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RÉFLEXIONS pour Mc 6:14-30

14 Le roi Hérode entendit parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : " Jean le Baptiste est ressuscité d'entre les morts ; d'où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne. "
15 D'autres disaient : " C'est Élie. " Et d'autres disaient : " C'est un prophète comme les autres prophètes. "
16 Hérode donc, en ayant entendu parler, disait : " C'est Jean que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité ! "
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
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Le passage d’aujourd’hui est l’un des endroits de la Bible où il est question d’un manque manifeste de liberté humaine. À cause d’un serment prêté devant ses grands, le roi ivre est prêt à passer outre à ses craintes et aux restes de sa conscience. L’attitude des évangélistes envers la personne d’Hérode Antipas est intéressante. Ils semblent disposés à ne pas le condamner et le regardent avec une certaine indulgence. Et, en effet, le roi se présente devant nous comme un homme profondément privé de liberté : il arrête Jean non de sa propre initiative, mais parce que Jean a dénoncé son mariage illégitime ; il écoute Jean emprisonné tout en essayant de résister aux intrigues de la reine visant à faire exécuter le prophète. Et maintenant, il « doit » le décapiter — de nouveau contre sa propre volonté. Faut-il dire que l’homme commet le mal principal lorsqu’il est privé de liberté, sous l’emprise de la suggestion, de la pression et de circonstances auxquelles il ne peut — ou ne veut — résister et qui l’entraînent dans le péché et la mort ? Lorsqu’on comprend cela, on commence à apprécier d’une manière nouvelle la liberté que donne le Christ : la liberté de résister aux circonstances et aux pressions humaines et démoniaques ; comme l’a dit un prêtre, la liberté de « ne pas obéir au mal ».

Autres réflexions

 
Pour Mc 6:14-29
14 Le roi Hérode entendit parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : " Jean le Baptiste est ressuscité d'entre les morts ; d'où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne. "
15 D'autres disaient : " C'est Élie. " Et d'autres disaient : " C'est un prophète comme les autres prophètes. "
16 Hérode donc, en ayant entendu parler, disait : " C'est Jean que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité ! "
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
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Ayant entendu parler de Jésus, le roi Hérode se souvint aussitôt de Jean le Baptiste. Il lui semble que le grand prophète « est ressuscité des morts » et parcourt de nouveau la Judée en prêchant la repentance. Ce qu'Hérode apprit sur la personne de Jésus, d'une certaine manière...  Lire la suite

Ayant entendu parler de Jésus, le roi Hérode se souvint aussitôt de Jean le Baptiste. Il lui semble que le grand prophète « est ressuscité des morts » et parcourt de nouveau la Judée en prêchant la repentance. Ce qu'Hérode apprit sur la personne de Jésus toucha d'une certaine manière son coeur endurci. Apparemment, il y avait dans les paroles du Seigneur quelque chose qui s'adressait personnellement à lui, quelque chose qui le força à regarder de nouveau le crime qu'il avait commis autrefois.

L'évangéliste Marc souligne spécialement que, lorsque Jean le Baptiste était vivant, Hérode « faisait beaucoup de choses en l'écoutant, et l'écoutait avec plaisir ». C'est pourquoi l'exécution de Jean devint pour le roi un abandon des idéaux auxquels il avait adhéré auparavant ; ce fut une sorte d'apostasie.

En ouvrant l'Évangile, nous rencontrons souvent des paroles du Seigneur qui nous sont précisément adressées. Derrière deux lignes se dresse devant nous toute une situation de vie, parfois très douloureuse pour nous. Et comme Hérode, nous avons le choix entre corriger cela, repenser notre vie en Dieu, ou bien aller plus loin sur le chemin de l'apostasie.

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Pour Mc 6:14-29
14 Le roi Hérode entendit parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : " Jean le Baptiste est ressuscité d'entre les morts ; d'où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne. "
15 D'autres disaient : " C'est Élie. " Et d'autres disaient : " C'est un prophète comme les autres prophètes. "
16 Hérode donc, en ayant entendu parler, disait : " C'est Jean que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité ! "
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
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La prédication de Jésus Lui-même et de Ses apôtres fit que Son nom devint connu dans toute la Galilée, jusqu'à parvenir finalement aussi...  Lire la suite

La prédication de Jésus Lui-même et de Ses apôtres fit que Son nom devint connu dans toute la Galilée, jusqu'à parvenir finalement aussi à son gouverneur Hérode (v.14). Hérode, qui gouvernait la Galilée, n'était évidemment pas un souverain indépendant : il était vassal de l'empereur romain, car la Galilée, comme toute la Palestine, faisait partie de l'Empire romain aux temps évangéliques. En même temps, les rumeurs les plus diverses circulaient parmi le peuple au sujet de Jésus. Certains Le considéraient comme un prophète, semblable à l'un de ces anciens prophètes dont les prédications sont entrées dans les livres prophétiques de l'Ancien Testament, bien connus de tous les Juifs croyants et lus régulièrement dans les synagogues pendant le culte. Pour d'autres, Il était Élie revenu des cieux (v.15), dont l'Ancien Testament dit qu'il n'est pas mort, mais qu'il a été enlevé vivant au ciel (4 R 2:11-12). Ce livre était bien connu, tout comme les trois autres Livres des Rois, ainsi que le Livre de Josué et le Livre des Juges : car dans le judaïsme ils font partie des livres prophétiques et sont appelés les « premiers prophètes ». Les Juifs croyants des temps évangéliques croyaient que, peu avant la venue du Messie-Christ, Élie reviendrait des cieux sur la terre afin de rappeler aux hommes Sa proche apparition.

Cependant, Hérode prit Jésus pour Jean le Baptiste ressuscité des morts, exécuté peu auparavant sur son ordre (v. 14). L'exécution avait été précédée d'une arrestation liée aux accusations que Jean portait contre Hérode parce que celui-ci, contrairement à la Loi, avait épousé la femme de son propre frère (v.17-18). Il faut remarquer qu'Hérode, en général, prêtait peu d'attention aux normes religieuses et morales, se distinguant en outre par une sensualité démesurée. Mais il n'osait pas faire exécuter Jean tout de suite : malgré sa corruption morale, Hérode le respectait tout de même (v.20). Il n'est pas étonnant qu'Hérodiade (qui avait été auparavant la femme de Philippe, frère d'Hérode) haïsse Jean plus encore qu'Hérode lui-même (v.19). Enfin, un moment propice à la vengeance arriva : pendant un banquet solennel, la fille d'Hérodiade exécuta devant Hérode et ses invités une danse orientale enflammée (peut-être quelque chose de comparable à la danse du ventre, bien connue encore aujourd'hui en Orient) (v.21-22). Échauffé par le vin et la convoitise, Hérode jura solennellement d'accomplir n'importe quel désir de la jeune fille, qui, à l'instigation de sa mère, profita de l'occasion pour se débarrasser de Jean (v.22-25). Hérode, de toute évidence, ne voulait pas du tout la mort de Jean, mais, poussé par la vanité et ne voulant pas se déconsidérer aux yeux de son entourage en violant son propre serment solennel, donna tout de même l'ordre de l'exécuter, ce qui, bien sûr, fut aussitôt connu de beaucoup, y compris des apôtres (v.26-29).

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Pour Mc 6:14-29
14 Le roi Hérode entendit parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : " Jean le Baptiste est ressuscité d'entre les morts ; d'où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne. "
15 D'autres disaient : " C'est Élie. " Et d'autres disaient : " C'est un prophète comme les autres prophètes. "
16 Hérode donc, en ayant entendu parler, disait : " C'est Jean que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité ! "
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
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Dans le récit des œuvres du Christ, Marc insère l'histoire du meurtre de Jean le Baptiste par le roi Hérode. Cette histoire pourrait...  Lire la suite

Dans le récit des œuvres du Christ, Marc insère l'histoire du meurtre de Jean le Baptiste par le roi Hérode. Cette histoire pourrait sembler une simple notice historique si elle n'était pas très instructive. Cette histoire avec Hérode est un bon exemple de tous les malheurs que peut apporter le désir obstiné d'un homme de vivre à sa manière, et non en accord avec les commandements de Dieu.

En violant la loi de Dieu, Hérode prend pour femme l'épouse de son frère, Hérodiade. Ne pensez pas que cela soit arrivé par imprudence. Hérode savait que cela n'était pas permis, mais il a tout de même commis ce crime.

Par Son prophète, Dieu reprend Hérode. La réaction à cette dénonciation est la haine d'Hérodiade, complice manifeste de ce péché, et la tentative honteuse d'un Hérode contrarié d'étouffer la voix du prophète par l'emprisonnement.

Comme pour s'excuser de ce qu'il avait fait, mais sans aucun désir de renoncer à cette liaison coupable, Hérode écoute avec plaisir les discours de Jean et va même, dans certaines affaires, jusqu'à agir selon ses conseils. On pourrait croire que «le loup est rassasié et les brebis sont sauves», mais comme un tel état est peu sûr!

La promesse insensée du roi a donné libre cours à la colère d'Hérodiade, et la dernière chance de corriger l'erreur se brise sur le désir d'Hérode de préserver son prestige aux yeux des chefs du peuple. Le résultat est un nouveau péché grave: le meurtre du prophète de Dieu.

Comment agirons-nous si quelqu'un nous indique notre péché? Si nous sommes attachés au péché, alors, lorsque nous sommes repris, nous lutterons non contre le péché, mais contre celui qui nous reprend.

Tôt ou tard, nous devrons choisir: suivre le chemin de Jean ou celui d'Hérode. Si les reproches nous inquiètent davantage que le péché, nous sommes en danger.

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Pour Mc 6:14-29
14 Le roi Hérode entendit parler de lui, car son nom était devenu célèbre, et l'on disait : " Jean le Baptiste est ressuscité d'entre les morts ; d'où les pouvoirs miraculeux qui se déploient en sa personne. "
15 D'autres disaient : " C'est Élie. " Et d'autres disaient : " C'est un prophète comme les autres prophètes. "
16 Hérode donc, en ayant entendu parler, disait : " C'est Jean que j'ai fait décapiter, qui est ressuscité ! "
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
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La personne d’Hérode le Tétrarque, mentionnée dans l’Évangile, n’aurait paru sympathique ni aux historiens ni à ses contemporains...  Lire la suite

La personne d’Hérode le Tétrarque, mentionnée dans l’Évangile, n’aurait paru sympathique ni aux historiens ni à ses contemporains. C’était un tyran mesquin, cruel et soupçonneux, aux penchants sadiques assez marqués, représentant typique d’une dynastie dégénérante, qui malgré tout conservait le statut formel d’allié romain hérité de son père — et c’est pourquoi Rome, malgré les nombreuses plaintes des habitants du pays et les rapports des procurateurs de Judée, ne pouvait pas le priver entièrement de son pouvoir, lui ayant confié la Galilée, dont, apparemment, les autorités romaines se souciaient moins que de la Judée.

Tout cela n’empêchait pas Hérode d’avoir des notions particulières de ce qu’il considérait lui-même et appelait l’honneur. Il était vantard, mais, une fois qu’il avait juré en présence de témoins, il jugeait humiliant de ne pas tenir le serment donné. Hérodiade sut en profiter : à en juger par le récit évangélique, elle haïssait Jean beaucoup plus qu’Hérode lui-même. Il suffisait à Hérode que Jean se taise ou, du moins, que ses accusations ne retentissent pas publiquement ; Hérodiade ne voulait rien de moins que se débarrasser du prophète, le faire exécuter. Elle connaissait bien son mari : le stratagème de la danse de sa fille fonctionna comme prévu. La convoitise et la vantardise peuvent former une combinaison absolument meurtrière, et Hérode fait à contrecœur ce qu’il n’avait pas l’intention de faire.

Il était cependant, sinon religieux, du moins superstitieux. Ayant entendu parler de Jésus, il décida que le Ciel le punissait pour le meurtre d’un homme de Dieu. Hérode vivait dans une peur constante et au milieu de multiples peurs ; il n’est pas étonnant qu’il soit devenu superstitieux jusqu’à l’absurde. Quand la personnalité se désagrège, même les choses les plus absurdes et les plus impossibles peuvent paraître parfaitement réelles. Il en fut ainsi d’Hérode : il haïssait et craignait Jean de son vivant, tout en le respectant malgré lui, et, après avoir fait exécuter le prophète, il se mit à craindre son ombre.

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Pour Mc 6:17-29
17 En effet, c'était lui Hérode qui avait envoyé arrêter Jean et l'enchaîner en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de Philippe son frère qu'il avait épousée.
18 Car Jean disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
19 Quant à Hérodiade, elle était acharnée contre lui et voulait le tuer, mais elle ne le pouvait pas,
20 parce qu'Hérode craignait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était fort perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
21 Or vint un jour propice, quand Hérode, à l'anniversaire de sa naissance, fit un banquet pour les grands de sa cour, les officiers et les principaux personnages de la Galilée:
22 la fille de ladite Hérodiade entra et dansa, et elle plut à Hérode et aux convives. Alors le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, je te le donnerai. "
23 Et il lui fit un serment : " Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, jusqu'à la moitié de mon royaume ! "
24 Elle sortit et dit à sa mère : " Que vais-je demander ? " - " La tête de Jean le Baptiste ", dit celle-ci.
25 Rentrant aussitôt en hâte auprès du roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. "
26 Le roi fut très contristé, mais à cause de ses serments et des convives, il ne voulut pas lui manquer de parole.
27 Et aussitôt le roi envoya un garde en lui ordonnant d'apporter la tête de Jean.
28 Le garde s'en alla et le décapita dans la prison; puis il apporta sa tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
29 Les disciples de Jean, l'ayant appris, vinrent prendre son cadavre et le mirent dans un tombeau.
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Le serment, en tout temps et chez tous les peuples, liait l'homme qui devait l'accomplir, faute de quoi retombaient sur sa tête des conséquences qu'il aurait à regretter. Ce n'est pas par hasard que les anciens...  Lire la suite

Le serment, en tout temps et chez tous les peuples, liait l'homme qui devait l'accomplir, faute de quoi retombaient sur sa tête des conséquences qu'il aurait à regretter. Ce n'est pas par hasard que les anciens (y compris les yahvistes) juraient par les noms de leurs dieux ; et dans le yahvisme aussi il était d'usage de jurer par le nom de Dieu, le nom de Yahvé. Ainsi l'homme appelait comme témoins et garants de sa promesse ceux qu'il était soit tout simplement impossible de tromper, soit, au minimum, mortellement dangereux de tromper.

Cependant, une question légitime se posait : toute promesse plaisait-elle à ceux qui devaient, selon l'intention de celui qui jurait, en garantir l'accomplissement ? Prenons, par exemple, le serment d'Hérode : lui aussi, très probablement, jura par le nom de Yahvé, en qui peut-être il ne croyait pas vraiment ; mais cela signifie-t-il que Yahvé soit réellement devenu le garant du serment d'Hérode ? La question est rhétorique : car jurer par le nom de n'importe lequel des dieux, à plus forte raison par celui de l'Unique, supposait une implication dans des relations profondes avec celui par le nom de qui l'on jurait. On ne peut pas dire cela d'Hérode et de Yahvé : leurs relations étaient des plus superficielles, si elles existaient seulement.

Il y avait en revanche autre chose : une fausse vanité, qui pousse parfois l'homme, par désir de paraître « fort », à faire ce qu'il regrettera très probablement ensuite amèrement. C'est ce qui arriva à Hérode. Il haïssait Jean et le craignait, mais en même temps le respectait involontairement, au point que, tout en le gardant en prison pour criminels particulièrement dangereux, Hérode venait néanmoins plus d'une fois parler avec lui. Il est peu douteux qu'il ne souhaitait pas la mort de Jean ; il voulait seulement que Jean se taise, que ses dénonciations des péchés et des crimes d'Hérode ne retentissent pas publiquement.

Cependant, les choses se passèrent autrement : un serment irréfléchi et le refus de « perdre la face » aux yeux de l'entourage firent d'Hérode un meurtrier. Certes, ce meurtre n'était ni le premier ni le dernier de sa vie, mais ici il s'agissait du meurtre d'un prophète, d'un homme de Dieu, qu'Hérode, de surcroît, ne voulait pas tuer. Ainsi l'amour-propre et les fausses notions de l'honneur prennent l'homme en captivité, le contraignant à faire ce qu'autrement il n'aurait jamais fait. Cas terrible, mais pour le monde déchu, hélas, tout à fait conforme à sa logique.

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Pour Mc 6:30-34
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
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Dans ce passage se manifeste devant nous l'humanité étonnante de Jésus. Étant pleinement...  Lire la suite

Dans ce passage se manifeste devant nous l'humanité étonnante de Jésus. Étant pleinement homme, Il comprenait bien combien le repos est nécessaire aux hommes. Dans l'Évangile, on rencontre des passages où le Christ se retire dans les montagnes pour prier et être seul avec le Père. C'est pourquoi Il envoie les disciples dans un lieu désert, où ils pourraient se reposer loin de la foule, si nombreuse qu'ils n'avaient même pas le temps de manger. Les disciples partent, mais les personnes ayant besoin d'aide ne sont pas devenues moins nombreuses. Voyant ces «brebis qui n'ont pas de berger», le Seigneur fut pris de compassion et resta Lui-même auprès d'elles.

Quand les forces nous quittent et que nous comprenons que nous avons un besoin aigu de repos et de solitude, il est parfois si effrayant de laisser ceux qui ont besoin de nous et d'être seuls avec le Père. Mais si nous nous y décidons malgré tout, le Seigneur prend notre place et résout les problèmes pour lesquels nous-mêmes n'avons déjà plus de force.

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Pour Mc 6:30-44
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
35 L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;
36 renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. "
37 Il leur répondit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils lui disent : " Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? "
38 Il leur dit : " Combien de pains avez-vous ? Allez voir. " S'en étant informés, ils disent : " Cinq, et deux poissons. "
39 Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.
40 Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante.
41 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.
42 Tous mangèrent et furent rassasiés;
43 et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.
44 Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
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« Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Ces paroles du Christ ne s'adressent pas seulement aux apôtres d'il y a deux mille ans, mais aussi à chacun de ses disciples, en toute époque...  Lire la suite

« Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Ces paroles du Christ ne s'adressent pas seulement aux apôtres d'il y a deux mille ans, mais aussi à chacun de ses disciples, en toute époque. Quand nous lui demandons comment donc il compte prendre soin des hommes qu'il a créés, il nous dit précisément ces paroles. Bien sûr, nous n'aurons pas à accomplir des miracles à sa place : il multipliera le pain comme le poisson.

Mais pour cela notre participation est nécessaire, ainsi que notre disponibilité à venir en aide à celui qui est dans le besoin, à consoler celui qui pleure, à partager l'amour avec celui à qui il manque. Toutes les questions perplexes adressées à Dieu, il nous les renvoie : « Donnez-leur vous-mêmes à manger, soyez ma présence dans ce monde, devenez les conducteurs de mon amour... »

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Pour Mc 6:30-44
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
35 L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;
36 renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. "
37 Il leur répondit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils lui disent : " Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? "
38 Il leur dit : " Combien de pains avez-vous ? Allez voir. " S'en étant informés, ils disent : " Cinq, et deux poissons. "
39 Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.
40 Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante.
41 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.
42 Tous mangèrent et furent rassasiés;
43 et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.
44 Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
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La multiplication de la nourriture est mentionnée plusieurs fois dans l'Évangile : dans une situation semblable, les événements se déroulent d'une manière analogue. Cette situation qui se répète encore et encore...  Lire la suite

La multiplication de la nourriture est mentionnée plusieurs fois dans l'Évangile : dans une situation semblable, les événements se déroulent d'une manière analogue. Cette situation qui se répète encore et encore nous rappelle en quelque sorte qu'il ne s'agit pas seulement d'un miracle ; il s'agit précisément du Royaume dans toute sa plénitude. Qu'est-ce donc, en vérité, qu'un miracle ?

De notre point de vue, c'est toujours une certaine rupture du cours régulier des événements, l'irruption d'un facteur hors système dans les chaînes de cause à effet qui déterminent le cours des événements dans notre monde. Pourtant, dans une telle situation, une question est toujours pertinente : le facteur que nous percevons comme extérieur au système ne fait-il pas partie d'un autre système, qui interagit avec celui à l'intérieur duquel nous nous trouvons ?

Peut-être, dans bien des cas, le miracle n'est-il miracle que pour nous, qui vivons dans notre petit monde séparé de Dieu, qui nous paraît infiniment grand, tandis que dans le grand monde de Dieu, que nous ne remarquons habituellement pas, le miracle est la norme de la vie ? Dans notre monde déchu, les substances ne sont pas très obéissantes à la volonté humaine ; elles y sont limitées par leur propre nature. Mais il n'en est ainsi qu'ici ; dans le Royaume, les substances ne sont limitées et déterminées que par l'action de la volonté de Dieu, et elles y sont bien plus dociles à la volonté humaine, si celle-ci agit de concert avec celle de Dieu.

Là, une eau dense est possible, qui porte l'homme s'il veut y poser le pied ; des portes absolument perméables sont possibles, qui le deviennent si l'homme doit les traverser ; et l'augmentation de la quantité de nourriture est possible si ce qui existe ne suffit pas à rassasier. Là, l'eau peut aussi devenir du vin, si la volonté de l'homme veut voir l'eau comme du vin et non comme de l'eau. Bien entendu, il s'agit ici de la volonté d'un homme non atteint par le péché, et Jésus est précisément un tel Homme. Il ne fait pas seulement des miracles : Il fait des personnes qui se sont confiées à Lui une partie du Royaume, où le miracle est la norme.

Le fait que l'événement décrit par l'évangéliste se répète de nouveau dans une situation analogue témoigne de ceci : nous n'avons pas devant nous seulement un miracle répété, accompli encore et encore par Jésus ; nous avons devant nous la participation à un autre monde, nouveau, où la norme elle-même est autre, où ce qui, dans notre monde déchu, n'est possible qu'à titre d'exception, comme miracle, est toujours possible. Ainsi Jésus habitue ceux qui L'ont suivi à une autre norme, nouvelle : la norme du Royaume.

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Pour Mc 6:30-44
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
35 L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;
36 renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. "
37 Il leur répondit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils lui disent : " Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? "
38 Il leur dit : " Combien de pains avez-vous ? Allez voir. " S'en étant informés, ils disent : " Cinq, et deux poissons. "
39 Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.
40 Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante.
41 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.
42 Tous mangèrent et furent rassasiés;
43 et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.
44 Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
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L'événement que nous raconte la lecture d'aujourd'hui a toujours suscité une foule de questions, et beaucoup...  Lire la suite

L'événement que nous raconte la lecture d'aujourd'hui a toujours suscité une foule de questions, et beaucoup de commentateurs et de prédicateurs y ont réfléchi et en ont débattu, en essayant de comprendre ce qui s'était donc réellement passé alors dans le désert. Habituellement, lorsqu'ils partaient pour plusieurs jours, les voyageurs emportaient naturellement avec eux une réserve de nourriture. Mais cette fois, manifestement, la décision fut prise si hâtivement qu'il n'y eut pas le temps de se préparer (v. 33). À en juger par le fait que, par la suite, les disciples durent passer sur la rive opposée du lac de Génésareth pour se rendre à Bethsaïde (Mc 6:45), les événements décrits se déroulèrent sur sa rive orientale, en Transjordanie, qui, aux temps évangéliques, n'était pas un désert au sens littéral du mot, mais une steppe sèche. La rive orientale du lac de Génésareth était un lieu désert, et les villages les plus proches où l'on pouvait acheter de la nourriture étaient loin. C'est alors que se produisit le miracle qu'on appelle ordinairement le miracle de la multiplication des pains. On ne peut rien dire de certain sur la manière exacte ni sur le moment où il eut lieu, car le texte évangélique ne donne aucun détail qui révélerait, pour ainsi dire, le «mécanisme» du miracle. Seul le résultat est décrit: cinq pains et deux poissons suffirent pour plusieurs milliers de personnes, et il y en eut en abondance (v. 41-44). La seule explication que l'on puisse voir est la bénédiction de la nourriture par Jésus, mentionnée dans le récit (v. 41), sans laquelle aucun repas n'est possible pour des Juifs croyants; en effet, pendant la prière de bénédiction, ceux qui se mettent à table invoquent Dieu, L'invitant à se joindre à eux et à bénir la table et la nourriture. En décrivant le miracle, l'évangéliste attire l'attention sur le fait que la bénédiction de Jésus n'était pas une bénédiction ordinaire, mais une bénédiction qui permit aux personnes présentes d'entrer directement dans le Royaume de Dieu, où même les lois de la nature n'agissent pas comme dans le monde ordinaire et où, par conséquent, la faim n'a pas de place, de sorte que tout affamé est rassasié.

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Pour Mc 6:30-44
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
35 L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;
36 renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. "
37 Il leur répondit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils lui disent : " Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? "
38 Il leur dit : " Combien de pains avez-vous ? Allez voir. " S'en étant informés, ils disent : " Cinq, et deux poissons. "
39 Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.
40 Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante.
41 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.
42 Tous mangèrent et furent rassasiés;
43 et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.
44 Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
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Dans la communion étroite avec Jésus, on ne peut jamais dire avec certitude où se déroule l’action : dans le monde pas encore transfiguré ou dans le Royaume. Il en va ainsi dans le récit de...  Lire la suite

Dans la communion étroite avec Jésus, on ne peut jamais dire avec certitude où se déroule l’action : dans le monde pas encore transfiguré ou dans le Royaume. Il en va ainsi dans le récit du rassasiement de la multitude qui L’écoutait avec cinq pains et deux poissons. Bien sûr, les lois du monde non transfiguré ne permettent pas cela. Mais, d’un autre côté, nous avons tout de même devant nous des gens ordinaires, qui pour l’instant ne font qu’écouter Jésus, et l’on ne sait pas encore lesquels d’entre eux seront prêts à Le suivre.

Comment donc se sont-ils retrouvés dans le Royaume ? La réponse à cette question ne peut sans doute être que la mention de la fraction du pain accomplie par le Sauveur. La fraction du pain est un ancien rite juif, dont les racines remontent au moins à l’époque de l’exil, et peut-être même à des temps encore plus anciens.

Ce rite, apparemment, fut toujours domestique, d’abord familial, puis, après l’apparition des fraternités religieuses, familial et fraternel. Et de tout temps, il fut considéré comme le prolongement du sacrifice du Temple, comme sa dimension domestique, complétant la dimension communautaire.

Or le sens initial de tout sacrifice, même païen, sans parler du yahviste, se réduisait à la communion avec Dieu ; il a toujours été considéré par tous comme un repas commun de Dieu ou, si l’on parle des païens, des dieux et des hommes. Les fidèles préparaient le repas et invitaient Dieu à table afin qu’Il le sanctifie Lui-même et bénisse ceux qui étaient réunis. Il en était ainsi lors des assemblées du Temple, et de même lors des assemblées domestiques. Et maintenant, la fraction du pain est accomplie par Celui qui a apporté au monde toute la plénitude du Royaume.

Il n’est pas étonnant que tous ceux qui y participent deviennent, au moins pour le temps de l’assemblée, des habitants du Royaume : car avec le Christ, la présence de Dieu se révèle dans toute la plénitude possible, et le Royaume devient la réalité la plus certaine. Bien sûr, une telle participation n’est que le premier pas, ce n’est que le commencement du chemin. Mais cette expérience est très importante : elle donne à chacun de ceux qui l’ont vécue la possibilité de comprendre ce qu’est le Royaume, non en paroles, mais en acte. Et de prendre une décision non à partir des paroles d’autrui, mais à partir de sa propre expérience.

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Pour Mc 6:30-45
30 Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et ils lui rapportèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.
31 Et il leur dit : " Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. " De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux que les apôtres n'avaient pas même le temps de manger.
32 Ils partirent donc dans la barque vers un lieu désert, à l'écart.
33 Les voyant s'éloigner, beaucoup comprirent, et de toutes les villes on accourut là-bas, à pied, et on les devança.
34 En débarquant, il vit une foule nombreuse et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de berger, et il se mit à les enseigner longuement.
35 L'heure étant déjà très avancée, ses disciples s'approchèrent et lui dirent : " L'endroit est désert et l'heure est déjà très avancée ;
36 renvoie-les afin qu'ils aillent dans les fermes et les villages d'alentour s'acheter de quoi manger. "
37 Il leur répondit : " Donnez-leur vous-mêmes à manger. " Ils lui disent : " Faudra-t-il que nous allions acheter des pains pour deux cents deniers, afin de leur donner à manger ? "
38 Il leur dit : " Combien de pains avez-vous ? Allez voir. " S'en étant informés, ils disent : " Cinq, et deux poissons. "
39 Alors il leur ordonna de les faire tous s'étendre par groupes de convives sur l'herbe verte.
40 Et ils s'allongèrent à terre par carrés de cent et de cinquante.
41 Prenant alors les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux au ciel, il bénit et rompit les pains, et il les donnait à ses disciples pour les leur servir. Il partagea aussi les deux poissons entre tous.
42 Tous mangèrent et furent rassasiés;
43 et l'on emporta les morceaux, plein douze couffins avec les restes des poissons.
44 Et ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
45 Et aussitôt il obligea ses disciples à monter dans la barque et à le devancer sur l'autre rive vers Bethsaïde, pendant que lui-même renverrait la foule.
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Combien de nourriture faut-il à l'homme pour être rassasié ? Il est difficile de répondre à cette question de façon univoque. Tout dépend de la personne : de son âge, de son sexe, de sa taille, de son état physique. Et aussi de son état spirituel...  Lire la suite

Combien de nourriture faut-il à l'homme pour être rassasié ? Il est difficile de répondre à cette question de façon univoque. Tout dépend de la personne : de son âge, de son sexe, de sa taille, de son état physique. Et aussi de son état spirituel : car l'homme est, d'une part, esprit et, d'autre part, animal, et son état spirituel influe sur le physique, tout comme l'inverse. Qu'est-ce donc que cet état spirituel ? Par quoi est-il déterminé ? On a coutume de penser que l'état spirituel de l'homme est déterminé par ses propres efforts intérieurs, mais cela n'est vrai qu'en partie. En réalité, l'état spirituel de l'homme est déterminé par la dynamique de ses relations avec Dieu, où les efforts proprement humains sont certainement importants, mais où l'action de Dieu, Son influence sur l'homme et sur la vie humaine, est encore plus importante. L'état spirituel de l'homme se détermine dans le processus de son dialogue continuel avec Dieu ; il dépend de la profondeur et de la conscience de ce dialogue.

D'ailleurs, on peut dire la même chose non seulement de l'état spirituel de l'homme, mais aussi de la réalité dans laquelle il vit. Aujourd'hui, même dans la science, l'un des problèmes clés est celui de l'observateur, et les savants sont de plus en plus convaincus que toute réalité n'est réelle que dans la mesure où elle est observable. L'univers ne peut exister que dans la mesure où il a un Observateur qui l'a créé : tel est encore un aspect de ce qu'on appelle la preuve cosmologique de l'existence de Dieu.

Cependant, l'homme aussi est observateur, et comme tel il crée lui aussi sa réalité. Elle est, bien sûr, réelle autant que l'homme lui-même est réel, et l'homme est réel autant que son existence est déterminée par Dieu. C'est là que réside le mystère du Royaume comme réalité divino-humaine, qui nous est révélée d'abord dans la Personne du Dieu-homme. C'est là aussi le mystère de tous les miracles évangéliques : tous sont des miracles divino-humains, non seulement en ce sens qu'ils sont accomplis par le Dieu-homme, mais aussi en ce sens que des personnes ordinaires participent à ces miracles en s'intégrant à la réalité divino-humaine, en entrant dans son espace.

Or, dans l'espace de la réalité divino-humaine, la nourriture est créée non seulement par Dieu, comme dans notre monde déchu, qui est déchu précisément parce que l'homme déchu ne le construit pas tant avec Dieu qu'il ne le détruit séparé de Lui, mais aussi par l'homme auquel cette nourriture est destinée. L'état spirituel de l'homme et l'état physique de la nourriture dans l'espace divino-humain du Royaume se correspondent parfaitement ; alors n'importe quel nombre de personnes peut être rassasié par n'importe quelle quantité de nourriture, comme le décrit l'évangéliste.

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