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RÉFLEXIONS pour Lc 22:45-23:1

45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
54 L'ayant donc saisi, ils l'emmenèrent et l'introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin.
55 Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s'étaient assis autour, Pierre s'assit au milieu d'eux.
56 Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit : " Celui-là aussi était avec lui ! "
57 Mais lui nia en disant : " Femme, je ne le connais pas. "
58 Peu après, un autre, l'ayant vu, déclara : " Toi aussi, tu en es ! " Mais Pierre déclara : " Homme, je n'en suis pas. "
59 Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance : " Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen ! " Mais Pierre dit :
60 " Homme, je ne sais ce que tu dis. " Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta,
61 et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. "
62 Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient;
64 ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : " Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "
65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.
66 Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin
67 et dirent : " Si tu es le Christ, dis-le-nous. " Il leur dit : " Si je vous le dis, vous ne croirez pas,
68 et si je vous interroge, vous ne répondrez pas.
69 Mais désormais le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu ! "
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
Puis toute l'assemblée se leva, et ils l'amenèrent devant Pilate.
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Quelle fut la cause du reniement de Pierre ? L’apostasie ? La peur ? À peine : car tout récemment encore il promettait à Jésus de mourir avec Lui, s’il le fallait. Pierre est certes un homme ardent et résolu, mais il est loin d’être un enfant qui lance des paroles en l’air et distribue des promesses légères. Et, bien sûr, il n’est nullement lâche ; tout ce que nous savons de lui par les récits évangéliques en témoigne. Alors quoi ? Peut-être le caractère inattendu et paradoxal de tout ce qui se passait ? Pierre avait bien promis d’être avec Jésus jusqu’à la fin, comme d’ailleurs tous Ses autres disciples. Mais qu’attendaient-ils ? Jésus leur avait parlé plus d’une fois de Ses souffrances et de Sa mort à venir, ainsi que de Sa résurrection. Mais les apôtres, semble-t-il, ne Le comprirent jamais jusqu’au bout ; tout ne leur devint plus ou moins clair qu’après la Résurrection, et définitivement clair, semble-t-il, seulement après la Pentecôte. Même le jour de l’Ascension, ils attendent que maintenant enfin leur Maître rétablisse le « royaume d’Israël » et devienne le « vrai Messie », le Roi qu’attendaient alors beaucoup de gens. Et alors, pendant et aussitôt après la Cène, ils étaient, semble-t-il, absolument certains que l’insurrection allait commencer d’un moment à l’autre ; leur Maître, bien sûr, serait menacé d’un danger mortel, et eux, bien sûr, étaient prêts à rester avec Lui jusqu’à la fin, quoi qu’il arrive. Et soudain : aucune insurrection ; leur Maître se livre sans résistance ; tout est fini, fini d’une manière complètement absurde. Que faire ensuite ? Il n’est pas étonnant que tous s’enfuient. Si tout s’est terminé sans avoir commencé, à quoi garder fidélité ? Au Maître, même s’Il avait renoncé, semblait-il, à tous Ses projets ? Seul Pierre eut assez de résolution pour cela : il resta afin de voir ce qui arriverait ensuite à Jésus. Et soudain : mais toi, tu étais avec Lui ! — d’un côté, puis d’un autre, puis d’un troisième… Et pour Pierre maintenant : j’y étais, je n’y étais pas, quelle différence ? Quelle importance cela a-t-il maintenant que tout est fini ? — Je n’y étais pas ! Je ne sais rien ni personne, laissez-moi ! — première réaction, tout à fait naturelle. Et aussitôt, comme un éclair, une fulgurance illuminant sa conscience : j’ai trahi ! J’ai renié ! Voilà ce dont Il avait averti ! Et aussitôt un repentir profond, brûlant. Un repentir qui rend l’espérance.

Autres réflexions

 
Pour Lc 22:54-71
54 L'ayant donc saisi, ils l'emmenèrent et l'introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin.
55 Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s'étaient assis autour, Pierre s'assit au milieu d'eux.
56 Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit : " Celui-là aussi était avec lui ! "
57 Mais lui nia en disant : " Femme, je ne le connais pas. "
58 Peu après, un autre, l'ayant vu, déclara : " Toi aussi, tu en es ! " Mais Pierre déclara : " Homme, je n'en suis pas. "
59 Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance : " Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen ! " Mais Pierre dit :
60 " Homme, je ne sais ce que tu dis. " Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta,
61 et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. "
62 Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient;
64 ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : " Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "
65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.
66 Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin
67 et dirent : " Si tu es le Christ, dis-le-nous. " Il leur dit : " Si je vous le dis, vous ne croirez pas,
68 et si je vous interroge, vous ne répondrez pas.
69 Mais désormais le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu ! "
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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Il ne venait pas à l'esprit de Pierre qu'il était capable de renier le Christ. À vue humaine, Pierre se comportait dignement et courageusement: puisqu'en accompagnant le Maître jusqu'à la maison du grand prêtre, il prenait un risque. Quant au fait qu'il se soit mis à nier le connaître, c'était...  Lire la suite

Il ne venait pas à l'esprit de Pierre qu'il était capable de renier le Christ. À vue humaine, Pierre se comportait dignement et courageusement: puisqu'en accompagnant le Maître jusqu'à la maison du grand prêtre, il prenait un risque. Quant au fait qu'il se soit mis à nier le connaître, c'était une ruse clandestine ordinaire, pour laquelle il est impossible de condamner... Il est difficile de répondre à un raisonnement aussi bien construit, d'autant que, dans des situations de persécution, beaucoup de gens ont souvent agi exactement ainsi. Mais nous lisons que Pierre, se sentant coupable, pleura amèrement; cela signifie donc que, d'une certaine manière, son comportement ne correspond pas aux règles admissibles de prudence. Il ne faut pas condamner ceux qui éprouvent de la peur devant les persécuteurs, car Jésus lui-même ne condamnait pas ses disciples secrets de ne pas agir ouvertement. Mais chaque chose a son temps, comme il y a un temps pour ramasser les pierres et un temps pour les jeter. Il y a des minutes où il faut rejeter toute peur et témoigner de Celui que nous connaissons.

Le procès du Sanhédrin est précédé de moqueries et de coups; en réalité, il commence par eux. Les juges n'ont pas l'intention de chercher la vérité: la sentence est déjà prête. Mais la manière dont se déroule le procès nous montre visiblement comment se fait le choix: on peut accepter ou rejeter le témoignage du Christ sur lui-même. Chacun décide pour soi, mais ceux qui rejettent sont gênés par la présence du Christ: ils voudraient tout simplement qu'il n'existe pas. C'est pourquoi le rejet fait naître le désir de détruire, de couvrir de boue, de ne pas reconnaître la réalité même de son existence. Le désir de tuer le Christ n'est pas né ce jour-là; il existait bien avant le procès et n'a pas cessé jusqu'à aujourd'hui. Mais jusqu'à la fin des temps, il restera voué à l'échec.

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Pour Lc 22:54-71
54 L'ayant donc saisi, ils l'emmenèrent et l'introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin.
55 Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s'étaient assis autour, Pierre s'assit au milieu d'eux.
56 Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit : " Celui-là aussi était avec lui ! "
57 Mais lui nia en disant : " Femme, je ne le connais pas. "
58 Peu après, un autre, l'ayant vu, déclara : " Toi aussi, tu en es ! " Mais Pierre déclara : " Homme, je n'en suis pas. "
59 Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance : " Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen ! " Mais Pierre dit :
60 " Homme, je ne sais ce que tu dis. " Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta,
61 et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. "
62 Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient;
64 ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : " Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "
65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.
66 Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin
67 et dirent : " Si tu es le Christ, dis-le-nous. " Il leur dit : " Si je vous le dis, vous ne croirez pas,
68 et si je vous interroge, vous ne répondrez pas.
69 Mais désormais le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu ! "
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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À qui ces lignes sont-elles adressées et pourquoi ont-elles été écrites ? Elles racontent comment Jésus fut rejeté par ceux qui...  Lire la suite

À qui ces lignes sont-elles adressées et pourquoi ont-elles été écrites ? Elles racontent comment Jésus fut rejeté par ceux qui, semble-t-il, auraient dû L’accueillir : le premier disciple reniant le Maître et les anciens des grands prêtres reniant leur Messie. Elles ne devaient guère susciter l’hostilité ou la haine envers les Juifs ni ébranler l’autorité d’un apôtre bien connu. Sans doute le lecteur, apprenant combien de reniements et de trahisons le Christ avait dû traverser et comment Il les avait supportés, devait-il comprendre à quel point lui-même n’a pas le droit de trahir le Maître et combien il lui est impossible de participer à la répétition de cette situation. Or une telle situation peut survenir à tout moment : lorsque, sous la pression de la société, de la peur ou des circonstances de la vie, les mots « je ne connais pas cet Homme » viennent d’eux-mêmes aux lèvres ; lorsqu’il ne s’agit pas de renier une idée, une vision du monde ou un parti, mais une Personne, Dieu, ce qu’il y a d’humain et de divin en toi-même...

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Pour Lc 22:70-71
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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Tout se présentait si bien. Le tribunal s’était réuni, et le verdict était prêt... Car tout est clair pour tout le monde : ce Fils de l’homme n’a pas sa place sur la terre. On avait trouvé une bonne accusation (comme plus tard on fit emprisonner Al Capone pour fraude fiscale !), et les témoins étaient là, mais voilà, ça ne marche pas, l’accusation s’effondre, tout devient gênant. Alors...  Lire la suite

Tout se présentait si bien. Le tribunal s’était réuni, et le verdict était prêt... Car tout est clair pour tout le monde : ce Fils de l’homme n’a pas sa place sur la terre. On avait trouvé une bonne accusation (comme plus tard on fit emprisonner Al Capone pour fraude fiscale !), et les témoins étaient là, mais voilà, ça ne marche pas, l’accusation s’effondre, tout devient gênant. Alors, va banque : « Es-tu le Fils de Dieu ? » Ou bien Il cède et renie, ou bien Il dit « oui », et nous déclarerons cela blasphème.

La réponse de Jésus est admirable. D’un côté, c’est une forme polie de réponse affirmative ; mais de l’autre, comme toujours chez Lui, c’est le renvoi de la question à celui qui la pose : « réfléchis toi-même et prends une décision responsable ». Ce que disent les « juges » montre qu’ils ont entendu, mais cela n’influe pas sur la décision prise d’avance.

Il est intéressant de voir que, lorsque nos « incroyants » doutent de qui est Jésus, ils L’appellent néanmoins Christ, c’est-à-dire Oint de Dieu. Ainsi, Il leur répond comme sans qu’ils L’entendent : « Vous dites qui Je suis ». Et Il leur laisse la liberté de décider.

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Pour Lc 22:70-71
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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Tout était bien. La cour s'était réunie, et le verdict prêt... En effet, tout était déjà clair à tous : la place de ce Fils de l’homme n’est pas sur terre. Et une bonne accusation a été choisie...  Lire la suite

Tout était bien. La cour s'était réunie, et le verdict prêt... En effet, tout était déjà clair à tous : la place de ce Fils de l’homme n’est pas sur terre. Et une bonne accusation a été choisie (c’est comme Al Capone qui pour fraude fiscale fut mis en prison), les témoins furent trouvés, mais rien ne marche, l'accusation «tombe en ruine», tout réussit quelque peu incommodément. Là, ils jouent alors au va-tout : «Tu es le Fils de Dieu ?» Soit Il se fatiguera et s’abdiquera, soit Il dira "oui", et nous déclarerons cela de blasphème. La réponse de Jésus émerveille. D'une part elle est la forme polie d’une réponse affirmative, mais d’autre part - comme toujours, Il retourne la question à celui qui l’a posée : «réfléchi toi-même et prends la bonne décision». Ce que les "juges" disent, montre qu’ils ont entendu, mais cela n'a aucun effet sur la décision prise d’avance. Il est intéressant que quand nos "non-croyants" doutent de celui qui est Jésus, ils L’appellent néanmoins Christ, c'est-à-dire L’Oint de Dieu. Il leur répond donc quoi que inaudible:« Vous le dites, Je le suis»; et leur laisse la liberté de la prise de décision.

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Pour Lc 23:1-25
Puis toute l'assemblée se leva, et ils l'amenèrent devant Pilate.
Ils se mirent alors à l'accuser, en disant : " Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation, empêchant de payer les impôts à César et se disant Christ Roi. "
Pilate l'interrogea en disant : " Tu es le roi des Juifs ? " - " Tu le dis ", lui répondit-il.
Pilate dit alors aux grands prêtres et aux foules : " Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation. "
Mais eux d'insister en disant : " Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici. "
À ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen.
Et s'étant assuré qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là.
Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu'il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle.
Il l'interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien.
10 Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l'accusant avec véhémence.
11 Après l'avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate.
12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
13 Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate
14 leur dit : " Vous m'avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l'ai interrogé devant vous, et je n'ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l'accusez.
15 Hérode non plus d'ailleurs, puisqu'il l'a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n'a rien fait qui mérite la mort.
16 Je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. " [
17 ]
18 Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble : " A mort cet homme ! Et relâche-nous Barabbas. "
19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre.
20 De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole.
21 Mais eux répondaient en criant : " Crucifie-le ! crucifie-le ! "
22 Pour la troisième fois, il leur dit : " Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort ; je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. "
23 Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence.
24 Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande.
25 Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir.
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Lorsqu'il est question de meurtre, ouvert ou «légal», on a souvent affaire non seulement à des meurtriers actifs, mais aussi à des meurtriers, pour ainsi dire, passifs. À ceux qui...  Lire la suite

Lorsqu'il est question de meurtre, ouvert ou «légal», on a souvent affaire non seulement à des meurtriers actifs, mais aussi à des meurtriers, pour ainsi dire, passifs. À ceux qui ne voulaient pas vraiment tuer, mais... il se trouve qu'ils ont tué. Ils ont participé. Comme par hasard, dans une certaine mesure. Et il peut parfois sembler à un tel participant qu'il n'y est pour rien, parfois jusqu'au jour du Jugement, quand il ne sera plus possible de se tromper soi-même.

Et cela se produit toujours à peu près de la même manière: sous la forme d'une fuite devant la responsabilité. Comme Pilate et Hérode s'en dérobent. Aucun d'eux ne veut confirmer la condamnation à mort. Pilate est mal à l'aise: il comprend bien que cet Homme qu'on veut exécuter est innocent. Hérode a peur: qui sait comment le peuple réagira à l'exécution d'un Homme que l'on considère comme un grand prophète... Au bout du compte, c'est tout de même Pilate qui doit prendre la décision. Mais avec Hérode, ils se comprennent au point de devenir amis: tous deux sont, comme on dit, de vrais politiques; tous deux ne veulent pas de problèmes; tous deux ne pensent qu'à leur pouvoir, même si l'ampleur en est incomparable. Et tous deux ne veulent répondre de rien. En tout cas, de rien de désagréable ou de délicat.

Hérode rejette tout sur Pilate, et celui-ci sur la foule qui hurle: «Crucifie-le!». C'est très commode: la voix du peuple, on n'y peut rien... et pourtant une autre option avait même été proposée: libérer l'un des condamnés. Mais le peuple est contre; il veut l'exécution de Jésus. Tout est logique, s'il n'y avait un «mais»: le choix de celui qu'il fallait exécuter et de celui qu'il fallait libérer était la prérogative de Pilate, et de lui seul. Mais si l'on n'a pas envie de décider, si la responsabilité pèse, que le peuple décide. En vérité, il n'y avait pas de peuple sur cette place. Il y avait une foule: une forme et un mode d'existence du peuple qui, lui aussi, ne veut répondre de rien. Là où chacun est «comme tout le monde», et «tout le monde» est «comme un seul homme». Cet «un seul» qui ne répond de rien, facile à manipuler parce qu'au fond, parfois même en surface, il voudrait qu'on le manipule. Car alors on pourra tout rejeter sur les manipulateurs, et soi-même, de nouveau, se soustraire à la responsabilité.

C'est ainsi que se préparait la croix pour le Messie: non dans des profondeurs infernales, mais dans un mélange d'irresponsabilité, de petites peurs et de «grands» intérêts. Dans un marécage peu profond mais trouble, où, comme on le sait, les démons sont à l'aise.

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Pour Lc 23:1-25
Puis toute l'assemblée se leva, et ils l'amenèrent devant Pilate.
Ils se mirent alors à l'accuser, en disant : " Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation, empêchant de payer les impôts à César et se disant Christ Roi. "
Pilate l'interrogea en disant : " Tu es le roi des Juifs ? " - " Tu le dis ", lui répondit-il.
Pilate dit alors aux grands prêtres et aux foules : " Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation. "
Mais eux d'insister en disant : " Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici. "
À ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen.
Et s'étant assuré qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là.
Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu'il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle.
Il l'interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien.
10 Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l'accusant avec véhémence.
11 Après l'avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate.
12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
13 Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate
14 leur dit : " Vous m'avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l'ai interrogé devant vous, et je n'ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l'accusez.
15 Hérode non plus d'ailleurs, puisqu'il l'a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n'a rien fait qui mérite la mort.
16 Je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. " [
17 ]
18 Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble : " A mort cet homme ! Et relâche-nous Barabbas. "
19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre.
20 De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole.
21 Mais eux répondaient en criant : " Crucifie-le ! crucifie-le ! "
22 Pour la troisième fois, il leur dit : " Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort ; je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. "
23 Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence.
24 Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande.
25 Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir.
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Tout récemment, nous avons vu que le Christ ne s'oppose pas au paiement des impôts à César, et voilà que de faux témoins L'accusent...  Lire la suite

Tout récemment, nous avons vu que le Christ ne s'oppose pas au paiement des impôts à César, et voilà que de faux témoins L'accusent précisément d'interdire de payer l'impôt. Les accusateurs eux-mêmes ne sont nullement des admirateurs du pouvoir romain ; ils qualifient de crime et attribuent au Christ les actes qu'eux-mêmes seraient heureux d'accomplir. Les extrêmes, comme cela arrive souvent, se rejoignent, et ceux qui se présentent comme patriotes et zélateurs de la foi des pères sont prêts à livrer aux occupants païens, pour qu'ils le châtient, un compatriote qui les dérange.

Selon le témoignage de l'évangéliste, ce jour-là Pilate et Hérode devinrent amis l'un avec l'autre. Il est étrange d'entendre parler de l'amitié de gouvernants habitués à se laisser guider par d'autres principes que les sympathies personnelles. Tout aussi étrange paraît une amitié née au moment où s'accomplit un méfait. Mais peut-être, même dans leur réconciliation, l'action bienfaisante de Jésus s'est-elle manifestée ? Car l'hostilité des gouvernants retombe sur leurs sujets en sang versé et en privations...

Pilate agit selon la « volonté du peuple ». Cela seul suffirait pour que les chrétiens se gardent d'employer le proverbe païen : « la voix du peuple est la voix de Dieu ». Hélas, ils ne s'en gardent pas, et jusqu'à présent toute superstition et toute fausse représentation insiste sur sa vérité en s'appuyant sur le grand nombre de ceux qui la partagent. Ceux qui voient la vérité doivent souvent la défendre en minorité. Mais il ne faut pas en avoir peur : la Vérité elle-même, qui sait ce que c'est que d'être en minorité, est notre appui.

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Pour Lc 23:1-25
Puis toute l'assemblée se leva, et ils l'amenèrent devant Pilate.
Ils se mirent alors à l'accuser, en disant : " Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation, empêchant de payer les impôts à César et se disant Christ Roi. "
Pilate l'interrogea en disant : " Tu es le roi des Juifs ? " - " Tu le dis ", lui répondit-il.
Pilate dit alors aux grands prêtres et aux foules : " Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation. "
Mais eux d'insister en disant : " Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici. "
À ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen.
Et s'étant assuré qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là.
Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu'il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle.
Il l'interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien.
10 Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l'accusant avec véhémence.
11 Après l'avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate.
12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
13 Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate
14 leur dit : " Vous m'avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l'ai interrogé devant vous, et je n'ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l'accusez.
15 Hérode non plus d'ailleurs, puisqu'il l'a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n'a rien fait qui mérite la mort.
16 Je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. " [
17 ]
18 Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble : " A mort cet homme ! Et relâche-nous Barabbas. "
19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre.
20 De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole.
21 Mais eux répondaient en criant : " Crucifie-le ! crucifie-le ! "
22 Pour la troisième fois, il leur dit : " Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort ; je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. "
23 Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence.
24 Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande.
25 Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir.
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Dans le récit que Luc fait des interrogatoires et du procès de Jésus, Jésus Lui-même ne prend presque aucune part...  Lire la suite

Dans le récit que Luc fait des interrogatoires et du procès de Jésus, Jésus Lui-même ne prend presque aucune part. Les anciens juifs, Pilate et Hérode cherchent en vain un motif juridique d'accusation. Jésus prétend-Il au trône des Juifs ? Apparemment non... au trône d'Hérode ? Non plus... De quoi est-Il donc coupable, pour quel motif peut-on Le tuer ? Il semble que cette question, sous une forme ou une autre, se pose toujours lorsqu'un homme cherche à régler sa relation avec Dieu, avec le Christ. Nous n'avons pas envie de renoncer simplement à la foi, sans aucune raison. Il reste donc à trouver un prétexte : croire en Dieu n'est pas moderne, c'est ennuyeux, contraignant, inutile, stupide, on n'en trouve jamais le temps... Ce sont bien sûr les arguments les plus primitifs ; il en existe de plus sérieux. Mais le fait demeure : s'il faut écarter le Christ de sa vie, c'est toujours possible. Pour l'instant, le siège du juge est sous nous, nous sommes libres de décider, et Lui se tait...

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Pour Lc 23:1-34
Puis toute l'assemblée se leva, et ils l'amenèrent devant Pilate.
Ils se mirent alors à l'accuser, en disant : " Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation, empêchant de payer les impôts à César et se disant Christ Roi. "
Pilate l'interrogea en disant : " Tu es le roi des Juifs ? " - " Tu le dis ", lui répondit-il.
Pilate dit alors aux grands prêtres et aux foules : " Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation. "
Mais eux d'insister en disant : " Il soulève le peuple, enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici. "
À ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen.
Et s'étant assuré qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode qui se trouvait, lui aussi, à Jérusalem en ces jours-là.
Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu'il entendait dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle.
Il l'interrogea donc avec force paroles, mais il ne lui répondit rien.
10 Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l'accusant avec véhémence.
11 Après l'avoir, ainsi que ses gardes, traité avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d'un habit splendide et le renvoya à Pilate.
12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
13 Ayant convoqué les grands prêtres, les chefs et le peuple, Pilate
14 leur dit : " Vous m'avez présenté cet homme comme détournant le peuple, et voici que moi je l'ai interrogé devant vous, et je n'ai trouvé en cet homme aucun motif de condamnation pour ce dont vous l'accusez.
15 Hérode non plus d'ailleurs, puisqu'il l'a renvoyé devant nous. Vous le voyez; cet homme n'a rien fait qui mérite la mort.
16 Je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. " [
17 ]
18 Mais eux se mirent à pousser des cris tous ensemble : " A mort cet homme ! Et relâche-nous Barabbas. "
19 Ce dernier avait été jeté en prison pour une sédition survenue dans la ville et pour meurtre.
20 De nouveau Pilate, qui voulait relâcher Jésus, leur adressa la parole.
21 Mais eux répondaient en criant : " Crucifie-le ! crucifie-le ! "
22 Pour la troisième fois, il leur dit : " Quel mal a donc fait cet homme ? Je n'ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort ; je le relâcherai donc, après l'avoir châtié. "
23 Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié; et leurs clameurs gagnaient en violence.
24 Et Pilate prononça qu'il fût fait droit à leur demande.
25 Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour sédition et meurtre, celui qu'ils réclamaient. Quant à Jésus, il le livra à leur bon plaisir.
26 Quand ils l'emmenèrent, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus.
27 Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.
28 Mais, se retournant vers elles, Jésus dit : " Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !
29 Car voici venir des jours où l'on dira: Heureuses les femmes stériles, les entrailles qui n'ont pas enfanté, et les seins qui n'ont pas nourri!
30 Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous! et aux collines: Couvrez-nous!
31 Car si l'on traite ainsi le bois vert, qu'adviendra-t-il du sec ? "
32 On emmenait encore deux malfaiteurs pour être exécutés avec lui.
33 Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l'y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche.
34 Et Jésus disait : " Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu'ils font. " Puis, se partageant ses vêtements, ils tirèrent au sort.
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Et pourtant : les autorités, religieuses comme civiles, comprenaient-elles au moins un peu à qui elles avaient affaire lorsqu’il s’agissait de Jésus ? Parfois, on en vient malgré soi à penser que, si elles ne le savaient pas exactement, elles pressentaient au moins confusément quelque chose...  Lire la suite

Et pourtant : les autorités, religieuses comme civiles, comprenaient-elles au moins un peu à qui elles avaient affaire lorsqu’il s’agissait de Jésus ? Parfois, on en vient malgré soi à penser que, si elles ne le savaient pas exactement, elles pressentaient au moins confusément quelque chose. Si c’était un prophète, c’était un prophète inhabituel, étrange ; si c’était un maître, c’était un maître tout à fait « non traditionnel ». Hérode veut de Lui des miracles, mais il n’a nullement l’intention de prendre une décision sur Son sort ultérieur ; il ne veut pas assumer la responsabilité que le procurateur essaie de faire retomber sur lui. Et il renvoie le prisonnier. Pilate, lui, n’a pas du tout besoin d’un casse-tête supplémentaire ; au fond de lui, il comprend que, quelle que soit la décision prise, tout se passera mal et à son désavantage. Et la peur, une peur à demi consciente, se fait sentir sans cesse dans son cœur. Il vaudrait mieux, bien sûr, Le relâcher sous quelque prétexte plausible ; justement, c’est la fête, on pourrait Le libérer et étouffer l’affaire... Ah, le peuple ne veut pas ? Eh bien, tant mieux : allons au-devant du peuple ; après tout, Il s’est bien déclaré leur Roi... Ainsi le pouvoir terrestre se débattait-il devant Celui qui a apporté le Royaume dans le monde. Il gêne ; il serait bon de se débarrasser de Lui, mais le mieux serait qu’Il disparaisse de Lui-même d’une manière ou d’une autre, comme s’Il n’avait jamais existé. Alors tout redeviendrait sinon bon, du moins normal, comme auparavant. Et exécuter, bien sûr, ce n’est pas difficile ; Il n’est pas le premier, Il ne sera pas le dernier. Mais quelque part, presque à la limite de la conscience, l’idée pointe que l’exécution n’est pas une issue, que quelque chose arrivera, que l’affaire ne s’achèvera pas simplement ainsi, quelle que soit la garde mise au tombeau. Et pourtant, il n’y a, semble-t-il, pas d’issue. Exécuter, non gracier. La virgule est posée.

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Pour Lc 22:39-71
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
54 L'ayant donc saisi, ils l'emmenèrent et l'introduisirent dans la maison du grand prêtre. Quant à Pierre, il suivait de loin.
55 Comme ils avaient allumé du feu au milieu de la cour et s'étaient assis autour, Pierre s'assit au milieu d'eux.
56 Une servante le vit assis près de la flambée et, fixant les yeux sur lui, elle dit : " Celui-là aussi était avec lui ! "
57 Mais lui nia en disant : " Femme, je ne le connais pas. "
58 Peu après, un autre, l'ayant vu, déclara : " Toi aussi, tu en es ! " Mais Pierre déclara : " Homme, je n'en suis pas. "
59 Environ une heure plus tard, un autre soutenait avec insistance : " Sûrement, celui-là aussi était avec lui, et d'ailleurs il est Galiléen ! " Mais Pierre dit :
60 " Homme, je ne sais ce que tu dis. " Et à l'instant même, comme il parlait encore, un coq chanta,
61 et le Seigneur, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : " Avant que le coq ait chanté aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois. "
62 Et, sortant dehors, il pleura amèrement.
63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient;
64 ils lui voilaient le visage et l'interrogeaient en disant : " Fais le prophète ! Qui est-ce qui t'a frappé ? "
65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.
66 Et quand il fit jour, le conseil des Anciens du peuple s'assembla, grands prêtres et scribes. Ils l'amenèrent dans leur Sanhédrin
67 et dirent : " Si tu es le Christ, dis-le-nous. " Il leur dit : " Si je vous le dis, vous ne croirez pas,
68 et si je vous interroge, vous ne répondrez pas.
69 Mais désormais le Fils de l'homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu ! "
70 Tous dirent alors : " Tu es donc le Fils de Dieu ! " Il leur déclara : " Vous le dites : je le suis. "
71 Et ils dirent : " Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Car nous-mêmes l'avons entendu de sa bouche ! "
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Il est arrivé ce qui devait arriver, comme Jésus l’avait annoncé à plusieurs reprises à ses disciples. Le monde, soumis au pouvoir...  Lire la suite

Il est arrivé ce qui devait arriver, comme Jésus l’avait annoncé à plusieurs reprises à ses disciples. Le monde, soumis au pouvoir de Satan, ne pouvait supporter la rencontre avec le Juste. Il devait soit mourir lui-même au péché, changer radicalement, renaître, soit condamner cet Homme à mort.

Devenus disciples de Jésus, nous ne devons pas oublier cette incompatibilité du Christ et du péché, non seulement en Lui-même, non seulement dans nos cœurs, mais aussi dans le monde. Si nous avons réellement acquis la foi au Christ, alors un choix se dresse inévitablement devant nous : mourir à nous-mêmes et vivre avec Lui, ou nous joindre à ceux qui, il y a deux mille ans, L’ont condamné à mort. Le reniement de Pierre montre que ce choix ne transforme pas automatiquement l’homme, que ses peurs, sa faiblesse et sa lâcheté restent avec lui. Mais il y a tout de même une immense différence entre Pierre, qui pleura amèrement son reniement, et les membres du Sanhédrin.

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Pour Lc 22:31-53
31 " Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;
32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. "
33 Celui-ci lui dit : " Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. "
34 Mais il dit : " Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. "
35 Puis il leur dit : " Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? " - " De rien ", dirent-ils.
36 Et il leur dit : " Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive.
37 Car, je vous le dis, il faut que s'accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. " -
38  " Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. " Il leur répondit : " C'est bien assez ! "
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
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Le chemin du Golgotha a commencé avant même Gethsémani, dans la solitude au milieu des disciples qui ne Le comprenaient pas. Très peu de temps allait passer...  Lire la suite

Le chemin du Golgotha a commencé avant même Gethsémani, dans la solitude au milieu des disciples qui ne Le comprenaient pas. Très peu de temps allait passer avant que les apôtres ne deviennent des hommes tout différents, mais pour l’instant ils infligent au Maître des souffrances supplémentaires.

Voyant cela, le Christ, qui est venu nous sauver, ne rejette pas les disciples. C’est précisément le sens de Ses paroles à Pierre, qui contiennent à la fois un avertissement sur sa faiblesse prochaine et la mission d’affermir ses frères après sa chute. Le Christ voit la faiblesse de Pierre, comme Il voit celle de chacun de nous ; pourtant, non seulement Il ne condamne ni ne rejette Pierre et chacun de nous, mais Il nous fortifie. Même dans les paroles adressées à Judas, on n’entend pas une condamnation, mais un reproche attristé capable d’éveiller la conscience.

Pourvu seulement que nous soyons prêts à accepter Son soutien. Pierre le pourra un peu plus tard, mais Judas ne le voudra pas…

Le nom du mont des Oliviers nous rappelle l’huile avec laquelle on accomplissait l’onction, notamment l’onction royale. Mais le Royaume du Christ n’est pas de ce monde, et ce n’est pas par une onction rituelle qu’Il marche vers Son triomphe, mais par la souffrance sacrificielle.

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Pour Lc 22:31-53
31 " Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous cribler comme le froment ;
32 mais moi j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. "
33 Celui-ci lui dit : " Seigneur, je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. "
34 Mais il dit : " Je te le dis, Pierre, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aies, par trois fois, nié me connaître. "
35 Puis il leur dit : " Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? " - " De rien ", dirent-ils.
36 Et il leur dit : " Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n'en a pas vende son manteau pour acheter un glaive.
37 Car, je vous le dis, il faut que s'accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin. " -
38  " Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives. " Il leur répondit : " C'est bien assez ! "
39 Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent.
40 Parvenu en ce lieu, il leur dit : " Priez, pour ne pas entrer en tentation. "
41 Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant:
42 " Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse ! "
43 Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Entré en agonie, il priait de façon plus instante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre.
45 Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse,
46 et il leur dit : " Qu'avez-vous à dormir ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation. "
47 Tandis qu'il parlait encore, voici une foule, et à sa tête marchait le nommé Judas, l'un des Douze, qui s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser.
48 Mais Jésus lui dit : " Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ! "
49 Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent : " Seigneur, faut-il frapper du glaive ? "
50 Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l'oreille droite.
51 Mais Jésus prit la parole et dit : " Restez-en là. " Et, lui touchant l'oreille, il le guérit.
52 Puis Jésus dit à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens : " Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?
53 Alors que chaque jour j'étais avec vous dans le Temple, vous n'avez pas porté les mains sur moi. Mais c'est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. "
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Les temps insouciants sont terminés: si autrefois les apôtres pouvaient prêcher sans un sou et sans pain dans leur sac, désormais même l'épée ne pourra sauver ni eux ni leur Maître. Il arrive un temps où Dieu...  Lire la suite

Les temps insouciants sont terminés: si autrefois les apôtres pouvaient prêcher sans un sou et sans pain dans leur sac, désormais même l'épée ne pourra sauver ni eux ni leur Maître. Il arrive un temps où Dieu n'exauce pas la prière même du plus juste, et où l'on ne peut même pas se fier à soi-même. Jésus doit boire sa coupe, et Pierre se trompe lui-même en assurant le Maître de sa fidélité jusqu'à la mort.

Que faire lorsque vient «le temps des sans-loi et le pouvoir des ténèbres»? Si les apôtres ne le savaient pas, comment le saurions-nous? Il ne leur reste que les paroles de Jésus: «J'ai prié pour que ta foi ne défaille pas...». La foi que, même dans les ténèbres, tout demeure entre les mains de Dieu...

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