Bible-Centre

La réflexion principale pour le 11 décembre 2024

Pour Paul, la vie chrétienne est la vie dans le Royaume que le Sauveur a apporté dans le monde. C'est pourquoi il appelle les chrétiens «fils de la lumière»: il s'agit sans aucun doute de cette lumière à laquelle, dès les temps préchrétiens, était liée et par laquelle était accompagnée la présence de Dieu. Et puisque le Royaume est pénétré de cette présence, il est aussi pénétré de lumière. Les signes distinctifs de l'homme qui vit de la vie du Royaume, l'apôtre les voit dans la bonté, la justice et la vérité. Quant à la justice, il n'y a pas de questions particulières: en effet, la vie dans le Royaume est impensable sans justice.

Cela ne signifie nullement qu'on peut devenir juste par soi-même, sans l'aide de Dieu, en observant seulement certaines normes et règles, fussent-elles les plus remarquables. La justice de l'homme n'est jamais que le reflet de la justice de Dieu; et il faut bien sûr appeler juste non l'homme sans péché, de tels hommes n'existent tout simplement pas dans le monde, sauf le Sauveur Lui-même, mais l'homme qui sait suivre Dieu et témoigner de Lui malgré son propre péché. Mais tout cela était déjà connu avant la venue du Christ dans le monde. Pour la bonté, les choses sont moins univoques: le mot grec correspondant est assez universel; il peut désigner tout ce qui est bon dans le monde et dans la nature humaine. Mais domine dans son champ de sens l'idée de qualité, de bonté propre, comme dans le mot hébreu dont il est l'équivalent.

C'est cette «bonté» même qui était propre au monde lors de la création, lorsque Dieu, en créant le monde, regardait ce qu'Il avait créé et constatait que cela était «très bon». Elle a disparu, elle a cessé d'être propre au monde après la chute. Mais dans le Royaume il n'y a aucune déficience, et quiconque vit de sa vie en est délivré, avant tout en ce qui concerne sa propre nature humaine.

Auparavant, cela n'était possible pour personne, pas même pour le juste; maintenant cette possibilité est ouverte à quiconque participe à la vie du Royaume. Et la plénitude de la vie est inséparable de la vérité, qui ne devient plus maintenant spéculation, ce qu'elle était auparavant, mais réalité. Bien sûr, l'idéal de justice a toujours existé, bien avant la venue du Sauveur dans le monde, mais il est toujours resté inaccessible.

Maintenant l'idéal est devenu réalité: ce n'est pas un hasard si Jésus parle de Lui-même comme du chemin, de la vérité et de la vie. Il porte en Lui le Royaume; par Lui on peut participer au Royaume; Il est la plénitude de la vie et la vérité incarnée, l'idéal incarné de la justice, et dans l'union avec Lui, chaque chrétien peut et doit devenir lui aussi un tel idéal incarné de la justice. C'est à cela que Paul appelle les destinataires de sa lettre: il comprend que la vie chrétienne n'est possible que comme vie du Royaume dans toute sa plénitude.

RÉFLEXIONS

 

En développant ensuite l'image du Messie-Grand Prêtre, l'auteur de l'épître se tourne vers la tradition yahviste et juive... 

 

Dans la lecture d'aujourd'hui, l'apôtre Paul dit que le Christ a présenté des prières et des supplications au Père, qui pouvait Le sauver de la mort... 

Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible.

Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit.