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RÉFLEXIONS pour Gn 1:31

31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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Dans le poème de la création, Dieu évalue chacun de Ses actes créateurs comme « bon ». « Et Dieu vit que cela était bon » revient comme un refrain dans la description de chaque jour de la création, parfois plus d’une fois, comme par exemple le troisième et le sixième jour. Et à la fin, lorsque le monde est achevé, Dieu regarde Sa création et, selon la parole de l’écrivain sacré, la trouve « très bonne ». À première vue, cela peut paraître étrange. Une chose est l’homme, dont le travail peut réussir ou échouer : alors le regard du maître sur ce qu’il a fait, de l’extérieur, et la constatation que le travail a réussi sont tout à fait à leur place. Mais l’œuvre de Dieu ne peut en aucun cas échouer ; Il n’a pas à revoir ce qu’Il a fait pour y chercher une erreur. Se réjouir d’une œuvre bien faite est toujours joyeux ; mais s’agit-il seulement de cela ?

Le mot hébreu correspondant, que l’on traduit habituellement par « bon », est en réalité assez riche de sens : il signifie non seulement « bon », mais aussi « achevé », « accompli », « solide », et il suppose que la chose créée par le maître correspond pleinement au dessein avec lequel elle a été créée. Il en est ainsi du monde : il n’est pas seulement beau et parfait, il est aussi achevé, conduit à la plénitude dans laquelle Dieu l’avait conçu, et il est encore solide ; toute chose y est à sa place, et chacune est parfaite, telle qu’elle doit être selon le dessein de Dieu.

Il ne s’agit pas seulement de perfection extérieure. Le monde est parfait aussi en ce sens qu’il n’existe pas simplement ainsi, et que chaque chose en lui n’existe pas non plus par hasard. Dieu a conçu et créé le monde en vue d’un certain but, à la réalisation duquel, selon Son dessein, toute la création devait prendre part, mais avant tout l’homme.

C’est précisément ce but qui rend le monde porteur de sens : s’il n’y a pas de but, il n’y a pas lieu de chercher un sens ; une existence sans but ne peut pas être signifiante. Bien sûr, ce but n’est pas connu de chaque chose créée par Dieu. La pierre, l’arbre, même l’animal ne le connaissent pas et ne doivent pas le connaître.

En revanche, il est connu de l’homme, seule créature faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’image et la ressemblance supposent, entre autres choses, que l’existence ait aussi un sens : la pierre, l’arbre et même l’animal peuvent correspondre au dessein de Dieu sans rien savoir du sens de leur existence, laissant cette question à Dieu qui les a créés et à l’homme à qui Dieu les a confiés.

L’homme ne peut pas exister ainsi, non parce que sa nature physique ne le lui permettrait pas, mais parce qu’une telle existence contredit le dessein de Dieu sur l’homme, qui doit comprendre qui il est, d’où il vient, où il va et pourquoi il vit dans ce monde créé par Dieu. Alors le monde entier s’ouvre à l’homme comme « très bon » ; sinon il restera pour lui à jamais un hasard inutile et absurde, au sujet duquel il n’y a pas lieu de parler ni de sens ni de but.

Autres réflexions

 
Pour Gn 1:31
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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Tout le processus de la Création du monde décrit au premier chapitre de la Genèse est accompagné de ce refrain : « Bon ! » Et enfin, à la fin du dernier jour, le sixième, retentissent les mots : « Voici, très bon. » C'est ainsi que Dieu évalue les résultats de son travail. Avez-vous déjà rencontré l'évaluation opposée de ce monde ?...  Lire la suite

Tout le processus de la Création du monde décrit au premier chapitre de la Genèse est accompagné de ce refrain : « Bon ! » Et enfin, à la fin du dernier jour, le sixième, retentissent les mots : « Voici, très bon. » C'est ainsi que Dieu évalue les résultats de son travail. Avez-vous déjà rencontré l'évaluation opposée de ce monde ? Bien sûr, on peut toujours objecter que Dieu a tout créé bon, puis que l'homme, s'engageant sur le chemin de la chute, a tout abîmé. Mais alors plusieurs autres questions peuvent surgir. Peut-on considérer comme bon ce qui porte en soi les germes du « mauvais » ultérieur ? Dieu se donne-t-il vraiment la meilleure note pour un résultat intermédiaire ? Dieu peut-il vraiment aller se reposer sans achever son oeuvre ? Et si cette oeuvre est achevée, elle est donc imparfaite, puisqu'elle peut être défigurée à un tel degré. Or la Création doit finalement être parfaite, puisqu'elle est accomplie par le Dieu parfait.

On peut répondre à toutes ces questions par une contre-question : « Dieu s'est-il vraiment retiré des affaires ? Toute l'expérience de la relation de Dieu avec l'humanité, qui nous est montrée dans l'Écriture sainte, ne dit-elle pas que Dieu continue d'agir ? » En ce sens, la Création n'est donc pas achevée ; simplement, étant apparu dans le monde créé, l'homme participe lui aussi à ce processus, entravant plus souvent Dieu qu'il ne l'aide. Mais avec la venue dans le monde du parfait Dieu-homme, le Christ, un tournant s'est produit dans l'opposition entre création et destruction, puisque dans le Christ l'homme commence à coopérer avec Dieu, rapprochant peu à peu cette fin de la Création dont tous pourront dire d'un commun accord : « Voici, très bon ! »

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Pour Gn 1:31
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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En achevant la création du monde, Dieu regarde Sa création et l’admire. On pourrait bien sûr comprendre cette image de manière tout à fait littérale. En effet, le monde, encore non corrompu par la chute, devait...  Lire la suite

En achevant la création du monde, Dieu regarde Sa création et l’admire. On pourrait bien sûr comprendre cette image de manière tout à fait littérale. En effet, le monde, encore non corrompu par la chute, devait être beau ; il était réellement une création parfaite. Et si tout artisan se réjouit de regarder une belle chose qu’il a faite et qui lui a vraiment réussi, faut-il s’étonner que Dieu admire le monde qu’Il a créé et se réjouisse de Sa création ? Mais il y a aussi autre chose, indiqué par le sens du mot hébreu que la traduction synodale rend par « bon ». Dans l’original hébreu se trouve ici la notion d’achèvement, de plénitude et de sens. Le monde est bon lorsque tout en lui a son sens et son but. Un cycle naturel ou historique dépourvu de sens et inutile à tous doit être considéré, du point de vue des auteurs bibliques, plutôt comme une malédiction que comme une bénédiction. Le monde ne doit pas être ainsi, sans but et sans sens ; Dieu ne l’a pas conçu ni créé ainsi. Certes, aucune volonté, même opposée à Dieu, ne veut que l’existence du monde soit sans but et sans sens. Simplement, ceux pour qui l’homme n’est qu’une nourriture n’ont pas l’intention de dévoiler à leurs victimes le but et le sens de l’existence du monde tels qu’ils les voient. Mais Dieu ne juge pas nécessaire de cacher quoi que ce soit à l’homme. Il nous dit directement qu’Il n’a pas créé le monde sans raison. Et Il nous invite à participer à l’accomplissement de Ses plans et de Ses desseins. Librement, consciemment et de manière responsable.

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Pour Gn 1:24-31
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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Dieu crée l'homme et les animaux, y compris les animaux domestiques, le même jour. Quelle est donc, en fin de compte, la différence qualitative...  Lire la suite

Dieu crée l'homme et les animaux, y compris les animaux domestiques, le même jour. Quelle est donc, en fin de compte, la différence qualitative entre l'homme et les autres êtres vivants créés par Dieu ? Sans doute avant tout dans le fait que tous les êtres vivants, sauf l'homme, sont créés selon tel ou tel schéma, « selon leur type », comme le dit l'auteur du Pentateuque (traduction synodale : « selon leur espèce »), tandis que l'homme n'a aucun « type » proprement humain ; il est créé par Dieu non selon un schéma, mais selon Sa propre image et Sa ressemblance, celles de Dieu. La différence est évidente : car tout schéma, même le plus parfait, reste limité et fini ; seul Dieu Lui-même, qui crée ces schémas, est infini et sans limites. Tous les êtres vivants, même les plus parfaits, sont d'une manière ou d'une autre programmés, et il ne peut être question que de tel ou tel degré de complexité du programme conçu pour eux par Dieu. Mais pour l'homme, Dieu n'a élaboré aucun programme unique ; Il a créé l'homme de manière à le conduire personnellement, chacun selon un programme individuel élaboré spécialement pour chaque personne concrète. Si c'était nous qui élaborions de tels programmes, les répétitions et les modèles seraient inévitables. Mais la créativité de Dieu est infiniment diverse, et c'est pourquoi il n'y a pas, dans l'humanité, deux personnes identiques. L'uniformisation, le modèle, la répétition : tout cela est entré dans la vie humaine après la chute, après laquelle l'homme est devenu beaucoup plus animal qu'il ne l'était au commencement. C'est sans doute pourquoi la protestation contre le caractère stéréotypé et l'uniformisation est si forte chez l'homme spirituellement sain : il sent que tout cela l'écarte de ce que Dieu l'a destiné à être. Cela l'entraîne là où il ressemble de moins en moins à l'image de son Créateur.

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Pour Gn 1:24-31
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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Nous lisons aujourd’hui des paroles qui nous sont très chères, sur notre ressemblance avec notre Créateur. Nous avons été créés à sa ressemblance, son image est imprimée en nous. À cette pensée...  Lire la suite

Nous lisons aujourd’hui des paroles qui nous sont très chères, sur notre ressemblance avec notre Créateur. Nous avons été créés à sa ressemblance, son image est imprimée en nous. À cette pensée, le cœur se réjouit et les forces de vivre se multiplient. C’est peut-être la plus haute de toutes les vérités. Mais réfléchissons: pourquoi l’Église nous propose-t-elle précisément maintenant de nous rappeler ces paroles, maintenant que nous sommes aux portes du Grand Carême, temps de prière pénitentielle où nous devons prendre conscience, au contraire, de notre plein néant, de notre péché, de notre chute?

Souvenez-vous de l’exclamation du Seigneur, indigné, dans le Psautier: «tu as cru que je serais semblable à toi dans l’iniquité». Nous avons été créés à sa ressemblance, et maintenant il ne veut pas nous être semblable. Avons-nous gaspillé cette ressemblance? Oui. Et nous le comprenons. «Ta justice, ô Dieu, atteint les hauteurs; tu as fait de grandes choses; ô Dieu, qui est semblable à toi?» (Ps 71:19) Ni parmi les dieux, ni parmi les fils de Dieu il n’y a maintenant de semblables à Dieu (Ps 88:7).

Et pourtant, personne n’a aboli les paroles sur la ressemblance. Au contraire, l’Église nous les rappelle maintenant. Tension immense, presque jusqu’à la rupture, comme une corde tendue entre le Ciel et la terre, entre ces deux pôles: ressemblance et non-ressemblance. Mais c’est précisément cela qui distingue notre foi de la mythologie grecque ou romaine, où les dieux sont créés à l’image de l’homme. Et c’est précisément dans cette tension que se trouve l’essence du jeûne.

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Pour Gn 1:20-31
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
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Dans la lecture d'aujourd'hui, il y a un verset très frappant, qui dit réellement beaucoup de choses sur l'essence de l'homme...  Lire la suite

Dans la lecture d'aujourd'hui, il y a un verset très frappant, qui dit réellement beaucoup de choses sur l'essence de l'homme. « Et Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; homme et femme il les créa ». Regardez : Dieu a créé l'être humain, homme et femme. Une connaissance élémentaire de l'arithmétique suffit pour compter : un homme et une femme, ce sont deux personnes, et non une seule !

De là découlent aussitôt plusieurs conclusions. Premièrement, il est évident qu'il s'agit de l'humanité, des êtres humains, et non d'un « seul exemplaire ». Deuxièmement, il est important pour Dieu que cette humanité ne puisse pas être composée seulement d'hommes ou seulement de femmes. La reproduction n'a rien à voir ici : pour Dieu, il n'est pas difficile de créer un être qui se reproduise par division ou par bourgeonnement. Il s'agit précisément du fait que la plénitude des qualités humaines se manifeste dans la complémentarité réciproque. Troisièmement, cette précision sur la différence entre l'homme et la femme n'est faite que pour l'être humain. À propos des animaux, il n'est pas dit : « mâles et femelles il les créa ». Cela signifie que les différences psychologiques et spirituelles entre l'homme et la femme ont une grande valeur et une plus grande importance que les différences entre animaux de sexes différents.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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En lisant le récit du commencement du monde, il nous faut nous rappeler que le livre de la Genèse, comme toute la Bible, n’est pas écrit sur le passé, mais sur le présent...  Lire la suite

En lisant le récit du commencement du monde, il nous faut nous rappeler que le livre de la Genèse, comme toute la Bible, n’est pas écrit sur le passé, mais sur le présent. Il reflète, dans un langage symbolique ancien particulier, les vérités qui ne changeront jamais, indépendamment du développement de la physique ou de l’histoire. Ce court récit témoigne du lien indissoluble entre ce qui nous entoure — la lumière, l’eau, la terre, les arbres et les herbes, les poissons, les bêtes et les oiseaux — et Celui qui se tient derrière tout cela, et qui ne fait pas partie de ce monde. Comment transmettre ce mystère ? Le monde ne s’est pas créé lui-même, et nous ne l’avons pas créé non plus : il y a Celui qui répond de ce monde, Celui qui donne au monde l’existence et se réjouit de sa beauté, voyant qu’il est « très bon ». Si l’on apprend à contempler ce mystère, alors tout ce qui est bon et beau dans ce monde nous parlera de Lui, de Celui qui a créé le monde au commencement et nous l’a donné.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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À première vue, le Poème biblique de la création peut sembler un texte purement mythologique ; beaucoup le considèrent précisément ainsi, comme un mythe ancien entré dans la Bible parce qu'il n'existait pas dans l'Antiquité d'autres variantes de cosmogonie, c'est-à-dire de doctrine sur l'origine du monde...  Lire la suite

À première vue, le Poème biblique de la création peut sembler un texte purement mythologique ; beaucoup le considèrent précisément ainsi, comme un mythe ancien entré dans la Bible parce qu'il n'existait pas dans l'Antiquité d'autres variantes de cosmogonie, c'est-à-dire de doctrine sur l'origine du monde. Il y a aussi, au contraire, des lecteurs convaincus que le Poème biblique de la création est une histoire qu'il faut comprendre littéralement, telle qu'elle est écrite.

Que veut donc dire l'auteur du poème ? Et quand a-t-il été écrit ? L'opinion aujourd'hui communément admise parmi les chercheurs bibliques est que ce poème, comme tout le Prologue dit du livre de la Genèse (les onze premiers chapitres du livre), est apparu à Babylone au temps de l'exil babylonien. À cette époque, les hommes en savaient déjà assez sur le monde pour renoncer à son image mythologique. Il ne s'agit manifestement pas du fait que l'auteur manquait de moyens pour décrire la réalité qu'il voulait décrire. Il utilise simplement le langage traditionnel de la poésie dite cosmogonique de son temps : à son époque existaient déjà des poèmes racontant l'origine et la formation du cosmos, et l'auteur crée une variante yahviste d'un tel poème. Ce n'est pas un hasard s'il commence l'histoire du monde par Dieu créant « le ciel et la terre ». Quelle que soit la manière de comprendre ce « ciel et terre » (et on les a compris de façons très diverses), une chose est claire : il s'agit de l'univers dans toute sa plénitude et son intégrité.

On peut bien sûr détruire cette intégrité : au deuxième verset du premier chapitre, il est justement question de la « terre » arrachée au « ciel », de l'intégrité détruite ; alors le chaos apparaît dans le monde. Plus exactement, c'est précisément la partie arrachée au tout qui plonge dans le chaos : elle devient informe et sans qualité (« informe et vide » dans la traduction synodale). C'est bien ainsi que devient la « terre » arrachée au « ciel », partie de l'univers séparée du tout.

Puis se déploie le tableau majestueux de la création, déjà dans l'espace et dans le temps, qui apparaissent avec la création elle-même. Et cette création contient un certain drame, que l'auteur du poème ne décrit pas directement, mais auquel il fait allusion : au commencement, au « premier jour », toute la création est pénétrée de lumière, non pas de lumière physique, mais de la lumière de la présence de Dieu, qui, dans l'expérience spirituelle yahviste, s'accompagne souvent de rayonnement. Mais au « deuxième jour », quelque chose se passe dans le monde : au « jour unique » resplendissant (précisément unique, et non premier dans une série d'autres jours) succède le chaos. L'eau fait irruption dans le monde, cette même eau mentionnée dans la description de la « terre » arrachée au « ciel », l'eau comme symbole du chaos. Dieu surmonte ce chaos, lui fixe une limite et crée le monde comme à nouveau, à l'intérieur de l'eau, édifiant là, dans l'espace qu'Il a créé au sein du chaos, un monde nouveau dans lequel il nous a été donné de vivre. Là, dans ce monde nouveau, apparaîtra aussi l'homme, afin d'entrer à son tour dans le drame de l'univers, où il aura un rôle particulier ; et il dépendra seulement de l'homme lui-même de savoir comment il l'accomplira.

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Pour Gn 1:1-2:3
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
Dieu conclut au septième jour l'ouvrage qu'il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait.
Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création.
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Quand on lit le Livre de la Genèse, il faut toujours savoir que comme toute la Bible ce n'est pas le livre du passé mais le livre du présent...  Lire la suite

Quand on lit le Livre de la Genèse, il faut toujours savoir que comme toute la Bible ce n'est pas le livre du passé mais le livre du présent. Elle nous montre, dans une langue ancienne et symbolique, des vérités qui ne changent jamais et qui sont indépendantes du développement de l'histoire et des sciences. Ce bref récit témoigne de la liaison indissoluble entre le monde qui nous entoure (la lumière, l'eau, la terre, le ciel, les arbres, les poissons, les animaux, les oiseaux et l'homme) avec Celui qui a crée le monde mais qui n'appartient pas au monde. Comment exprimer le mystère de la création? Le monde n'a pas été créé par le monde - même, il n'a pas été créé par l'homme. Il y a Celui qui le fait, Qui donne toujours la vie au monde et Qui se réjouit de sa beauté parce que "cela est très bon". Et quand on apprend à contempler ce mystère tout ce qui est bien et beau dans le monde nous parle de Lui, notre Dieu qui a tout fait pour nous.

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Pour Gn 1:1-2:1
Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
10 Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
11 Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
12 La terre produisit de la verdure: des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
13 Il y eut un soir et il y eut un matin: troisième jour.
14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
15 qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
16 Dieu fit les deux luminaires majeurs: le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
17 Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
18 pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
19 Il y eut un soir et il y eut un matin: quatrième jour.
20 Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
21 Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
22 Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
23 Il y eut un soir et il y eut un matin: cinquième jour.
24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
25 Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
26 Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
27 Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
28 Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
29 Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
30 A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
31 Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée.
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Le Poème biblique de la création rappelle la poésie cosmogonique du monde païen. En Égypte, en Babylonie et en Grèce, il existait des œuvres semblables, qui décrivaient l’origine du monde, sa naissance à partir du chaos et sa transformation en cosmos, ordonné et harmonieux. Ce processus s’appelait la cosmogonie...  Lire la suite

Le Poème biblique de la création rappelle la poésie cosmogonique du monde païen. En Égypte, en Babylonie et en Grèce, il existait des œuvres semblables, qui décrivaient l’origine du monde, sa naissance à partir du chaos et sa transformation en cosmos, ordonné et harmonieux. Ce processus s’appelait la cosmogonie. Au premier abord, on peut penser que l’auteur sacré a simplement créé une sorte de variante yahviste du poème cosmogonique habituel, en attribuant à Dieu ce que les auteurs païens attribuaient aux dieux ou aux éléments de la nature. Mais en réalité, il n’en est pas tout à fait ainsi. La langue et l’univers symbolique et imagé du poème biblique rappellent vraiment la langue et l’univers symbolique et imagé de la poésie cosmogonique du Proche-Orient. Mais le poème biblique présente aussi des différences essentielles avec la poésie cosmogonique des païens.

Et c’est avant tout le début du poème, ses deux premiers versets, qui frappe. Les cosmogonies des Égyptiens, des Babyloniens et des Grecs commencent toutes par la description du chaos, parfois sous l’image d’un grand océan existant de toute éternité. Chez l’auteur biblique, au contraire, Dieu crée dès le commencement le monde comme cosmos, et non comme chaos. L’auteur sacré parle de Dieu créant « le ciel et la terre ». Ces mots ont été interprétés différemment par différents commentateurs, mais il est en tout cas évident que l’expression « le ciel et la terre » décrit toute la création dans son ensemble, et une création non chaotique, mais pleinement ordonnée.

Dieu ne crée pas le chaos, Il crée le cosmos. Les images qui rappellent le chaos n’apparaissent qu’au deuxième verset du poème, où il est question de la « terre », envisagée comme séparée de l’ensemble dont elle fait partie. C’est là qu’apparaît réellement la possibilité du chaos : si l’on déchire en morceaux la création entière que Dieu a faite, alors le chaos peut parfaitement régner dans ces parties arrachées au tout. Mais Dieu ne veut pas le chaos et ne le crée pas.

Sa volonté est constamment présente dans le monde ; chaque « jour de la création » est déterminé par la parole de Dieu, qui définit Son dessein pour ce jour et le sens de ce qui arrive. Bien sûr, les forces de la nature, que Dieu a déposées dans le monde, y agissent. Mais Dieu n’abandonne pas Sa création, Il est constamment auprès d’elle, le monde se trouve sans cesse sous Son regard attentif. Et tout son devenir n’est pas un hasard, ni le jeu de certaines forces naturelles ou d’esprits présents dans le monde, mais l’accomplissement du dessein de Dieu sur le monde, sur ce qu’il doit devenir.

Et en ce sens, dès le commencement, le monde a été conçu par Dieu comme Son Royaume. Car qu’est-ce qu’un royaume, sinon l’autorité d’un roi qui s’étend sur un certain lieu où agissent les lois établies par lui ? Or le monde était dès le commencement précisément un tel lieu. Un lieu où Dieu règne. Et si aujourd’hui le monde n’est pas entièrement et pas toujours ainsi, ce n’est pas la norme, mais seulement un écart par rapport à elle. Un écart auquel Dieu mettra fin tôt ou tard. C’est de cela que parle toute la Bible. Comme histoire sacrée et comme histoire de la Révélation. Et comme histoire du Salut aussi.

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