Bible-Centre

RÉFLEXIONS pour Pr 3:27-35

27 Ne refuse pas un bienfait à qui y a droit quand il est en ton pouvoir de le faire.
28 Ne dis pas à ton prochain: " Va-t'en! repasse! demain je te donnerai! " quand la chose est en ton pouvoir.
29 Ne machine pas le mal contre ton prochain, alors qu'il demeure en confiance avec toi.
30 Ne te querelle pas sans motif avec un homme, s'il ne t'a fait aucun mal.
31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins,
32 car les pervers sont l'abomination de Yahvé, lui qui fait des hommes droits ses familiers.
33 Malédiction de Yahvé sur la maison du méchant! mais il bénit la demeure des justes.
34 Il raille les railleurs, mais aux pauvres il donne sa faveur.
35 La gloire est la part des sages, mais les sots héritent le mépris.
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Ce que le Sage nous dit aujourd’hui est, au fond, simple et évident. C’est à peu près ce que chacun de nous a appris dans son enfance de sa mère, et ce que l’on appelle à peu près la « loi morale » : tu peux aider—alors aide ; ne remets pas à demain ce qui peut être fait aujourd’hui ; ne creuse pas une fosse pour autrui ; n’envie pas le scélérat... Tout est simple. Mais le passage s’achève par une phrase qui, selon la logique du texte (même si, pour un lecteur moderne, cette construction du sermon peut ne pas paraître évidente), constitue la conclusion de tout ce qui précède : « Les sages hériteront la gloire, mais les insensés le déshonneur. » Ce n’est pas la suite de la liste, mais son bilan. Car tout ce qui a été dit plus haut est la sagesse, tandis que le rejet de la loi morale est folie.

Autres réflexions

 
Pour Pr 3:31
31 N'envie pas l'homme violent, ne choisis jamais ses chemins,
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Le monde déchu nous propose souvent des solutions qui semblent d’une simplicité séduisante, mais qui, lorsqu’on y recourt, mènent à une impasse spirituelle, et parfois pas seulement spirituelle. L’un des exemples d’un tel chemin séduisant par sa facilité, mais conduisant à une impasse, est...  Lire la suite

Le monde déchu nous propose souvent des solutions qui semblent d’une simplicité séduisante, mais qui, lorsqu’on y recourt, mènent à une impasse spirituelle, et parfois pas seulement spirituelle. L’un des exemples d’un tel chemin séduisant par sa facilité, mais conduisant à une impasse, est la violence. Il semble parfois qu’on puisse résoudre par la violence un vieux problème, trancher un nœud gordien qu’il serait autrement impossible de dénouer. Mais à l’épreuve, il apparaît toujours qu’en résolvant pour peu de temps un certain problème, nous en engendrons en même temps plusieurs autres, nouveaux, et ceux-ci sont souvent bien plus complexes que celui que nous pensions avoir résolu.

Pourquoi donc ? L’usage de la force est-il toujours mauvais ? À l’évidence, non, puisque la Torah elle-même, dans certains cas, n’interdit pas de recourir à la force. La seule question est de savoir si elle est employée pour observer les commandements donnés par Dieu ou pour les violer. À proprement parler, on ne peut parler de violence que dans le second cas. Et le plus terrible ici n’est pas l’emploi de la force comme tel (en soi, cet acte ne peut être considéré ni comme bon ni comme mauvais), ni même la violation de la justice envers le prochain (bien qu’elle soit terrible elle aussi), mais le fait que la force dirigée contre le commandement donné par Dieu fait de nous Ses ennemis, dresse entre Lui et nous un mur qu’il sera très difficile de franchir. Or la logique de l’usage de la force est telle qu’un acte de violence en entraîne inévitablement un autre, et le mur montera toujours plus haut. Ce même mur qui, si on ne le détruit pas, nous fermera la route du Royaume. Pour toujours.

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