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RÉFLEXIONS pour Ez 37:13-14

13 Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple.
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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Comment est fait cette prophétie (et presque chaque prophétie dans l'ancientestament)? Ézéchiel la prononce dans une situation historique bien définie (lacaptivité babylonienne), et elle concerne en premier lieu notamment cettesituation (le retour d'Israël sur sa terre). Remarquons que le prophète utiliseune métaphore filée, où la captivité s’assimile au séjour à la tombe, et lalibération - la résurrection (entre autres, c’est presque la première représentationde l'idée de la résurrection des morts dans la Bible). Cela nous donne le droitd’approcher cette prophétie comme de la métaphore.

Alors nous pouvons voir iciet le deuxième sens : nous, étant morts par nos péchés, le Seigneur nousvivifie avec Son Esprit et nous donne une nouvelle vie sur cette notre terre.Mais en effet, il y a un troisième sens peut-être le plus non métaphorique. Dieupromet qu'il nous ressuscitera après notre mort physique, nous remplira del'Esprit porteur de la vie éternelle, et installera sur une telle terre, quisera vraiment la nôtre, et notamment alors nous connaîtrons réellement notre Dieu,nous entrerons des relations sans troubles avec lui.

Autres réflexions

 
Pour Ez 37:13-14
13 Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple.
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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Pour Ézéchiel, la possibilité même du retour futur du peuple de Dieu sur la terre des pères se trouve liée à son renouvellement spirituel, à ce souffle de Dieu qui donne...  Lire la suite

Pour Ézéchiel, la possibilité même du retour futur du peuple de Dieu sur la terre des pères se trouve liée à son renouvellement spirituel, à ce souffle de Dieu qui donne la vie à l'homme. C'est sans aucun doute le même souffle que Dieu « insuffla » dans les « narines » de l'homme lors de la création (même si, dans le récit du Livre de la Genèse, il est désigné par un autre mot).

L'homme déchu ne vit plus tant de ce souffle que, selon la parole de la Bible, du « sang » ; son principe vital (son « âme ») se trouve, après la chute, lié non plus au souffle de Dieu, comme c'était le cas avant la chute, mais à sa propre nature.

Cela aussi est possible, sinon pour vivre pleinement, du moins pour exister. Pour un homme isolé comme pour tout un peuple. Ce sera précisément une existence au minimum vital, moins une vie qu'une survie. Il n'est alors plus question d'indépendance, ni d'un État propre, ni de résistance aux ennemis : tout cela exige des forces spirituelles qu'on ne trouve pas en s'appuyant sur sa propre nature au lieu de Dieu.

Aussi paradoxal que cela paraisse, l'exil, dans un tel état spirituel, était la meilleure issue. Il ne s'agissait pas de l'anéantissement du peuple ; même ceux qui furent déportés à Babylone, personne n'avait l'intention de les tuer. Les autorités ne se préoccupaient même pas de l'assimilation : si elle eut lieu en partie, ce ne fut que comme un processus naturel dans de telles conditions.

C'est justement le caractère naturel et facile d'une telle vie qui plaçait chaque Juif arrivé à Babylone devant un choix : garder fidélité au Dieu des pères ou s'en débarrasser comme d'un fardeau superflu dans les nouvelles conditions, un fardeau qui ne donne désormais aucun avantage et peut créer des problèmes, même s'ils ne sont pas catastrophiques.

Cependant, pour garder la foi des pères, il fallait la renouveler, et c'est précisément de ce renouvellement spirituel que parle le prophète. Il comprend parfaitement que recevoir la possibilité de revenir sur la terre des pères, et donc, de fait, recevoir une chance d'avoir encore une histoire, une seconde histoire, n'est possible qu'en acquérant les forces spirituelles nécessaires au nouveau chemin historique à venir. Sinon, cette seconde histoire non seulement ne réussira pas, mais ne pourra tout simplement pas commencer.

Ézéchiel, comprenant parfaitement la situation spirituelle qui s'était créée, ne parle pas par hasard du renouvellement du peuple comme de sa résurrection : car il s'agit réellement d'un retour à une vie déjà perdue, de la même manière, ou presque, que des siècles plus tard y reviendront ceux que Jésus ressuscitera. Et de même qu'on peut considérer comme un miracle la vie ultérieure des ressuscités, encore dans un corps non transfiguré, on peut aussi considérer comme un miracle toute l'histoire du peuple juif après l'exil. Un miracle dont le point culminant sera la venue du Messie.

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Pour Ez 37:13-14
13 Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple.
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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Pour Ézéchiel la possibilité même du futur retour du peuple de Dieu sur la terre de leurs pères est liée à sa rénovation spirituelle, avec ce souffle de Dieu, qui donne la vie à l’homme. C’est sans doute le même souffle que Dieu «a insufflé aux narines» de l’homme à la création (bien que dans le récit du Livre de Genèse il soit désigné par un autre mot). L’homme déchu ne vit déjà plus autant avec ce...  Lire la suite

Pour Ézéchiel la possibilité même du futur retour du peuple de Dieu sur la terre de leurs pères est liée à sa rénovation spirituelle, avec ce souffle de Dieu, qui donne la vie à l’homme. C’est sans doute le même souffle que Dieu «a insufflé aux narines» de l’homme à la création (bien que dans le récit du Livre de Genèse il soit désigné par un autre mot). L’homme déchu ne vit déjà plus autant avec ce souffle, qu’avec selon la parole de la Bible, «le sang», sa source de vie («l’âme») s’avère après la chute lier non pas avec le souffle de Dieu, comme c'était le cas avant la chute, mais avec sa propre nature. On peut aussi ainsi, si ce n’est pas vivre une vie pleine, alors au moins, exister. Comme une seule personne, tout comme tout un peuple entier. Ce sera notamment l'existence selon le principe résiduel, pas autant la vie, que la survie.

Ici on n’en est vraiment pas à l'indépendance, à son statut d'État, à l'opposition aux ennemis : pour tout ceci il faut de telles forces spirituelles, qu’on ne peut trouver, en comptant sur sa propre nature au lieu de Dieu. Paradoxalement, la captivité dans un tel état spirituel était la meilleure issue. Il ne s’agissait en effet pas de la destruction du peuple, même ceux qui étaient déportés à Babylone, personne n'allait tuer. Le pouvoir ne se souciait aucunement même de l'assimilation: si elle avait lieu partiellement, c’était seulement comme un processus naturel dans de telles conditions.

C’est notamment le naturel et la facilité d'une telle vie qui mettait chaque Juif se trouvant en Babylone, devant un choix : rester fidèle au Dieu de leurs pères ou s’en débarrasser, comme on se débarrasse dans les nouvelles conditions d’une charge superflue, qui à présent ne donne aucun avantage, mais peut créer des problèmes (même si pas catastrophiques). Cependant pour garder la foi de leurs pères, il la fallait renouveler, et le prophète parle notamment de cette rénovation spirituelle. Il comprend parfaitement que recevoir la possibilité de retourner sur la terre de leurs pères, et donc, on ne peut avoir en fait la chance pour encore une, une deuxième histoire qu’en ayant obtenu les forces spirituelles nécessaires pour le nouveau chemin historique à venir.

Sinon cette deuxième histoire non seulement ne sera pas fructueuse, mais ne pourra tout simplement pas commencer. Ezéchiel, comprenant parfaitement la situation spirituelle, ne parle pas par hasard de la rénovation du peuple, comme de sa résurrection : car il s’agit vraiment du retour à la vie déjà perdue, comme ou presque comme après des siècles reviendront à elle les ressuscités par Jésus. Et on peut considérer de miracle la vie ultérieure des ressuscités, même si dans un corps pas encore transformé, on peut aussi considérer de miracle et toute l'histoire d’après captivité du peuple juif. Miracle, dont la culmination sera l’arrivée du Messie.

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Pour Ez 37:14
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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La vision d'Ézéchiel sur le renouvellement spirituel du peuple de Dieu a certainement insufflé l'espérance dans le coeur de ceux à qui elle était destinée, les habitants déportés de Jérusalem. Il n'est pas étonnant qu'elle ait ensuite été réinterprétée dans le contexte de...  Lire la suite

La vision d'Ézéchiel sur le renouvellement spirituel du peuple de Dieu a certainement insufflé l'espérance dans le coeur de ceux à qui elle était destinée, les habitants déportés de Jérusalem. Il n'est pas étonnant qu'elle ait ensuite été réinterprétée dans le contexte de la révélation néotestamentaire, devenant un symbole de la résurrection universelle. Il n'est pas étonnant non plus que, quelques siècles plus tard, autour de ce texte et de textes semblables, toute une théologie se soit développée, liée à l'enseignement sur l'Esprit Saint. Mais il importe tout de même de garder à l'esprit que tous ces concepts théologiques appartiennent à une époque tout à fait différente et, jusqu'à un certain degré, à une autre tradition.

Le prophète, lui, parle du souffle de Dieu, qui rend la vie à des ossements morts, faisant d'eux non simplement un peuple, mais le peuple de Dieu. Et nous avons ici devant nous l'idée prophétique, ou plus largement biblique, de ce qu'est la vie, qu'il s'agisse de la vie d'une personne particulière ou de tout un peuple, lequel apparaissait aussi devant Dieu comme un certain tout spirituel. On voit que la vie se révèle ici être un processus non naturel, non biologique, mais spirituel au plein sens du mot, du moins lorsqu'il s'agit de l'être humain. Cela n'a rien d'étonnant : dès la création, Dieu « souffle » dans les « narines » de l'homme, exactement ainsi dans le texte hébreu, le souffle de vie qui donne la vie à l'homme. Et dans la vision d'Ézéchiel, il fait la même chose avec tout un peuple.

On voit que la mesure de la vie, ou plus exactement du fait d'être « vivant », tant des personnes particulières que des nations entières, est déterminée par la mesure de la plénitude du souffle de Dieu. Et cette mesure peut varier depuis celle qui est propre au Royaume, et ici le parallèle avec la résurrection universelle est tout à fait approprié, car la résurrection à la vie présuppose l'entrée dans le Royaume, jusqu'au minimum caractéristique du shéol, où ne demeure qu'une pâle ombre de vie. Et c'est seulement des relations d'une personne avec Dieu que dépendra la plénitude et l'intensité de sa vie.

Il en va de même du peuple de Dieu dans son ensemble : au début de l'exil, on le voit, il représentait spirituellement un amas d'ossements, ce qui se manifesta en conséquence dans son destin historique. Et lorsque la vie spirituelle du peuple retrouva sa plénitude, son retour sur la terre des pères devint aussi possible. Mais un autre retour précéda ce retour : le retour à la plénitude de la communion avec Dieu, qui eut lieu déjà lorsque le peuple vivait à Babylone. Sans lui, le retour en Judée se serait révélé dépourvu de sens et, très probablement, tout simplement impossible.

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Pour Ez 37:14
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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La vision d'Ézéchiel sur le renouvellement spirituel du peuple de Dieu, bien sûr, mettait l'espérance dans les coeurs de ceux auxquels elle était destinée: les habitants déportés de Jérusalem. Il n'est pas étonnant qu'elle ait ensuite été repensée dans le contexte...  Lire la suite

La vision d'Ézéchiel sur le renouvellement spirituel du peuple de Dieu, bien sûr, mettait l'espérance dans les coeurs de ceux auxquels elle était destinée: les habitants déportés de Jérusalem. Il n'est pas étonnant qu'elle ait ensuite été repensée dans le contexte de la révélation néotestamentaire, devenant un symbole de la résurrection universelle. Il n'est pas davantage étonnant qu'après encore quelques siècles, toute une théologie liée à l'enseignement sur l'Esprit Saint ait grandi autour de ce texte et d'autres semblables.

Mais il importe tout de même de garder à l'esprit que toutes ces conceptions théologiques appartiennent à une époque tout autre et, dans une certaine mesure, à une autre tradition. Le prophète, lui, parle du souffle de Dieu, qui rend la vie aux os morts en faisant d'eux non pas simplement un peuple, mais le peuple de Dieu. Et nous avons ici devant nous la représentation prophétique ou, plus largement, biblique de ce qu'est la vie, qu'il s'agisse de la vie d'une personne ou de celle d'un peuple entier, qui se présentait lui aussi devant Dieu comme une certaine totalité spirituelle. Comme on le voit, la vie apparaît ici comme un processus non naturel, non biologique, mais spirituel au plein sens du mot, du moins lorsqu'il s'agit de l'homme. Et cela n'a rien d'étonnant: car dès la création, Dieu «insuffle» à l'homme «dans les narines» (dans le texte hébreu, c'est précisément ainsi) le souffle (ou l'haleine) de vie, qui anime l'homme. Et dans la vision d'Ézéchiel, Il fait la même chose avec tout un peuple.

Comme on le voit, la mesure de la vie ou, plus exactement, de la «vitalité» des personnes comme des peuples entiers est déterminée par la mesure de la plénitude du souffle de Dieu. Et cette mesure peut varier depuis celle qui est propre au Royaume (et ici le parallèle avec la résurrection universelle est tout à fait approprié, car la résurrection à la vie suppose bien l'entrée dans le Royaume) jusqu'au minimum caractéristique du shéol, où il ne reste de la vie que son ombre pâle. Et c'est seulement des relations de l'homme avec Dieu que dépendra la plénitude et l'intensité de sa vie.

Il en va de même pour le peuple de Dieu dans son ensemble: comme on le voit, au moment du début de l'exil, il représentait spirituellement un tas d'os, ce qui se refléta de manière correspondante dans son destin historique. Et lorsque la vie spirituelle du peuple retrouva sa plénitude, son retour sur la terre des pères devint possible. Mais ce retour fut précédé par un autre: le retour à la plénitude de la communion avec Dieu, qui eut lieu alors même que le peuple vivait à Babylone. Sans lui, le retour en Judée aurait été dépourvu de sens et, très vraisemblablement, tout simplement impossible.

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Pour Ez 37:12-14
12 C'est pourquoi, prophétise. Tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que j'ouvre vos tombeaux; je vais vous faire remonter de vos tombeaux, mon peuple, et je vous ramènerai sur le sol d'Israël.
13 Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple.
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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La vision ouverte à Ézéchiel d'un champ semé d'ossements morts que Dieu fait revivre en y soufflant le souffle de vie est d'ordinaire liée à la foi en la résurrection universelle à la fin des temps, en supposant que c'est précisément elle que Dieu montre à Son prophète. Pourtant, il s'agit manifestement d'autre chose...  Lire la suite

La vision ouverte à Ézéchiel d'un champ semé d'ossements morts que Dieu fait revivre en y soufflant le souffle de vie est d'ordinaire liée à la foi en la résurrection universelle à la fin des temps, en supposant que c'est précisément elle que Dieu montre à Son prophète. Pourtant, il s'agit manifestement d'autre chose. Bien sûr, la foi en la résurrection universelle et au jour du Jugement devait déjà exister chez les Juifs à l'époque de l'exil à Babylone, lorsque Ézéchiel reçut la vision qu'il vit. Mais Dieu n'ouvre pas au prophète l'image du dernier Jugement, mais autre chose : le destin du peuple de Dieu. Il montre à Ézéchiel le chemin spirituel que le peuple devait parcourir. Des ossements morts, voilà ce qu'était spirituellement le peuple juif lorsqu'il s'est retrouvé à Babylone. Cela se comprend : s'il en avait été autrement, le destin historique du peuple aurait été autre.

En tout cas, la catastrophe nationale que fut l'exil aurait alors sans doute pu être évitée. Mais, à en juger par ce que Dieu a donné à voir à Son prophète, il ne restait tout simplement plus de vie spirituelle dans le peuple. Il fallait tout recommencer. À partir de la petite communauté babylonienne. À partir du renouvellement spirituel de cette communauté. Et ensuite, après ce renouvellement, la communauté deviendra, au fond, un peuple nouveau. Ce judaïsme postexilique même dont l'histoire se poursuit jusqu'à ce jour. Celui-là même qui devra rencontrer le Messie promis par Dieu.

Par les seuls efforts humains, un tel renouvellement est évidemment impossible. Il faut ici une intervention directe de Dieu. Il faut un miracle. Et le renouvellement spirituel du peuple qui eut lieu à Babylone fut réellement un miracle. Comme toute l'histoire juive ultérieure fut un miracle. Une histoire qui, à raisonner humainement, n'aurait tout simplement pas dû exister. Le royaume de Babylone a absorbé et assimilé de nombreux petits peuples, y compris des voisins des Juifs : Ammonites, Moabites, Philistins, Phéniciens.

À plus forte raison, dans une métropole telle qu'était Babylone à cette époque, une petite communauté de Juifs déportés de Jérusalem était condamnée à l'assimilation. Mais elle ne s'est pas seulement conservée ; elle s'est aussi renouvelée spirituellement, donnant naissance à un nouveau judaïsme. Voilà le miracle que Dieu a donné à voir à Ézéchiel. Il le lui a donné à voir alors que tout cela était encore à venir. Mais ce qu'il voyait inspirait l'espérance, l'espérance que la fin apparente du chemin historique du peuple n'est que le début d'une nouvelle étape. Une étape qui conduit le peuple droit à la rencontre du Messie et au seuil du Royaume.

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Pour Ez 37:12-14
12 C'est pourquoi, prophétise. Tu leur diras: Ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que j'ouvre vos tombeaux; je vais vous faire remonter de vos tombeaux, mon peuple, et je vous ramènerai sur le sol d'Israël.
13 Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j'ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter de vos tombeaux, mon peuple.
14 Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez, et je vous installerai sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahvé, j'ai parlé et je fais, oracle de Yahvé. .
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Nous savons qu’il est le Seigneur parce que nous sommes vivants. Parce que nous vivons. Notre vie même fonde notre foi qu’il est le Seigneur : le Dieu en qui est la vie...  Lire la suite

Nous savons qu’il est le Seigneur parce que nous sommes vivants. Parce que nous vivons. Notre vie même fonde notre foi qu’il est le Seigneur : le Dieu en qui est la vie ; le Dieu qui nous donne la vie ; le Dieu qui refuse tellement la mort qu’il est mort d’une terrible mort sur la Croix pour la détruire ; le Dieu qui nous est fidèle, à nous les hommes, qui parle et agit et donne la vie, accorde l’Esprit vivifiant, donne la terre qui nous nourrit et la beauté que nous pouvons contempler en le glorifiant, lui, Créateur du ciel et de la terre, notre Créateur.

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