, personne n’a pu dans l'exactitude jusqu'ici comprendre cela, et surtout personne n'a vraiment réussi à créer une théorie unifiée généralisant, qui décrirait l'algorithme des interactions homme divin dans l'histoire...  Lire la suite

Comment se fait l’oeuvre de Dieu? Beaucoup ont probablement été dits et écrits de cela pendant les deux mille ans de l'histoire de l'Église, qu'on ait commis les oeuvres de Dieu. Et avec tout cela, personne n’a pu dans l'exactitude jusqu'ici comprendre cela, et surtout personne n'a vraiment réussi à créer une théorie unifiée généralisant, qui décrirait l'algorithme des interactions homme divin dans l'histoire. Pourquoi ainsi ? On Pourrait simplement répondre : parce que les voies de Dieu sont inscrutables. Et ce serait une vérité incontestable: les plans de Dieu, excepté Lui-même, sont inconnus à qui que ce soit. Mais en effet, il s’agit de la manière dont Dieu coopère avec les hommes, mais ici la situation est tout de même un peu différente: puisque Dieu inclut l’homme dans Son plan, Il l'ouvre aussi à lui, au moins partiellement.

Peut-être, le problème est tout de même en autre chose: dans la qualité même des relations entre Dieu et l’homme. Si chez Dieu tout était réparti d'avance, probablement, en quelque chose la situation pour Ses serviteurs se serait simplifiée: alors on aurait pu essayer d’élaborer une certaine classification des variantes d’interaction, que ce ne soit pas immédiatement, que ce soit pendant une longue période, mais la tâche serait principalement résoluble.

Mais c’est là le problème, le fait qu’il paraît que chez Dieu seuls les buts sont fixés d’avance, mais que le plan de leur réalisation varie continuellement conformément à la situation spirituelle qui prévaut, ou, en parlant plus facilement, conformément à celui qui a une fois encore dit à Dieu «oui» ou encore «non». Quoi qu'il en soit, classifier cette mosaïque des possibilités et les variantes de leur réalisation, est bien sûr absolument irréel.

Il ne reste qu’à écouter et entendre Dieu, Qui, ayant fixé la tâche, indiquera absolument celui à qui on aurait pu la confier. Ce qui, d'ailleurs, ne signifie pas qu'un jour, à la place du travailleur indiqué avant ne viendra pas un nouveau. Et les variantes peuvent être les plus inattendues, parfois aucunement conforme aux représentations humaines. Eh bien, qui pouvait vraiment prendre sérieusement Paul comme un prédicateur du Christ lorsqu’il est apparu à Damas! Humainement le choix le plus raisonnable serait de se tenir loin de lui. Mais Ananie fait un autre choix, en agissant comme Dieu le lui a ordonné d'agir. Et le persécuteur Saul devient Paul, un grand témoin du Christ et du Royaume.

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Pour Ac 9:17-19
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. "
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé;
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas,
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Qu'est-ce que le bain chrétien, le baptême? Une purification des péchés? Oui, bien sûr: il plonge ses racines dans ces bains rituels de purification prescrits par la Torah comme une partie essentielle du processus de purification du péché. Mais avant même la venue du Christ, le bain n'était pas le seul élément du rite de purification...  Lire la suite

Qu'est-ce que le bain chrétien, le baptême? Une purification des péchés? Oui, bien sûr: il plonge ses racines dans ces bains rituels de purification prescrits par la Torah comme une partie essentielle du processus de purification du péché. Mais avant même la venue du Christ, le bain n'était pas le seul élément du rite de purification. Le second élément, non moins important, était le sacrifice de purification. Car c'était précisément le sacrifice qui, dans le yahvisme, était le principal moyen et la principale forme de communion avec Dieu. La présence de Dieu couvrait et sanctifiait tous ceux qui participaient au repas sacrificiel ou se tenaient simplement près de l'autel. C'est cette présence qui purifiait l'homme des conséquences du péché commis ou d'une autre impureté. La purification n'était pas une fin en soi; elle était la condition nécessaire d'une pleine communion avec Dieu, autant qu'elle était possible avant la venue du Christ.

Il en va de même du bain chrétien, le baptême: il n'était que l'aspect extérieur de ce qui se produisait. Oui, bien sûr, celui qui est lavé au nom du Christ est purifié des conséquences des péchés commis auparavant, comme le croyant yahviste des temps anciens en était purifié. Mais en outre, celui qui est lavé au nom du Christ Le rencontre Lui-même pendant ce bain. Il se trouve au seuil de Son Royaume, dans lequel il peut entrer et où il lui faudra désormais vivre. Il touche à la vie du Royaume dans toute la plénitude qui lui est accessible, à lui qui entre, à ce moment-là. Et il commence le chemin spirituel dans le Royaume, afin que la plénitude accessible au nouvel habitant du Royaume devienne toujours plus profonde.

Voilà pourquoi une seule rencontre avec le Christ sur la route de Damas ne suffisait pas à Shaoul. Voilà pourquoi, malgré toute la profondeur de l'expérience vécue, le baptême lui était nécessaire. Et c'est probablement pour cela que lui, qui avait perdu la vue après sa première rencontre avec le Christ, la recouvre en recevant le baptême et en entrant dans le Royaume. Jésus Lui-même l'a pris par la main et l'a introduit dans Son Royaume. Et donc aussi dans Son Église.

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Pour Ac 9:1-31
Cependant Saul, ne respirant toujours que menaces et carnage à l'égard des disciples du Seigneur, alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il y trouvait quelques adeptes de la Voie, hommes ou femmes, il les amenât enchaînés à Jérusalem.
Il faisait route et approchait de Damas, quand soudain une lumière venue du ciel l'enveloppa de sa clarté.
Tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait : " Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? " -
" Qui es-tu, Seigneur ? " demanda-t-il. Et lui : " Je suis Jésus que tu persécutes.
Mais relève-toi, entre dans la ville, et l'on te dira ce que tu dois faire. "
Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient bien la voix, mais sans voir personne.
Saul se releva de terre, mais, quoiqu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. On le conduisit par la main pour le faire entrer à Damas.
Trois jours durant, il resta sans voir, ne mangeant et ne buvant rien.
10 Il y avait à Damas un disciple du nom d'Ananie. Le Seigneur l'appela dans une vision : " Ananie ! " - " Me voici, Seigneur ", répondit-il. -
11 " Pars, reprit le Seigneur, va dans la rue Droite et demande, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car le voilà qui prie
12 et qui a vu un homme du nom d'Ananie entrer et lui imposer les mains pour lui rendre la vue. "
13 Ananie répondit : " Seigneur, j'ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu'il a fait à tes saints à Jérusalem.
14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. "
15 Mais le Seigneur lui dit : " Va, car cet homme m'est un instrument de choix pour porter mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites.
16 Moi-même, en effet, je lui montrerai tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon nom. "
17 Alors Ananie partit, entra dans la maison, imposa les mains à Saul et lui dit : " Saoul, mon frère, celui qui m'envoie, c'est le Seigneur, ce Jésus qui t'est apparu sur le chemin par où tu venais ; et c'est afin que tu recouvres la vue et sois rempli de l'Esprit Saint. "
18 Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Sur-le-champ il fut baptisé;
19 puis il prit de la nourriture, et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples à Damas,
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu.
21 Tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits et disaient : " N'est-ce pas là celui qui, à Jérusalem, s'acharnait sur ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici tout exprès pour les amener enchaînés aux grands prêtres ? "
22 Mais Saul gagnait toujours en force et confondait les Juifs de Damas en démontrant que Jésus est bien le Christ.
23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le faire périr.
24 Mais Saul eut vent de leur complot. On gardait même les portes de la ville jour et nuit, afin de le faire périr.
25 Alors les disciples le prirent de nuit et le descendirent dans une corbeille le long de la muraille.
26 Arrivé à Jérusalem, il essayait de se joindre aux disciples, mais tous en avaient peur, ne croyant pas qu'il fût vraiment disciple.
27 Alors Barnabé le prit avec lui, l'amena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et avec quelle assurance il avait prêché à Damas au nom de Jésus.
28 Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur.
29 Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte.
30 L'ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d'où ils le firent partir pour Tarse.
31 Cependant les Églises jouissaient de la paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint Esprit. Pierre guérit un paralytique à Lydda.
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Aujourd'hui, nous lisons le récit de la conversion de Saul, un événement qui non seulement a bouleversé sa vie, mais a aussi déterminé à bien des égards...  Lire la suite

Aujourd'hui, nous lisons le récit de la conversion de Saul, un événement qui non seulement a bouleversé sa vie, mais a aussi déterminé à bien des égards le cours de l'histoire du christianisme. De telles conversions ne sont pas fréquentes, mais elles ont existé et continuent de se produire. Au fond, tout homme rencontre tôt ou tard Dieu sur son chemin. Cette rencontre bouleverse souvent la conscience de l'homme à peu près comme cela s'est produit pour Paul. Il se considérait comme serviteur de Dieu, et il s'est révélé être son ennemi ; et inversement : il pensait que Jésus était son ennemi, et il s'est révélé être son Seigneur, sa vie, sa vocation.

En réalité, un tel bouleversement de la conscience est précisément ce qu'on appelle le repentir (en grec « metanoia », « changement d'intelligence »). Quand l'homme voit soudain que toute sa vie est une persécution du Christ, qu'il exerce en lui-même ou parmi ses proches et ses lointains, alors se révèle à lui aussi la miséricorde du Fils de Dieu persécuté, qui non seulement l'accueillera parmi ses disciples, mais lui confiera aussi une mission nouvelle : non pas déchirer, mais édifier l'Église du Christ.

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Pour Ac 9:20-21
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu.
21 Tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits et disaient : " N'est-ce pas là celui qui, à Jérusalem, s'acharnait sur ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici tout exprès pour les amener enchaînés aux grands prêtres ? "
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La transformation de Shaoul en Paul et en apôtre est marquée par le début de la prédication. Du témoignage. Et Paul commence cette prédication aussitôt après le baptême. Le persécuteur devient témoin. Comment y est-il parvenu ? Car auparavant il ne savait rien du christianisme, de l'Église, il n'avait rencontré ni parlé...  Lire la suite

La transformation de Shaoul en Paul et en apôtre est marquée par le début de la prédication. Du témoignage. Et Paul commence cette prédication aussitôt après le baptême. Le persécuteur devient témoin. Comment y est-il parvenu ? Car auparavant il ne savait rien du christianisme, de l'Église, il n'avait rencontré ni parlé avec aucun des apôtres. D'ailleurs, selon ses propres paroles, prononcées dans l'une de ses lettres, il les fréquenta ensuite assez peu.

Bref, humainement parlant, Shaoul devenu Paul n'était préparé à aucun ministère apostolique. Et pourtant il commence son témoignage. Aujourd'hui, cela peut nous paraître quelque peu étrange. Non seulement parce que Paul n'était pas prêt au sens, pour ainsi dire, théorique : beaucoup aujourd'hui encore se lancent dans la prédication pour témoigner de leur propre expérience spirituelle, sans avoir besoin de connaissances particulières.

Mais le ministère apostolique supposait un témoignage sur le Christ, sur les rencontres avec Lui, sur Sa mort et Sa résurrection. Paul ne faisait pas partie de ceux qui avaient été en relation avec Jésus ressuscité pendant les jours qui séparaient la Résurrection de l'Ascension. Il semblerait qu'il ne pouvait pas être témoin, puisqu'il n'avait pas vu de ses propres yeux ce que les autres apôtres avaient vu. Mais Paul fut pourtant précisément apôtre. Témoin. Témoin oculaire.

Non de ce qui s'était passé dans les jours après la Résurrection, mais de ce qui lui était arrivé à lui-même sur le chemin de Damas. C'est précisément cette rencontre qui fit de lui un témoin, et donc un apôtre. Ainsi, le ministère apostolique, le ministère du témoin qui a vu le Christ de ses propres yeux, ne se réduit pas aux seuls douze auxquels il fut donné de devenir témoins de ce qui s'était passé de la Résurrection à l'Ascension.

Il s'étend à quiconque a eu l'occasion de rencontrer le Ressuscité. Où et quand qu'une telle rencontre ait eu lieu. Et ce témoignage est, à sa manière, non moins important que celui des douze : car il dit que l'histoire du Royaume continue. Elle ne s'est pas achevée il y a deux mille ans. Et les rencontres avec le Roi de ce Royaume sont possibles aujourd'hui encore. Cela signifie qu'elle peut se poursuivre pour nous aussi. Si, bien sûr, nous voulons y participer.

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Pour Ac 9:20-31
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu.
21 Tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits et disaient : " N'est-ce pas là celui qui, à Jérusalem, s'acharnait sur ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici tout exprès pour les amener enchaînés aux grands prêtres ? "
22 Mais Saul gagnait toujours en force et confondait les Juifs de Damas en démontrant que Jésus est bien le Christ.
23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le faire périr.
24 Mais Saul eut vent de leur complot. On gardait même les portes de la ville jour et nuit, afin de le faire périr.
25 Alors les disciples le prirent de nuit et le descendirent dans une corbeille le long de la muraille.
26 Arrivé à Jérusalem, il essayait de se joindre aux disciples, mais tous en avaient peur, ne croyant pas qu'il fût vraiment disciple.
27 Alors Barnabé le prit avec lui, l'amena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et avec quelle assurance il avait prêché à Damas au nom de Jésus.
28 Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur.
29 Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte.
30 L'ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d'où ils le firent partir pour Tarse.
31 Cependant les Églises jouissaient de la paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint Esprit. Pierre guérit un paralytique à Lydda.
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Dans la lecture d’aujourd’hui des Actes, nous voyons comment les douze apôtres n’accueillent pas encore un autre futur apôtre — Paul. Dans une situation de persécutions...  Lire la suite

Dans la lecture d’aujourd’hui des Actes, nous voyons comment les douze apôtres n’accueillent pas encore un autre futur apôtre — Paul. Dans une situation de persécutions, les paroles du Maître selon lesquelles eux aussi seront persécutés leur reviennent sans doute en mémoire. Certains d’entre eux, Pierre par exemple, connaissent très bien le prix des paroles. Ils comprennent que, de même qu’ils ont eux-mêmes pu renier le Christ une heure après Lui avoir juré fidélité, celui qui est apparemment devenu « des leurs » peut, à l’épreuve, se révéler provocateur. À plus forte raison celui dont le Seigneur les avait avertis de l’apparition : « L’heure vient où quiconque vous tuera pensera rendre un culte à Dieu » (Jn 16,2).

Les apôtres, simplement en raison de la peur humaine, oublient que leur Maître retourne tous les défauts humains et les transfigure en qualités avec lesquelles on peut Le servir. De même qu’Il les a acceptés malgré le fait qu’ils Le trahissent, tout en Le connaissant et en sachant qui Il est, de même Il est libre de pardonner à Son persécuteur le plus zélé et d’en faire un grand serviteur à Lui.

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Pour Ac 9:20-31
20 et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, proclamant qu'il est le Fils de Dieu.
21 Tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits et disaient : " N'est-ce pas là celui qui, à Jérusalem, s'acharnait sur ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici tout exprès pour les amener enchaînés aux grands prêtres ? "
22 Mais Saul gagnait toujours en force et confondait les Juifs de Damas en démontrant que Jésus est bien le Christ.
23 Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le faire périr.
24 Mais Saul eut vent de leur complot. On gardait même les portes de la ville jour et nuit, afin de le faire périr.
25 Alors les disciples le prirent de nuit et le descendirent dans une corbeille le long de la muraille.
26 Arrivé à Jérusalem, il essayait de se joindre aux disciples, mais tous en avaient peur, ne croyant pas qu'il fût vraiment disciple.
27 Alors Barnabé le prit avec lui, l'amena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et avec quelle assurance il avait prêché à Damas au nom de Jésus.
28 Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur.
29 Il s'adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte.
30 L'ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d'où ils le firent partir pour Tarse.
31 Cependant les Églises jouissaient de la paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie ; elles s'édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint Esprit. Pierre guérit un paralytique à Lydda.
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Saul commence son ministère et doit maintenant subir les mêmes persécutions que celles auxquelles il avait lui-même, tout récemment...  Lire la suite

Saul commence son ministère et doit maintenant subir les mêmes persécutions que celles auxquelles il avait lui-même, tout récemment, soumis les autres. Saul y était probablement préparé ; peut-être considérait-il même ce qui lui arrivait comme une expiation de ce qu’il avait fait. Mais la conversion de Saul signifiait des épreuves non seulement pour lui, mais aussi pour beaucoup de ses nouveaux frères. L’arrivée de Saul dans l’Église mit à l’épreuve la capacité de beaucoup d’entre eux à pardonner à un pécheur, à faire preuve de miséricorde envers celui qui s’était repenti et à ne pas lui imputer indéfiniment ses anciens péchés, ce qui leur aurait permis de s’affirmer à ses dépens.

Nous savons que les membres de l’Église primitive ont su résister à cette tentation et que, malgré leur méfiance initiale, ils ont accueilli Saul. Mais le problème existe encore aujourd’hui, et ce n’est pas un hasard si, dans la parabole du fils prodigue, le Christ a aussi parlé de son frère aîné obéissant...

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