42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer. |
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas |
44 |
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne |
46 |
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne |
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point. |
49 Car tous seront salés par le feu. |
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
1 Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait. |
Aujourd’hui, dans l’Évangile selon Marc, nous lisons des paroles du Christ comme adressées spécialement à notre temps. Le fait est que, dans la vie, il y a beaucoup de choses qui, d’une manière ou d’une autre, nous entraînent vers le péché. En règle générale, face à ces tentations, nous nous permettons beaucoup de choses inadmissibles. Dieu disait déjà à Caïn: «le péché est tapi à ta porte; il te désire, mais toi, domine-le» (Gn 4:7). Et dans le passage d’aujourd’hui, le Seigneur dit la même chose. Il nous appelle à renoncer, à nous libérer de ce qui nous entraîne à commettre le péché. Non pas à nous justifier en disant que nous ne pouvons pas résister à nos «besoins naturels», mais à nous en libérer.
Au IVe siècle, dans l’Empire romain, les mœurs n’étaient pas meilleures que dans notre monde aujourd’hui. La plupart des gens pensaient qu’il était impossible de résister à la soif des plaisirs de la chair, au désir de richesse et à la recherche du succès dans la vie et du pouvoir. Et le Seigneur appela un Égyptien nommé Antoine à renoncer à tout cela, afin que nous voyions que les tentations d’une époque peuvent être vaincues. Ainsi naquit le monachisme, qui, par le célibat, la pauvreté et l’obéissance, nous témoigne à tous que les paroles du Christ lues aujourd’hui sont réalisables.
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas |
Les motifs de nos actes, même les plus importants, se révèlent parfois être des choses secondaires et insignifiantes. Des considérations du moment déforment notre vision, et nous nous laissons guider par ce par quoi nous n’aurions absolument pas dû nous guider. C’est précisément à ce sujet que résonnent aujourd’hui les paroles du Christ : « mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie que d’aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas ». Il s’agit du fait que nous transgressons les commandements pour obtenir des avantages et des plaisirs momentanés. Le Seigneur, Lui, nous appelle à nous voir nous-mêmes et toute notre vie comme un tout.
À la fin du chapitre, l’évangéliste Marc rapporte Ses paroles sur le sel, sans lequel, selon l’Ancien Testament, aucun sacrifice ne peut être offert. Dans le contexte rituel, le sel apparaît comme symbole de fidélité et de foi, et les mentions qui en sont faites dans le Nouveau Testament à propos des disciples donnent raison de penser que le Seigneur Lui-même utilisait ainsi ce symbole. Par conséquent, comme alternative aux petits mobiles qui nous conduisent au péché, le Seigneur nous donne précisément la foi et la paix entre nous.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Selon la Loi, la viande sacrificielle devait être salée avant d'être déposée sur l'autel. Le sel est devenu symbole de pureté et de disponibilité à la sanctification non par hasard : il empêche l'altération et la corruption de nombreux aliments, y compris la viande, tout comme l'observance des commandements empêche la corruption spirituelle de l'homme. Mais le sel à lui seul ne suffit pas pour que la viande devienne sacrificielle : pour cela, elle doit être sanctifiée par la présence de Dieu qui demeurait près de l'autel.
Jésus, cependant, compare ses disciples à de la viande sacrificielle préparée pour la sanctification. Il s'agit de la vie dans ce Royaume qu'il a apporté dans le monde. Il est impossible d'entrer dans ce Royaume sans sanctification et transformation, et la participation à sa vie se fait selon la mesure de la plénitude d'une telle transformation. Le souffle du Royaume qui accompagne le chrétien sur son chemin spirituel est parfois appelé grâce.
Dans les livres du Nouveau Testament, les chrétiens sont d'ordinaire appelés « saints » non par hasard : il ne s'agit pas de la justice au sens où nous comprenons aujourd'hui ce mot, mais du fait de leur sanctification comme résultat de leur appartenance au Royaume. La sanctification a toujours été considérée dans l'Église primitive comme un trait distinctif des chrétiens. Et le Sauveur parle de la même chose : un chrétien ne peut pas ne pas être prêt à la sanctification ; s'il perd cette disponibilité, il n'est plus chrétien.
Du sel qui a perdu sa force est quelque chose de tout à fait incroyable. Le sel ne perd ses propriétés dans aucune circonstance ; il peut seulement devenir imperceptible si sa concentration, par exemple dans une solution, est trop faible. Du sel qui a perdu sa force n'est plus du sel, et très probablement n'en a jamais été depuis le début. Il en va de même du chrétien : un chrétien qui ne désire pas la sanctification, qui ne cherche pas la vie du Royaume, n'est pas du tout chrétien. Très probablement, une telle personne ne l'a jamais été, étant venue dans l'Église par erreur ou par malentendu. Car le christianisme n'est pas une nouvelle religion ni une nouvelle morale, mais une vie nouvelle.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Nous sommes habitués au fait que la tromperie et la malice agissent dans notre monde à travers n'importe qui, y compris à travers nous-mêmes. Mais le Seigneur n'appelle pas ses disciples à cela. Il veut qu'eux, c'est-à-dire nous, soyons comme le sel, préservant le monde environnant de la corruption. Ayant la paix en nous-mêmes, portant sa présence en nous, nous devons semer cette paix autour de nous, comme une bougie répand une petite lumière, mais réelle, sur les objets qui l'entourent.
Mais si ceux qui sont appelés à être le sel apportent eux-mêmes dans le monde la haine et la tentation ? Qui sera lumière pour nous si nous ne brillons pas ? Avec quoi salera-t-on le sel si toute sa saveur a disparu ? Nous sommes habitués au fait que nous ne sommes pas saints. D'où donc viendra la sainteté ?
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Comment les gens ont-ils découvert les propriétés ou caractéristiques du sel ? C’était sûrement d’abord par instinct – puisque même les animaux lèchent le sel lorsqu’ils le trouvent. Ensuite à travers la gustation – les petits ajouts de sel rendent la nourriture délicieuse. Ceux qui ont salé la nourriture se sont heurtés après au caractère préservateur du sel. Ce scenario n’est peut- être pas correcte, mais le sel a réellement des propriétés indispensables à l’Homme, ce qui le sel rendît presque joyau en ce temps là.
Jésus utilise à plusieurs reprises l’image du sel dans Ses sermons. Le plus important dans ce que nous avons lu aujourd’hui est sûrement l’idée selon laquelle le sel existe comme le plus grand degré de la salinité, on peut donner de la flaveur a toute chose qui « manque de sel », mais on ne peut plus rien y faire si le sel même « tombe en quenouille ». Il y a quelque chose de tres indispensable pour notre vie – c’est la relation avec Dieu ; on peut saler tout le reste, acquérir beaucoup de valeur a travers ces relations, mais il sera impossible de remplacer ces relations avec quoique ce soit si celles-ci sont perdues. Voila pourquoi Jésus exhorte Ses disciples de conserver ce «sel», ces relations avec Dieu; et des relations justes et saines entre les hommes – la paix s’avèrent être le revers de ces relations avec Dieu.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Comment les hommes ont-ils découvert les propriétés utiles du sel? D’abord, sans doute, par instinct, car les animaux aussi lèchent le sel quand ils en trouvent. Puis par le goût: de petites quantités de sel rendent la nourriture meilleure. Ensuite, en salant les aliments à l’avance, ils ont découvert l’effet conservateur du sel. Peut-être que tout ne s’est pas passé ainsi, mais le sel possède réellement plusieurs propriétés très utiles pour les hommes, qui en faisaient presque une chose précieuse autrefois.
Plusieurs fois, Jésus utilise dans Ses prédications l’image du sel. Dans ce que nous avons lu aujourd’hui, le plus important est sans doute cette pensée: il y a le sel lui-même comme degré suprême de salinité; tout manque de sel peut être corrigé par lui, mais si le sel lui-même «perd sa force», alors rien ne peut plus y remédier. Il existe quelque chose d’absolument nécessaire à notre vie: les relations avec Dieu. Tout le reste peut être «salé», recevoir son sens, à travers ces relations; mais si ces relations sont perdues, rien ne peut les remplacer. C’est pourquoi Jésus appelle Ses disciples à garder ce «sel», ces relations avec Dieu, et l’envers de ces relations se révèle être de justes relations les uns avec les autres: la paix.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
On rencontre plusieurs fois dans la Bible l’image du sel; Jésus l’utilise aussi dans Ses enseignements. Nous prenons trop ceci à la légère maintenant : c’est en effet presque le produit alimentaire le plus moins cher ! Mais c’était différent au temps de Jésus, le sel avait une très grande valeur. Il était difficile de sauner du sel pur et non amer, sa demande n’était pas moindre, mais plus qu’aujourd’hui.
Nous connaissons tous les merveilleuses propriétés du sel. Même un petit ajout de sel donne un goût a la nourriture ; il ne sale pas juste, mais fait apparaitre une certaine flaveur. Outre, le sel est le plus ancien préservateur, il protège les aliments du pourrissement même à une température bien élevée. L’Homme a aussi besoin dans sa vie spirituelle de quelque chose de la sorte, qui pourra le protéger du pourrissement interne et permettre de manifester ces dons cachés, dont le Créateur lui a doués. Le Seigneur Jésus compare au sel ce que nous recevons en s’adressant à lui : c’est la foi, le Royaume de Dieu, la Paix etc.... Mais il nous prévient encore de la nécessité de recevoir et garder en soi ces dons. En effet, on peut saler ou ajouter le sel dans une sauce si celle-ci n’est pas salée, mais si ce sel devient insipide, alors qu’on l’ajoute ou pas ne changera rien. Ceci dit, notre devoir consiste à être constamment tourné vers Celui qui nous donne du vrai sel, du sel qui ne perd pas sa salinité.
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Conformément à la Torah, la viande sacrificatoire, avant d'être mise sur l'autel, devait être obligatoirement salée. Le sel est devenu symbole de pureté et de la volonté à la consécration pas par hasard: il empêche l'endommagement et la décomposition de plusieurs produits, notamment les viandes aussi, tout comme l'observation des commandements empêche l'endommagement spirituel de l’homme. Mais le sel en soi ne suffit pas pour que la viande devienne sacrificatoire : pour cela il doit être sanctifié par cette présence de Dieu qui demeurait à l'autel.
Jésus compare ses disciples à la viande sacrificatoire préparée pour la consécration. Il s'agit de la vie dans ce Royaume, qu'Il a apporté dans le monde. Il est impossible d’entrer dans ce Royaume sans sanctification et transformation. Le souffle du Royaume accompagnant le chrétien sur son chemin spirituel, est parfois appelé la grâce.
Ce n’est pas par hasard que dans les livres du Nouveau Testament les chrétiens sont d'habitude appelés «saints», ne voulant pas dire la justice, comme nous comprenons ce mot aujourd'hui, mais le fait de leur sanctification en raison de l'appartenance au Royaume. La sanctification a toujours été vue dans les premières églises chrétiennes comme un trait distinctif des chrétiens. Et le Sauveur parle de la même chose: le chrétien ne peut ne pas être prêt pour la consécration, s'il perd cette volonté, il n’est plus chrétien.
Le sel qui a perdu la force est quelque chose de tout à fait improbable, le sel ne perd en aucun cas ses propriétés, elle ne peut être qu’imperceptible, si sa concentration (par exemple, dans la solution) est trop petite. Le sel qui a perdu la force n’est plus déjà le sel, et, probablement il ne l’était pas dès le début. C’est la même chose avec le chrétien : le chrétien ne souhaitant pas la sanctification, ne cherchant pas la vie du Royaume n’est pas du tout un chrétien; probablement une telle personne n’avait jamais été chrétien, venant à l'Église par erreur ou par malentendu. En effet, le christianisme n’est ni une nouvelle religion et ni une nouvelle morale, mais une vie nouvelle. La vie dans le Royaume.
1 Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait. |
2 S'approchant, des Pharisiens lui demandaient : " Est-il permis à un mari de répudier sa femme ? " C'était pour le mettre à l'épreuve. |
3 Il leur répondit : " Qu'est-ce que Moïse vous a prescrit ? " - |
4 " Moïse, dirent-ils, a permis de rédiger un acte de divorce et de répudier. " |
5 Alors Jésus leur dit : " C'est en raison de votre dureté de cœur qu'il a écrit pour vous cette prescription. |
6 Mais dès l'origine de la création Il les fit homme et femme. |
7 Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère, |
8 et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. |
9 Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " |
10 Rentrés à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur ce point. |
11 Et il leur dit : " Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; |
12 et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. " |
13 On lui présentait des petits enfants pour qu'il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit : " Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu. |
15 En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n'y entrera pas. " |
16 Puis il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains. |
La lecture d'aujourd'hui est consacrée à deux thèmes : celui du divorce et celui de la participation des enfants aux conversations de Jésus. Dans le premier cas, il est intéressant de noter comment Jésus interprète les normes de la législation vétérotestamentaire. Il y distingue manifestement ce qui est révélé par Dieu comme commandement à suivre, de ce que Dieu permet à l'homme par condescendance envers sa faiblesse. Du point de vue de la loi vétérotestamentaire, le divorce est effectivement admissible : il aurait été impossible et dépourvu de sens d'exiger de l'homme pécheur la plénitude de la vie familiale et conjugale qui avait été donnée aux hommes avant la chute et qui fut ensuite perdue.
Il devient alors clair que le mariage et la vie familiale sont un don de Dieu, et que la fidélité dans la vie conjugale est un commandement donné pour tous les temps. La possibilité du divorce, elle, n'est nullement un don de Dieu, et certainement pas un commandement ; elle n'est qu'une concession à la faiblesse humaine, une concession forcée qui ne peut exister dans le Royaume de Dieu, où la plénitude de la vie ne suppose déjà plus aucune concession. Jésus place la barre extrêmement haut, mais ses exigences ne peuvent pas être moindres, car il les propose en ayant à l'esprit qu'elles s'adressent à ceux qui vivent non selon les lois de ce monde, mais selon les lois du Royaume de Dieu, où ces exigences ne sont nullement excessives, mais tout à fait ordinaires.
Il en va de même de la présence des enfants : dans un monde qui vit selon les lois qui nous sont habituelles, toute apparition d'enfants ne peut qu'interrompre une conversation sérieuse et la gêner. Mais dans le Royaume de Dieu, où, semble-t-il, la profondeur de la participation de l'homme à la communion dépend moins de son âge, la présence même d'un petit enfant à une conversation « d'adultes » peut très bien non seulement ne pas gêner, mais même animer la discussion. Telle est la différence entre les lois du monde qui nous est connu et familier et celles selon lesquelles vit le Royaume de Dieu.
1 Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait. |
2 S'approchant, des Pharisiens lui demandaient : " Est-il permis à un mari de répudier sa femme ? " C'était pour le mettre à l'épreuve. |
3 Il leur répondit : " Qu'est-ce que Moïse vous a prescrit ? " - |
4 " Moïse, dirent-ils, a permis de rédiger un acte de divorce et de répudier. " |
5 Alors Jésus leur dit : " C'est en raison de votre dureté de cœur qu'il a écrit pour vous cette prescription. |
6 Mais dès l'origine de la création Il les fit homme et femme. |
7 Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère, |
8 et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. |
9 Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " |
10 Rentrés à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur ce point. |
11 Et il leur dit : " Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; |
12 et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. " |
13 On lui présentait des petits enfants pour qu'il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit : " Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu. |
15 En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n'y entrera pas. " |
16 Puis il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains. |
Les pharisiens voulaient connaître l'opinion de Jésus-Christ sur la question disputée du divorce: pouvait-on divorcer, et pour quel motif précis? Entre eux, les avis divergeaient. Mais la réponse de Jésus frappa tout le monde.
Jésus affirme que Moïse n'a permis le divorce qu'«à cause de la dureté de votre cœur», autrement dit pour éviter un mal pire, par exemple le meurtre par des maris de femmes qu'ils n'aimaient plus. Mais Dieu veut que l'homme et la femme parviennent dans le mariage à une unité indissoluble, «une seule chair».
Cela paraît non seulement difficile, mais impossible. Telle est la première réaction des disciples, rapportée par un autre évangéliste: «Si telle est la condition de l'homme envers sa femme, il vaut mieux ne pas se marier» (Mt 19:10).
L'affirmation de Jésus sur l'indissolubilité du mariage était si surprenante que les disciples demandèrent des explications. Jésus confirma ce qu'Il avait dit. Oui, Dieu attend de nous ce qui est impossible selon les idées humaines. C'est pourquoi Jésus dit: «Aux hommes cela est impossible, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu.»
Dieu agit en nous et par nous quand nous Lui faisons pleinement confiance, comme les petits enfants font confiance à leurs parents. Le mot grec «paidia» indique que les enfants qu'on amenait à Jésus pour qu'Il les bénisse n'avaient pas plus de sept ou huit ans. Les disciples ne les considéraient manifestement pas comme des personnes à part entière. Jésus souligna au contraire que les adultes doivent apprendre la foi auprès des enfants.
En apprenant la foi des enfants, nous recevons les bénédictions du Royaume de Dieu dès ici et maintenant, et Dieu accomplira en nous et par nous ce qui est «impossible aux hommes».
1 Partant de là, il vient dans le territoire de la Judée et au-delà du Jourdain, et de nouveau les foules se rassemblent auprès de lui et, selon sa coutume, de nouveau il les enseignait. |
2 S'approchant, des Pharisiens lui demandaient : " Est-il permis à un mari de répudier sa femme ? " C'était pour le mettre à l'épreuve. |
3 Il leur répondit : " Qu'est-ce que Moïse vous a prescrit ? " - |
4 " Moïse, dirent-ils, a permis de rédiger un acte de divorce et de répudier. " |
5 Alors Jésus leur dit : " C'est en raison de votre dureté de cœur qu'il a écrit pour vous cette prescription. |
6 Mais dès l'origine de la création Il les fit homme et femme. |
7 Ainsi donc l'homme quittera son père et sa mère, |
8 et les deux ne feront qu'une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. |
9 Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer. " |
10 Rentrés à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur ce point. |
11 Et il leur dit : " Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; |
12 et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. " |
13 On lui présentait des petits enfants pour qu'il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent. |
14 Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit : " Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas, car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu. |
15 En vérité je vous le dis : quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n'y entrera pas. " |
16 Puis il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains. |
Les paroles du Christ sur le mariage et l’unité conjugale ne peuvent être comprises que dans le contexte des relations du Royaume. Le fondement en est le dessein de Dieu sur l’union de l’homme et de la femme, qui se reflète dans le Livre de la Genèse, dans le récit de la création de l’homme. Là, l’union de l’homme et de la femme, l’union conjugale, n’est pas considérée simplement comme l’un des éléments de la vie humaine, mais comme une qualité nouvelle de celle-ci. Elle est irréversible au sens où l’est tout changement spirituel qualitatif dans la vie de l’homme, qu’il est impossible de simplement «annuler» en revenant à ce qui était «avant».
On peut, bien sûr, refuser cette nouvelle qualité, l’ignorer, tout faire pour réduire ses conséquences à néant, mais il est impossible de redevenir l’ancien soi, tel qu’on était avant le changement. En ce qui concerne les relations entre l’homme et la femme, cela correspond, au niveau physiologique, à l’impossibilité de revenir à l’état virginal lorsque la virginité a été perdue.
Le divorcé n’est pas la même chose que le célibataire, tout comme la divorcée n’est pas la même chose que la femme non mariée. Il ne s’agit pas seulement de l’expérience de la vie familiale, mais du fait que la nature de l’homme a changé, et qu’elle a changé de manière irréversible. Peu importe, en même temps, ce que pensent de leur vie commune les deux personnes qui la mènent. Elles peuvent penser que tout est temporaire, qu’elles ont décidé seulement d’«essayer», qu’elles n’ont besoin de rien d’autre que du sexe. De même, des époux qui divorcent après avoir vécu longtemps ensemble peuvent penser qu’entre eux «tout est fini». En réalité, pourtant, les relations entre l’homme et la femme, une fois commencées, ne peuvent plus jamais finir.
Elles sont pour toute l’éternité, quoi que pensent l’homme et la femme lorsqu’ils se sont rencontrés, rapprochés, ont commencé une vie commune, pour toujours ou pour une nuit. La question est seulement de savoir quelle sera la qualité de ces relations, comment elles se transformeront finalement et en quoi elles aboutiront. Une fois établies, elles demeureront pour toujours, et il appartient seulement aux deux qui les ont établies de décider devant Dieu et avec lui ce qu’ils en feront dans la plénitude et l’éternité du Royaume.
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. " |
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi. |
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous. |
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. |
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer. |
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas |
La question de Jean est très facile à comprendre. Les apôtres accompagnent le Christ, partageant avec Lui toutes les difficultés du chemin, subissant le rejet des pharisiens et partageant l'attention du Maître avec des milliers et des milliers de malheureux... Soudain apparaît quelqu'un qui n'a connu aucune de ces difficultés mais qui a reçu tous les avantages possibles. Et nous savons que les disciples eux-mêmes ne réussissaient pas toujours à accomplir les miracles que faisait le Maître... Une telle question pouvait être suscitée par la simple jalousie et le ressentiment humains. Dans notre vie, nous sommes souvent tourmentés par un problème semblable et demandons à Dieu : « Pourquoi est-ce que je prie et jeûne, pourquoi est-ce que je m'applique dans la foi, sans aucun résultat, tandis que Tes dons se manifestent chez mon voisin bien plus clairement, alors qu'il ne va même pas à l'église ? » Dans l'Évangile, Jésus nous donne Sa réponse : « Ne l'en empêchez pas. » Il s'ensuit que nous devons veiller sur nous-mêmes au lieu de chercher à savoir dans quelle mesure notre prochain est digne ou indigne.
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût. |
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. " |
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger. |
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? " |
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand. |
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. " |
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit: |
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. " |
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. " |
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi. |
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous. |
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. |
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer. |
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas |
44 |
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne |
46 |
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne |
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point. |
49 Car tous seront salés par le feu. |
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Le passage d’aujourd’hui est consacré à l’un des thèmes principaux de tout le Nouveau Testament — le thème du Royaume de Dieu. Ce qui est particulièrement important ici, c’est que les explications concernant le Royaume sont données par Jésus Lui-même. Au centre de Son récit se trouve l’image de l’enfant, qui symbolise ceux qui occupent les premières places dans le Royaume de Dieu (v.36–37). Celui qui scandalise un enfant est pire qu’un meurtrier; car même le meurtrier est digne de jugement, tandis que Jésus compare un tel séducteur à un homme que l’on jette à la mer pour le noyer sans aucun jugement (v.42). Cette image, bien sûr, n’apparaît pas par hasard. Dans la société traditionnelle et patriarcale, dans les grandes familles, les enfants n’occupaient généralement pas les premières places honorables qu’ils occupent souvent dans les familles modernes. On regardait les enfants comme des serviteurs et des aides naturels, comme les membres plus jeunes d’une grande famille ou d’un clan patriarcal, qui étaient réellement les plus jeunes; c’est pourquoi la position d’un tel «serviteur naturel» ne les blessait pas le moins du monde et n’était pas ressentie par eux comme une humiliation ou un manque d’attention ou d’amour. Tout adulte, dans une telle position, ressent presque toujours une certaine infériorité et dépendance, ce qui se comprend, vu l’importance que revêt aux yeux d’un adulte la position sociale et le statut qui lui est lié. Les enfants n’y pensent pas, et il n’y a donc pour eux aucun problème ici. Apparemment, c’est précisément cela que Jésus a en vue lorsqu’Il donne l’enfant en exemple comme modèle de l’habitant du Royaume de Dieu: pour ceux qui veulent en être les habitants, il est important de renoncer aux représentations traditionnelles de l’importance de la position sociale et du statut social. Bien sûr, dans ce cas subsiste toujours le danger que se trouvent à côté des personnes désireuses de profiter d’un tel état de choses, de même qu’en tout temps il s’est trouvé des gens prêts à profiter de la naïveté bien connue de l’enfant et à en abuser; c’est de ce péché-là que Jésus dit qu’il est pire que le meurtre et indigne même d’un jugement — car l’homme qui agit ainsi non seulement rejette lui-même la plénitude de la vie du Royaume de Dieu, mais empêche aussi les autres de la recevoir. Cependant, il se trouve toujours dans la vie de l’homme quelque chose qui l’empêche de devenir un enfant au sens où Jésus en parle: ce peut être la «main», ou le «pied», ou l’«œil», en un mot, tout ce dont l’homme se sert pour ne pas être cet enfant qui peut entrer dans le Royaume. Et Jésus conseille de se débarrasser sans regret de ce qui fait obstacle (v.43–48). Parfois il peut sembler qu’on y perde quelque chose de vital, quelque chose sans quoi la vie deviendra diminuée; mais à l’épreuve il s’avère que la prétendue «plénitude» ne mène pas du tout là où l’on peut trouver la plénitude de la vie, tandis que l’apparente privation se transforme, au bout du chemin, en plénitude du Royaume de Dieu.
30 Étant partis de là, ils faisaient route à travers la Galilée et il ne voulait pas qu'on le sût. |
31 Car il instruisait ses disciples et il leur disait : " Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quand il aura été tué, après trois jours il ressuscitera. " |
32 Mais ils ne comprenaient pas cette parole et ils craignaient de l'interroger. |
33 Ils vinrent à Capharnaüm ; et une fois à la maison, il leur demandait : " De quoi discutiez-vous en chemin ? " |
34 Eux se taisaient, car en chemin ils avaient discuté entre eux qui était le plus grand. |
35 Alors, s'étant assis, il appela les Douze et leur dit : " Si quelqu'un veut être le premier, il sera le dernier de tous et le serviteur de tous. " |
36 Puis, prenant un petit enfant, il le plaça au milieu d'eux et, l'ayant embrassé, il leur dit: |
37 " Quiconque accueille un enfant comme celui-ci à cause de mon nom, c'est moi qu'il accueille ; et quiconque m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais Celui qui m'a envoyé. " |
38 Jean lui dit : " Maître, nous avons vu quelqu'un expulser des démons en ton nom, quelqu'un qui ne nous suit pas, et nous voulions l'empêcher, parce qu'il ne nous suivait pas. " |
39 Mais Jésus dit : " Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui puisse faire un miracle en invoquant mon nom et sitôt après parler mal de moi. |
40 Qui n'est pas contre nous est pour nous. |
41 " Quiconque vous donnera à boire un verre d'eau pour ce motif que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra pas sa récompense. |
42 " Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient, il serait mieux pour lui de se voir passer autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être jeté à la mer. |
43 Et si ta main est pour toi une occasion de péché, coupe-la: mieux vaut pour toi entrer manchot dans la Vie que de t'en aller avec tes deux mains dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint pas |
44 |
45 Et si ton pied est pour toi une occasion de péché, coupe-le: mieux vaut pour toi entrer estropié dans la Vie que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne |
46 |
47 Et si ton œil est pour toi une occasion de péché, arrache-le: mieux vaut pour toi entrer borgne dans le Royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne |
48 où leur ver ne meurt point et où le feu ne s'éteint point. |
49 Car tous seront salés par le feu. |
50 C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel devient insipide, avec quoi l'assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres. " |
Plus la Crucifixion approche, plus Jésus passe de temps avec ses disciples. Il leur parle des souffrances qui l'attendent. Mais ses disciples ne le comprennent pas ; ils ne pensent pas aux souffrances et à la mort, mais à la gloire et aux privilèges. De là vient la dispute : « Qui est le plus grand ? À qui reviendra le plus de pouvoir dans le Royaume du Messie ? ». Et Jean, en outre, cherche à protéger les douze disciples de la concurrence des « étrangers ». La frontière du « cercle des nôtres » est alors tracée selon un critère très simple : « les nôtres », ce sont ceux qui marchent avec nous.
Le Christ rejette à la fois les tentatives d'édifier une pyramide de pouvoir et d'honneurs, et le désir de transformer la communauté des disciples en club fermé. Il dit directement à Jean : « Ne l'empêchez pas ». Puis il commence soudain une conversation sur le danger des scandales, qu'il conclut par ces mots : « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres ». On peut voir ici un écho à la question de Jean et aux disputes des disciples pour savoir qui est le plus grand. Le désir de séparer les « nôtres » des « étrangers », puis de ranger les « nôtres » par ordre de rang, détruit la paix, rend les hommes soupçonneux et hostiles. Sans paix entre eux, les disciples du Christ ne peuvent accomplir leur mission dans le monde : être « le sel de la terre » (Mt 5:13). (Rappelons qu'on salait toute offrande avant de l'apporter à Dieu sur l'autel (Lv 2:13). Le sel rendait pour ainsi dire l'offrande apte pour Dieu).
Que signifie le mot « scandale » ? D'autres traductions de ce mot grec (« skandalon ») sont : piège, trappe, lacet. C'est tout ce qui, par tromperie, en cachette, pousse le simple à tomber, ou simplement gêne et fait obstacle. Réfléchissons à la mesure dans laquelle la lutte pour le pouvoir, les querelles et les divisions entre chrétiens servent de scandale pour ces « petits » et empêchent ceux qui cherchent la Vérité de parvenir à la foi qui sauve.
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