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RÉFLEXIONS pour Ac 28:16-31

16 Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait.
17 Trois jours après, il convoqua les notables juifs. Lorsqu'ils furent réunis, il leur dit : " Frères, alors que je n'avais rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes des pères, j'ai été arrêté à Jérusalem et livré aux mains des Romains.
18 Enquête faite, ceux-ci voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort.
19 Mais comme les Juifs s'y opposaient, j'ai été contraint d'en appeler à César, sans pourtant vouloir accuser en rien ma nation.
20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte les chaînes que voici. "
21 Ils lui répondirent : " Pour notre compte, nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et aucun des frères arrivés ici ne nous a rien communiqué ni appris de fâcheux sur ton compte.
22 Mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses ; car pour ce qui est de ce parti-là, nous savons qu'il rencontre partout la contradiction. "
23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l'exposé qu'il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu'au soir.
24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.
25 Ils se séparaient sans être d'accord entre eux, quand Paul dit ce simple mot : " Elles sont bien vraies les paroles que l'Esprit Saint a dites à vos pères par la bouche du prophète Isaïe :
26 Va trouver ce peuple et dis-lui : vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
27 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris !
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
29 
30 Paul demeura deux années entières dans le logis qu'il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver,
31 proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle.
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Après l'arrivée de Paul à Rome commence une nouvelle étape de sa mission, mais son séjour dans la capitale débute comme sa prédication avait commencé dans les autres villes. Nous voyons que, malgré ses nombreux et violents affrontements avec les Juifs, Paul commence une fois encore son séjour dans la ville par une rencontre avec eux. Paul n'a pas l'intention d'accuser son peuple devant l'empereur et, quelles que soient ses relations avec ses frères qui lui sont hostiles, il n'entend pas les renier.

...Le récit s'interrompt ; Luc n'a pas achevé le livre des Actes. Nous en ignorons la raison. Mais cet inachèvement a quelque chose de symbolique. Car un livre qui raconte le chemin de l'Église, contre laquelle les portes de l'enfer ne peuvent prévaloir, ne saurait être achevé avant la fin des temps. Ainsi, tous ceux qui, depuis deux mille ans, ne font qu'un avec l'Église auraient pu figurer sur les pages de ce livre, dont le point final ressemble davantage à des points de suspension.

Autres réflexions

 
Pour Ac 28:16-31
16 Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait.
17 Trois jours après, il convoqua les notables juifs. Lorsqu'ils furent réunis, il leur dit : " Frères, alors que je n'avais rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes des pères, j'ai été arrêté à Jérusalem et livré aux mains des Romains.
18 Enquête faite, ceux-ci voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort.
19 Mais comme les Juifs s'y opposaient, j'ai été contraint d'en appeler à César, sans pourtant vouloir accuser en rien ma nation.
20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte les chaînes que voici. "
21 Ils lui répondirent : " Pour notre compte, nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et aucun des frères arrivés ici ne nous a rien communiqué ni appris de fâcheux sur ton compte.
22 Mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses ; car pour ce qui est de ce parti-là, nous savons qu'il rencontre partout la contradiction. "
23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l'exposé qu'il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu'au soir.
24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.
25 Ils se séparaient sans être d'accord entre eux, quand Paul dit ce simple mot : " Elles sont bien vraies les paroles que l'Esprit Saint a dites à vos pères par la bouche du prophète Isaïe :
26 Va trouver ce peuple et dis-lui : vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
27 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris !
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
29 
30 Paul demeura deux années entières dans le logis qu'il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver,
31 proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle.
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Dans l'attente du jugement impérial, Paul ne perd pas son temps. Il rencontre d'abord les représentants de la communauté juive de Rome, l'une des plus grandes et des plus influentes de la diaspora occidentale...  Lire la suite

Dans l'attente du jugement impérial, Paul ne perd pas son temps. Il rencontre d'abord les représentants de la communauté juive de Rome, l'une des plus grandes et des plus influentes de la diaspora occidentale. Comme toujours et partout, il s'adresse d'abord à son peuple. Paul en est sûr: il n'est coupable de rien ni devant la communauté romaine, ni devant le peuple juif dans son ensemble. Il le souligne encore et encore, en présentant son appel au tribunal de l'empereur seulement comme une mesure forcée.

Il ne rompt pas avec le judaïsme; il tente seulement de résoudre un conflit concret qui, dans cette situation précise, ne pouvait pas être résolu autrement. Quant à son témoignage, l'apôtre le commence, comme à Jérusalem, par un entretien sur la Torah et les livres prophétiques. Comme à Jérusalem, il en appelle à la Tradition. Précisément à la Tradition avec une majuscule. Non à la tradition religieuse, mais à la Tradition de la Révélation. Son conflit avec les responsables de la Synagogue à Jérusalem et avec le Sanhédrin, il le considère comme un conflit précisément religieux, donc local et ne touchant pas à l'essentiel.

L'essentiel pour l'apôtre, c'est l'histoire de la Révélation et l'histoire du salut qui lui est liée; elle est pour lui le noyau spirituel et l'axe spirituel non seulement du judaïsme, mais plus largement du yahvisme. En témoignant du Christ, Paul s'adresse précisément à la Tradition avec une majuscule. Il ne rejette pas, certes, la religion comme telle, mais il ne la met pas non plus au premier plan. Il sait, par l'expérience de sa propre rencontre avec le Ressuscité sur le chemin de Damas, que tout ce qui lui est arrivé depuis cette minute ne rentre dans aucun cadre religieux, mais peut entrer dans ces autres cadres qui se sont ouverts à lui, peut-être pas tout de suite.

À vrai dire, on ne peut appeler «cadres» le tableau spirituel ouvert à l'apôtre que de manière très conventionnelle. Paul voit comme par le regard spirituel toute la perspective de l'action de Dieu dans le monde: depuis sa création, celle de ce monde, à travers la tragédie de la chute, puis à travers le don de la Torah et la révélation prophétique, jusqu'au Christ, et donc jusqu'au Royaume qui entre dans le monde.

Voilà la Tradition dont vit Paul. Il s'appuie sur elle lorsqu'il témoigne du Christ, surtout lorsqu'il témoigne devant les Juifs. Il ne prive personne de rien et ne se prive lui-même de rien. Il ne renonce à rien, sauf à ce qui peut masquer la plénitude spirituelle qui s'est ouverte à lui. Mais ce qui fait obstacle, l'apôtre y renonce justement, vite et résolument. Sinon tout son témoignage perdrait son sens. Et donc sa vie aussi.

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Pour Ac 28:17-31
17 Trois jours après, il convoqua les notables juifs. Lorsqu'ils furent réunis, il leur dit : " Frères, alors que je n'avais rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes des pères, j'ai été arrêté à Jérusalem et livré aux mains des Romains.
18 Enquête faite, ceux-ci voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort.
19 Mais comme les Juifs s'y opposaient, j'ai été contraint d'en appeler à César, sans pourtant vouloir accuser en rien ma nation.
20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte les chaînes que voici. "
21 Ils lui répondirent : " Pour notre compte, nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et aucun des frères arrivés ici ne nous a rien communiqué ni appris de fâcheux sur ton compte.
22 Mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses ; car pour ce qui est de ce parti-là, nous savons qu'il rencontre partout la contradiction. "
23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l'exposé qu'il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu'au soir.
24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.
25 Ils se séparaient sans être d'accord entre eux, quand Paul dit ce simple mot : " Elles sont bien vraies les paroles que l'Esprit Saint a dites à vos pères par la bouche du prophète Isaïe :
26 Va trouver ce peuple et dis-lui : vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
27 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris !
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
29 
30 Paul demeura deux années entières dans le logis qu'il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver,
31 proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle.
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La lecture d’aujourd’hui récapitule le ministère missionnaire de Paul. Et de nouveau se présente devant nous le conflit de l’apôtre avec ses...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui récapitule le ministère missionnaire de Paul. Et de nouveau se présente devant nous le conflit de l’apôtre avec ses compatriotes (v. 23-24). Bien sûr, les rumeurs sur la prédication de Paul et son activité missionnaire ne pouvaient pas ne pas parvenir à la communauté juive de Rome, très nombreuse et influente. Mais, comme on le voit, les Juifs de Rome ne savaient rien de précis ni sur l’apôtre lui-même, ni sur son activité (v. 21-22). Paul lui-même, à Rome, comme auparavant à Jérusalem, affirmait la même chose que ce qu’il avait dit à ses juges: il n’est coupable en rien, ni devant la Synagogue, ni devant son peuple (v. 17-19). Sa seule «faute» consiste en ce qu’il regarde le Messie et le Royaume autrement que la majorité de ses compatriotes et coreligionnaires.

Mais cela ne signifie nullement que la foi de Paul contredise la tradition. Au contraire, à Rome aussi, comme déjà ailleurs, l’apôtre sut convaincre beaucoup de gens que sa foi ne contredit en rien la tradition dans sa compréhension authentique (v. 23). Et, bien sûr, Paul ne pensait aucunement que son recours aux autorités romaines et au tribunal romain fût lié d’une façon quelconque au désir de nuire à la Synagogue ou à son peuple (v. 19). Il s’agissait seulement d’éviter des accusations totalement sans fondement et une possible exécution judiciaire, ou peut-être même extrajudiciaire (v. 17-18). Et pourtant, comme on le voit, les paroles de l’apôtre ne convainquirent pas tout le monde (v. 24).

Et de nouveau arriva ce qui s’était déjà produit plus d’une fois avec Paul et avec d’autres chrétiens: ne voulant pas de division dans la communauté, tous rejettent le témoignage de Paul, si bien qu’après son discours partent aussi bien ceux qui sont d’accord que ceux qui ne le sont pas (v. 25). Apparemment, parmi ceux qui écoutaient l’apôtre prévalut le désir, comme on dit dans de tels cas, de «ne pas secouer la barque». Et le résultat d’un tel refus, en plus de l’apparence de paix dans la communauté, fut le rejet du Christ et du Royaume, ce que Paul dit directement à ses auditeurs (v. 25-27). Ainsi le conservatisme et le refus des changements devinrent pour la communauté juive de Rome un obstacle sur le chemin du Royaume. Mais cela, naturellement, ne pouvait aucunement arrêter la prédication de l’apôtre; seulement, désormais, elle se trouvait, comme on le voit, adressée avant tout aux païens, qui n’avaient pas une tradition religieuse si ancienne et puissante qu’elle puisse enchaîner leur raison et leur volonté (v. 28). Et le Royaume, à en juger par le témoignage de l’évangéliste, continuait réellement à s’étendre, et avec lui grandissait aussi l’Église de Rome, accueillant sans cesse de nouveaux chrétiens, anciens païens (v. 30-31).

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Pour Ac 28:17-31
17 Trois jours après, il convoqua les notables juifs. Lorsqu'ils furent réunis, il leur dit : " Frères, alors que je n'avais rien fait contre notre peuple ni contre les coutumes des pères, j'ai été arrêté à Jérusalem et livré aux mains des Romains.
18 Enquête faite, ceux-ci voulaient me relâcher, parce qu'il n'y avait rien en moi qui méritât la mort.
19 Mais comme les Juifs s'y opposaient, j'ai été contraint d'en appeler à César, sans pourtant vouloir accuser en rien ma nation.
20 Voilà pourquoi j'ai demandé à vous voir et à vous parler ; car c'est à cause de l'espérance d'Israël que je porte les chaînes que voici. "
21 Ils lui répondirent : " Pour notre compte, nous n'avons reçu à ton sujet aucune lettre de Judée, et aucun des frères arrivés ici ne nous a rien communiqué ni appris de fâcheux sur ton compte.
22 Mais nous voudrions entendre de ta bouche ce que tu penses ; car pour ce qui est de ce parti-là, nous savons qu'il rencontre partout la contradiction. "
23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l'exposé qu'il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu'au soir.
24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.
25 Ils se séparaient sans être d'accord entre eux, quand Paul dit ce simple mot : " Elles sont bien vraies les paroles que l'Esprit Saint a dites à vos pères par la bouche du prophète Isaïe :
26 Va trouver ce peuple et dis-lui : vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
27 C'est que l'esprit de ce peuple s'est épaissi : ils se sont bouché les oreilles, ils ont fermé les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur esprit ne comprenne, qu'ils ne se convertissent. Et je les aurais guéris !
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
29 
30 Paul demeura deux années entières dans le logis qu'il avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver,
31 proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle.
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Le livre des Actes paraît inachevé. Nous ne savons pas comment s'est terminée la dernière conversation de Paul avec les Juifs, et nous ne connaissons le destin...  Lire la suite

Le livre des Actes paraît inachevé. Nous ne savons pas comment s'est terminée la dernière conversation de Paul avec les Juifs, et nous ne connaissons le destin de Paul lui-même que par la tradition ultérieure (les premiers auteurs chrétiens rapportent qu'il fut exécuté sous l'empereur Néron, vers l'an 64). Mais ce livre pouvait-il être achevé ? Au sein de la Bible, qui embrasse toute l'histoire du monde depuis la création (dans la Genèse) jusqu'aux derniers temps (dans l'Apocalypse), le livre des Actes décrit les événements qui précèdent notre époque, après laquelle doit suivre le Second Avènement du Christ. Le dernier livre historique du Nouveau Testament doit donc se limiter à un certain segment, le tout premier, de l'histoire chrétienne. La suite des Actes est toute l'histoire du monde depuis le Ier siècle jusqu'à la fin. C'est nous qui écrivons ce livre ; comme tout livre de la Bible, il décrit les péchés et les erreurs—et les victoires de l'Esprit Saint ; ses héros sont les Hérode et les apôtres de notre temps. Nous aussi, nous devrons prendre place dans ce récit—quel rôle choisirons-nous ?

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Pour Ac 28:23-24
23 Ils prirent donc jour avec lui et vinrent en plus grand nombre le trouver en son logis. Dans l'exposé qu'il leur fit, il rendait témoignage du Royaume de Dieu et cherchait à les persuader au sujet de Jésus, en partant de la Loi de Moïse et des Prophètes. Cela dura depuis le matin jusqu'au soir.
24 Les uns se laissaient persuader par ses paroles, les autres restaient incrédules.
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Il nous semble parfois que si nous donnons la Bible à quelqu'un en lui expliquant comment la comprendre correctement, et si nous ajoutons encore quelques témoignages de différentes personnes sur leur conversion et sur la place du Christ dans leur vie, cette personne croira forcément. Et si ce résultat n'est pas atteint, alors...  Lire la suite

Il nous semble parfois que si nous donnons la Bible à quelqu'un en lui expliquant comment la comprendre correctement, et si nous ajoutons encore quelques témoignages de différentes personnes sur leur conversion et sur la place du Christ dans leur vie, cette personne croira forcément. Et si ce résultat n'est pas atteint, alors nous commençons à nous accuser et à nous condamner: nous avons mal fait quelque chose, pas comme il fallait.

Mais voici un exemple: le grand apôtre, le grand prédicateur et maître de toute l'Église parle de Jésus pendant toute une journée, non pas à des gens rencontrés par hasard, mais à ceux qui voulaient eux-mêmes l'entendre et étaient venus spécialement pour cela. Et voici le résultat: « Les uns furent persuadés par ses paroles, et les autres ne crurent pas ». Oui, la foi vient de ce qu'on entend, comme le dit ailleurs le même apôtre Paul, mais la foi est aussi un don d'en haut, et encore une décision volontaire de la personne elle-même. On peut conduire quelqu'un jusqu'à la décision, mais on ne peut pas décider à sa place.

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Pour Ac 28:28
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
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Les mots de Paul sur le salut envoyé aux païens, sont parfois perçus comme une sorte de révolution spirituelle. Cependant, il n’y a en eux rien de tout à fait nouveau ou extraordinaire. Le fait qu’avec l'arrivée du Messie le Royaume sera ouvert non seulement aux Juifs, mais aussi aux païens, qui se seraient convertis en ce temps-là au Dieu d'Israël, les prophètes en avaient parlé bien des fois...  Lire la suite

Les mots de Paul sur le salut envoyé aux païens, sont parfois perçus comme une sorte de révolution spirituelle. Cependant, il n’y a en eux rien de tout à fait nouveau ou extraordinaire. Le fait qu’avec l'arrivée du Messie le Royaume sera ouvert non seulement aux Juifs, mais aussi aux païens, qui se seraient convertis en ce temps-là au Dieu d'Israël, les prophètes en avaient parlé bien des fois. Extraordinaire dans ce cas était seulement le fait que les païens récents étaient prêts à accepter le Messie, que les Juifs ont rejeté. Du point de vue des représentations acceptées par tous à cette époque dans la Synagogue, une telle chose semblait presque incroyable: car c’est notamment les Juifs qui recevaient le Messie, c’était notamment à eux de décider qui est le vrai Messie, et il ne restait par définition à ces païens, qui s'intéressaient au judaïsme et adoraient le Dieu d'Israël, qu’accepter docilement le choix de leurs frères aînés spirituels.

Dans la réalité tout a été différent: le Messie était accepté avec un plus grand désir par les païens récents, que les Juifs. Et une des raisons de cela était justement la liberté des païens de ces théories et conceptions religieuses, qui parfois empêchaient tant les Juifs de voir en Jésus le Messie. Et Paul ne voit aucune violation de la subordination pour témoigner aux païens là, où les Juifs n'acceptent pas son témoignage, ou là, où ils n'étaient pas encore décidés. Et le problème ici n’est même pas dans les priorités, pas en ce que, qui doit entendre en premier (il faut remarquer qu’entendaient toujours les uns et les autres, car Paul commençait toujours son sermon dans la synagogue locale), mais en ce qu'il n’est donné à personne le droit de fermer à l'autre le chemin du Royaume.

L'apôtre rappelle cela constamment dans ses messages, il dit tout le temps que les circoncis (i.e. les gens religieux, les Juifs) ne doivent pas imposer leur religiosité aux laïcs (les incirconcis, les païens). Et si Paul mettait maintenant la possibilité de témoigner aux païens à la dépendance de la sanction de la communauté juive locale, cela signifierait qu'il met le Royaume à la dépendance de la religion. Et l'apôtre ne pouvait bien sûr pas admettre une telle chose: car il comprenait parfaitement que le christianisme n’est pas la religion et qu’il ne dépend aucunement de la religiosité de l’homme.

Et si maintenant une certaine partie de la synagogue, se basant exclusivement sur des considérations religieuses, fermerait le chemin au Royaume à ceux qui étaient prêts à aller, un tel état de choses contredirait non seulement tous les principes de l'apôtre, mais aussi la volonté de Dieu, Qui veut sauver tout un chacun sans avoir un regard sur son appartenance religieuse et sur l'opinion de ses confrères de foi concernant le chemin choisi par eux. Au fond, refuser de prêcher dans une telle situation serait pour l'apôtre l’équivalent d’avoir trahi son témoignage et ces gens, qui ont cru à son témoignage. Ce n'est pas étonnant que Paul ait continué son sermon : car pour lui c’est le Royaume qui était à la première place, et non le peuple et ni la religion.

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Pour Ac 28:28
28 " Sachez-le donc : c'est aux païens qu'a été envoyé ce salut de Dieu. Eux du moins, ils écouteront. "
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Les paroles de Paul sur le salut envoyé aux païens sont parfois perçues comme une sorte de révolution spirituelle. Pourtant, il n'y a rien de tout à fait nouveau ni d'inhabituel en elles. Les prophètes ont dit plus d'une fois qu'avec la venue du Messie le Royaume serait ouvert non seulement aux Juifs, mais aussi aux païens qui se tourneraient alors vers le Dieu d'Israël. Ce qui était inhabituel dans ce cas était seulement le fait que...  Lire la suite

Les paroles de Paul sur le salut envoyé aux païens sont parfois perçues comme une sorte de révolution spirituelle. Pourtant, il n'y a rien de tout à fait nouveau ni d'inhabituel en elles. Les prophètes ont dit plus d'une fois qu'avec la venue du Messie le Royaume serait ouvert non seulement aux Juifs, mais aussi aux païens qui se tourneraient alors vers le Dieu d'Israël. Ce qui était inhabituel dans ce cas était seulement le fait que des païens récents étaient prêts à accueillir le Messie que les Juifs avaient rejeté. Du point de vue des représentations généralement admises alors dans la Synagogue, cela paraissait presque incroyable: car c'étaient précisément les Juifs qui accueillaient le Messie, c'était à eux de décider qui était le vrai Messie, et aux païens qui s'intéressaient au judaïsme et adoraient le Dieu d'Israël, il ne restait par définition qu'à accepter humblement le choix de leurs frères spirituels aînés.

En réalité, tout s'est passé tout autrement: les païens récents accueillaient plus volontiers le Messie que les Juifs. Et l'une des raisons en était justement la liberté des païens par rapport à ces théories et conceptions religieuses qui empêchaient parfois les Judéens de voir en Jésus le Messie. Et Paul ne voit aucune violation de la subordination dans le fait de témoigner aux païens là où les Juifs n'acceptent pas son témoignage, ou là où ils ne se sont pas encore déterminés. Il ne s'agit même pas ici de priorités, ni de savoir qui devait entendre en premier, car il faut noter que les uns et les autres entendaient toujours, puisque Paul commençait toujours sa prédication par la synagogue locale; il s'agit du fait que personne n'a le droit de fermer aux autres la route du Royaume.

L'apôtre le rappelle constamment dans ses lettres: il dit sans cesse que les circoncis, c'est-à-dire les gens religieux, les Juifs, ne doivent pas imposer leur religiosité aux gens séculiers, incirconcis, païens. Et si maintenant Paul avait fait dépendre la possibilité du témoignage aux païens de la sanction de la communauté juive locale, cela aurait signifié qu'il faisait dépendre le Royaume de la religion. Or l'apôtre ne pouvait évidemment pas l'admettre, car il comprenait parfaitement que le christianisme n'est pas une religion et qu'il ne dépend en aucune manière de la religiosité de l'homme. Et si maintenant une partie de la Synagogue, guidée exclusivement par des considérations religieuses, fermait le chemin du Royaume à ceux qui étaient prêts à marcher, une telle situation contredirait non seulement tous les principes de l'apôtre, mais aussi la volonté de Dieu, qui veut sauver chacun sans regarder à son appartenance religieuse ni à l'opinion de ses compagnons de foi sur le chemin qu'il a choisi.

En réalité, renoncer à la prédication dans une telle situation aurait été pour l'apôtre équivalent à trahir son témoignage et les hommes qui avaient cru à son témoignage. Il n'est pas étonnant que Paul ait poursuivi sa prédication, car pour lui le Royaume passait avant le peuple et avant la religion.

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Pour Ac 28:1-16
Une fois sauvés, nous apprîmes que l'île s'appelait Malte.
Les indigènes nous traitèrent avec une humanité peu banale. Ils nous accueillirent tous auprès d'un grand feu qu'ils avaient allumé à cause de la pluie qui était survenue et du froid.
Comme Paul ramassait une brassée de bois sec et la jetait dans le feu, une vipère, que la chaleur en fit sortir, s'accrocha à sa main.
Quand les indigènes virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent entre eux : " Pour sûr, c'est un assassin que cet homme : il vient d'échapper à la mer, et la vengeance divine ne lui permet pas de vivre. "
Mais lui secoua la bête dans le feu et n'en ressentit aucun mal.
Ils s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu longtemps, voyant qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, ils changèrent d'avis et se mirent à dire que c'était un dieu.
Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l'île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours.
Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit.
Sur quoi, les autres malades de l'île vinrent aussi le trouver et furent guéris.
10 Aussi nous comblèrent-ils de toutes sortes de prévenances et, à notre départ, nous pourvurent-ils du nécessaire.
11 Au bout de trois mois, nous prîmes la mer sur un navire qui avait hiverné dans l'île; c'était un bateau alexandrin, à l'enseigne des Dioscures.
12 Nous abordâmes à Syracuse et y demeurâmes trois jours.
13 De là, en longeant la côte, nous allâmes à Rhegium. Le jour suivant, le vent du Sud se leva, et nous parvenions le surlendemain à Puteoli.
14 Y trouvant des frères, nous eûmes la consolation de rester sept jours avec eux. Et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome.
15 Les frères de cette ville, informés de notre arrivée, vinrent à notre rencontre jusqu'au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. En les voyant, Paul rendit grâces à Dieu et reprit courage.
16 Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait.
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Une fois encore, nous voyons Paul accomplir les paroles de Jésus sur les signes qui accompagnent ceux qui croient en Lui...  Lire la suite

Une fois encore, nous voyons Paul accomplir les paroles de Jésus sur les signes qui accompagnent ceux qui croient en Lui : « Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : ...ils saisiront des serpents et... cela ne leur fera aucun mal ; ils imposeront les mains aux malades, et ceux-ci seront guéris » (Mc 16,17-18). Mais ces signes ne sont pas simplement quelque « pouvoir particulier » donné par Dieu à Paul. La terreur superstitieuse des habitants de Malte repose sur une réalité bien concrète. Ils ont perçu avec justesse que l’immunité aux morsures de serpents venimeux ou le don de guérison sont des manifestations de la puissance divine. Le Christ vit en Paul (Ga 2,20), agit à travers lui, guérit, console et lui donne la force d’accomplir sa vocation apostolique. Il convient ici de nous rappeler les paroles de Paul selon lesquelles nous aussi sommes appelés à une telle vie, afin que le Seigneur puisse Se manifester en nous par des dons, dont le plus grand est l’amour. Si nous le comprenons, alors des réalités comme l’amour, la joie, la miséricorde et la disponibilité à aider notre prochain ne seront plus de simples « sentiments », une affaire privée pour chacun, mais deviendront une forme de service rendu à Dieu—la réalisation de Sa présence ici, sur terre.

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Pour Ac 28:1-16
Une fois sauvés, nous apprîmes que l'île s'appelait Malte.
Les indigènes nous traitèrent avec une humanité peu banale. Ils nous accueillirent tous auprès d'un grand feu qu'ils avaient allumé à cause de la pluie qui était survenue et du froid.
Comme Paul ramassait une brassée de bois sec et la jetait dans le feu, une vipère, que la chaleur en fit sortir, s'accrocha à sa main.
Quand les indigènes virent la bête suspendue à sa main, ils se dirent entre eux : " Pour sûr, c'est un assassin que cet homme : il vient d'échapper à la mer, et la vengeance divine ne lui permet pas de vivre. "
Mais lui secoua la bête dans le feu et n'en ressentit aucun mal.
Ils s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort. Après avoir attendu longtemps, voyant qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, ils changèrent d'avis et se mirent à dire que c'était un dieu.
Il y avait à proximité de cet endroit un domaine appartenant au Premier de l'île, nommé Publius. Celui-ci nous reçut et nous hébergea complaisamment pendant trois jours.
Justement le père de Publius, en proie aux fièvres et à la dysenterie, était alité. Paul alla le voir, pria, lui imposa les mains et le guérit.
Sur quoi, les autres malades de l'île vinrent aussi le trouver et furent guéris.
10 Aussi nous comblèrent-ils de toutes sortes de prévenances et, à notre départ, nous pourvurent-ils du nécessaire.
11 Au bout de trois mois, nous prîmes la mer sur un navire qui avait hiverné dans l'île; c'était un bateau alexandrin, à l'enseigne des Dioscures.
12 Nous abordâmes à Syracuse et y demeurâmes trois jours.
13 De là, en longeant la côte, nous allâmes à Rhegium. Le jour suivant, le vent du Sud se leva, et nous parvenions le surlendemain à Puteoli.
14 Y trouvant des frères, nous eûmes la consolation de rester sept jours avec eux. Et c'est ainsi que nous arrivâmes à Rome.
15 Les frères de cette ville, informés de notre arrivée, vinrent à notre rencontre jusqu'au Forum d'Appius et aux Trois-Tavernes. En les voyant, Paul rendit grâces à Dieu et reprit courage.
16 Quand nous fûmes entrés dans Rome, on permit à Paul de loger en son particulier avec le soldat qui le gardait.
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La lecture d'aujourd'hui nous ramène comme aux temps du ministère terrestre du Sauveur, lorsque les principaux signes de la proximité du Royaume étaient les miracles et les guérisons. Le salut miraculeux de Paul lui-même et de ses compagnons ne fut que le commencement. Il fut suivi du miracle avec le serpent (v. 3-6) et des nombreuses guérisons accomplies par les prières de l'apôtre (v. 7-9). Tout cela n'était rien d'autre que le témoignage que le Royaume dont parlait Jésus était réellement entré dans le monde et s'y répandait, y faisant participer toujours de nouvelles personnes.

Le miracle avec le serpent est particulièrement intéressant à cet égard. La première réaction des témoins de l'incident fut la perplexité: qu'est-ce que Paul avait donc dû commettre pour que les dieux, même après lui avoir permis de mettre le pied sur le rivage, aient tout de même décidé de lui ôter la vie (v. 4)? Il n'est pas étonnant qu'ils aient pris l'apôtre pour un meurtrier recevant le châtiment mérité. Toutefois, lorsque tout se termina heureusement, les mêmes personnes étaient déjà prêtes à considérer Paul comme un dieu (v. 6).

Cependant, tout ce qui est arrivé montre clairement comment le monde change en devenant une partie du Royaume. Dans le monde qui n'est pas encore transfiguré par l'action de Dieu, le mal est pratiquement tout-puissant, et l'homme, au fond, n'est pas capable de lui résister, pas plus qu'il ne peut surmonter l'effet du venin de serpent. Dans le monde déchu, il ne s'agit pas de résister au mal, mais d'essayer de l'éviter; et si l'homme y parvient, on le considère comme heureux. Dans le Royaume, tout est autrement: ici le mal devient impuissant, et même le venin du serpent ne peut nuire à celui qui y demeure déjà. Il ne s'agit pas du fait que la force du Royaume serait une sorte d'antidote universel particulier, mais du fait que, dans le Royaume, tout change très réellement, y compris les lois mêmes de la nature, de sorte que les substances qui, dans notre monde pas encore transfiguré, tuaient l'homme, ne peuvent plus désormais lui faire de mal.

Il n'est pas étonnant que les païens aient commencé à considérer Paul comme un dieu: car, de leurs dieux, les anciens pensaient qu'ils n'étaient pas soumis aux lois naturelles selon lesquelles vit tout le monde terrestre. Ainsi le miracle avec le serpent devient un témoignage du Royaume, compréhensible à sa manière même pour les païens.

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