1 Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. |
2 Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. |
3 Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique. |
4 Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples. |
5 Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras. |
6 Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte. |
7 Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages. |
8 Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération. |
9 Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon? |
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés? |
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront. |
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe? |
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur? |
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. |
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot. |
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. " |
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée. |
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés. |
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera? |
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu. |
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin: |
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais. |
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent. |
Ce n’est pas sans raison que l’auteur de ces lignes est parfois appelé « l’évangéliste de l’Ancien Testament ». S’adressant aux Israélites accablés par les épreuves de la captivité babylonienne, il leur apporte une véritable « bonne nouvelle ». Mais, comme toujours chez les prophètes inspirés par l’Esprit Saint, sa parole acquiert une portée universelle. Nous connaissons tous des circonstances difficiles où nous perdons l’espoir que l’avenir puisse être meilleur, où les signes du déclin, de la destruction et de la mort nous apparaissent si clairement... Le sol s’épuise, la nature meurt, les étoiles explosent, l’entropie augmente... Tout est perdu ! Comme il est important, en un tel moment, d’entendre cette promesse ancienne de Dieu qui demeure agissante : « Mon salut sera éternel. »
1 Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. |
2 Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. |
3 Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique. |
4 Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples. |
5 Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras. |
6 Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte. |
7 Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages. |
8 Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération. |
9 Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon? |
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés? |
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront. |
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe? |
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur? |
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. |
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot. |
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. " |
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée. |
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés. |
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera? |
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu. |
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin: |
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais. |
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent. |
La lecture d'aujourd'hui est consacrée au thème du rachat et de la libération du peuple. Selon toute apparence, la prédication du prophète rapportée ici retentit peu avant la prise de Babylone par les Perses, lorsque la libération était déjà réellement proche, mais que peu de gens y croyaient, car Babylone paraissait à tous les habitants de la ville une forteresse indestructible que personne ne pouvait prendre, pas même Cyrus le Grand. Il y eut sans doute malgré tout une forme de persécution contre la communauté juive dans ces dernières années de l'existence de la Babylonie, et Isaïe encourage ceux qui, peut-être par peur des persécutions, avaient décidé sinon d'une apostasie directe, du moins de certains compromis dans les choses de la foi (v. 12-14). Et le prophète dit que bientôt la situation changera complètement, et que les persécuteurs récents seront eux-mêmes persécutés, subissant ce qu'ils avaient contraint le peuple de Dieu à vivre (v. 22-23).
À première vue, nous avons ici devant nous une compréhension purement mécanique de la justice, qui suppose le fameux principe « œil pour œil, dent pour dent ». Pourtant, même la Torah n'admet une telle approche qu'en s'abaissant à la faiblesse spirituelle et à l'esprit de vengeance de l'homme déchu. Et dans le cas présent, il ne s'agit sans doute pas simplement de la joie de voir les persécuteurs actuels subir ce que les persécutés subissent aujourd'hui. Il s'agit plutôt, semble-t-il, d'une sorte de « loi de la rétribution » qui agit dans le monde déchu avec l'inévitabilité d'un pendule oscillant : le mal injustement infligé à un homme particulier ou à tout un peuple revient toujours, d'une manière ou d'une autre, vers celui ou ceux qui l'avaient commis.
Bien sûr, on ne peut ici parler d'aucune justice, car ceux qui souffrent du « coup en retour » (surtout lorsqu'il ne s'agit pas d'individus, mais de peuples et de tribus) ne sont généralement pas du tout ceux qui étaient coupables du mal commis. Il faut plutôt parler ici d'une sorte de « loi de conservation du mal » dans le monde déchu : une fois commis, le mal ne disparaît jamais nulle part sans laisser de trace, mais engendre une chaîne de conséquences soumise à certaines lois, peu compréhensibles pour nous, qui n'ont rien de commun ni avec les commandements de Dieu ni avec quelque norme morale que ce soit. Et avant la venue du Christ, il était totalement impossible de rompre une telle chaîne née d'un mal une fois commis ; on pouvait seulement soustraire au coup ceux qui étaient nécessaires à l'accomplissement du plan de Dieu, si du moins ceux qui en étaient retirés en donnaient à Dieu la possibilité en acceptant de Le suivre et d'accomplir Sa volonté. Tel était le monde avant la venue du Christ. Un monde qui ne connaissait pas encore le Royaume.
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe? |
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur? |
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. |
Ces paroles sont adressées aux Israélites qui, à cause de leurs propres péchés, se sont retrouvés captifs à Babylone. Le peuple de Dieu périt, disparaît de la face de la terre sous le joug des conquérants. Mais le plus terrible, c’est qu’il n’y a personne à accuser: les hommes ont attiré eux-mêmes ce malheur sur eux, parce qu’ils n’ont pas écouté la voix de Dieu qui les appelait au repentir et à la purification. Pourtant le Seigneur ne parle pas de cela: Son appel est un appel à la confiance et à l’espérance. Il parle de la force de Son bras, étendu pour sauver. Il parle de rédemption, du fait que Lui-même sauvera le peuple et que la justice de la miséricorde de Dieu triomphera. Enfin, le prophète prononce au nom du Seigneur une parole dont le sens complet ne se révélera que dans le Nouveau Testament. Le Seigneur dit de Lui-même: «Moi-même, Je suis votre Consolateur». Cette parole, le Seigneur Jésus-Christ la dira de Lui-même et de l’Esprit de Dieu lorsqu’Il promettra à Ses disciples de leur envoyer «un autre Consolateur, l’Esprit de vérité». Maintenant que nous sommes plus près de Pâques que du début du Carême, il nous importe aussi d’entendre cette parole d’espérance, cette promesse de consolation. Car personne, sinon Dieu, ne peut nous consoler dans notre tristesse à cause de nos péchés, et rien, sinon la justice de Dieu, ne nous en délivrera.
1 Ainsi parle Yahvé: Où est la lettre de divorce de votre mère par laquelle je l'ai répudiée? Ou encore: Auquel de mes créanciers vous ai-je vendus? Oui, c'est pour vos fautes que vous avez été vendus, c'est pour vos crimes que j'ai répudié votre mère. |
2 Pourquoi suis-je venu sans qu'il y ait personne? Pourquoi ai-je appelé sans que nul ne réponde? Serait-ce que ma main est trop courte pour racheter, que je n'ai pas la force de délivrer? Voici: par ma menace je dessèche la mer, je change les fleuves en désert. Les poissons s'y corrompent faute d'eau, ils meurent de soif. |
3 Je revêts les cieux de noirceur, je leur mets un sac comme vêtement. |
4 Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple. |
5 Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé. |
6 J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats. |
7 Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu. |
8 Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi! |
9 Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne. |
10 Quiconque parmi vous craint Yahvé et écoute la voix de son serviteur, quiconque a marché dans les ténèbres sans voir aucune lueur, qu'il se confie dans le nom de Yahvé, qu'il s'appuie sur son Dieu. |
11 Mais vous tous qui allumez un feu, qui vous armez de flèches incendiaires, allez aux flammes de votre feu, aux flèches que vous enflammez. C'est ma main qui vous a fait cela : vous vous coucherez dans les tourments. |
1 Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. |
2 Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. |
3 Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique. |
4 Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples. |
5 Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras. |
6 Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte. |
7 Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages. |
8 Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération. |
9 Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon? |
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés? |
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront. |
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe? |
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur? |
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. |
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot. |
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. " |
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée. |
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés. |
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera? |
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu. |
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin: |
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais. |
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent. |
La restauration d'Israël commence à l'époque postexilique. Dieu appelle ceux qui Lui sont fidèles à se souvenir qu'à partir d'un seul homme, Abraham, Il a créé tout un peuple ; à plus forte raison pourra-t-Il faire renaître Israël à partir de ceux qui s'apprêtent à retourner à Jérusalem. Là-bas, dans leur patrie, ils rencontreront de nombreuses difficultés et de nombreux obstacles. Des ennemis et des malveillants les menaceront, et ils perdront courage plus d'une fois. Mais c'est Dieu Lui-même, « le bras du Seigneur », qui créera une vie nouvelle. Les Israélites doivent se souvenir que la volonté éternelle du Créateur s'accomplit en eux et qu'aucun problème ni obstacle temporaire ne pourra L'arrêter. Notre ministère, et même toute notre vie, ne peut avoir de sens que s'il correspond—ou au moins touche—à la volonté éternelle du Père. Alors nos œuvres deviennent Son œuvre, et Son œuvre ne reste jamais sans succès.
1 Ainsi parle Yahvé: Où est la lettre de divorce de votre mère par laquelle je l'ai répudiée? Ou encore: Auquel de mes créanciers vous ai-je vendus? Oui, c'est pour vos fautes que vous avez été vendus, c'est pour vos crimes que j'ai répudié votre mère. |
2 Pourquoi suis-je venu sans qu'il y ait personne? Pourquoi ai-je appelé sans que nul ne réponde? Serait-ce que ma main est trop courte pour racheter, que je n'ai pas la force de délivrer? Voici: par ma menace je dessèche la mer, je change les fleuves en désert. Les poissons s'y corrompent faute d'eau, ils meurent de soif. |
3 Je revêts les cieux de noirceur, je leur mets un sac comme vêtement. |
4 Le Seigneur Yahvé m'a donné une langue de disciple pour que je sache apporter à l'épuisé une parole de réconfort. Il éveille chaque matin, il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple. |
5 Le Seigneur Yahvé m'a ouvert l'oreille, et moi je n'ai pas résisté, je ne me suis pas dérobé. |
6 J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats. |
7 Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c'est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu. |
8 Il est proche, celui qui me justifie. Qui va plaider contre moi? Comparaissons ensemble! Qui est mon adversaire? Qu'il s'approche de moi! |
9 Voici que le Seigneur Yahvé va me venir en aide, quel est celui qui me condamnerait? Les voici tous qui s'effritent comme un vêtement, rongés par la teigne. |
10 Quiconque parmi vous craint Yahvé et écoute la voix de son serviteur, quiconque a marché dans les ténèbres sans voir aucune lueur, qu'il se confie dans le nom de Yahvé, qu'il s'appuie sur son Dieu. |
11 Mais vous tous qui allumez un feu, qui vous armez de flèches incendiaires, allez aux flammes de votre feu, aux flèches que vous enflammez. C'est ma main qui vous a fait cela : vous vous coucherez dans les tourments. |
1 Écoutez-moi, vous qui êtes en quête de justice, vous qui cherchez Yahvé. Regardez le rocher d'où l'on vous a taillés et la fosse d'où l'on vous a tirés. |
2 Regardez Abraham votre père et Sara qui vous a enfantés. Il était seul quand je l'ai appelé, mais je l'ai béni et multiplié. |
3 Oui, Yahvé a pitié de Sion, il a pitié de toutes ses ruines; il va faire de son désert un Éden et de sa steppe un jardin de Yahvé; on y trouvera la joie et l'allégresse, l'action de grâces et le son de la musique. |
4 Écoute-moi bien, mon peuple, ô ma nation, tends l'oreille vers moi. Car une loi va sortir de moi, et je ferai de mon droit la lumière des peuples. |
5 Soudain ma justice approche, mon salut paraît, mon bras va punir les peuples. Les îles mettront en moi leur espoir et compteront sur mon bras. |
6 Levez les yeux vers le ciel, regardez en bas vers la terre; oui, les cieux se dissiperont comme la fumée, la terre s'usera comme un vêtement et ses habitants mourront comme de la vermine. Mais mon salut sera éternel et ma justice demeurera intacte. |
7 Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, peuple qui mets ma loi dans ton cœur. Ne craignez pas les injures des hommes, ne vous laissez pas effrayer par leurs outrages. |
8 Car la teigne les rongera comme un vêtement, et les mites les dévoreront comme de la laine. Mais ma justice subsistera éternellement et mon salut de génération en génération. |
9 Éveille-toi, éveille-toi! revêts-toi de force, bras de Yahvé. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon? |
10 N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés? |
11 Ceux que Yahvé a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront. |
12 C'est moi, je suis celui qui vous console; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe? |
13 Tu oublies Yahvé, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur? |
14 Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. |
15 Je suis Yahvé ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est Yahvé Sabaot. |
16 J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion: " Tu es mon peuple. " |
17 Réveille-toi, réveille-toi, debout! Jérusalem. Toi qui as bu de la main de Yahvé la coupe de sa colère. C'est un calice, une coupe de vertige que tu as bue, que tu as vidée. |
18 Personne ne la guide, aucun des fils qu'elle a enfantés; personne ne lui prend la main, aucun des fils qu'elle a élevés. |
19 Ce double malheur qui t'est arrivé, qui t'en plaindra? Le pillage et la ruine, la famine et l'épée, qui t'en consolera? |
20 Tes fils gisent sans force au coin de toutes les rues, comme l'antilope prise au filet, ivres de la fureur de Yahvé, de la menace de ton Dieu. |
21 C'est pourquoi, écoute ceci, malheureuse, ivre, mais non de vin: |
22 Ainsi parle ton Seigneur Yahvé, ton Dieu, défenseur de ton peuple: Voici que je te retire de la main la coupe de vertige, le calice, la coupe de ma fureur. Tu n'y boiras plus jamais. |
23 Je la mettrai dans la main de tes tortionnaires, de ceux qui te disaient : A terre! que nous passions! et tu faisais de ton dos un passage, un chemin pour qu'ils y passent. |
Après les nombreuses épreuves qui se sont abattues sur le peuple à cause de son impiété, le Seigneur ne le rejette toujours pas. Bien plus, à travers toutes les sévères paroles de réprimande, nous entendons de nouveau que la flamme où iront les pécheurs sera allumée par eux-mêmes, par leurs propres péchés. C’est plus qu’un constat sur la situation des auditeurs du prophète et de leurs contemporains : ces paroles contiennent un avertissement pour tous les temps.
En outre, le Seigneur nous révèle le caractère irrévocable du salut qui vient de Lui et qui demeurera éternellement. Au premier abord, il peut sembler étrange de parler de salut éternel alors qu’il est aussitôt dit que la terre s’usera et que les hommes disparaîtront. Mais il n’y a là aucune contradiction : prendra fin ce qui est atteint par la corruption et n’a pas profité de la possibilité d’être sauvé. En revanche, ce qui est solidement uni au Seigneur, qui demeure au-dessus du monde créé, subsistera.
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