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RÉFLEXIONS pour Ac 2:7-8

Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
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La description du sermon des apôtres le jour de la Pentecôte nous explique beaucoup: et en ce qui concerne la révélation, et relativement à l’inspiration divine, et même de la vie dans le Royaume. Comment les apôtres pouvaient vraiment parler simultanément en un tel nombre de langues, que suppose la multitude mentionnée dans le récit de peuples présentés sur la place de Jérusalem? Et à peine les apôtres eux-mêmes possédaient quelques langues, excepté leur araméen natal, ah peut-être encore le grec. Et on les entend entre temps, comme des gens parlant plusieurs langues! Que s'est-il passé? En bref: et ceux qui parlaient, et ceux qui écoutaient se sont apparemment trouvés dans un même espace spirituel, dans l'espace du Royaume. Et là, on n’a évidemment pas besoin des mots pour communiquer. Cela ne signifie pas qu’on n’utilise pas les mots dans le Royaume, ils ne sont juste pas là le seul moyen de communication, comme dans le monde non transformé.

Dans le Royaume, la communication est probablement possible comme un échange direct des sens, et une telle communication se passe en un niveau supérieur aux mots. Mais la parole est trop importante pour l’homme pour s’en passer de cela, même dans le Royaume, elle n’est pas simplement un moyen de communication, mais aussi le moyen de l'expression et la réalisation des sens, y compris les sens révélés par Dieu. Et réalise tout un chacun les sens perçus dans les mots de sa langue maternelle: il se trouve alors que chacun «entend» (et plus exactement, perçoit) les paroles des apôtres dans sa langue maternelle.

Une telle forme de communication comme de l'échange des sens est sûrement le principal. Mais on la rencontre aussi dans notre monde non transformé, particulièrement, quand ça concerne la révélation. En quelle langue parle Dieu? Car les prophètes, par exemple, L'entendent littéralement, entendent les mots dits et adressés à eux! Probablement, il n’aurait rien coûté à Dieu de révéler les sens des mots. Mais paraît-il, Il laisse cela à ceux, à qui les ouvre, c'est pourquoi il y a tant de spécificités humaines dans les sermons des prophètes bibliques.

Et les Saintes Ecritures sont aussi elles-mêmes nées notamment ainsi, selon sa diversité de genre et stylistique: Dieu ouvrait les sens à celui, à qui Il voulait les ouvrir, et ceux à qui Il les ouvrait, trouvaient (peut être avec Son aide) les mots pour la révélation reçue. Probablement, autrement il n'y aurait pas eu de sens dans la révélation: car, elle n’est pas seulement appelée à informer quelqu’un de quelque chose, dont il ne connaissait pas avant, elle est appelée en premier lieu à transformer l’homme et le conduire au Royaume. Et sans la participation de l’homme lui-même, comme on voit, ni l’un ni l'autre est possible. Et Dieu, en causant avec l’homme, l'entraîne dans Sa vie. Dans cette même vie du Royaume, sans lequel le salut est impossible.

Autres réflexions

 
Pour Ac 2:1-47
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète :
17  Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes.
18  Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit.
19  Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre.
20  Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21  Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
35  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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Le jour de la Pentecôte commence un temps nouveau : le temps de la prédication apostolique et de l’action du Saint-Esprit...  Lire la suite

Le jour de la Pentecôte commence un temps nouveau : le temps de la prédication apostolique et de l’action du Saint-Esprit dans l’Église. On a sans doute dit et écrit davantage sur ce chapitre que sur tout le reste des Actes, mais nous ne pouvons nous arrêter ici que sur quelques points. Lorsque nous parlons de l’Esprit, nous devons comprendre comment Lui, invisible et incompréhensible, se manifeste dans la vie de l’homme et dans celle de l’Église. Tout d’abord, le feu de leur cœur pousse les apôtres, qui auparavant craignaient de se montrer en public, à sortir sur les places de Jérusalem et à prêcher le Royaume manifesté en Jésus. Dans la prédication de Pierre, nous voyons une audace extraordinaire — certains diraient sans doute une « originalité » — dans l’interprétation de l’Écriture, en particulier des psaumes de David. Cela aussi est un don de l’Esprit : voir et percevoir la révélation de Dieu dans l’Écriture et dans les événements contemporains. Enfin, dans la dernière partie du chapitre, nous voyons comment l’Esprit a multiplié et transformé la communauté apostolique. Il vaut la peine de relire attentivement ces versets (41–47) afin de comprendre sur quels principes le Seigneur commence à bâtir Son Église.

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Pour Ac 2:1-47
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
14 Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles.
15 Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour.
16 Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète :
17  Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes.
18  Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit.
19  Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre.
20  Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour.
21  Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
22 " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes,
23 cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies,
24 mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir;
25 car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas.
26  Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance
27  que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption.
28  Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence.
29 " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous.
30 Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang,
31 il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption :
32 Dieu l'a ressuscité, ce Jésus; nous en sommes tous témoins.
33 Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez.
34 Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite,
35  jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds.
36 " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. "
37 D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? "
38 Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit.
39 Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. "
40 Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. "
41 Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes.
42 Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.
43 La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres.
44 Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun;
45 ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun.
46 Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur.
47 Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.
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La lecture d’aujourd’hui nous parle de ce triomphe du Royaume que Jésus avait promis à Ses disciples. Et ce triomphe...  Lire la suite

La lecture d’aujourd’hui nous parle de ce triomphe du Royaume que Jésus avait promis à Ses disciples. Et ce triomphe ne fut rien d’autre que la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, décrite avec tant de détail par l’évangéliste (v. 1-4). Au premier regard, cette description contient tous les éléments traditionnels propres à la tradition prophétique de l’Ancien Testament: car, dans l’Antiquité aussi, l’action de l’esprit de Dieu se manifestait parfois par un souffle de vent (2 S 5:22-24), et la présence de Dieu, habituellement appelée dans la Bible « gloire », rappelait souvent le feu ou la lumière (Ex 40:34-38). Mais maintenant cette présence ne touche pas seulement ceux qui se trouvaient dans la chambre. Elle s’étend aussi à ceux qui écoutaient les apôtres dans les rues de Jérusalem. Et ils perçoivent la prédication des apôtres comme si ceux-ci parlaient dans la langue maternelle des pèlerins venus à Jérusalem pour la fête depuis des pays très divers (v. 5-13).

Et il ne s’agit évidemment pas du fait que les apôtres auraient soudain reçu des capacités surnaturelles pour les langues étrangères. Car, même si c’était le cas, dans les rues de Jérusalem aux jours de la fête de Chavouot (la Pentecôte), il y avait tant de nations et de langues représentées que les apôtres n’auraient pas pu prêcher simultanément à tous, même si chacun d’eux avait réellement parlé une langue étrangère: dans la liste donnée par l’évangéliste, manifestement incomplète, il y en a nettement plus que douze. Il s’agit, semble-t-il, du fait que ceux qui écoutaient les apôtres se sont eux aussi trouvés dans le Royaume, où il n’existe aucune barrière linguistique. Ici, les sens sont perçus non par le mot, mais directement, de cœur à cœur; leur incarnation se fait déjà dans l’âme de l’auditeur, qui exprime naturellement ce qu’il a reçu avec les mots de sa langue maternelle. Ainsi s’accomplirent les paroles du Sauveur sur le Royaume et sur l’Esprit, dites aux apôtres au moment de l’Ascension (Ac 1:8).

Mais la Pentecôte n’était que le commencement de l’histoire du Royaume entrant dans le monde, et maintenant les apôtres l’ont parfaitement compris. Ainsi Pierre, d’une part, parle de la fin des temps, qui est déjà venue (v. 14-21), et d’autre part de cette époque nouvelle qui a commencé après la résurrection du Sauveur (v. 25-36). Le sens principal de sa prédication est que, malgré tout, il n’est pas trop tard pour se convertir et recevoir le Messie crucifié et ressuscité; bien que le dernier jour soit déjà arrivé, les portes du Royaume ne sont pas du tout fermées, au contraire, elles s’ouvrent toutes grandes pour quiconque est prêt à entrer (v. 37-40).

Un tel témoignage était extrêmement inhabituel: car, selon les représentations traditionnelles, on associait à la fin des temps seulement le Jugement; il n’était déjà plus question d’aucune conversion, on estimait qu’il était trop tard pour se repentir au jour du Jugement. Or maintenant il apparaissait que l’histoire du salut, au fond, ne faisait que commencer, et que chacun avait une chance de salut, même ceux qui se trouvaient directement ou indirectement impliqués dans cette mort que le Sauveur dut subir sur la croix (v. 36-38). Ainsi s’acheva l’histoire terrestre et commença l’histoire du Royaume entrant dans le monde.

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Pour Ac 2:1-13
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
12 Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? "
13 D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! "
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Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre...  Lire la suite

Il est devenu banal de désigner le jour de la Pentecôte comme le jour de naissance de l'Église. C'est absolument vrai. Mais de quoi s'agit-il exactement? Le plus souvent, on parle de la communauté apostolique sur laquelle est descendu l'Esprit Saint, faisant d'elle l'Église, la première communauté ecclésiale sur la terre. C'est vrai, bien sûr. Mais avec cette perspective, l'Église se trouve tout de même un peu limitée. Elle devient une communauté, certes inhabituelle, conduite par le Christ ressuscité Lui-même, guidée par l'Esprit Saint, mais tout de même une communauté humaine.

D'ailleurs, en mentionnant la primauté du Christ et la conduite de l'Esprit Saint, beaucoup disent: divino-humaine. Mais même cette définition limite encore l'Église. Il sera sans doute plus exact de dire que l'Église n'est pas une communauté. Pas une société de personnes. C'est un processus. Un processus spirituel. Un courant du souffle de Dieu, dans lequel entrent les personnes qui ont accueilli ce souffle dans leur coeur. Ce souffle de Dieu fait irruption dans le monde le jour de la Pentecôte. Ce «comme un vent» qui envahit la pièce où étaient réunis les apôtres et ceux qui partageaient leur pensée n'était pas un vent ordinaire, physique.

Le souffle de Dieu est parfois réellement ressenti comme une brise légère, les livres bibliques en parlent. Mais ici ce n'est plus une brise légère: c'est un vent violent, presque un ouragan, qui entre dans la maison. Ainsi le Royaume, son souffle, entre dans le monde. Comme si la porte du Royaume s'était ouverte et qu'il avait afflué ici, vers nous. Précisément ainsi: non seulement dans l'assemblée des fidèles, mais dans le monde. Toutes les assemblées, aussi nombreuses soient-elles dans l'histoire de l'Église, ne sont que dérivées de ce processus. Et lui-même, ce courant du Royaume dans le monde, est proprement l'Église. Ce souffle du Royaume rassemble les hommes en assemblées, et le mot grec qui, dans les livres du Nouveau Testament, désigne l'Église se traduit justement par «assemblée».

Il fait d'eux une église. Et aussi l'Église avec une majuscule. Même ceux qui se trouvent là comme par hasard, à la manière de ces gens dans la rue qui écoutent la prédication de Pierre. Ils n'entendent pas seulement des mots: les apôtres ne connaissaient pas autant de langues que l'auteur des Actes en énumère, et ces langues étaient même plus nombreuses que les apôtres. Ils entendent ce qui est derrière les mots. Seul un habitant du Royaume peut entendre ainsi. Et donc tous ceux qui écoutaient alors Pierre sont devenus pour un temps des habitants du Royaume. Et donc une partie de l'Église.

Combien de temps ils sont restés dans le Royaume, et donc dans l'Église, c'est une autre question. Les «langues de feu» mentionnées par l'auteur du livre ne couvrent pas par hasard chacun de ceux qui se trouvaient alors dans la pièce. La lumière de la présence de Dieu est propre à chacun. Comme la Présence elle-même est propre à chacun. Sa mesure et sa permanence ne dépendent pas seulement de Dieu, mais aussi de l'homme. C'est cela qui détermine la mesure de la participation d'une personne concrète à la vie du Royaume. Mais c'est déjà la question du chemin spirituel de cette personne concrète. Le Royaume est entré dans le monde. La porte est ouverte. Et chacun se tient devant cette porte. Entrer ou non ne dépend que de l'homme.

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Pour Ac 2:1-11
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
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Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie...  Lire la suite

Le miracle de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres s’accompagne de tous les signes extérieurs traditionnels d’une théophanie (manifestation de Dieu) : bruit, vent, feu... Le changement intérieur qui s’opère chez les disciples du Christ demeure imperceptible, mais c’est à partir de ce moment que l’Église fait remonter son existence : présence invisible de Dieu dans les cœurs transformés de personnes qui ressentent et reconnaissent leur unité les unes avec les autres.

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Pour Ac 2:1-11
Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu,
quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient.
Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux.
Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer.
Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome.
Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie,
10 de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence,
11 tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! "
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Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et...  Lire la suite

Aujourd'hui est pour Dieu une fête particulière: après avoir traversé l'horreur de la perte de Son Époux, Sa Résurrection et Son retour au ciel, l'Église reçoit le Consolateur longtemps attendu. C'est le jour de naissance de l'Église, l'Épouse du Christ. Celle qui vient de naître proclame au monde d'une voix forte, pleine de joie. Comme le psalmiste a décrit avec justesse les événements d'aujourd'hui: «Vous tous, peuples, battez des mains, acclamez Dieu par des cris de joie; car le Seigneur Très-Haut est redoutable, grand Roi sur toute la terre (...) Dieu monte au milieu des acclamations, le Seigneur au son de la trompette (...) Dieu règne sur les nations, Dieu siège sur Son trône saint; les princes des peuples se rassemblent avec le peuple du Dieu d'Abraham, car les boucliers de la terre sont à Dieu; Il est souverainement élevé» (voir Ps. 46). Aujourd'hui le Seigneur accomplit Sa promesse: «Celui qui croit en Moi, comme dit l'Écriture, de son sein couleront des fleuves d'eau vive» (Jn 7:38).

Aujourd'hui ces flots se répandent sur le monde. La joie dont les apôtres sont remplis déborde: une telle chose ne peut ni ne doit être gardée en soi. Ce vent violent qui remplit la chambre haute où les disciples étaient réunis continue de souffler dans le monde. Et chacun de ceux qui «les entendait parler dans sa propre langue» comprend que, dans le miracle qui s'accomplit presque sous ses yeux, il y a aussi une place pour lui. Le feu contamine les gens autour des apôtres. Et à l'Église «s'ajoutèrent ce jour-là environ trois mille âmes» (Ac 2:41). C'est ainsi, et seulement ainsi, que se produit la «transmission» vivante de la foi: l'Esprit Saint nous «contamine», et nous sommes saisis d'étonnement et d'admiration devant les grandes oeuvres de Dieu (voir Ac 2:7, 2:11).

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