Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour He 5:8-9

8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
Masquer

Pour Paul, la vie chrétienne est la vie dans le Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde. C'est pourquoi il appelle les chrétiens «fils de la lumière»: il s'agit sans aucun doute de cette lumière à laquelle, dès les temps préchrétiens, était liée et par laquelle était accompagnée la présence de Dieu. Et puisque le Royaume est pénétré de cette présence, il est aussi pénétré de lumière. Les signes distinctifs de l'homme qui vit de la vie du Royaume, l'apôtre les voit dans la bonté, la justice et la vérité. Quant à la justice, il n'y a pas de questions particulières: en effet, la vie dans le Royaume est impensable sans justice.

Cela ne signifie nullement qu'on peut devenir juste par soi-même, sans l'aide de Dieu, en observant seulement certaines normes et règles, fussent-elles les plus remarquables. La justice de l'homme n'est jamais que le reflet de la justice de Dieu; et il faut bien sûr appeler juste non l'homme sans péché, de tels hommes n'existent tout simplement pas dans le monde, sauf le Sauveur Lui-même, mais l'homme qui sait suivre Dieu et témoigner de Lui malgré son propre péché. Mais tout cela était déjà connu avant la venue du Christ dans le monde. Pour la bonté, les choses sont moins univoques: le mot grec correspondant est assez universel; il peut désigner tout ce qui est bon dans le monde et dans la nature humaine. Mais domine dans son champ de sens l'idée de qualité, de bonté propre, comme dans le mot hébreu dont il est l'équivalent.

C'est cette «bonté» même qui était propre au monde lors de la création, lorsque Dieu, en créant le monde, regardait ce qu'Il avait créé et constatait que cela était «très bon». Elle a disparu, elle a cessé d'être propre au monde après la chute. Mais dans le Royaume il n'y a aucune déficience, et quiconque vit de sa vie en est délivré, avant tout en ce qui concerne sa propre nature humaine.

Auparavant, cela n'était possible pour personne, pas même pour le juste; maintenant cette possibilité est ouverte à quiconque participe à la vie du Royaume. Et la plénitude de la vie est inséparable de la vérité, qui ne devient plus maintenant spéculation, ce qu'elle était auparavant, mais réalité. Bien sûr, l'idéal de justice a toujours existé, bien avant la venue du Sauveur dans le monde, mais il est toujours resté inaccessible.

Maintenant l'idéal est devenu réalité: ce n'est pas un hasard si Jésus parle de Lui-même comme du chemin, de la vérité et de la vie. Il porte en Lui le Royaume; par Lui on peut participer au Royaume; Il est la plénitude de la vie et la vérité incarnée, l'idéal incarné de la justice, et dans l'union avec Lui, chaque chrétien peut et doit devenir lui aussi un tel idéal incarné de la justice. C'est à cela que Paul appelle les destinataires de sa lettre: il comprend que la vie chrétienne n'est possible que comme vie du Royaume dans toute sa plénitude.

Autres réflexions

 
Pour He 5:7-9
7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,
8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
Masquer
Lorsque nous entendons ou lisons le mot « obéissance », nous ne l'appliquons presque jamais à nous-mêmes ; le plus souvent, nous disons : « L'obéissance, c'est pour les moines. » Et à qui donc devrions-nous obéir...  Lire la suite

Lorsque nous entendons ou lisons le mot « obéissance », nous ne l'appliquons presque jamais à nous-mêmes ; le plus souvent, nous disons : « L'obéissance, c'est pour les moines. » Et à qui donc devrions-nous obéir : aux parents, aux enseignants, aux amis plus âgés, au supérieur au travail, à un guide spirituel ? Admettons : si nos parents sont en vie, leur obéir est bon dans la plupart des cas ; obéir à un guide spirituel, si nous en avons un, est excellent, car le Seigneur peut parler à travers lui. Mais la question n'est pas là : pour obéir, il faut y voir un sens. Pourquoi obéir à ses parents si l'on sait soi-même ce qu'il vaut mieux faire ? Pourquoi chercher un guide spirituel si, de toute façon, on fera tout à sa manière ? D'un autre côté, on peut obéir sans discuter à tout le monde, ou même à une seule personne, très bonne et très sage, dans un seul et unique but : faire porter à quelqu'un d'autre la responsabilité de sa vie.

Il en va souvent de même dans nos relations avec Dieu. Très souvent, lorsque nous demandons à Dieu quelle est Sa volonté, nous ne voulons pas Lui dire ce que nous voulons nous-mêmes. Parfois, nous ne savons même pas ce que nous voulons ; et c'est seulement alors, en découvrant que nous semblons n'avoir ni volonté ni désir propres, que nous demandons à Dieu de nous montrer le chemin, de nous dire Sa volonté pour notre vie.

Parfois, ce faisant, nous avons peur que Dieu nous demande quelque chose que nous ne serons pas prêts à Lui donner, quelque chose de douloureux et de difficile pour nous. Alors nous ne demandons la volonté de Dieu qu'en paroles, sans confiance, sans être prêts à l'accomplir. Dans le mot russe qui signifie « obéissance », la racine est celle de « l'ouïe ». Si nous ne sommes pas prêts à entendre la vérité, à entendre ce que Dieu veut réellement nous dire, pourquoi sommes-nous si étonnés de ne rien entendre ? Lorsque le Christ, « aux jours de Sa chair, offrit, avec de grands cris et des larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait Le sauver de la mort », à Gethsémani, n'a-t-Il pas dit : « Toutefois, que ce ne soit pas Ma volonté, mais la Tienne qui se fasse » (Lc 22,41) ?

À un certain moment, nous commençons à avoir l'impression d'avoir enfin compris ce que nous voulons exactement. Si nous faisons confiance à Dieu, nous croyons que le Seigneur nous a donné notre désir le plus profond ; nous nous réjouissons qu'Il nous ait enfin donné une volonté, nous agissons en suivant ce désir et… nous nous trompons, nous tombons. Après cela, nous commençons à murmurer contre Dieu, L'accusant de nous avoir trompés. Nous ne comprenons pas que notre désir le plus fort et notre désir le plus profond, le plus vrai, celui que Dieu a déposé dans notre cœur, ne sont pas la même chose.

Par exemple, Dieu nous donne le désir de la communion avec autrui, et nous commençons à désirer très fortement fréquenter certaines personnes précises. Nous agissons inconsidérément, en essayant de nous intégrer dans un groupe déterminé ou d'attirer l'attention d'une personne particulière, puis nous en voulons à Dieu parce que cette relation n'a pas abouti. Mais Dieu pouvait nous avoir préparé une place encore plus belle que celle que nous avions trouvée nous-mêmes, une place créée par Lui spécialement pour nous ; Il pouvait avoir trouvé une personne qu'Il avait, dès le commencement, créée pour moi, et moi pour elle. Mais nous nous sommes précipités, nous n'avons pas écouté, nous avons couru et nous nous sommes blessés.

Obéir signifie écouter et, en prenant conscience du désir que Dieu nous a donné, savoir renoncer à la volonté acquise pour ce que Dieu nous a préparé, bien meilleur que tout ce que nous pourrions imaginer et désirer. Dieu ne nous appelle pas à renoncer au désir qu'Il nous donne Lui-même ; Il nous demande seulement de renoncer à nos propres représentations de Lui et de Sa volonté, de renoncer à notre compréhension de Sa volonté et aux tentatives de l'accomplir en n'écoutant que nous-mêmes, et de commencer enfin à L'écouter en étant prêts à agir.

Renoncer à une volonté que l'on vient tout juste d'acquérir semble douloureux et effrayant ; mais Dieu Lui-même « apprit l'obéissance par les souffrances » et, Se remettant au Père, « devint pour tous ceux qui Lui obéissent la source du salut éternel ».

Masquer
 
Pour He 5:1-10
1 Tout grand prêtre, en effet, pris d’entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés.
2 Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse,
3 et qu’à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché, comme il le fait pour le peuple.
4 Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron.
5 De même ce n’est pas le Christ qui s’est attribué à soi-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l’a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ;
6 comme il dit encore ailleurs : Tu es prêtre pour le monde éternel, selon l’ordre de Melchisédech.
7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,
8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
10 puisqu’il est salué par Dieu du titre de grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech.
Masquer
Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul dit que le Christ a présenté des prières et des supplications au Père, qui pouvait Le sauver de la mort...  Lire la suite

Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul dit que le Christ a présenté des prières et des supplications au Père, qui pouvait Le sauver de la mort, et qu'Il a été exaucé. Cela s'accorde assez mal avec nos représentations habituelles de ce qu'est une prière exaucée. Il semblerait que, si le Père L'avait entendu, le miracle même que réclamaient les Juifs aurait dû se produire : Jésus aurait dû descendre de la croix et apparaître dans la gloire. Mais Paul regarde la situation avec des yeux tout différents. Jésus, vrai Dieu, est devenu vrai homme, et donc mortel. Il a parcouru jusqu'au bout le chemin que chacun de nous emprunte. Et le Père a exaucé le Fils : la mort elle-même a été détruite par Sa mort, les portes de l'enfer se sont effondrées, et l'instant même qui semblait être une défaite s'est révélé être Sa victoire.

Masquer
 
Pour He 5:1-10
1 Tout grand prêtre, en effet, pris d’entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés.
2 Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse,
3 et qu’à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché, comme il le fait pour le peuple.
4 Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron.
5 De même ce n’est pas le Christ qui s’est attribué à soi-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l’a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ;
6 comme il dit encore ailleurs : Tu es prêtre pour le monde éternel, selon l’ordre de Melchisédech.
7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,
8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
10 puisqu’il est salué par Dieu du titre de grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech.
Masquer
Nous savons très peu de choses des relations au sein de la Très Sainte Trinité. Bien sûr, ces relations nous sont cachées. Mais parfois...  Lire la suite

Nous savons très peu de choses des relations au sein de la Très Sainte Trinité. Bien sûr, ces relations nous sont cachées. Mais parfois, dans l'Écriture, le voile du mystère se soulève un peu, et nous voyons — très peu, certes, mais nous voyons — ce qui se passe entre Eux. Il est sans doute important de s'arrêter sur un tel passage et d'essayer d'entendre quelque chose, sans l'écarter par l'habituel « c'est évident »... Ainsi, dans la lecture de ce jour de l'épître aux Hébreux, nous entendons que le Christ ne S'est pas attribué Lui-même la gloire d'être Grand Prêtre. C'est le Père qui Lui a donné cette gloire, comme un don, comme une récompense. Cela paraît logique, jusqu'à ce qu'on lise la suite et qu'on se demande : en quoi le sacerdoce de Jésus s'est-il manifesté sur terre ? Le sacrifice qu'Il a offert, c'est Sa vie. Le don que le Père fait au Fils serait donc... la possibilité de mourir ? Oui et non. Car ce n'est pas simplement la possibilité de mourir : c'est celle de prendre sur Lui la mort d'autrui, notre mort. Et ce qui importe dans la lecture de ce jour, c'est que cela n'a pu se produire qu'avec le consentement du Fils et du Père. Bien qu'il s'agisse de la vie du Fils, ce n'est pas Son affaire personnelle : sans la bénédiction du Père, le sacrifice aurait été impossible. Il serait bon de nous en souvenir lorsque nous voulons aller faire quelque chose pour Dieu. Dans ces moments, il est toujours utile de s'arrêter et de demander : « Seigneur, qu'en penses-Tu ? Est-ce Ta volonté que je m'apprête à accomplir, ou seulement la mienne ? »

Masquer
 
Pour He 5:1-10
1 Tout grand prêtre, en effet, pris d’entre les hommes, est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir dons et sacrifices pour les péchés.
2 Il peut ressentir de la commisération pour les ignorants et les égarés, puisqu’il est lui-même également enveloppé de faiblesse,
3 et qu’à cause d’elle, il doit offrir pour lui-même des sacrifices pour le péché, comme il le fait pour le peuple.
4 Nul ne s’arroge à soi-même cet honneur, on y est appelé par Dieu, absolument comme Aaron.
5 De même ce n’est pas le Christ qui s’est attribué à soi-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l’a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ;
6 comme il dit encore ailleurs : Tu es prêtre pour le monde éternel, selon l’ordre de Melchisédech.
7 C’est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété,
8 tout Fils qu’il était, apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ;
9 après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel,
10 puisqu’il est salué par Dieu du titre de grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech.
Masquer
En développant ensuite l'image du Messie-Grand Prêtre, l'auteur de l'épître se tourne vers la tradition yahviste et juive...  Lire la suite

En développant ensuite l'image du Messie-Grand Prêtre, l'auteur de l'épître se tourne vers la tradition yahviste et juive, pour laquelle l'image du Messie était liée non seulement au règne royal, mais aussi au ministère sacerdotal. Les citations correspondantes du livre des Psaumes (v. 5-6 ; voir respectivement Ps 2,7 et Ps 109,4) sont réinterprétées par lui dans le contexte des représentations, largement répandues dans l'Église de son temps, du Christ comme Torah vivante. Selon les représentations généralement admises à l'époque des premiers chrétiens, aussi bien parmi les Juifs que parmi les chrétiens, la Torah existait déjà avant la création du monde par Dieu, et la venue du Messie était alors déjà prédestinée. Il n'est pas étonnant que les paroles sur la naissance spirituelle du roi dans le Psaume 2 (où il s'agit, selon toute vraisemblance, de Salomon) aient été transférées au Messie, qui, comme Salomon, devait être descendant de David. L'auteur de l'épître a complété cette tradition en liant l'éternité du dessein de Dieu sur le Messie à l'éternité de la Torah, dont le Messie est devenu l'incarnation vivante. Il réinterprète de la même manière la comparaison traditionnelle du Messie avec Melchisédek.

Melchisédek était déjà devenu, à l'époque préexilique, un exemple vivant de charismatique ayant béni l'homme de Dieu, dont le Dieu lui-même n'était pas connu de Melchisédek. Et le Messie ne pouvait devenir grand prêtre que charismatiquement, car Il ne devait pas, comme tout le monde le savait, être lévite, tandis que le grand prêtre (comme tout prêtre en général) était toujours lévite par définition. Et l'auteur de l'épître le confirme en comparant le Christ à Melchisédek (v. 1-6) et en rappelant qu'en devenant homme et en parcourant jusqu'au bout Son chemin terrestre, Il a ouvert à Ses disciples une possibilité que les grands prêtres « légaux » ne pouvaient leur donner : la possibilité du salut (v. 7-10).

Masquer

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.