RÉFLEXIONS pour Ac 27:1-26 — le 13 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Ac 27:1-26

La lecture d'aujourd'hui nous montre comment le transport d'un prisonnier peut se transformer en voyage missionnaire. Tout commence lorsque Paul, prévoyant les difficultés à venir, conseille à ses compagnons d'hiverner là où le séjour ne devait apparemment pas être très commode, le lieu étant peu adapté (v. 8–10). Mais on ne l'écoute pas, préférant à ses conseils les décisions de personnes plus expérimentées dans la navigation (v. 11–13). Bientôt, les pires craintes de l'apôtre commencent à se réaliser, et le navire est au bord du naufrage (v. 14–19). C'est précisément au moment où la mort paraît inévitable que Paul donne espoir à ses compagnons en leur racontant la révélation qu'il a reçue de Dieu (v. 20–26). L'apôtre ne manque pas de rappeler son conseil de ne pas prendre la mer (v. 21). Il ne voulait guère simplement reprocher à ses compagnons de l'avoir ignoré ; plus probablement, Paul voulait seulement souligner qu'il l'avait donné non à partir de considérations humaines ordinaires, mais d'une révélation reçue. Maintenant, il rassure ceux qui naviguent avec lui en invoquant une vision selon laquelle tous resteront en vie, ne perdant que le navire et sa cargaison (v. 22–24). Dans une situation aussi critique, les compagnons de Paul étaient évidemment prêts à croire tout ce qui offrait ne serait-ce qu'un espoir de salut. Mais l'apôtre ne reproche à personne son manque de foi : il profite simplement de la situation pour témoigner du Dieu d'Abraham. Il comprend qu'entre la vie et la mort, beaucoup, sinon tous, sont prêts à croire en Dieu. Pourtant, plus tard, quand la situation change, ces mêmes personnes changent vite et sont souvent prêtes à attribuer leur salut au simple hasard plutôt qu'à l'intervention de Dieu. L'apôtre cherche donc, semble-t-il, à graver dans la mémoire de ses compagnons d'infortune ce que chacun ressentait peut-être alors : sans l'intervention de puissances supérieures, ils ne pouvaient être sauvés. Mais, pour que le miracle ne soit pas oublié, il fallait le relier non à d'abstraites puissances supérieures, mais au Dieu des Juifs, afin que, plus tard, en se rappelant leur salut miraculeux, les voyageurs se souviennent précisément de Lui, et non de quelqu'un d'autre. Les événements qui ont suivi peu après ont pleinement confirmé la vérité des paroles de l'apôtre.