1 Puis je vis dans le ciel encore un signe, grand et merveilleux: sept Anges, portant sept fléaux, les derniers puisqu'ils doivent consommer la colère de Dieu. |
2 Et je vis comme une mer de cristal mêlée de feu, et ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image et du chiffre de son nom, debout près de cette mer de cristal. S'accompagnant sur les harpes de Dieu, |
3 ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau : " Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations. |
4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint ; et tous les païens viendront se prosterner devant toi, parce que tu as fait éclater tes vengeances. " |
« Grandes et merveilleuses sont Tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant ! » Si nous réfléchissons à ce que sont les œuvres de Dieu, à ce qu'Il crée et à la manière dont Il agit dans le monde et dans notre vie, ces paroles constituent sans doute la meilleure conclusion possible à cette réflexion. La relation entre l'homme et Dieu se construit peut-être précisément sur cela : notre adoration de Sa grandeur. Craindre Dieu et glorifier Son nom. Le craindre ne signifie évidemment pas être effrayé. Mais si nous pensons à l'immensité de Sa grandeur, il nous sera difficile de garder notre contenance et de nous sentir à l'aise en Sa présence. Là réside le mystère de la relation entre l'homme et Dieu : dans l'union d'un respect sans limites et de la crainte de Dieu avec l'amour. Car la crainte de Dieu, contrairement à la peur humaine ordinaire, ne nous pousse pas à fuir et à nous cacher, mais à aller à Sa rencontre.
4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint ; et tous les païens viendront se prosterner devant toi, parce que tu as fait éclater tes vengeances. " |
La représentation du jour du Jugement et de la résurrection générale était propre à la plupart des croyants Juifs bien avant l'arrivée au monde du Sauveur. Et cette représentation supposait que vient au Jugement tout le monde, indépendamment du fait si quelqu’un pendant sa vie appartenait au peuple de Dieu ou pas. Un tel regard sur le Jugement était dû, avant tout, à la compréhension du fait que le Dieu d'Israël est aussi le Dieu de tout le monde, et il jugera non seulement Son peuple, mais aussi tous les autres peuples de la terre.
Mais sous la lumière des révélations du Nouveau Testament, les chrétiens ont commencé à regarder le Jugement pas tout à fait comme ils le regardaient et le regardent les Juifs. Du point de vue judaïque, le Jugement est un processus si ce n’est pas momentané, alors dans tous les cas, plus ou moins comprimé dans le temps, il suppose que les ressuscités viennent au Jugement pour que Dieu fasse le bilan de leur vie vécue sur terre et donne la définition appropriée. Pour le chrétien le Jugement commence avec l'arrivée au monde du Messie : en effet, Jésus dit directement que celui qui croit en Lui ne vient pas au Jugement, mais celui qui Le rejette est condamné par ce même rejet. Dans un tel cas on pourrait appeler notre époque - l'époque du Jugement : car le choix est possible jusqu'au jour du retour du Sauveur, lorsque les bilans seront faits.
D'autre part, notre époque est non seulement l'époque du Jugement, mais aussi l'époque du Royaume à venir. L’un est lié à l'autre : car l'acceptation ou le rejet du Christ signifie aussi l'acceptation ou le rejet de ce Royaume, qu'Il a apporté au monde. Et l’homme ne vient pas au Jugement, selon Ses propres mots, pas parce qu’il prend telle ou autre décision, mais parce que la décision de se fier à Christ signifie également le choix du Royaume, et l'introduction à la vie du Royaume élimine la question du Jugement. Mais si c’est ainsi, alors y a-t-il de sens en général de parler du Jugement conformément aux chrétiens?
Si nous qui nous appelons Chrétiens étions tels dans la plénitude et jusqu'à la fin, alors il n’aurait vraiment pas eu de sens de parler du Jugement à notre égard, comme il n’y a pas de sens d’en parler à l’égard de ceux qui dans le Livre de Révélation sont appelés «participants de la première résurrection», sur qui «la deuxième mort n'a pas de pouvoir». Dans certaines églises, de tels gens sont appelés «saints», bien qu'il serait plus exact d’appeler leur vie l'exemple chrétien de la justice (car «saints» dans les livres du Nouveau Testament sont appelés tous les chrétiens sans exception). Mais, puisque dans notre vie spirituelle nous sommes assez souvent chrétiens seulement par moments, nous nous joignons à la vie du Royaume de temps en temps, et la plupart de temps nous vivons la vie de «ce monde», alors il nous faudra au Jugement faire le bilan de ce notre double existence. Et il n’y a qu’un moyen pour éviter le Jugement: devenir enfin des gens spirituellement entier et ne vivre que la vie du Royaume. Ou plus simplement parlant, devenir enfin des vrais chrétiens.
1 Puis je vis dans le ciel encore un signe, grand et merveilleux: sept Anges, portant sept fléaux, les derniers puisqu'ils doivent consommer la colère de Dieu. |
2 Et je vis comme une mer de cristal mêlée de feu, et ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image et du chiffre de son nom, debout près de cette mer de cristal. S'accompagnant sur les harpes de Dieu, |
3 ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau : " Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations. |
4 Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car seul tu es saint ; et tous les païens viendront se prosterner devant toi, parce que tu as fait éclater tes vengeances. " |
5 Après quoi, ma vision se poursuivit. Au ciel s'ouvrit le temple, la tente du Témoignage, |
6 d'où sortirent les sept Anges aux sept fléaux, vêtus de robes de lin pur, éblouissantes, serrées à la taille par des ceintures en or. |
7 Puis, l'un des quatre Vivants remit aux sept Anges sept coupes en or remplies de la colère du Dieu qui vit pour les siècles des siècles. |
8 Et le temple se remplit d'une fumée produite par la gloire de Dieu et par sa puissance, en sorte que nul ne put y pénétrer jusqu'à la consommation des sept fléaux des sept Anges. |
1 Et j'entendis une voix qui, du temple, criait aux sept Anges : " Allez, répandez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. " |
Désormais, depuis le Trône de gloire et depuis la Tente céleste, le sens du Jugement et de la colère de Dieu se révèle à Jean autrement qu’auparavant, lorsqu’il les voyait comme de l’intérieur de l’histoire de ce monde déchu auquel, en règle générale, se limite l’horizon spirituel de l’homme déchu. Alors le Jugement se révélait à l’apôtre comme une série de catastrophes liées au fait que le monde, n’étant pas prêt à rencontrer Dieu, se détruisait inévitablement dans son ancienne qualité en changeant et en se transfigurant.
Désormais, le Jugement est lié avant tout au témoignage et à la présence devant le Trône de gloire de ceux qui ont gardé fidélité au Christ tout au long de l’époque précédente, y compris dans les derniers temps. La force de Dieu se retourne pour le monde en plaies et en coupes de la colère de Dieu. Ce n’est pas étonnant : maintenant l’apôtre voit la situation telle qu’elle se révèle depuis la plénitude du Royaume, qui se prépare à entrer dans le monde dans cette plénitude. Le Royaume est l’espace du souffle de Dieu et de l’amour de Dieu, et depuis le Trône de gloire, depuis son centre spirituel, il se voit précisément ainsi.
Mais, vu depuis le centre spirituel du Royaume, tout le monde apparaît comme Royaume, à l’exception de la partie qui s’est trouvée arrachée au Royaume par une volonté mauvaise opposée à Dieu. Et cette partie de la création arrachée au Royaume est justement ce que l’Évangile appelle habituellement les « ténèbres extérieures ». Si l’on se trouve dans cet espace, on peut voir tout un monde demeurant, sinon dans l’obscurité complète, du moins dans la pénombre semblable aux longs crépuscules hivernaux du Nord ; mais de l’extérieur il n’est perçu que comme un abîme sombre et sans fond, que seul peut remplir Celui qui a créé le monde.
Et Il le remplit de Sa présence, de Sa force, mais non de Son amour : non parce que Son amour ne suffirait pas à l’abîme obscur ou que Son souffle n’y pénétrerait pas, mais parce que le souffle de Dieu, rejeté comme amour, devient pour ceux qui le rejettent une force destructrice qui les tue, bien qu’elle ne puisse les tuer jusqu’au bout, car Dieu ne veut pas anéantir Sa création. Ainsi l’amour de Dieu devient Jugement, et le souffle de Dieu se change, pour ceux qui demeurent dans les « ténèbres extérieures », en plaies et en coupes de la colère de Dieu.
Après votre inscription, vous pourrez vous abonner à l’envoi des textes de n’importe quel plan de lecture de la Bible. Nous prévoyons d’ajouter progressivement des paramètres personnalisés ainsi que d’autres services pour les utilisateurs inscrits. Nous vous conseillons donc de vous inscrire dès maintenant. C’est gratuit. | ||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||