RÉFLEXIONS pour 1Tm 3:1-13
Il est difficile de ne pas remarquer que, dans l'ensemble, les exigences envers les évêques, les diacres et les épouses des uns et des autres étaient les mêmes à l'époque de l'apôtre Paul. Seule différait l'étendue de leur responsabilité. Celle de l'épouse concernait la famille, la petite Église ; celle du diacre, son ministère, qui portait alors surtout sur les affaires matérielles et les œuvres de miséricorde ; celle de l'évêque, l'Église entière. En lisant ce texte, les féministes peuvent une fois de plus s'indigner : pourquoi les femmes auraient-elles si peu de responsabilités ? Mais si un diacre ou un évêque n'a pas une famille paisible et heureuse, comment pourra-t-il maintenir la paix dans son Église ? L'étendue d'une responsabilité ne change en rien son importance pour l'ensemble de l'Église, car tous les membres du Corps du Christ comptent : la thyroïde, par exemple, est petite, mais essayez donc de vivre sans elle ! Il en va de même dans l'Église. Ainsi, tout ce qui, selon l'apôtre Paul, est exigé d'un diacre et d'un évêque l'est aussi de chacun de nous. Ces paroles : « ...doit être irréprochable, mari d'une seule femme, sobre, de bonne conduite, honorable, hospitalier, capable d'enseigner, ni buveur, ni violent, ni querelleur, ni avide de gain, mais doux, pacifique, désintéressé, gouvernant bien sa propre maison, tenant ses enfants dans l'obéissance en toute dignité », nous sont adressées non pour que nous en fassions un reproche à nos responsables ecclésiastiques, mais pour que nous les suivions nous-mêmes, en comprenant que la joie et la paix en nous et dans nos familles aident l'Église à devenir en ce monde « la colonne et le soutien de la vérité ».
